bonjour daniel favre vous êtes neurobiologiste vous est également formateur d'enseignants et vous avez écrit de nombreux livres sur la pédagogie donc là on vient de le voir il faudrait remettre les émotions au coeur de l'apprentissage alors pourquoi est-ce que c'est aussi important parce que finalement vous qui êtes neurobiologiste vous connaissait bien cette question les neurones en fête des émotions sont finement entremêlées avec ceux de l'apprentissage donc qu'est-ce que ça crée dans le cerveau maintenant le cerveau ça veut dire que toutes les fonctions perceptive de ressentis et de pensée sont le fruit d'une association étroite entre
des neurones qui sont responsables du fonctionnement cognitif et des drones qui sont associés à nos ressentis il faut faire un stop quand on est trop chambouler pour pouvoir après la lidc que en laissant une place pour les émotions on va éviter que les émotions prennent toute la place et en intégrant la place des émotions dans l'enseignement l'apprentissage va être plus facile parce que l'élève va se sentir accepté dans toutes ses dimensions et pas seulement une partie de lui-même la partie cognitive en particules est ce que les enseignants que vous formez sont réceptifs à ce discours
oui parce que je leur montre un élément de réalité qui connaissait pas c'est à dire je leur montre un petit schéma du cerveau comme et je rends compte qu'ils d'épée qui s'est pas absolument impossible de fonctionner de manière uniquement cognitive et rationnelle donc quand on pense qu'on es objectifs il ya déjà une illusion en revanche le maximum d'objectivité est à notre portée si on prend en compte nos émotions nos propres émotions en tant qu'enseignants et aussi qu'on arrive à faire pareil avec les élèves on entendu sur le petit film que les élèves justement qui arrivait
à dire qu'ils étaient impulsif ils ont déjà pris du recul ils vont pouvoir mieux s'autoréguler et pouvoir prendre leur place dans la classe sans que leurs émotions prennent toute la place comme je disais précédemment est ce que vous dites aussi c'est qu'il faudrait que l'enseignant arrive a dit à l'élève si tu n'as pas fait ses devoirs c'est parce que tu as probablement une bonne raison donc là on est vraiment dans un discours hyper empathique mais est-ce que ça c'est réaliste alors ce qui est actuellement très très visible c'est quand on cherche à faire avancer les
élèves avec un système carotte et bâton alors que ce que je propose c'est de prendre d'élèves dans sa complexité cognitif et affectif et de voir en lui un sujet un sujet en devenir un être en devenir c'est pas vers ce qui le vert ce qui va devenir lui non plus le sait pas c'est quelque chose qui va se dérouler au cours de sa vie et aux courses a dit il va devenir un jour 1 1 un citoyen responsable capable de dire oui ou de dire non donc j'invite les enseignants à ne pas avoir peur du
nom de l'élève même voir le solliciter pour que si peu dire non de mode vue légitime dans la classe alors à ce moment-là c'est oui seront plus fort et il sera motivé intrinsèquement pour les apprentissages alors comment on arrive à amener un élève à avoir une pensée autonome à eybens je pense des gens le traitant comme un sujet est soi même en tant qu'enseignant en se traitant aussi comme un sujet c'est à dire en étant capable de dire bah là je ressens ceux ci ou là je cours je sens que je commence à mériter oui
et en étant donc à l'origine de ses propres sentiments c'est pour donner une place aux émotions ressenties dans la classe et en donnant l'exemple en tant qu'adulte qu'on peut le faire que donné que parler ses émotions c'est pas s'affaiblir si on a besoin de cacher ses émotions ces camps est faible c'est le contraire pouvoir dire ce qu'on ressent sait se montrer fort ça message de force qui n'est pas un message de force guerrière ce que vous dites aussi c'est qu'il faudrait réhabiliter de l'erreur c'est à dire que l'erreur est une information en soi est finalement
elle permet d'avancer si on ne considère pas que c'est ben wallace qu'on a une mauvaise note ou qu'on a eu une bonne note voilà donc ça refait parler de la mort fait parler de l'apprentissage qui est inquiète forcément un moment où on est déstabilisé sur le plan cognitif mais aussi sur le plan affectif et si pendant cette déstabilisation on n'est pas en sécurité il ya des risques du jugement et ses moqueries on va on va être freiné on va être bloquée mais il ya quelque chose qui est très important c'est qu'est ce qui se passe
si je fais une erreur est ce que si je fais une erreur je fais quelque chose de mal et il ya donc à déconstruire finalement ce que notre passé à nous a laissé en héritage c'est à dire que l'erreur dans l'apprentissage est une information intéressante si je peux l'accepter si je peux la prendre en compte je vais pouvoir apprendre et surtout ne pas penser que je fais quelque chose de mal donc il ya ce statut de l'erreur qui est qui doit être dépoussiérée de la statue du loup de la notion de faute qui est qui
veut dire que l'erreur est du registre du mal et il faudrait aussi sortir donc de ces contrôles qui constitue quand même là la vie de l'école par quoi on peut les remplacer alors d'abord il faut bien comprendre que l'élève pour apprendre il a besoin d'une période leplang possible dans lequel il va pouvoir se tromper se tromper recommencer recommencer recommencer en toute sécurité donc sans que ces erreurs soient comptabilisés comme des écarts à la norme et ce sont les écarts à la norme qui dans le contrôle fait que le plus yann adekar la norme plus sa
note va baisser plus l'élève va échouer personnellement donc moi je repousserai les contrôles au moment où l'erreur et où l'élève pardon est prêt ailleurs là où l'apprentissage est quasi terminée où l'élève est prêt à passer le contrôle donc à ce moment là les l'enseignant devient un allié et là c'est à la carte c'est pas possible dans une classe de 30 élèves oui c'est pour ça que j'ai écrits vains clés pour favoriser l'apprentissage pour justement sortir de ce cas ribéry et sylla qui est dans les classes actuelles où on veut que tous les élèves apprennent la
même chose pour apprendre et pour être contrôlés en même temps ça et je pense que si ce système là il faut l'abandonner parce qu'il ya deux cas il ya deux écueils le premier c'est les élèves qui n'ont pas les prérequis pour faire l'exercice qui est demandé et le deuxième écueil ceux qui ont déjà appris avant et ailleurs en dehors de l'école peut-être et qui s'affairent l'exercice et qui s ennuient par rapport à la tâche demandée donc je pense qu'il va falloir avoir des plans diversifié qui peuvent se faire mais c'est tout un ensemble de dispositions
à prendre pour modifier finalement là la façon de faire un peu majorité actuelle qui fondait sur cette idée qu'il faut que tous les élèves apprennent en même temps la même chose peut être contrôlée en même temps à ce que vous dites aussi et ça c'est c'est vraiment quelque chose qui revient dans dans vos livres c'est que l'enseignement s'est allumé un feu ça c'est une vieille idée qui revient aristophane iphone - johnny les dix plus tard un collègue a beau de circonstance un collègue de socrate est effectivement cette idée de où l'élève est passif était déjà
bien vu paris steffen qui disait enseigner ce n'est pas remplir un vase donc maintenant on dirait ce n'est pas un disque dur aggravé de façon que c'est pas un empilage de connaissance voilà c'est si l'élève n'est pas un objet mais un sujet à ce moment là on va tout faire pour qu'il se sente en sécurité pour qu'il prenne le risque d'apprendre et qui trouve le plaisir d'avoir réussi à apprendre encore vous dit le risque d'apprendre en fauteuil il ya quand même une peur qui est générée par ces contrôles et qui freine à l'apprentissage donc ça
c'est un autre problème aussi alors il ya deux sortes de peur ya une peur biologique qui est que chaque fois qu'on doit s'adapter qu'on doit changer ça nous fait un petit peu peur bon là je pourrais parler du cerveau j'en parlerai pas ici mais ça c'est incontournable et puis à une peur aussi qui est fabriqué par lé dispositif qui est qu'à tout moment il ya des contrôles qui peuvent tomber et le contrôle peut être utilisé aussi comme un moyen coercitif une façon de dire à l'élève tu dois prendre ceci pour lundi parce que sinon tu
vas y aura le contrôle il va te faire tu auras de mauvaises notes bon merci beaucoup daniel favre pour cet éclairage sur l'enseignement aujourd'hui ce qu'il devrait être en tous les cas je renvoie à vos livres passionnants reconnecter l'école avec le vivant cessons de démotiver les élèves 21 pour favoriser l'apprentissage tous parus donc aux éditions dunod merci beaucoup merci