[Musique] [Applaudissements] le sol fait rend partie de notre environnement mais en même temps nous le méconnons et nous ignorons cela c'est paradoxal parce que nous avons un lien extrêmement intime au sol déjà nous y posons les pieds tout le temps et d'ailleurs il vaut mieux courir sur du sol que sur du bitume c'est meilleur pour la santé mais aussi nous avons un lien très intime au sens où un flux de matière par du sol au travers des végétaux ou des animaux qui consomment des végétaux et finit en nous et quelque part il faut retrouver ce
lien et le ménager ou le maître au service de la santé le premier point que je voudrais utiliser pour illustrer ça c'est le problème des métaux lourds dans les sols très longtemps on a par exemple sur la pleine d'Achères près de Paris est pendu des résidus des goûts d'eau des goûts pour fertiliser les sols et on a déposé des métaux lourds ces métaux lourds ont conduit à des teneurs des aliments que l'on produisait dans cette plaine qui ont conduit dans les années 2000 à arrêter la production agricole sur ses sols là bien plus récemment des
enfants Rome qui jouaient là parce que leurs parents étaient installés sur ces jachères ont été contaminés par les poussières de ces sols et ont développé des des syndromes de saturnisme ou d'intoxication par les métaux lourds aigus on le voit ici ce qui est dans les sols peut nous nuire et les métaux lourds sont un exemple de ça les métaux lourds ils s'introduisent aussi dans l'être humain l'alimentation d'une autre façon par le biais des sols les engrais phosphatés sont contaminés par des métaux lourds comme le cadmium et aujourd'hui on a des teneurs très élevés de calium
dans les soldes de France et nous Français mangeons une alimentation qui est à peu près 1,34 fois trop riche supérieur aux normes maximales autorisées en cadmium par l'OMS ça veut dire qu'il y a une toxicité venue des sols dans notre alimentation à cause d'engrais qui viennent de mines marocaines et de normes à 20 mg par kilo de cadmium dans les phosphates qui sont pas respectés c'est les normes recommandés par le MS et nous nous sommes à 60 mg de cadium par kilo c'est beaucoup trop on voit ici combien les sols peuvent nous abîmer le deuxième
point que je voudrais évoquer est un point plus positif les sols sont aussi facteurs de santé et si je voudrais habiter les sols habiter ces sols que nous voyons comme des substrat inertes je voudrais habiter le sol des microbes qui sont dedans ces microbes sont source de molécules utiles pour la santé je pense par exemple aux antibiotiques streptomycine destructomie 16 actinomycine des actinomises voilà des antibiotiques qui sont en fait volés à des actinobactéries des sols pénicilline céphalosporine nous sommes là sur des antibiotiques qui sont volés à des champignons du sol respectivement des pénicilliums ou des
acrimoniums il y a aussi des molécules comme les statines qui sont des molécules venues de microbes du sol ou encore donc les statines elles ont un effet sur le métabolisme les cyclosporines qui sont utilisés contre les rejets de greffe tout ça ça vient de microbes du sol et donc la biodiversité du sol indépendamment du fait qu'elle fabrique le sol qu'elle permet le sol d'être le sol la biodiversité du sol c'est une biodiversité de fonctions que nous pouvons recruter pour notre santé avec un petit bémol c'est que s'il y a des antibiotiques dans le sol c'est
qu'il y a aussi des résidences aux antibiotiques celles des organismes qui les produisent et ça ça peut jouer des tours je vous emmène au Pays-Bas où les cultures maraîchères urticots utilisent beaucoup de tibuconazole un triazole qui permet de lutter contre les Aspergillus du sol qui sont des pathogènes qui détruisent les cultures il se trouve que les triazols sont aussi utilisés contre les aspergilos humaines les aspergiloses pulmonaires invasives qui touchent un million de personnes par an dans le monde et à peu près 10% des immunos déprimés aujourd'hui au Pays-Bas il y a un problème de résistance
car les thébuconazols utilisaient dans les cultures ont sélectionné des résistances hier 90% des asperges pulmonaires invasives étaient sensibles au triol aujourd'hui 60% d'entre elles sont résistantes au triazole qui sont la seule façon de soigner ces aspergeuses pulmonaires on le voit le saut est une ressource génétique intéressante et si on gère mal les choses ça peut se retourner aussi contre nous le troisième point que je voudrais évoquer c'est le problème des pesticides que l'on utilise pour les cultures en rappelant d'abord que leur utilisation a permis de nourrir l'humanité de supprimer les grandes famines mais néanmoins elle
pose cette utilisation des problèmes de santé effectivement ces pesticides finissent dans les sols quand on prend la plaine par exemple on s'aperçoit que 90% des sols sont pollués par un insecticide un herbicide et un fongicide à l'échelle globale on pense que 60% des sols agricoles sont pollués par des pesticides cela veut dire que finalement on va les retrouver dans l'alimentation ou dans les poussières ou dans l'ambiance notamment de l'exploitation agricole et ça c'est pas très bon pour la santé d'ailleurs il y a une étude qui est une étude que l'on doit à l'université de Caen
et à la Mutualité sociale agricole l'étude d'une cohorte la corde Agrican qui révèle que s'ils agriculteurs vivant dans des conditions plus saines ont 5% de cancers en moins que la population générale en revanche ils ont certains cancers qui sont sur représentés plus 50% de l'info plus 20% de myélome par rapport à la population standard ça ça indique une certaine toxicité de certaines molécules et ça appelle à beaucoup de vigilance dans un contexte où on voit très bien que notre environnement est devenu beaucoup plus toxique je ne dis pas que tout vient des sols et de
l'utilisation des pesticides mais quand on regarde des évolutions inquiétantes comme une augmentation de 40% des cancers pédiatriques depuis les années 70 ou encore le fait que nos spermogrammes sont montrent 60% de diminution de spermatozoïde viable depuis les années 70 on se rend compte qu'il y a un cocktail mortifère qui va falloir gérer et optimiser l'utilisation des pesticides et quelque chose que nous devons rationaliser dans un pays où pourtant d'année en année et malgré les plans comme le plan éco la consommation de pesticides augmente régulièrement le quatrième point que je voudrais évoquer c'est celui quantitatif justement
de l'alimentation quelque part les seuls fabriquent notre alimentation et donc ils sont importants pour notre santé en ce qu'il nous nourrissent et il y a un problème quantitatif à gérer ça peut d'ailleurs paraître en opposition avec le point précédent où on se dit qu'il faut utiliser moins de pesticides et ou donc on risque d'avoir une production agricole plus erratique et éventuellement moins élevé alors il y a effectivement plusieurs raisons de s'inquiéter de la façon dont les sols vont continuer à nous nourrir je vois trois points d'inquiétude le premier point c'est le labour contre une idée
reçue le labour n'est pas une bonne chose à court terme ça aide à produire mais à long terme d'abord sa déstabilise des sols et deuxièmement ça les laisse nu et finalement ça conduit à une érosion dix fois supérieure quand on la bourre à ce qui se passerait sans labour nos sols labourés disparaissent et donc leur fertilité s'écroule lentement plusieurs millénaires de labour ça donne les sols caillouteux qui entourent les grandes cités antiques de la Grèce de la Phénicie ou de l'Italie du Sud il y a donc un problème avec le Labou le deuxième problème est
un problème qui touche à l'utilisation d'un train comme les engrais minéraux qui ne sont pas très bons pour la santé des sols qui détruisent les logiques microbiennes qui s'y opère et qui d'ailleurs polluent les eaux alentours sur ces deux premiers problèmes on a des agricultures qui sont apparues comme l'agriculture de conservation qui ne labourent plus et qui couvre toujours le sol de végétation ou l'agriculture biologique qui utilise des engrais organiques et qui donc n'utilisent plus des engrais minéraux aujourd'hui le combat où l'objectif d'une recherche pour demain c'est d'arriver à faire une agriculture qui soit à
la fois de conservation qui ne l'avoue pas et à la fois biologique et ça c'est quelque chose qu'on ne sait pas encore faire dans le cas général mais qu'on peut appeler de ces vœux évidemment ces agricultures là baissent un peu les rendements quoi qu'on n'est pas encore sélectionné les variétés de plantes qui permettraient d'optimiser le rendement dans le contexte de nouvelles pratiques agricoles et justement dans un contexte où la solution est peut-être de produire un tout petit peu moins pour produire mieux il y a un troisième point inquiétant par rapport à la capacité des sols
à nous mourir c'est l'artificialisation des terres agricoles ici on voit que ce ne sont pas les agriculteurs qui tuent les sols ce sont les citadins quand ils étendent leur ville et les infrastructures de transport qui les entourent ou qui les relient l'artificialisation des sols agricoles c'est une catastrophe à l'échelle française puisque depuis les années 70 nous avons perdu 10% de la surface agricole utile ça veut dire la surface de la région PACA qui a disparu et d'ailleurs aujourd'hui l'alimentation des Français qui repose en France sur 29 millions d'hectares de terres agricoles et complété par 9
millions d'hectares le tiers de ce qu'on a en France qui sont situés à l'étranger une dépendance alimentaire qui n'est pas géostratégiquement très très solide car à tout moment cette dépendance peut aboutir tout simplement à une disruption des filières d'approvisionnement dans certaines dans certains types d'aliments ou de ressources donc l'artificialisation des terres agricoles est un vrai problème que la loi climat et résilience dans son paquetage zéro artificialisation nette veut enrayer pour 2050 mais à mon avis 2050 c'est juste une façon de poser des problèmes à nos enfants et pas de résoudre un problème qui dès maintenant
de nous conduire à ne plus artificialiser de terre agricoles en d'autres termes une des façons dont les sols nous nourrissent c'est quantitativement et ça aujourd'hui le labour les int et l'artificialisation des agricoles mais cela en péril nous devons réagir et prendre conscience que les sols ne sont pas une ressource sans fond ou éternel mais un bien qui dont la durabilité se construit et que nous devons à nos enfants le cinquième et dernier point sera de renverser la perspective et se dire que nous pouvons quelque chose pour la santé des sols nous ne pouvons et nous
l'avons toujours pu historiquement les contenus des fausses des anses le fumier des animaux tout ça finissait au sol je vous recommande quelque part de la terre de Zola avec les fameuses pages sur la mer Kaka qui fertilisait ses choux et donc en fait ce que je veux dire ici c'est que demain si on ne veut pas utiliser en graminéraux nos excréments le contenu de nos poubelles sont des façons de ramener dans les sols à la fois de la matière organique qui est très bonne pour que le sol stocke de l'eau et qui est très bonne
pour la cohérence du sol contre l'érosion mais aussi une matière unique qui va en se décomposant libérer de l'azote du phosphate bref être un engrais organique oui nous pouvons fertiliser les sols nous pouvons en récupérer en maximum nos déchets éviter que ces déchets finissent dans des centrales d'incinération ou encore dans des stations d'épuration on le sait dire que faire de cette azote et ce phosphate au lieu de le purifier au lieu de l'évacuer nous devrions simplement le recycler et nous pouvons quelque chose pour la santé des sols par nos déchets au-delà bien sûr de ce
que nous pouvons par notre carte bleue en achetant des produits qui ont été produits sur des sols durables sur des sols entretenues de façon correcte et oui des sols non labourés des sols motiver en bio et donc entre la carte bleue et la cuvette des toilettes et la poubelle de la cuisine nous pouvons quelque chose pour la santé des sols il faut bien voir que le lien est réciproque j'ai donc montré qu'avec les métaux lourds on voit très bien que les sols peuvent nous abîmer qu'avec les microbes qui les habitent et les molécules comme les
antibiotiques qu'on en tire les sols peuvent nous aider j'ai montré également que les pesticides qu'on utilise et qui finissent dans les sols peuvent finir par nous rattraper tiens j'aurais dû parler de la chlordécone qui est quand même l'exemple maximal ça et puis j'ai montré aussi que les sols pouvaient nous nourrir et que nous devions entretenir leur capacité à produire quantitativement enfin j'ai montré que nous pouvions beaucoup pour la santé des sols et rebondissant sur ce dernier point et sur cet ensemble que j'ai essayé de montrer je voudrais déboucher sur le concept de one els une
seule santé l'idée c'est que l'homme la santé de l'homme dépend de la santé des animaux qui l'entourent mais aussi de la santé des plantes des champignons des bactéries ou en tout cas du fonctionnement des écosystèmes qui l'entourent santé des écosystèmes si tentait qu'on puisse parler de la santé d'un écosystème sentez les animaux santé des hommes tout cela est lié tout cela ouvre des perspectives nouvelles d'améliorer la santé humaine y compris et surtout préventivement et au total cela nous donne une grande leçon il n'est d'humanité sans écologie en d'autres termes c'est une loi qui s'applique que
nous sommes nous avons une logique écologique et écosystémique nous abritons à un microbiote qui est un écosystème nous sommes liés à des écosystèmes extérieurs et parfois très distants des champs où se produisent les aliments par exemple nous sommes soumis à des lois écologiques nous l'avons trop oublié un temps et quelque part c'est un outil mais c'est une loi qui s'applique à tous à commencer par les médecins la médecine sans l'écologie elle est tout simplement infirme [Musique]