Les États-Unis ont un problème qui pèse 38000 milliards de dollars leur dette. Mais comme dans tous les pays avec une dette importante, le vrai sujet ce sont les dépenses du gouvernement. Comme je l'ai déjà dit, gardez l'œil sur une chose et une chose seulement.
Combien le gouvernement dépense parce que c'est la vraie taxe. Tout budget est équilibré. Il n'existe pas de budget fédéral non équilibré.
Vous payez pour ça. Si vous ne le faites pas sous forme d'une taxe explicite, vous le payez indirectement sous la forme d'inflation ou d'emprunt. Comme Milton Prinman le digit déjà très justement il y a quelques décennies, un budget est toujours équilibré.
Lorsqu'il manque des impôts, il sera équilibré par la dette et l'inflation. Mais cela signifie que c'est toujours le peuple qui p en bout de compte. Maintenant, en regardant comment les USA ont réussi à faire financer leur déficit par le monde grâce aux accords de Breton Woods en 1944, on peut voir un chemin pour les USA ou la Chine afin de rejouer le coup de Britton Woods, disons-le comme ça, en prenant en compte leur ascendant en matière d'énergie, d'intelligence artificielle et aussi sur Bitcoin ou sur l'or.
Alors, que s'est-il vraiment passé à Breton Woods en 1944 au sortir de la guerre ? La partie que tout le monde connaît, c'est que les USA avaient 70 % de leur mondial dans leur coffre et qu'ils ont obtenu, grâce à leur rôle dans la résolution de la deuxème guerre mondiale, à imposer le dollar comme une monnaie de réserve internationale adossée à leur stock d'or. Le dollar était donc réputé as gold as gold, aussi bon que de l'or jusqu'en 1961 où Nixon mettra fin à ses accords de Britton Woods.
OK, ça c'est la partie bien connue. Cette partie de l'histoire laisse imaginer que les USA avaient une bonne santé financière dans les années 40. Pourtant, saviez-vous qu'avant Bretton Woods, les USA avait une dette et un déficit explosif ?
Suite à la crise de 1929, la dette des USA est passée de 16 % du PIB à 40 % en 1933, puis 50 % en 1939. Alors, cela peut sembler raisonnable aujourd'hui car de nombreux pays occidentaux sont largement au-dessus de 100 %. Mais pour l'époque, c'était des montants record car la structure de l'impôt n'était pas du tout la même.
En 1935, les recettes fédérales, l'impôt capté par l'État, pour le dire simplement, représentait 5 % du PIB alors qu'aujourd'hui, on parle plutôt de 17 % du PIB. Donc si on veut rapporter grossièrement les choses à leur contexte en faisant un ratio à la louche, financer 40 % de dette avec 5 % de recette fiscale peut être comparé à financer dans les 140 % d'endettement avec 17 % de recette fiscale aujourd'hui. Donc dans les ordres de grandeur, on peut dire que les USA de 1935 étaient dans une panade bien plus grande qu'aujourd'hui.
Quant au déficit, il était de 15 % en 1935, soit bien plus élevé qu'aujourd'hui. Ce seuil en ordre de grandeur a été atteint ponctuellement lors de la crise des mesures anti Covid et aujourd'hui on est à quelque chose de l'ordre de 6 % aux États-Unis. Et je le rappelle, les recettes fiscales étaient bien plus petites.
Donc la situation de l'époque était bien plus critique d'autant que la banque centrale américaine, la Fed, avait un contrôle sur les taux d'intérêt et un pouvoir au sens large bien moindre qu'aujourd'hui. Ce qui n'a pas manqué de poser certains problèmes. Et pourtant, la deuxième guerre mondiale qui est un événement destructeur de valeurs majeures les a remis en selle.
Notons bien que les guerres, d'ailleurs d'un point de vue de création de richesse globale sont les seuls événements qui rendent un pays réellement plus pauvre. Regardez sur ce graphique qui montre l'évolution d'un portefeuille de Brown pour la France, à savoir un mixte à part égal des quatre actifs fondamentaux de l'économie, l'or, les actions, le cash et les obligations, seules les deux guerres mondiales ont détruit de la richesse globalement en France sur une période de près de 200 ans. Oui, même les crises financières, les craques, les défauts sur la dette et j'en passe en soi ne suffisent pas à détruire de la valeur globalement car en réalité, il s'agit surtout de transfert de richesse d'une partie de la population à une autre.
Par contre, dans le cas des guerres sur son sol, on parle bien évidemment de vie perdue et chez les jeunes en plus et de destruction matérielle de capital productif. Alors certes, les USA n'ont pas eu la deuxième guerre mondiale sur leur sol, mis à part l'épisode de Pearl Harbor. Pour autant, si on voit les choses de façon cynique, ils se sont quand même retrouvés avec des partenaires ruinés les pays européens.
La situation n'était donc pas si évidente que cela. Comme on le dit, c'est toujours plus simple de juger à postériori une fois que le match a été joué. Et bien pour en revenir aux USA, voilà comment le village s'est produit.
Le plan dans les années 30 pour sortir de l'ornière était de financer des travaux publics et des transferts sociaux, ce qui a causé une récession dans la dépression. Les USA ont également confisqué l'ord des Américains en 1933 avec le fameux Executive Order 6102. Roosevelt demande à tous les Américains de rapporter leur or à la banque pour un prix de 20 dollars lance.
Bon, aujourd'hui, on sait que seul l'or des banques a été confisqué de façon efficace et que ceux qui possédaient leur or dans leur jardin au pied du Grand Chè ont préféré le garder. Bref, les USA confisquent l'or à 20 dollars l'ONE et réévaluent l'once à 35 dollars juste derrière en 1934 avec le Gold Reserve Act pour faire une grosse plus-value sur leur stock d'or, ce qui revenait à dévaluer le dollar. Ensuite, l'or a afflué du monde entier vers les USA lors de la guerre de deux façons différentes.
La première, ce sont les règlements pour les achat d'armes, de pétrole et de nourriture. Évidemment, quand l'Europe se fait littéralement découper, vous demandez de l'or en paiement et pas des francs français ou de l'allire italienne. Ensuite, l'or est également venu trouver refuge dans les coffres des USA pour échapper au risque de se le faire piquer.
Mais il ne faudrait pas non plus oublier le rôle de la dette dans le plan américain. Si l'heure est arrivé par la puissance militaire et législative aux USA, l'oncle Sam s'est également très fortement endetté à partir de 1940 pour construire des usines et notamment d'armement qui ont été recyclées ensuite qui ont été la base de l'appareil industriel très puissant qui a permis aux USA de dominer le monde d'après-gerre. Rendez-vous compte que les USA disposaient en 1945 de 50 % de la capacité industrielle mondiale.
Bah c'est pas une pie. Or, on peut voir une énorme différence entre la dette des années 30 et la dette des années 40 à 45. La première servait essentiellement à financer des transferts sociaux pour tenter en vain de limiter la casse sociale.
C'était donc une dette consommation, de transfert, comme vous voulez, ce qui est le cas de beaucoup de pays occidentaux aujourd'hui, notons-le à part et les États-Unis notamment. La seconde type de dette était une aide d'investissement au débouché certains car la guerre a créé une demande très objective. Il n'y avait donc pas de risque sur ces investissements industriels.
Cela marque une grosse différence avec les tentatives d'état qui se voudraient stratègent et qui ne manquent pas d'investir dans les mauvais secteurs. Car savoir où va la valeur reste quelque chose de très risqué et compliqué. Il faut donc des entrepreneurs qui fassent des tentatives et qui soient soumis à l'épreuve de la faillite pour qu'on puisse trier ceux qui avaient raison de ceux qui se sont trompés.
Ensuite, fort de ses avantages, les USA ont gardé leur or ainsi que ceux de leurs alliés, leur appareil industriel qui a relancé la machine économique à plein tube et ils ont imposé au monde leur dollars adossé. Alors, jusque-là, l'histoire est belle mais en réalité, la dette et les déficits américains ont également été écrasé par l'augmentation de la fiscalité. Après guerre, l'impôt sur le revenu est une curiosité bizarre.
En 1935, seulement 5 % des travailleurs payent l'impôt sur le revenu et ce taux passera à 75 % avec la Victory taxe de 1942. Forcément, ça a aidé. Bien, maintenant que vous avez tout ça en tête, comment les USA pourraient refaire le coup de Breton Woods, appelons-le comme ça, pour effacer la dette et les déficits tout en reprenant un leadership monstrueux sur le monde ?
Alors oui, à partir de là, on entre dans l'économie fiction et on regardera aussi comment la Chine pourrait s'en sortir. Nous l'avons maintenant compris, le problème de la dette est avant tout un problème de déficit. La bonne nouvelle, c'est qu'un déficit s'exprime dans une monnaie, en l'occurrence le dollar pour les USA.
La mauvaise nouvelle, c'est qu'en tuant la monnaie, on tue la dette certes, mais cela ne résout pas le problème de déficit qui est un problème de flux. Sur le point du déficit, on comprend maintenant que la stratégie de Breton Woods a permis d'imprimer un leadership mondial sur l'économie et la monnaie, mais n'a pas résolu le problème du déficit qui a été reporté à plus tard en augmentant les impôts car c'était possible à l'époque. Or, deuxième point, ce qui était possible en 1945 en terme de hausse d'impôts n'est plus possible aujourd'hui car on se retrouve avec un poids de l'État dans le PIB qui a explosé et augmenter les impôts n'est pas quelque chose que l'on peut faire indéfiniment sans conséquence.
Donc avant de regarder le nouveau coup de Breton Woods possible qui sera basé sur un couple nouvel or plus nouvelle industrie dominante, il faut parler de l'éléphant dans la pièce, le déficit. Alors aujourd'hui, les USA ont adressé le problème des déficits commerciaux et même de ce côté-là, il faut encore rester prudent pour vérifier si la stratégie va être durable dans le temps. Nous verrons bien car il y a deux futurs possibles.
Le premier, c'est que les USA attirent sur leur sol de nouvelles industries qui veulent échapper aux droits de douane. C'est le cas sympathique. Le deuxième cas, c'est que les droits de douane s'assèchent et que les pays étrangers se détournent progressivement des USA doucement mais sûrement.
Dans ce cas-là, ces droits de douanes n'auront été qu'un feu de paille, que le moment où les USA ont tué la poule auxor en troquant leur soft power contre un revenu à court terme. Nous verrons bien. Dans tous les cas, même si cette stratégie fonctionne, elle ne permettra pas d'éponger le déficit global du pays.
Car les déficits budgétaires ont pour caractéristique de toujours grossir pour occuper toute la place qu'elles peuvent prendre. Ne pas avoir de déficit commercial avec l'extérieur, c'est bien, c'est une étape importante et qu'il faut réaliser. Mais ne pas avoir de déficit budgétaire global reste impératif et la cible finale.
Il y a cependant une voix possible, celle de la voix de la Turquie que j'appelle le découplage entre le secteur privé et le secteur public. En gros, vous baissez les impôts pour couper le financement du secteur public au sens large. C'est ce que Trump essaie de faire, mais l'idée ne vient pas de lui puisque Bush en 2000 et Rean en 1981 avait déjà tenté cette stratégie qu'un journaliste en 1979 avait évoqué sous le slogan "Salve the Beast" ou en bon français "Affammer la bête pour qu'elle maigrisse.
" Alors, si cette stratégie est restée assez soft aux États-Unis, il se trouve que Erdogan en Turquie a poussé l'idée bien plus loin en déconnectant les impôts du public et en laissant la livre turque aller au tapis. Alors, sur le plan économique, ça a marché. La livre turque s'est effectivement effondrée.
Pas de souci là-dessus, tout le monde est d'accord. Et dans le même temps, les actions turques, donc des entreprises turques ont grimpé de 4 % par an en dollar. Et effectivement, pour y avoir passé un peu de temps en Turquie, l'économie du secteur privé va plutôt bien, sauf qu'il y a un énorme prix à payer pour ça.
Toutes les personnes qui dépendent de l'argent public souffrent terriblement. C'est l'inflation qui se charge de ravager la livre turque. Alors, quand vous travaillez dans le secteur privé, vous vous en fichez pas mal car votre salaire est indexé sur cette inflation chaque semaine.
Car l'économie privée ne dépend pas de la livre turque. Elle dépend de l'échange réel de biens et services. Les patrons ont donc de quoi faire suivre les salaires.
Les entrepreneurs ont également leur trésorerie en or ou en dollar et cela leur prend seulement un peu de temps le matin pour changer les étiquettes des prix en livre turc. Donc même pas mal. Par contre, quand vous êtes tamponneur de papier administratif dans une mairie ou retraité en Turquie, votre pouvoir d'achat s'effondre dramatiquement et là, c'est très violent.
Alors, quelle est l'idée pour s'en sortir ? Et bien, c'est que le secteur privé petit à petit se développe et absorbe les personnes qui étaient dépendantes de la dépense publique pour aller intégrer un job où le niveau de vie sera bien plus élevé. C'est comme ça que vous affamez la bête pour reprendre l'expression américaine ?
Bah c'est c'est violent quand même. Bon, pour l'instant en Turquie ça tient, ça fonctionne. Après Erdogan, c'est pas un enfant de cœur et je suis pas sûr que beaucoup de populations occidentales accepteraient ce niveau de coercition et de contrainte.
Mais en tout cas, depuis des décennies, cela semble bien être la méthode qui inspire les dirigeants américains conservateurs pour tordre le coût au déficit budgétaire. Autant vous dire que ce jour-là, quand ce plan-là est mis à grande échelle, si c'est le cas, ça va tanguer aux US en terme d'ordre social. D'ailleurs, l'expérience du Dodge d'Elon Musk a été arrêtée car il a causé trop de tension politique pour Trump.
Ah, on voit bien que le maintien de l'ordre social n'est pas une variable d'ajustement mineur que l'on peut prendre à la légère. Mais bon, admettons que les USA trouvent leur chemin là-dedans et réussissent à tordre le coût au déficit budgétaire en faisant passer le dollar à la trappe. Comme dirait Bigar, admettons que la chauve-souris arrive à entrer dans l'immeuble.
Admettons. Reste alors le problème de la dette. Comme on l'a vu pour Breton Woods, pour reposer un pays au centre de la partie en marginalisant sa dette, il faut un appareil industriel dominant et une monnaie de réserve de valeur qui capitalise énormément de confiance pour asseoir un système financier qui vous permet de développer votre propre appareil industriel.
Comme l'a si bien dit Elon Musk, le système économique c'est la machine qui produit la richesse et le système financier, c'est le logiciel qui permet de le piloter. Alors, en terme d'appareil industriel, l'avantage aujourd'hui est à la Chine car elle a parfaitement intégré une forme de capitalisme à la chinoise. Donc pas de problème pour que l'innovation se produise en Chine.
D'ailleurs, on constate objectivement ce développement de l'innovation depuis des années et par conséquent la performance entre les USA et la Chine devrait se jouer sur les quantités. Mais les quantités de quoi ? Et bien, tout d'abord, les quantités de matières premières et d'énergie que chaque pays peut capter, mais aussi sur les quantités d'ingénieur que chaque pays peut produire.
Et là, pour les USA, ça devient nettement moins drôle car la Chine produit 1,5 million d'ingénieurs par an tandis que les USA sont à 400000. Alors forcément ça pique. Par contre la partie n'est peut-être pas forcément jouée d'avance car les USA ont pour eux deux choses.
Tout d'abord en terme d'énergie, ils ont une autosuffisance et ils ont déjà commencé à intégrer les avantages de la flexibilité des industries de l'IA et du minage de Bitcoin pour flexibiliser leur réseau. En d'autres termes, cela permet d'augmenter les facteurs de charge et de faire baisser les prix de l'électricité aux États-Unis. Et concernant les développements de l'IA, les USA et la Chine sont les deux moteurs du monde.
Les chiffres nous laissent penser que les USA dominent très largement le monde. Mais je n'arrive pas à m'enlever cette idée de la tête que la Chine ne nous dit pas tout. Et là, il faut être clair.
Un pays qui veut effacer sa dette devra s'appuyer sur l'industrie de l'IA et des data center. Je ne vois pas quel autre secteur aurait assez de leviers pour produire des gains de productivité massifs pour renverser la donne. Donc en Chine et aux États-Unis, on a un couple Energie plus high performance computing qui se met en place.
Enfin, sur la masse d'ingénieur, l'IA pourrait bien faire basculer les choses. Et oui, et peut-être qu'on commence déjà à le voir aujourd'hui quand on regarde la croissance des États-Unis au dernier trimestre 2025, on observe un bon dans les gains de productivité gigantesque et donc un bon de la croissance incroyable à 4,5 % annualisé, ce qui est énorme et que l'on a du mal à expliquer autrement que par l'infusion des technologies de l'IA dans le tissu économique. Ça reste à confirmer mais ce serait un sacré changement et ce sera il se pourrait bien que cette croissance se fasse sans recours proportionnel à l'emploi car l'IA pourrait réaliser un découplage entre emploi et croissance.
Alors, si ça se confirme en terme d'ordre social, ça va vraiment poser quelques gros problèmes. Mais en même temps, à l'échelle du pays, c'est peut-être ce qui pourrait sauver les marrons du feu pour les États-Unis d'Amérique en terme d'écart de production d'ingénieurs par an avec la Chine. C'est vraiment une chose à surveiller comme du tapioca cette affaire.
Alors, admettons que notre chauve-souris arrive au premier étage car nous avons résolu le problème du déficit budgétaire et que nous avons une industrie dominante et performante qui se forme autour du secteur de l'IA et de l'énergie. Admettant, reste le problème de la monnaie car sans monnaie, pas de capitaux et sans capitaux, pas de secteur industriel dominant. De plus, comme dans notre scénario, on a tué le dollar pour résorber le déficit budgétaire, c'est pas évident du tout cette affaire.
Alors, pas le choix, il faut ancrer la confiance dans un nouvel actif de réserve. Et là, on a deux écoles. On a l'école chinoise qui a le vent en poupe depuis une bonne année, c'est de remettre l'or au centre de la partie.
Les Chinois accumulent de l'or à tour de bras et le plus discrètement possible. Et on se doute bien que ce n'est pas pour se le mettre sur le bras. À un moment, tout le monde s'attend à ce que les Chinois arrivent avec une sorte de Breton Moose asiatique ou quelque chose du style.
Et puis il y a l'école américaine. Là, en terme d'or, h n'est pas super bien positionné car si la rumeur en Chine est très fortement orientée vers une accumulation massive d'or, les rumeurs en la matière sont tout à fait inverses aux États-Unis. D'ailleurs, pour la petite histoire, je me souviens que Trump a voulu rendre un audit public des stocks d'or américains au début de son mandat.
Je me souviens bien qu'il ait pris l'avion pour aller les visiter et que depuis ben on en a plus entendu parler. Vous en penserez ce que vous voudrez et moi aussi. Par contre, même si ce n'est pas aussi clair que la stratégie chinoise avec l'or, il semble bien que les USA se dirigent vers une stratégie Bitcoin.
Fondamentalement, les USA ont déjà acté que tout Bitcoin sur lequel ils mettent la main ne ressortira pas de leur coffre. Ils seront stockés indéfiniment. Ils ont même passé une loi, le Bitcoin Act, élaboré par Cyntia Louis, qui a été lancé en 2024 dont l'objectif est que les USA disposent de 1 million de Bitcoin d'ici 5 ans.
Alors, la loi n'est pas encore passée, mais la partie exécutive a été signée par Trump dans un executive order en mars 2025. Donc bon, on est un peu au milieu du gay. De plus, l'administration américaine a déclaré qu'elle ne ferait pas de dépenses, pas de dette pour acheter ces Bitcoin car cette réserve serait alimentée par les saisie, qu'elle soit criminelle et autres saisies diverses et variées.
Vous comprenez maintenant pourquoi il y a une rumeur sur des bitcoin vénézuéliens qui passeraient aux États-Unis, bref, éventuellement par l'acquisition sur le marché de Bitcoin grâce à des plus-values qui seraient réalisées sur les stocks d'or américains. Alors là effectivement cette année en terme de plusvalue sur l'or être pas mal. Donc bon tout ça à ce stade reste assez flou mais les USA possèdent quand même déjà près de 1 % de la quantité totale de Bitcoin parce qu'ils ont 200000 bitcoin qu'ils ont attrapé à gauche à droite comme dans le cas de l'affaire Silk Croude.
Alors ce flou ne me surprend pas des masses car les Américains ne sont pas des grands théoriciens ou des grands planificateurs. Ce sont des grands pragmaticiens. Oui, je sais ce mot pragmaticien n'existe pas mais il veut bien dire ce qu'il veut dire.
Les USA font des trucs et puis par essai erreur, ils gardent ce qui fonctionne et d'ailleurs ils expliquent après coup que c'était prévu et ensuite ils mettent aux oubliettes tout ce qui n'a pas marché et vous diront après coup qu'ils n'y ont jamais pensé. Donc des pragmaticiens et ne rigolez pas, ça marche super bien en réalité même si ça peut donner une apparence plutôt chaotique vu de l'extérieur. Alors dans ma tête, je ne peux m'empêcher de rapprocher ce Bitcoin Act avec le Gold Reserve Act de 1934 qui a sacralisé l'or dans les coffres américains pour stabiliser le dollar et financer le New Deal.
Sauf qu'aujourd'hui, on ne parle pas du New Deal de Roosevelt mais de l'accompagnement du développement du secteur de l'IA à terme. Alors oui, à l'échelle du gouvernement, c'est un peu fait à l'instinct dirons-nous, mais cet instinct ne vient pas de nulle part. Il vient d'entreprises américaines qui balisent la route comme les mineurs de Bitcoin ou encore de ce que l'on appelle les Bitcoin Trijury Companies, comme la société stratégie de Michael Sailor qui sont en train de bâtir toute une infrastructure de ce qu'ils appellent le crédit digital.
Alors, de quoi parle-t-on encore une fois ? Et bien, de refaire des sociétés de réserve d'actifs de confiance pour émettre de la monnaie en contrepartie. On prend les mêmes et on recommence.
Ce que fait Sailor aujourd'hui, c'est d'acheter des Bitcoin pour les enterrer dans son bilan et émettre des actions préférentielles comme le str, le stretch, qui est en réalité une obligation perpétuelle avec un rendement variable et une valeur nominale à peu près fixe. Quand vous achetez du stretch, vous donnez 100 dollars à Tonton Michael qui vous envoie en échange un rendement mensuel de 11 % annualisé. Et lorsque vous voulez revoir vos 100 dollars, vous revendez vos stretch sur le marché secondaire en bourse, quoi.
Alors, c'est tout nouveau, ça vient de sortir comme on dit car le bazar n'a que 6 mois d'existence mais les volumes augmentent, la volatilité diminue et cetera. Donc tout cela est très prometteur. Ensuite, nous voyons également Tonton Sailor courir les grandes banques américaines comme JP Morgan pour leur expliquer qu'il a besoin de partenaires pour émettre un stable coin en dollar.
Oui, il veut faire des dollars capables de voyager à la vitesse de la blockchain qui vous rapporte également 8 % par an et qui sont baqué par une immense réserve de Bitcoin avec une volatilité proche de zéro pour le stable coin. Ce que je suis en train de vous expliquer, c'est que le gouvernement américain n'est pas en train de mettre en place des plans quinquen sur 20 ans comme on peut le faire en Chine pour reconquérir le monde du tout. Par contre, le gouvernement américain pourrait bien, comme à son habitude, embrayer le pas sur la route tracée par ces entreprises qui ont trouvé des solutions intelligentes pour se les approprier.
Vu sous cet angle, lorsque les entreprises américaines comme Strategy ou autres Strive auront développé tous les tuyaux et les partenariats pour créer ce nouveau dollar assis sur Bitcoin, en ayant déjà convaincu les plus grandes banques américaines comme JP Morgan, le président américain du moment n'aura qu'à se baisser pour en ramasser les fruits et il n'y aura aucune friction puisque tout est déjà en place. Tout ceci nous permet de comprendre comment et pourquoi l'arrifing de Black Rock a pu lancer son ETF Bitcoin sans tracas. Il est évident que politiquement on l'a autorisé et on lui a dit "OK, vas-y tente le coup, on verra bien plus tard si ça marche.
" La bonne nouvelle, c'est que s'il a fallu attendre pas mal d'années depuis des années 30 pour voir Breton Woods et la suprématie américaine devenir réelle, aujourd'hui, comme tout va plus vite, nous pourrions bien être fixés sur ces sujets dans 2 à 3 ans. En attendant, il n'y a que 21 millions de Bitcoin. Donc beaucoup sont déjà inaccessibles car perdus ou enterrés dans des bilans d'entreprises qui ne veulent plus les relâcher ou alors dans des portefeuilles de particuliers tétu et que les entités américaines sous toutes leur forme figurent parmi les plus gros détenteurs de Bitcoin.
De plus, si le découplage entre l'IA et l'emploi se confirme, la suprématie d'un pays sera fonction de deux choses. La première, c'est le capital que ce pays pourra lever pour développer son économie à base de matière première et d'énergie. Et la deuxième, ce n'est pas sa quantité d'ingénieur mais la qualité de quelques ingénieurs de génie.
Et ça, ça peut considérablement rebattre les cartes entre la Chine et les USA notamment, car le sujet deviendra d'être le pays le plus attirant, le plus sexy pour attraper les quelques personnes incroyables sur Terre qui ont réellement un potentiel pour démultiplier l'industrie portée par l'IA. C'est plus le même jeu. Et alors oui, effectivement, en terme d'inégalité, on en parle même pas, c'est un autre monde.
En tout cas, on ne devrait pas s'ennuyer dans les années qui viennent. Pour comprendre comment les Bitcoin Tragerie Compagnie sont en train d'essayer de remodeler le système financier, allez voir cette vidéo où je vous explique tout en détail sur les mécaniques économiques et financières à l'œuvre. Vous verrez que la reconfiguration du système financier peut aller très vite.