j'ai l'honneur au nom du Gouvernement de la République de demander à l'Assemblée nationale l'abolition de la peine de mort en France je dis simplement rappelant la phrase de jores puisqueà l'évidence en vous sa parole n'est pas éteinte la peine de mort est contraire à ce que l'humanité depuis 2000 ans à penser de plus haut et rêver de plus noble elle est contraire à la fois à l'esprit du christianisme et à l'esprit de la Révolution et nous savons bien que certains vous diront qu'en votant l'abolition vous méconnaîtriez la démocratie parce que vous méconnaîrier l'opinion publique il
n'en est rien le pays qui a élu une majorité de gauche dans le programme de laquelle figurait cette disposition se faisant le pays en connaissance de cause savait qu'il approuvait un programme législatif dans lequel se trouvait inscrit au premier rang des obligations morales l'abolition de la peine t n'a jamais jamais été établi une corrélation quelconque entre la présence ou l'absence de la peine de mort dans une législation pénale et la courbe de la criminalité sanglante seul pour la peine de mort on invente l'idée que la peur de la mort retient l'homme dans ses passions extrêmes
ce n'est pas exact ceux qui veulent une justice qui tue ceux-là sont animés par une double conviction la première et qu'il existe des hommes totalement coupables c'est-à-dire des hommes totalement responsables de leurs actes et la deuxème c'est qu'il peut y avoir une justice sû de son infaillibilité au point de dire que celui-là peut vivre et que celui-là doit mourir et bien arrivé à cet âge de ma vie l'une et l'autre affirmation me paraissent également erronée aussi terrible aussi odieux que soi leurs actes il n'est point d'homme en cette terre dont la culpabilité soit total et
dont il faille pour toujours désespérer total et quant à la justice aussi prudente soit-elle aussi mesurer angoisser que soi les femmes et les hommes qui jugent rien ne peut changer que cette justice soit humaine et par conséquent faillible