[Musique] [Musique] le caporal te pousse il dit oh vous avez vu par exemple les tomates là comment c'est il dit ramasse ramasse il faut ramasser ça voilà quand il faut que tu mettes là si c'est comme ça il n'est pas content il te pousse il te gifle pasci ça te fait mal il te respecte ça c'est l'esclavage c'est l'esclavage tout ça ce n'est pas l'explo l'exploitation ça peut être peut te pay moin mais quand on te pousse on te on il y a le soleil tu ne peux rien dire tu n'as pas de document tu
dors vous avez vu les ghos tout ça c'est l'esclavage c'est l'esclavage moderne l'esclavage ce n'est plus seulement quand on mais les chaînes non l'esclavage c'est ça [Musique] l'esclavage Yvan sagier a été un de ses esclaves un de ces 400000 saisonniers venus d'Afrique comme lui ou d'Europe de l'Est travailler dans les champs en Italie aujourd'hui ce cameronais d'origine se bat pour leur droit contre un système mafieux qui repose sur le dumping social l'abus de pouvoir et l'exploitation de la maindœuvre Ivan veut envoyer ceux qui profitent du système derrière les barreaux et lutte pour que les ouvriers
agricole retrouent des conditions de vie humaines ça c'est une maison typique des immigrés ici ils utilisent parce que vous voyez il n'y a pas le courant il y a pas la lumière il n'y a pas l'eau il n'y a rien du tout et il s'est débrouille pour avoir tout ça et ils utilisaient ça pour le chauffage et pour préparer la nourriture voilà la table là voilà l'huile les plats pour manger ici vous voyez ici c'est h matelas voilà encore ici il y a pour préparer ici c'est peut dormir même 40 personnes ici 40 personnes vous
avez vu ça c'est le typique de 40 personnes [Musique] et le toit de fois ça tombe sur eux quand ils dorment ici fait trop froid de fois il n'y a pas de fenêtres voilà il ferme comme ça ça c'est les T tout ce dont les ouvriers ont besoin pour vivre ils doivent l'acheter auprès de recruteurs verreux qu'on appelle des caporau souvent ils sont originaires des mêmes pays que les ouvriers un Maela moisi par exemple c'est 10 € dans la maison jaune qui est là il y a des Italiens pas les étrangers les Italiens et ces
Italiens et les caporales ils font les business avec les caporales c'est la seule maison ici à côté là qui a l'eau et la lumière c'est là-bas qui vont charger les téléphones parce que vous avez vu il n'y a pas de courant ici et là-bas il char pour charger les téléphones c'est 50 centimes pour se laver là-bas des fois c'est 1 € 1 € et demi je veux pleurer le dégoût le dégoût quand je vois c'est les êtres humains qui vivent dans cette condition aujourd'hui au 21e siècle en Italie c'est dégueulasse c'est vraiment dégueulasse et tout
le monde sait tout le monde sait mais on s s'en foute parce que c'est les immigrés pour eux les immigrés ce sont seulement les animaux qui sont seulement là pour faire travailler pour faire tourner le business des agriculteurs et des des politiciens ils ne sont pas considérés comme les personnes ça c'est ça l'Italie bienvenue en Italie voilà ces immigrés qui vivent à l'intérieur du camp sont contrôlé par des gens qu'on appelle des caporales les caporales c'est une sorte de mafia quand ils ont besoin des travailleurs dans les champs pour venir récolter travailler ils appellent le
caporal au téléphone donc ces caporal là abuse de ce pouvoir pour exploiter pour contrôler ces ces immigrés et ils vivent avec eux à l'intérieur la région de Basilicate et celle des Pouilles dans le talon de la botte italienne sont le potager du pays rien que dans les Pouilles on produit 30 % des tomates italiennes c'est dans ces zones souvent déserté qu'on poussé les plus gros guetau de véritables bidonville pour aller dans ce champ il faut aller avec des caméras caché il peut maintenant baisser la caméra les caporales n veulent pas les caméras parce que cela
signifie montrer ce qu'ils sont en train de faire montrer euh le business illégal les immigrés ne veulent pas qu'on les voient dans les ghetto ils ont honte qu'on les filme ils ont honte qu'on les voient dans les pays d'origine ils ont honte qu'on les voient en Afrique parce que chaque fois qu'il parlent avec leur parents les amis en Afrique qui font autre chose qui sont des avocats qui travaillent dans des bureaux il raconent toute une série de mensonges simplement parce ils ont honte de de dit qui vivent dans ces conditions plus de 3000 personnes vivent
ici en période de récolte la plupart sont originaires d'Afrique ce sont des réfugiés qui depuis des années échouent sur les côtes italiennes des immigrés que l'Europe fitmine d'ignorer depuis des décennies certains ont des papier d'autres non le gouvernement italien ferme les yeux car sans C main d'œuvre bon marché les récoltes ne se feraient pas les ONU sont partout il y a les les les moustiques les mouches ça sent partout là ici pas de ramassage d'ordure pas de loi non plus si ce n'est celle du plus fort Yvan n'est pas en sécurité dans les ghos il
pense que les menaces de mort qu'il reçoit viennent de là des caporau qui règnent sures et qui savent qu'Ant est leur plus farouche opposant ça fait des années qu'il sonnent les camp comme celui-ci pourra recueillir des preuves de leur activité illégale chercher des témoins identifier des responsables alors il connaî bien les habitants comme cet homme originaire du Soudan il a fui son pays pour l'Italie il y a près de 20 ans [Applaudissements] son rêve d'une vie meilleure s'est terminé dans ce réduit où il vend des vêtements d'occasion ses clients des réfugiés du monde entier moi
je viens du Pakistan au Pakistan de devant le réduit un hommeeor reconnaît mais il cache sa nervosité et écourte la conversation on ne veut plus les ghetto on veut des structures avec eau lumière cuisine où nous puissons dormir avec dignité et tout cela pourra se faire ça c'est mon rêve avec la société no [Musique] cap Rome c'est ici près du Vatican que ve et travaille [Musique] Ivan c'est dans son appartement qu'il a créé nocap il y a un peu plus d'un an c'est un système de certification pour les produits alimentaires récoltés dans le respect de
l'éthique nos cap se base sur la Déclaration universelle des droits de l'homme surtout sur l'article 4 de cette déclaration de droits de l'homme qui dit que nul ne sera tenu en esclave euh l'esclave l'esclavage est interdite sur toutes ses formes alors nos cap c'est une association qui euh qui signifie no àaporalato veut faire ça parti d'un d'un d'un d'un d'un système qui se centre sur euh une étiquette c'est une étiquette qu'on va euh mettre sur tous ces produits des agriculteurs qui euh n'exploitent pas les travailleurs on va aller faire des contrôles on va vérifier si
les droits de travailleurs sont respectés nous avons signé un partenariat avec une fédération d'agriculteurs qui s'appelle altra agricultura et cette ils ont à peu près dans leur organisation à peu près 60000 agriculteur donc nous commençons avir une bonne bonne petite base pour son engagement en faveur des droits de l'homme et pour avoir eu le courage de dénoncer les fonctionnements mafieux dans l'agriculture Yvan a été élevé au rang de chevalier l'an dernier par le président italien Sergio matarella [Musique] c'était un moment grandiose pour moi un moment unique parce que tu reçois un prix dans un pays
qui n'est pas le sien je je ne suis pas italien je suis camerounais pour le moment et recevoir ce prix d'un pays qui n'est pas le mien m'a fait vraiment très très plaisir B mond cette annél mais le bonheur est terni par des menaces de mort ses ennemis savent qu'il ira jusqu'au bout de son [Musique] combat pas la [Musique] chans pour vonica son épouse la fierté se m à l'angoisse les menaces montrent qu'il fait bien son travail et à quel point il nuit aux activités malhonnêtes des puissants agriculteurs mais pour nous sa famille c'est très
inquiétant surtout lorsqu'il retourne dans les endroits d'où proviennent ces menaces nous prions pour lui nous prions pour qu'il atteigne son but sain et sauf avan il percorso in sicureza Ivan a prouvé son courage et sa détermination il nous a montré aussi que le changement est possible avec de la patience beaucoup de travail et des sacrifices je le soutiens au quotidien dans son combat en 2007 quand il arrive en italievan est loin de se douter qu'il lui faudra mener ce combat il est venu pour étudier dans le pays de ses rêves tout se passe bien jusqu'à
ce qu'il rate un examen et perde sa bourse à l'Université de Turin il cherche alors désespérément du travail et échoue à nardau dans le sud pour la cuueillette des [Musique] tomates le 10 juillet 2011 Ivan arrive dans cette gare ce qu'il va vivre ensuite va changer sa vie aujourd'hui 7 ans plus tard Yvan retourne à l'endroit où vivait autrefois un millier de travailleurs africains sous des tentes de fortune des bâes ou à la belle étoile c'est un endroit très très sale il faisait chaud j'ai dit à mon bon Dieu mais où je suis venu finir
moi qui venais de Turon dans un contexte différent quand même je Turon j'avais j'avais j'avais la maison j'avais je vivais dans la résidence universitaire les toilettes la chambre le lit et tout et je me retrouve dans un contexte où je dois dormir sur un Matel au sol en parcourant le site Yvan découvre qu'aujourd'hui encore des travailleurs sont installés [Musique] là ils ne sont pas aussi nombreux qu'autre fois mais pas mieux LTI qu'il ne l'était à l'époque [Musique] 3 jours après mon arrivée rencontre ceal il s'appait me c'était du Soudan il était grand detaille cost s'app
pendant 4 joursv travaille dans les champs sous la supervision brutale de une caisse de tomate de 350 kg lui rapporte 3,50 € le premier jour il peène à en ramasser 4 ça fait 14 € mais il doit en verser 10 à me pour le transport la nourriture et l'eau la journée de 14h sous une chaleur de plomb et sous les cous lui rapporte donc 4 € c'est donc comme ça et quand tu étais malade je me rappelle il y a un de mes camarades il est tombé comme ça le soleil trop de soleil il est
tombé c'était dur il était il souffrait et alors quand il est tombé pour bien alors qu'one ça va ça va c'est bon c'est bon quand le quand il est tombé pour le caporal on est pas je suis parti à côté de lui j'ai dit c'est quoi il me j'ai d bon j'ai pris l'eau j'ai me su Lou et j'ai dit au caporal qu'il faut qu'il par à l'hôpital parce que il n'y a pas l'hôpital à côté l'hôpital c'est loin et le caporal a dit laisse-lui là-bas s'il va all à l'hôpital il faut payer 50 €
pour transport pour amener à l'hôpital c'était au-delà de l'expoitation pour moi c'était l'esclavage c'est le nouveau esclavage l'homme s'en sortira de justesse j'ai travaillé 5 jours le 5e jour on a dit nous on est fâché parce que c'est trop c'est trop on veut contrat on veut le respect de nos droits c'est second on est fatigué d'être traité comme des [Musique] esclavesvan appelle à la grève une première pour les saisonniers les hommes du ghetto le suivent la chaîne locale telérama couvre l'événement les menaces de mort font d'abord fuir yvant la colère le fait revenir après 3
mois de grève la récolte menace de pourrir sur pied les agriculteurs lâchent alors du l'est et proposent de meilleurs salaires et des contrats de travail à Rome le gouvernement légifère contre le système abusif des caporau peu après Ivan lance la première procédure à l'encontre d'exploitant agricoes et de caporo le verdict final n'est toujours pas rendu ce combat pour les droits de l'homme est devenu le combat de sa vie et il se bat sur tous les fronts dans des centres de production dans les champs au tribunal comme à la table des négociations ici en basilic il
doit rencontrer des producteurs du secteurvan veut créer un partenariat avec les employeurs des saisonniers c'est le syndicaliste Gian Fabrice l'intermédiaire privilégié divan qui a organisé ce rendez-vous la production des fruits et légumes s'écroule en Italie nos produits sont touché par un intense dumping et donc une baisse des prix les négociants disent aux agriculteurs je prends tes pêches au prix de Cell produitite au Maroc ou en Turquie elles sont bien moins cheres que les tiennes si tu veux les vendre c'est à ce prix c'est ça la réalité un système qui est alimenté qui est un centr
sur les multinationales du secteur de l'agroindustrie de droit alimentaire et les prix qu'ils indiquent sont très très bas c'est des prix très très bas qui ne donnent pas des Mar des marche de manœuvre aux producteurs dont ils sont donc obligés d'exploiter des travailleurs en collaboration avec des producteurs et des syndicalistes Yvan cherche d'autres solutions nous devons éveiller les consciences exiger plus de responsabilité sociale de la part des consommateurs le consommateur doit savoir quel type de travail se cache derrière son kilo de tomate s'il s'agit d'exploitation humaine ou d'un travail éthiquement correct si cette prise de
conscience ne se' perd pas nous sommes quelques jours plus tard Ivan apprend une nouvelle qui lui redonne espoir une chaîne de supermarché italien lui fait sa première offre on lui propose dans un premier temps de commercialiser des produits siglés no cap pour un montant d'un million d'euros une formidable motivation pour ceux qui sont prêts à travailler avec [Musique] lui Ivan nous invite dans la petite ville de grassano pour nous expliquer le fonctionnement de nos caps ici les employeurs viennent chercher eux-mêmes leurs employés ils ne sous-traitent pas le transport à des intermédiaires criminels [Musique] c'est ça
qui fait la force des caporales parce que c'est ça qui permet au caporales de prendre des travailleurs pour les amener dans les champs parce que il n'y a pas le système de transport public donc c'est les capos qui pensent à ça et les capoabusent les caporau peuvent transporter jusqu'à 30 personnes dans une camionnette prévue pour H8 je peux vous dire que voyager dans ce fourgon c'est terrible la majeure partie des fourgons des caper n'ont pas de vitrre parce que les caporas ne veulent pas que la police ou quelqu'un voit que là-bas il y a 30
20 25 personnes donc il n'y a pas l'air chaque année il y a des morts rien mois d'août il y a eu deux accidents deux véhicules surchargés 15 travailleurs africains ont perdu la vie je veux faire différemment ces garçons sont ces travailleurs sont venus ici avec une voiture normale bien pour le transport ils n'ont rien payé vous voyez les habits sont blancs les le ce sont des habits de travail il y a également les masques il a également les gants ils ont les gants dans les mains ça les protège les mains donc on donne tout
le matériel pour la sécurité sur le travail également avant de commencer tout le monde a le contrat de travail et le salaire c'est comme dans le contrat comme la loi dit on cueille ici les dernières tomates de la saison un des saisonniers Thomas Gana souite s'exprimer on n pas de contrat d'habitude en Europe et en Italie si vous n'avez pas de permis de travail et de contrat vous ne pouvez pas trouver un vrai travail du coup on reste dans les gos vous pensez qu'on est mauvais qu'on est pas des êtres humains mais on est humain
comme vous ma peau est plus sombre mais on a tous la même couleur de sang on est tous égau on fait partie de la même humanité c'est aussi l'opinion de l'agriculteur qui emploie Thomas et les autres dans ses champs depuis 30 ans la famille de JP Viola produit des légumes bio dans la région les gars ne prenez que les tomates rouges uniquement les rouges ok les ouvri DEP onats il plus plus nombreux comme lui d'échapper au système et à la dictature des prix qui pous à exploiter les employésa vame cela revient à servir ses employés
laueillette des tomates est très pénible il faut donc reconnaître les mérites de nos ouvri é nous payons 5 € net de l'heure pour l'ueillette plus les primes c'est deux fois plus que dans le système des capor il faudrait une réformme de fond du système dans ce secteur le combat contre les bas prix est très dur et les obstacles sont énormes un syndicaliste italien a avancé une solution si les grandes chaînes de distribution versaient 2 centimes de plus par kilo les producteurs gagneraient 235 millions d'euros cela leur permettrait de fournir des conditions de travail et des
logement décent à leur saisonnier et le problème des caporos se résoudrait de lui-même fin octobre à Lech dans le sud de l'Italie cela fait 5 ans déjà qu'Ivan a attaqué des caporau et des exploitants agricoles en justice c'est ici qu'il a remporté sa plus belle victoire les exploiteurs ont été condamné en première instance il a gagné une bataille devant ce tribunal mais pas encore la guerre alors aujourd'hui nous sommes dans un procès d'appel de R où euh dans le premier procès euh les neuf personnes neuf caporales ont été condamnés à 11 ans de prison ils
ont été rendu reconnus coupables du de la skavitou en italien c'est-à-dire que du de l'esclavage neuf caporales et trois agriculteurs italiens nous étions au départ une cinquantaine qui ont sont allés à la police dénoncer faire les noms prénoms de tous les gens qui nous exploent aujourd'hui dans ce procès seulement 8 ans on eu le courage je suis le principal témoin de ce proet face à lui sur le banc des accusés ses adversaires se défendent becs et ongles les agriculteurs surtout ont sollicité une véritable armée d'avocats [Musique] ces monsieurs qui ont été connus coupables ont abusé
des travailleurs j'ai été victime de cela j'ai dénoncé cela si à l'issue de la procédure de révision la condamnation était confirmée ce serait une grande victoire pourv même si ce n'est que symbolique il est clair que ce procès n'a pas changé les conditions des travailleurs dans le champ dans le lieux de travail c'est vrai qu'il existe encore les caporales dans toute l'Italie c'est vrai que les conditions de vie dans lesquelles vivent ces personnes dans les ghetos sans eau sans lumière sans sont encore là je savais que c'est pas ce procès qui allait changer tout ça
malgré cela pour rvant ce procès marque une étape ça vaut la peine de se battre nous sommes dans un monde où si on a besoin des solutions il faut se battre parce que si tu ne te bats pas ça veut dire que le changement ne va jamais arriver le changement arrive si on se bat si on se met à disposition [Musique] [Musique]