[Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] merci à niasse merci aux organisateurs d'avoir mesiano je connais d'avoir organisé cette rencontre aujourd'hui pluridisciplinaires comme ça a été soulignée tout à l'heure par eric et sur ce thème de la dépression qui est un thème clinique lire est omniprésent dans la clinique aujourd'hui que ce soit de l'enfant de l'adolescent de l'adulte même si les manifestations cliniques de cette dépression ne sont pas toujours observable immédiatement même si parfois on a affaire à ce qu'on appelle dépression masquée et pour le cas de la néanmoins nous sommes tous mobilisés pour essayer de venir en
aide ses enfants à ces adolescents présentant donc de cesser signe de la dépression je vais je vais m'intéresser avec vous dans cette première partie de la deuxième partie de la matinée à la question de la dépression à l'adolescence et plus précisément peut-être aux risques que rencontrent les adolescents du fait même de ce qui leur arrive je dirai au risque donc de deux de rencontrer un moment transitoire dépressif ou au contraire de s'engager de façon plus ferme dans dans la dépression dit clinique ou pathologique je mets l'accent sur cette question du risque parce que il me
semble que l'adolescence il précisément une une période moment de du développement de l'enfant devenons pubères qui est particulier concernant justement toute la vulnérabilité toute la fragilité narcissique et c'est à ce titre là que les adolescents et adolescentes sont particulièrement exposées à vivre ce que l'on appelle la dépression que ce soit encore une fois un moment dépressif ou bien un engagement plus prolongée plus pathologique dans dance et éprouvée dépressif alors peut-être appelé pour commencer que la dépression c'est un éprouvé normal je crois que la petite vignette de georges là ce matin la première nous l'a bien
montré c'est à dire que face à un événement face à des situations inhabituelles qui peuvent générer le sentiment d'une perte d'une absence il n'est pas anormal les mêmes normal de sentir ce mouvement dépressif cette dépression qui ne fait partie au fond que des modalités du travail psychique je dirais même que c'est une qualité du travail et cycles de pouvoir faire face à ces situations de privation de perte et qui traduisent donc plutôt un signe de bonne santé psychique je pense qu'il faut souligner cet aspect avant donc d'engager la discussion ou avant d'envisager d'autres modalités qui
elles sont peut-être plus pathologique sur lesquels il faudra s'arrêter mais ceux des prix mais ça fait partie des mouvements de la vie psychique qui sont nécessaires pour faire face aux changements qui se produisent dans la vie éprouvez un sentiment de tristesse de vide de vacuité canton par la retraite c'est normal c'est pas pathologique c'est normal il faut du temps pour se réadapter pour trouver de nouveaux repères dans son équilibre psychique pour faire face donc à ces changements ces transformations qui se produisent de même quand on est malade on peut éprouver un sentiment comme ça dépressive
passagers et là encore il n'y a rien d'alarmant si cet état reste transitoire n'a rien d'alarmant si c'est ce sentiment de dépression ne s'installe pas j'insiste beaucoup là-dessus parce que on justement parce qu'aujourd'hui le thème c'est la dépression et que la dépression il faudrait dire plutôt les dépressions ou les différentes formes de dépression ou parlé plus tôt du travail de la dépression c'est à dire montrer en quoi la dépression n'est pas l'expression d'abord d'un dysfonctionnement ce n'est pas l'expression d'une forme pathologique du fonctionnement psychique ça peut le devenir si cet état dur c'est là qu'il
n'est plus transitoire qui s'installe et qui commence à attaquer les capacités cognitives comme on l'a vu tout à l'heure affective et émotionnelle relationnel du sujet alors il me semble que c'est important ce important de souligner cet aspect parce que ça met en évidence un élément qui me paraît très important pour comprendre un peu ce qui se passe au moment de l'adolescence cet élément c'est une capacité que nous avons de lier nos investissements libidinaux à des objets entendons par obliger des personnes aussi bien sûr surtout mais aussi de délier ces investissements c'est à dire de les
reprendre en quelque sorte de les déplacer de les réorienter pour investir d'autres objets on a cette possibilité de lier délié est relié c'est une possibilité qui est très précieuse évidemment parce que la vie nous offre de nombreuses circonstances où on ne peut pas toujours maintenir le même niveau la même qualité du lien le même qualité d'investissement dans ces liens aux objets et heureusement qu'on a cette possibilité de reprendre ses investissements de dénouer ses liens qu'on a patiemment parfois construit avec des objets et puis de réorienter ses investissements vers d'autres objets de même on a cette
capacité aussi de reprendre cet investissement aux objets pour se réinvestir narcissiquement l'investissement narcissique c'est une forme d'investissement d'objets c'est le moi qui est investi par le sujet plus qu'un objet extérieur mais cette capacité elle est très précieuse pour se reconstruire pour se renforcer quand on est attaqué pour survivre à la destructivité face à l'objet destructivité réels ou imaginés en provenance de l'objet donc cette capacité de lier des lieux reliés à l'est fondamental dans notre activité psychique et montre une certaine souplesse d'adaptation à la vie qui est fondamentale et lorsque cette souplesse et en difficulté lorsque
pour des raisons historiques je dirais concernant l'histoire de ces relations précoce aux objets aux objets primaire lorsque cette souplesse d'investissement et est en panne lorsque il ya une crise lité qui commence à s'établir une sorte de persévérance à vouloir à tout prix maintenir un investissement alors que cet investissement n'a plus lieu d'être ou qu'au contraire il peut être tout à fait contraire aux intérêts du sujet bien c'est là où on voit apparaître des formes pathologique de cet investissement de ce lien aux objets et qu'on voit alors la rigidité prendre la place de la souplesse la
rigidité du fonctionnement psychique dans la répétition par exemple et puis une des formes de la pathologie encore que là encore que la pathologie on peut la voir de différentes façons on peut la voir directement comme une façon maladive de fonctionner comme un dysfonctionnement on peut la voir aussi et c'est tout à fait intéressant de la voir ainsi comme une façon ultime haut à laquelle recourt le sujet pour protéger précisément ce qu'il a de plus cher ce qu'il a de plus profond donc c'est une vision paradoxal que je vous propose de la pathologie mais peut-être aussi
la dépression c'est à dire qu'il faut justement pouvoir garder une certaine prudence dans l'évaluation y compris l'évaluation diagnostique bien sûr de la dépression ne pas tomber trop vite bras raccourcis sur ce qui peut alerter ce qui peut à l'armée ce qui peut inquiéter et pour ça peut-être qu'il faut aussi être très à l'écouté sur ce que ça nous fait à nous l'upci les thérapeutes ceux qui accompagnent les psycho pédagogue qui accompagnent les enfants les adolescents qui chez lesquels on peut diagnostiquer de la dépression parce que il ya une tentation dirait thérapeutique très forte de supprimer
la dépression de la réduire de la faire disparaître parce que la dépression est souvent un signe inquiétant pour soi même combien de patients nous disent quand ils évoquent leur état nous ne font part de leur peur de la dépression me dites pas que je suis dépressif comme si c'était l'horreur absolue et surtout comme si c'était parce qu'ils étaient en train de vivre donc il ya quelque chose d'intéressant dans ce dans ce paradoxe de la dépression qui nous alerte sur notre attitude thérapeutique sur l' écoute importante et prudente que nous devons avoir à la fois du
côté des patients mais aussi du côté des effets que provoque sur nous la dépression de ses patients et cette tentation thérapeutique évidemment elle n'est pas seulement présente avec la dépression est né dans presque tous les cas que nous rencontrons où nous cherchons à réduire faire taire ce qui dysfonctionne parce que nous pensons que la disparition de ce qui dysfonctionne va servir le patient va servir son bien-être comme le dit eric tout à l'heure le bien-être c1 c'est à la mode c'est la mode c'est la mode il faut faut se méfier de trop de ce qui
est trop à la mode alors au passage tout à l'heure on parlait du burn-out un burn-out l'océan terme qui moi me fait penser aussi à d'autres termes qui sont pas tout à fait équivalent mais comme le baby blues c'est à dire cd joli terme anglais et l'étrangeté dans l'étrange verte et la langue étrangère que l'on utilise dans ces cas-là adoucit la chose le burn out c'est moins grave finalement que la dépression c'est plus soft le baby blues waouh c'est mignon le baby blues alors que la réalité clinique elle était tout à fait sévères et peut
tout à fait importante peut traduire quelque chose qu'il faut regarder de plus près donc ces termes se faufile dans le langage doivent aussi nous nous inciter à une certaine prudence une certaine réflexion et ne pas accepter comme tel ce qui nous est tendu parce que ça nous est vendu quelque part voilà quelques petites préalable comme ça en or s'agissant de l'adolescence je ne veux pas vous raconter dans le menu ce qu'est l'adolescence bien sûr parce que vous en savez autant que moi mais peut-être pointer quelques éléments en rapport avec ce qui nous occupe aujourd'hui à
savoir que pour nous un certain nombre d'entre nous en tout cas clinicienne psychothérapeute sic analystes l'adolescence n'est pas simplement un âge de la vie c'est pas simplement une période qui ré de la fin de l'enfance ou de la première enfance jusqu'à l'entrée dans l'âge adulte on peut pas nier le fait que en effet c'est un âge intermédiaire mais ce n'est pas seulement ça l'adolescence est avant tout une mise au travail original qui est exigé par les transformations somato psychique qui vont de pair avec la l'émergence de la puberté il n'ya pas d'adolescent puberté on peut
pas passer l'adolescence sans cette transformation majeure du corps unique inédites qui ne se reproduira peut-être plus quoique quoique on peut penser peut-être aussi certains effets de l'âge chez l'homme et chez la femme comme des résurgences de ces transformations du corps peut-être pas semblable en tout point la puberté bien sûr une puberté à l'envers pour certains mais en tout cas qui est porteuse de transformation sur mon en tout cas l'adolescence est une période de transformation une période extrêmement importante qui va nécessiter une énergie extraordinaire pour accompagner psychiquement ces transformations somatique c'est cela l'adolescence c'est ce travail
psychique auxquelles doit faire face l'adolescent où l'adolescente lorsque survient lorsque surviennent ces transformations pubertaire qui engage non seulement le corps mais aussi la vie psychique les fantasmes la pensée une rêverie vers des horizons nouveaux pour certains inédits inédit au sens où ce que vit l'adolescence que vive l'adolescente est bien l'adolescent l'adolescente ne l'a jamais vécu exactement comme ça avant c'est ce que nous nous traduisons d'un terme plus générique un peu trop globale peut-être mais qui est ce travail de transformation qui est la généralisation du corps c'est à dire qu'il ya un investissement pulsionnel précis qui
s'occupe en quelque sorte de cette nouveauté pubertaire qui amène avec elle bien des transformations qui touche les caractéristiques sexuels secondaires c'est ça à la puberté et l'adolescent l'adolescente doit faire face à ces transformations qui ne sont jamais venus avant et qui ne viendront donc en tant que tel en tout cas jamais après mais qui nécessite pour l'adolescent de reprendre en quelque sorte ce vécu cette expérience du corps pour essayer de lui trouver du sens de lui donner du sens parce que on pourrait dire que en tant que tel l'expérience pubertaire est insensé elle est insensé
parce que elle est trop violente par certains égards elle déborde de tous les côtés et elle déborde par le biais de l'excitation l'excitation elles le déborde aussi justement aussi par le biais de l'inhibition part peut-être aussi des fixations par ses peurs que vivent souvent les adolescents les adolescentes d'être emporté par ces transformations et que c'est ce qui arrive dans leur corps ils ne puissent plus contrôlés et ce qui arrive aussi dans leurs pensées et il se trouve que la plupart des pathologies que l'on rencontre au moment de l'adolescence sont liés à cette volonté de contrôler
l'expérience pubertaire winnicott sauf disait boss une expérience à vivre c'est un temps a passé bon facile à dire mais c'est vrai aussi c'est un temps a passé c'est une expérience mais quand on veut essayer de contrôler cette expérience alors c'est comme si on demandait à un mille pattes d'expliquer comment il fait pour marcher dire qu'on se prend les pieds dans le tapis et puis on se casse la figure bien l'adressant qui contrôle qui cherchent à contrôler son corps qui veulent par exemple arrêter le développement du processus pubertaire de retarder ou l'inversé comme on le voit
par exemple avec l'anorexie mentale et bien ce mouvement-là produit ce que nous connaissons c'est à dire souvent d'énormes difficultés dans le développement d'énormes difficultés dans les relations aux autres et à soi même donc une des causes premières des difficultés que rencontrent les adolescents c'est cette volonté de contrôler cette volonté de ne plus être agi par cette puberté c'est ce que philippe jamet aussi a beaucoup développé sur cette idée au fond que les adolescents sont portés à la jirs pour lutter contre ce sentiment d'être un j on a souvent dit que les passages à l'acte fréquent
au moment de l'adolescence étaient souvent des d identification à l'agresseur peut-être peut-être en effet c'est pas du tout à exclure mais ça ne dit rien du processus profond le processus qui est engagée c'est cette action ce recours à l'action et à l'acte c'est une façon de se protéger contre ce sentiment d'être agi par quelque chose qu'on ne contrôle pas le deuxième mécanisme extrêmement important qu'on rencontre au moment de l'adolescence c'est ce cette difficulté à percevoir son corps dans le mouvement du changement lui-même c'est-à-dire de pouvoir se reconnaître malgré les changements il ya beaucoup d'adolescents de
l'adolescente qui vivent leur corps pubères comme un corps externe comme un corps étranger alors nous on dirait que c'est un corps étranger interne mairies peuvent le vivre comme un corps étranger externe comme un corps qui les menace de l'extérieur et qu'il faut attaquer absolument parce que cette menace d vital et donc il ya beaucoup de passage à l'acte auto ou hétéro adressé qui constitue au fond des protections c'est des réactions de protection contre les sentiments de menaces internes et face à ces menaces au réel mais la plupart du temps imaginé évidemment et bien l'adolescent recours
à un mécanisme de défense qui est très opérant qui est très basique mais qui est très opérons c'est la projection tenir cet adolescent cette adolescente pour se protéger contre une menace dont l'origine est difficile à situer pour l'adolescent et qu' il n'arrive pas à endiguer à contrôler et à métaboliser eh bien il va projeter sur les objets externe cette réalité de son monde interne qui le déborde il va attribuer à l'autre ce qui est en lui comme dans un mouvement d'identification collective comment j'ai appris la paranoïa ordinaire de l'adolescent est donc ce mouvement de projection
va lui faire attaquer des objets qui lui semble le menacer mais cette menace elle est projetée sur ces objets alors c'est les parents sont première ligne évidemment mais c'est aussi des autres castes à me regarder comme ça un regard suffit à déclencher cette violence cette hostilité dans un mouvement donc encore une fois non pas de destructivité de l'objet mais de protection de son propre narcissisme donc ce que ça met en évidence tout ça et puis bien d'autres choses que j'ai pas le temps de vous raconter parce que le temps passe bien c'est l'extrême fragilité narcissique
qu'occasionne l'entrée en puberté la fragilité narcissique c'est la perte des repères habituels mais je pense souvent comme exemple ce joueur ou sept joueuses de tennis adolescente des petits champions comme ça qu'ils savent plus servir au tennis parce que le l'image du corps a complètement changé il faut réapprendre ce geste pourtant cent fois répété parce que la distance entre la balle raquette lebrun tout ça tout a changé c'est pour ça qu'à la maison les trouve souvent maladroit qui casse beaucoup d'objets ou qui se heurtent contre les personnes contre les meubles parce que le rapport à l'espace
a changé et cette projection de leur propre espace interne sur l'espace externe se traduit très souvent par des chants montré en désordre disons c'est à dire qu'elles sont à l'image de ce désordre interne que ces adolescents rencontre et qu'ils ont du mal à canaliser et arrangé c'est pour ça qu'il faut toujours aidé un adolescent ranger sa chambre parce que si on laisse tout seul face à ce ce désarroi total sera pas s'arranger donc cette vulnérabilité cette fragilité narcissique est au coeur de l'adolescence est au coeur du processus d'adolescence et cette fragilité elle est d'autant plus
importante évidemment que les bases narcissique seront fragiles d'où l'importance bien senties par les nos collègues cognitivistes qui ne rechigne pas à aller voir du côté du développement ou d'histoire du sujet d'où cette nécessité d'aller voir effectivement du côté de des prémices de la vie psychique c'est à dire depuis le début de la vie comment les choses se construisent comment ils s'organisent pour donner à l'adolescent plus tard une solidité narcissique suffisantes pour faire face à ce qui apparaît comme une infraction avec la puberté si ces bases narcissique ne sont pas solides si les repères identificatoires sont
incertains le sentiment d'identité incertain on y reviendra eh bien le au moment de l'adolescence la puberté va apparaître comme un tsunami ça va apparaître comme une déferlante qui va ruiner moindre construction qui auront été élaborée jusque là et là l'adolescent est en danger est en grave danger il en grave danger et il aura besoin est là aussi c'est un axe fort peut-être de la réflexion il aura besoin de son entourage il aura besoin de l'environnement pour essayer de trouver les ressources qu'il n'a pas pu construire en lui mais lorsque c'est la ruine interne et la
défaillance des structures externes alors là tout est réuni pour que ce soit la catastrophe heureusement heureusement heureusement il ya des psys des psys sont là comme ultime recours pour faire face au désastre à condition de penser qu' on peut aider cet adolescent cette adolescente avec d'une façon ou d'une autre cet entourage familial qui lui même a été attaqué par des fractions pubertaire ya pas d'adolescence individuel finalement c'est les adolescences familiale d'ailleurs tout le monde est concerné par l'adolescence d'un de ses enfants et quand on a plusieurs enfants dans la famille l'adolescence ça dure longtemps mais
pourquoi parce qu'il ya une reviviscence chez les adultes chez les parents de leur propre vécu adolescents et souvent des demandes d' analyse de thérapie et à l'âge adulte prennent appui sur une insuffisance de ce travail adolescents on reprend la question là où on l'a laissé en suspens au moment de l'adolescence donc même s'il n'ya pas des psys au moment de l'adolescence rassurez vous il y en a encore après faut juste que les analystes en question les thérapeutes et l'idée que l'adolescence est un processus qui remanie beaucoup l'infantile que l'adolescent et l'adulte qu'ils ont face d'eux
n'est pas seulement un sujet aux prises avec 101 font-ils il est aux prises avec son infantile relu remanié réinterprétée par le pub air terre si on a ça en tête on peut comprendre bien des choses alors cette vulnérabilité narcissique acquise on pourrait dire au fil de l'histoire du sujet de ses relations avec l'environnement va le laisser dépourvu au moment où survient la bise au moment où la puberté via et fract et vient frapper à sa porte et être actée cette construction et les réactions possibles face à cette menace interne sont de différents ordres la première
c'est que la première c'est que au fond on demande à l'adolescent de faire le deuil des objets de son enfance c'est ce qui est attendu de l'adolescent est plus un bébé à ton âge de terreur on le dit d'autant plus que l'adolescent montre par bien des égards qui devait encore un bébé qui a du bébé en lui quand il fait moins 10 de hors jeu sort en tee shirt il faut le secours d'un environnement protecteur contenant pour lui dire écoute non il vaudrait mieux que tu mets ton pull de même enfin je vous laisse la
liste des des exemples 1 chimiques que vous rencontrez quotidiennement dans vos familles et donc on lui demande de renoncer de faire le deuil de travail et psychiquement sur l'investissement de ces objets 1-2 d'enfance ça veut dire quoi ça veut dire renoncer à son corps d'enfant renoncer un corps d'enfant pour un garçon comme pour une fille c'est quelque chose qui ne va pas de soi renoncer à son corps d'enfant c'est renoncer aux bénéfices liés au corps d'enfants par exemple chez les garçons la voix me vient c'est nul adolescence il me généralisée mais par petits bouts comme
ça on trouve des mules la mue de la voix par exemple bien la mue de la voix chaîne version est une blessure narcissique parce que quand on est sopra dans un choral qu'on chante comme comme un ange pacôme un castrat mais comme un ange et bien subitement presque subitement on est transformé en espèces de canards une espèce de je sais quoi de grenouille ou crapaud qui sait plus trouver l'octave injuste qui sait même plus chanter juste de même que la voix elle même quand on parle connaît des hauts et des bas dire qu'il ya comme
une hésitation entre l'infantile une pubertaire la voix de l'est la voix d'enfant et puis la voix génitales il ya donc un inconfort majeur et donc comment faire pour renoncer à ce corps d'enfant renoncer à ses investissements de l'enfance les objets de l'enfance les peluches et six adolescents qui ont des peluches dans leur chambre c'est pas c'est pas en harmonie avec ce qu'ils sont en train de vivre où il ya à côté de ça des grandes affiches de leurs héros préférés plus ou moins dénudés plus ou moins musclées faites c c'est plus des peluches donc cette
fragilité narcissique cette vulnérabilité les amène en plus à renoncer à des objets qui sont des objets d'étayage à des objets sur lesquels il s'appuie et souvent il ya un moment d'hésitation une hésitation à franchir le pas à sauter le pas pour aller du côté du pub air terre et la dépression lorsqu'elle survient marque la difficulté à opérer ce deuil des objets de l'enfance à faire le deuil de ce corps d'enfance à faire le deuil de l'investissement des objets parentaux comme si finalement ces adolescents ne s'y retrouver plus on leur demande de changer mais il faut
quand même temps ils restent les mêmes il faut qu'il y ait l'établissement d'une continuité du sentiment d'existence malgré les discontinuités que leur impose tous les changements qui s'offrent à eux et cette difficulté à gérer je dirais continuité dans la discontinuité ou la discontinuité dans la continuité et bien et l'occasion de beaucoup de mouvements de mouvements d'humeur en particulier alors pour nuancer le propos et je vous ai pas dit la moitié de ce que je voulais vous dire concernant la dépression comme d'habitude ni ensemble propos avec l'idée que inhabituel chez les cliniciens mais quand même bien
réel qu'il faut pas mettre de côté que la puberté est aussi une affaire somatiques et dans ces transformations somatique il ya une réorganisation de l'activité cérébrale qui est très importante qui est très importante au point de troubler les repères du sommeil le sommeil pathologique de l'adolescent n'est pas toujours une réaction dépressive comme on le pense c'est souvent une mesure d'adaptation à ces transformations de l'activité cérébrale les changements d'humeur sont pas toujours le signe d'une entrée en dépression si aussi ce qui est rendu nécessaire par la réorganisation profonde de l'activité cérébrale donc il faut aussi dans
l'évaluation diagnostique faire beaucoup la part des choses et éviter d'installer un processus d'interaction vicieuse parce que si on voit quelqu'un dépressif on va le rendre dépressif si on a en tête la dépression eh bien on va travailler avec ce patient comme un patient déprimé on va transmettre ce diagnostic aux parents qui eux mêmes vont changer leur attitude et générer une interaction vicieuse dans d'autres guillemets avec leurs adolescents mais dans tous les cas dans tous les cas je pense qu'il est extrêmement important d'agir aussi et de recevoir d'écouter d'entendre ce que nous disent les patients de
leur dépression tu vous donner un tout petit exemple pour montrer la perplexité et le fait que je ne conclut pas sur un point précis mais je vous laisse un petit peu des points d'interrogation gens impatients que j'ai suivi pendant de nombreuses années on m'appelait loïc dans la caractéristique principale c'est qu'il a été déprimé toute sa vie jusqu'à ses 24 ans qu'il avait quand il est venu me voir et après plusieurs semaines de travail avec lui il s'est avéré que quelque chose qui m'a beaucoup surpris c'est que quand il était en dépression il se sentait plus
sous pression c'est à dire que lorsqu'il était en dépression il était en quelque sorte à l'abri à l'abri d'un regard maternel qui le mettait sous pression habituellement avec une injonction de réussir de faire des choses qu'il était incapable de faire et ce qui le mettrait donc dans cette dépression par contre une fois qu'il était déprimé bien il allait pas si mal que ça finalement chose très éprouvante pour un thérapeute de supporter qu'un patient soit bien quand il est déprimé 1 / b temps ça on a envie de le sortir de là et bien il m'a
fait comprendre ça c'est qu'il ya comme disait fedida quelques bienfaits à la dépression c'est à dire que c'est un travail ce moment de travail psychique qui protège le sujet d'un risque bien plus grand que celui de la dépression pour finir avec ce patient lorsque il était en dépression sa mère était maniaque c'est à dire qu'elle s'occupait de tout elle le prenez en charge complètement y avait plus rien à faire c'est un bébé et elle c'était une mère omnipotente et puis quand il sortait de la dépression c'est elle qui entrent et et prenez le relais et
surtout à sa place tout ça pour dire que milliards dans la dépression au moment de l'adolescence quelque chose qui a un rapport avec la séparation avec la séparation des objets promener avec la capacité d'intérioriser ces objets et du coup de pouvoir négocier la relation à ces objets d'une autre façon que pendant l'enfance il n'y a pas de dépression sans difficulté du processus de séparation est très souvent on trouve dans la dépression des signes d'une sorte de fusion dont le fonctionnement psychique avec tel ou tel objet de l'entourage parental fusion déclaré ou pas d'ailleurs visible ou
pas mais qui complique sacrément ce travail de subjectivation parce que la dépression c'est une sorte de déni de perte d'une certaine façon c'est une sorte de de mise en suspens 10 ans du travail autour de la perte de l'élaboration qui est rendu nécessaire par la perte et c'est aussi une façon de se protéger contre la menace qu'occasionnerait cette perte lorsque justement les bases narcissique sont trop fragiles pour finir au niveau des stratégies thérapeutiques on ne travaille pas avec un adolescent comme avec un enfant avec un adulte il est nécessaire jusque quand on a affaire un
adolescent qui va mal d'abord de façon tout à fait iconoclaste de renforcer ses défenses au lieu c'est bizarre pour un thérapeute de renforcer les défenses d'un patient alors que d'habitude on cherche à analyser le sait défense pour essayer d'aller le matériel inconscient avec les adolescents qui vont mal il faut le soigner comme un blessé de guerre il faut renforcer ses défenses et une fois qu'ils allaient défenses renforcées là on peut travailler autrement le but de la thérapie avec les adolescents c'est pas qu'ils aillent mieux vaut peut-être que ce sera censuré dans le compte rendu final
un georges vrai nom je te fais confiance mais c'est pas qu'ils aillent mieux le but date et rapide avec les adolescents même quand ils sont déprimés j'ai fini c'est qu'ils s'intéressent à leur fonctionnement psychique c'est qu'ils aient du plaisir à se penser c'est juste ça le reste ça suivra son cours je vous remercie [Applaudissements]