Il s'appelle Khalil Yaker. Bienvenue. Installez-vous.
- K. Yaker: Merci de me recevoir. - H.
Loussaief: Votre histoire personnelle vous a poussé à créer quelque chose. Vous avez créé Parency, qui est présenté par les spécialistes de la tech comme le Doctolib de la parentalité. Quelle est cette histoire personnelle?
- K. Yaker: Quand mon fils est né il y a 4 ans, il est arrivé avec un gros RGO. - A.
Lecaron: Reflux gastro-oesophagien. Ca les empêche de dormir. .
. - K. Yaker: C'est exactement ça.
Du coup, gros challenge allaitement-sommeil avec mon épouse. On s'est retrouvés, comme beaucoup de parents, sans trop savoir à qui s'adresser, à taper un peu à toutes les portes. Entre le manque d'informations et la profusion d'informations qu'on retrouve soit sur les réseaux, soit en ligne, les moteurs de recherche, groupes Facebook, bouteilles à la mer en story sur Instagram.
. . L'idée de Parency est venue.
C'est la plateforme que j'aurais aimé avoir quand j'étais jeune parent. - H. Loussaief: C'est un site.
Ce n'est pas une application. - K. Yaker: C'est une plateforme, oui.
- H. Loussaief: On retrouve Parency en ligne. A qui ça s'adresse?
Aux parents ou même à ceux qui ne sont pas encore parents? Aux grands-parents? - K.
Yaker: A tous les futurs et jeunes parents. Ca va du préconceptionnel jusqu'aux 1res années de la vie de l'enfant. C'est en gros ce qu'on appelle les 1000 premiers jours.
Mais ça, ça peut aller un peu avant et un peu après. Ca s'adresse à tous les parents qui souhaitent avoir du soutien qualifié, fiable de professionnels sur leurs sujets du moment, le sommeil, l'allaitement, la préparation à la naissance, la santé mentale, l'équilibre familial. .
. - H. Loussaief: C'est valable pour les femmes enceintes comme les coparents?
J'attends un enfant, je peux retrouver l'information que je cherche dessus? - K. Yaker: Exactement.
Vous allez pouvoir taper le mot-clé qui a à voir avec votre situation, votre région. . .
"Allaitement douloureux", "Nancy". . .
Vous tomberez sur des professionnels référencés pour vous aider. Vous pourrez prendre immédiatement rendez-vous. Vous pourrez filtrer par disponibilité ou autre.
Vous allez pouvoir trouver quelqu'un. Vous aurez une bibliothèque de contenus, des témoignages d'autres parents. .
. - H. Loussaief: Vous dites qu'on peut prendre des rendez-vous dessus?
Donc les professionnels de santé jouent le jeu aussi. - K. Yaker: Absolument.
- H. Loussaief: Comment vous les recrutez? - K.
Yaker: On a un comité d'experts constitué de 2 sages-femmes, de 2 infirmières puéricultrices et d'une consultante en lactation IBCLC. Ca nous permet de mettre un cadre sur les critères de référencement des professionnels sur la plateforme et de s'assurer toujours de la qualité d'accompagnement des parents. - H.
Loussaief: Combien de professionnels sur la plateforme? - K. Yaker: Au moins 150.
- H. Loussaief: Sur toute la France? - K.
Yaker: France métropolitaine. - H. Loussaief: Le rendez-vous est effectué.
. . La rémunération ne passe pas par la plateforme.
Ca passe par le rendez-vous en physique. - K. Yaker: En effet.
Le parent s'acquitte des honoraires du professionnel et le fait d'être sur la plateforme est totalement gratuit pour le parent. - H. Loussaief: Quel est l'avantage de passer par votre plateforme et pas par Doctolib?
- K. Yaker: Doctolib existe depuis 2013. Ca n'a jamais eu nécessairement vocation à accompagner particulièrement les parents.
C'est quelque chose d'assez horizontal. On va retrouver des produits de santé. .
. C'est un peu un secrétariat digital. - A.
Lecaron: Oui. C'est de tous horizons. - K.
Yaker: Ca a été créé en 2013. Le rapport des 1000 premiers jours, assez édifiant sur la nécessité d'accompagner les parents, date de 2020. Ce n'est pas nécessairement Doctolib qui a changé le quotidien des parents.
Le but va être de se focaliser sur les futurs et jeunes parents et sur leur manière de fonctionner. On va retrouver des choses qui diffèrent. Par exemple, on aura également des pros parasanté qui ont leur appartenance au système.
Je pense aux pros de l'allaitement, aux pros du soin des femmes enceintes. . .
- H. Loussaief: On peut avoir des séances d'acupuncture? - K.
Yaker: On pourra y venir. On n'en a pas, mais il faudra voir avec le comité d'experts. - M.
Perarnau: Il y a des monitrices de portage agréées. - K. Yaker: Exactement.
Le but est de permettre aux parents d'avoir la tranquillité de se dire que si on va sur cette plateforme, c'est quelqu'un qui a été backé. - H. Loussaief: Quelqu'un de checké par le comité.
Quel est l'avantage d'aller chez vous et pas sur une autre plateforme de santé? - K. Yaker: Très bonne question.
- H. Loussaief: Je sais. - K.
Yaker: Bravo, Houssem. On a un outil fait part et pour des pros de ce secteur en particulier. C'est un secteur qui a un fonctionnement particulier.
On va trouver dessus des déplacements à domicile, des consultations en cabinet, voire dans plusieurs cabinets. La dame qui a son cabinet mais qui intervient également à la maison de la famille de l'enfant. .
. Tout ça, c'est pris en charge par l'outil. Vous pouvez n'utiliser que Parency et complètement gérer votre activité.
- H. Loussaief: J'ai vu qu'il y avait un onglet témoignages. Pourquoi il était nécessaire de donner la parole aux parents, si ce n'est pour faire de la pub comme on peut le faire pour autre chose?
Pourquoi c'était pour vous nécessaire qu'ils soient visibles sur la plateforme? - K. Yaker: Etant parent.
. . Souvent, pour toute chose, ce qui importe souvent, c'est l'avis d'un autre parent.
Il s'agit aussi de savoir pour les gens qui ont une certaine charge mentale de savoir qu'on n'est pas seul, que d'autres gens passent par des choses similaires. On peut parfois trouver certaines clés dans certains témoignages. Il était important d'avoir cet aspect communauté de parents sur la plateforme.
- H. Loussaief: Merci. Ca s'appelle Parency.
Quel est l'objectif à moyen terme? - K. Yaker: Ce serait bien d'atteindre bientôt les 1000 professionnels sur la plateforme.
On est en bonne voie. Ce serait aussi de devenir un peu la référence de l'accompagnement des parents. C'est un peu ambitieux.
. . - A.
Lecaron: Attention. . .