Cette vidéo n'est pas joyeuse et pourra même parfois être un peu difficile à encaisser, brutal, car n'étant pas conçu pour vous brosser dans le sens du poil. Elle soulève un tapis qu'au fond, vous comme moi, nous aurions évidemment préféré laisser pourrir dans son déni. Pourtant, comprendre les dynamiques de pouvoir d'une époque est absolument centrale si l'on compte essayer d'y vivre autrement que comme un ou une dérivant apeuré et manipulé.
Alors, est-ce que vous pourrez vous en sortir ? Probablement pas. Les lois statistiques ne pardonnent pas.
Je ne serai pas votre sauveur parce que c'est ce que vous attendez de moi au fond et c'est précisément pour ça que vous resterez coincé pour la plupart d'entre vous. Mais au moins, vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas précisément ce qui se jouait et ce que l'on vous faisait sans votre accord. Pour vous, si elle doit servir à quelque chose, cette vidéo devrait être une torture de lucidité.
Pour moi, c'est un rement de classe mais avec style. Mon père avait l'habitude de dire "Ne fais pas peur aux vaches, ça gâte le lait". Et bien soit au pire lait cognitif sera peut-être très amer.
Bonne vidéo. Je me souviens le soir ou le le truc a kick dans mes veines pour la première fois. Je rentrais chez moi, j'attendais le tram.
Ça allait être violent, très violent comme tous mes éclairs de lucidité très rapide aussi. Mais comme à chaque fois, je ne m'en doutais pas un instant avant. Ces éclairs me prennent par surprise sans que j'ai rien demandé.
C'est comme ça en vérité que je comprends des choses quand ça m'arrive. Comprendre, c'est décaler sa réalité. C'est entré pendant à peine 8 centsè de secondes peut-être dans un univers parallèle terrifiant parce que plus bah plus on supporterait pas vraiment.
Alors on a juste le droit à un flash une frame d'un très bon film d'horreur l'autre côté de la pièce. Comprendre c'est avoir le droit d'entrevoir le beau oui quand c'est donné et le lait le très très lait et le très très triste aussi en l'occurrence. Ce soir-là, donc je rentrais chez moi.
J'étais exténué, vidé. J'avais mon casque sur les oreilles. La rame est arrivée.
La porte s'est ouverte, c'était bondé. Pas bondé fête, non, plus bondé, un support. Bondé 21h, mardi soir, fin de journée offerte sur l'hôtel de Mamoun.
Corps et esprit vidé. Bondé dissociatif. Bondé.
Personne regarde personne parce que la personne ne supporte personne. Bondé. évidemment que personne n'a l'espace pour tolérer plus que sa propre petite existence et son propre petit insupport personnel.
Je comprends. Et donc, on fait quoi nous les humains en 2025 quand on se supporte pas et qu'on supporte pas l'autre et qu'au fond on supporte plus rien et qu'on veut juste que le temps accélère pour nous effondrer dans nos pieoules. Bah ouais, on baisse les yeux et on déverrouille.
Je suis rentré dans la rame et d'habitude je sais pas, je calcule pas, je déverrouille aussi je pense. J'entre dans le portail amnésico scrollant et je joue pas les rebelles qui parlent trop. Mais là je sais pas, j'ai pas déverrouillé.
J'ai même enlevé mon casque, stoppé la musique. Les autres humains étaient silencieux, même pas un fou bourré pour animer un peu tout ça. Rien, pas une voix en dehors du rondronement métallique du trame et quelques raclages de gorge en guise de ponctuation.
J'entendais même les ongles de la nana à côté de moi glisserai de base en haut sur son écran dans un son de plastique horripulant et ses corps uniformément abandonnés en veille qui se balançaient léthargiquement selon les inclinaisons de la voie vivant cliniquement oui mais passé de l'autre côté du portail et là là j'ai eu une vision je veux dire une véritable vision pas un truc que j'ai imaginé non un flash pendant Quoi ? Allez une demise pas plus mais suffisant pour que j'y réfléchisse que je la dessine que j'écrive dessus pendant les trois semaines suivantes et que je pompe tant bien que mal ce texte visiblement et que j'ai même la folie de vous le partager. Ce que j'ai vu en couleur dans un flash violent et bien c'est toute une société et un ordre social caché.
J'ai vu tous les gens autour de moi changer en d'espèce de goule. J'ai pas trouvé de mots qui s'en rapprocheraient plus. Alors, ce sera goule.
Des goules fermières voûtées de partout. La belle rouge avec les vertèbres dorsales qui sortaient presque de la chair à force d'asservissement enroulant. Leurs habits craquaient par le haut comme des quasimodos mutants.
J'avais jamais imaginé qu'une colonne vertébrale pouvait autant se tordre. Et dans leurs mains et ben c'était pas un téléphone non, c'était plus comme le début d'un tuyau noir qui aspirait tout ce qui sortait de leur visage. Ces goules étaient des nourrisseurs.
C'est le mot qui a qui a raisonné dans ma tête sans que je demande rien. Enfin d'abord, il était en anglais feeders. comme si on leur extrayit quelque chose, un flux noir et opaque qui sortait de leur visage, du haut de leur crâne et qui se précipitait en lévitation jusque dans l'entrée du vortex qu'ils tenaient dans leurs mains.
Et ensuite et bien il y avait de longs tuyaux noirs qui s'enfonçaient dans le sol sous le trame qui était devenu transparent et quelque part à peut-être 1 ou 2 km de profondeur en dessous de la lthosphère, je pouvais le voir clairement à travers le sol. Il y avait une grosse sphère sombre gluante sur laquelle était relié des millions de câbles et cette sphère faisait de petits mouvements de digestion. Cette masse molle comme un tube digestif géant mais circulaire avait l'air d'aimer ça, de sacrément prendre du plaisir à se faire alimenter, de grossir, de jouir en têtant.
Il y avait quoi ? 30 personnes autour de moi ce soir-là dans cette rame fantôme. 30 nourrisseurs et pas un seul regard.
Juste des corps en instance d'attente qui alimentait et alimentait. Je pouvais très clairement voir, même si je comprends que ça vous paraisse étrange, les paquets neurologiques les uns après les autres glissait à travers les grands tubes gastriques dans une suion macabre. La vision est partie aussi vite qu'elle est apparue comme une image subliminale pirate d'une milliseconde pas plus glissé dans un film de 2 he sur les 200 spectateurs.
Un seul peut-être a la persistance rétinienne pour la retenir suffisamment longtemps et pour tenter de la déchiffrer. Et là j'ai compris. Tout le monde est en retard sur ce qui se passe parce qu'on a déjà basculé.
C'est juste qu'entre ce monde là ici le vieux celui de la matière et l'autre le Nexus l'hyper réalité de Baudriard. Et bien il y a un portail amnésique qui fait qu'on oublie qu'on oublie quand on revient ici à quoi ça ressemble de l'autre côté. Et donc personne n'en parle.
Le nouvel ordre social est flouté, discret. Ce que j'ai vu, c'est donc un nouvel ordre social dans lequel vous et moi avons déjà une place bien définie aujourd'hui maintenant. Et pour vous, je vous le dis d'entrée de jeu, une place au combien blessante et laide.
Car si vous n'êtes pas au courant de la nouvelle pyramide, j'ai de bien mauvaises nouvelles pour vous dans cet épisode car vous n'êtes très probablement pas en haut dans cette nouvelle société. Toutes nos conceptions s'effondrent. Il n'y a plus de bourgeois, de riches, de pauvres, de propriétaires et de travailleurs.
Ici dans le Nexus, il y a les nourrisseurs, les goules et nous, les nétocrates, les vaches et les fermiers qui en synergie dans la milliard de milliards de réseaux simultanés face au nom tout un nouvel ordre social dont cet épisode vise à déshabiller la structure et le fonctionnement, à exposer la le laideur, les non dit et les dangers. voir l'architecture du piège dans lequel vous êtes déjà tomber. Voilà ce qui va nous occuper aujourd'hui.
Et je vous préviens, ce sera pas agréable. Toute l'humanité fonctionne aujourd'hui non plus vraiment sur le vieux capitalisme bourgeois d'accumulation des ressources qui fait office de grille progressivement dépassé mais sur le pompage cognitif en direction du nexus gestatif. Voilà ce que nous devons essayer de penser.
Le Nexus, ses règles, ses perdants et ses gagnants. Historiquement, vous l'avez tous appris à l'école, l'aristocrate se fait manger par le bourgeois. Oui, mais ensuite et bien le bourgeois se fait bouffer par le netto, sorti de nulle part, agent du style et du mouvement.
Voilà ce qui est en train de se passer. Le nétocrate qui lui-même ensuite alimente le numérico fetus. La valeur aujourd'hui, celle qui définit nos échanges humains, n'est plutôt monétaire et productive, mais attentionnelle, nourricière et stylistique.
L'argent suit le style et l'œil. Et dans ce nouvel espace de concurrence, toutes les cartes sont rebattues. C'est ce que je veux que vous compreniez en sortant de cette vidéo.
Le bourgeois richissime, propriétaire de société et économiquement intouchable, peut naître dans le nexus qu'une larve infantile de plus, passant 6 heures par jour à baver son jus psychique, dérivant sans défense dans la mer algorithmique. Là où le jeune déshérité et sans le sous peut avec quelques combines et pas mal de chance devenir l'objet de fascination de toute la nouvelle société en réseau. C'est un tout nouvel ordre social qui se met en place depuis une petite dizaine d'années sous nos yeux.
Enfin, pas vraiment sous nos yeux, justement, sans nos yeux. Et c'est tout le problème. On n'y voit rien.
C'est un ordre social discret, dissimulé, submatériel et qui pourtant a des effets très concrets ici et maintenant sur ma vie et sur la vôtre. Mais si vous ne voulez pas voir le dessous, et bien ce qui se passe au-dessus est complètement incompréhensible. Vous essayez de comprendre d'où vient votre fatigue et votre sentiment de vide sans pouvoir sentir les pompes que l'on a branché sur votre corps.
Vous êtes aveugle et conciliant. OK, je me calme et j'essaie de vous expliquer ça point par point. Il faut que je vous détaille le Nexus étage par étage jusqu'au très fond.
tout ce que j'ai compris parce qu'il faut que vous puissiez à votre tour comprendre tout ça. Il en va de votre survie cognitive et aussi il faut que l'on parle de votre place peu glorieuse dans ce chemin. Comprendre qui sont vos nouveaux maîtres, pourquoi ils gagnent et qu'ont-ils de fondamentalement différent de vous prolétaires numériques.
Il faut que vous entendiez certaines choses qui ne vont a priori pas vous plaire. Il faut que vous preniez en plein visage les illusions que vous prenez pour d'évidentes certitudes et qui font de vous, que ça vous plaise ou non, des vaches sans information éternellement insatisfaites meuglant pour votre dose de sédatif quotidien et à quel point ça m'arrange et ça nous arrange. Ici dans le Nexus, le doute est immédiatement rempli.
La recherche de certitude et de cohérence est une industrie extrêmement lucrative. Les modes de vie remplacent la vie. La soumission est encouragée.
La fascination est l'objet libidinal par excellence et l'infantilisation est grandement encouragée. Soyez des enfants, s'il vous plaît. Bienvenue dans la nouvelle guerre des classes, celle où vous et moi nous ne sommes pas ensemble mais face- à face.
Que ça me plaise ou non, que ça vous plaise ou non. celle où vous perdez et où moi et les autres nétocrates nous gagnons, il paraît. Bienvenue au Dolmen.
1 la porte d'entrée, le portail amnésico scrollant. Aujourd'hui, vous vivez comme moi dans deux sociétés successivement tour à tour. La première est la vieille, celle du capitalisme mourant, celle de la matérialité, de la tridimensionnalité psychique et physique, de la quête énergétique primaire, de la recherche de la dominance, de la gratification, de la reproduction et du contrôle des ressources.
Ici, on peut résumer nos comportements à chercher le plaisir, fuir l'inconfort et agrandir notre territoire gratifiant. Ou dit moins prosaïquement, travailler pour pouvoir manger, chercher un ou une partenaire et tenter tant bien que mal de nous frayer un chemin dans la vie qui soit plus choisi et vertueux que subi et blessant. Cette réalité, c'est celle qu'expérimentent nos systèmes nerveux avec quelques modifications bien sûr depuis 300000 ans.
Elle a ses règles et ses ordres et elle ne m'intéressera pas du tout aujourd'hui. On ne va pas s'y attarder car tout ce qui nous intéresse de ce côté-là du portail et bien c'est votre système nerveux et sa capacité de réception de ce flux encore incracable que l'on appelle conscience. C'est la seule chose dont nous avons besoin, votre antenne, votre câblage de neurones capable de recevoir et d'enrichir de l'information plus ou moins raffinée.
De l'autre côté du portail, dans le Nexus, la seule chose qui est de la valeur et bien c'est vos 100 milliards de terminaisons nerveuses. C'est elle dont le Nexus a besoin. La chose qu'on est encore bien incapable de produire en série.
Est-ce que vous venez mettre à disposition ? C'est la matière première du nouveau contrat social. Mais on va y aller doucement.
Pour le moment, retenez que la seule chose qui est de la valeur à partir du moment où l'on passe le portail, c'est votre architecture mentale, votre câblage neuroénergétique. Le reste ne nous servira à rien. C'est incombrant et vétuste.
On peut donc laisser le corps de l'autre côté en position de veille végétative pour quand on repassera le portail à la sortie. Le neurone, c'est tout ce qui restera de vous de l'autre côté du portail. Quand vous déverrouillez et quand vous vous rendez par automatisme dissociatif dans un espace algorithmé, ce qu'en moyenne un individu de 18 à 30 ans en France fait 40 à 90 fois par jour pour une moyenne de 3 heures de présence dans les fermes numériques à contenu.
Vous changez de monde. Je veux dire vraiment, ce n'est pas une métaphore. entré dans le nexus et mon travail comme celui des autres nétocrates, c'est de vous distraire le mieux et le plus longtemps possible pendant vos heures de pompage quotidienne.
À bien des égards, nous sommes nous les nétocrates des distractions sur pattes plus ou moins idiotes ou vertueuses pour que vos 3 heures de cloudisation et de traite passent plus vite. La question c'est donc pourquoi vous me laissez vous distraire en ce moment ? Et pourquoi vous vous faites traire ?
Qu'est-ce que vous désirez ? Qu'est-ce qui vous fait entrer dans le nexus affamé que vous êtes ? 2 les ferme à goule.
Une fois de l'autre côté du portail, vous tombez en plein milieu d'une chaîne d'extraction bruyante et fumante où tous les rouages tournent à plein régime. Le Nexus est une ferme. C'est un nouveau contrat social néopéodal auquel vous avez consentire compte qui se découvre sous vos yeux ahurés.
Ici, il y a vous les goules fermières, le prolétariat attentionnel qui file sur d'immenses tapis roulants et nous, moi et les autres, les nettocrates, les fermiers, les créateurs, les exploitants du réseau, la nouvelle classe dominante dont je semble oui devoir faire partie, qui bricole un inconscient optique plus ou moins qualitatif à faire défiler. Et j'ai autant besoin de vous que vous avez besoin de moi et vous avez besoin d'avoir besoin de moi. Voilà comment les choses fonctionnent dans la ferme du Nexus.
Au niveau structurel, les nettocrates nourrissent les goules. En échange, si l'on vous nourrit bien, on reçoit de plus en plus de goules à nourrir et à encadrer. Le parc de notre ferme augmente et on doit continuer de vous nourrir pour que vous les goules, vous reveniez dans le portail pour vous faire traire.
Et en échange de tout ça, on nous permet à moi et les autres nétocrates de gagner de l'argent. Oui, et parfois beaucoup d'argent. Mais ce n'est pas du tout le plus important.
L'argent appartient à l'ancien paradigme capitaliste, à l'autre monde si vous voulez. Ce qui compte ici, c'est avant tout notre capital fascination. Et cette chose au grand de la bourgeoisie mourante, l'argent ne peut pas vraiment l'acheter.
Le nétocrate gagne par la libido, par la fascination qu'il ou elle produit et entretient. Le nettocrate est un être de mouvement et de style, pas d'accumulation et de pouvoir, mais on va y revenir. Ce qui occupe toute l'attention du nétocrate, ce n'est pas son rendement monétaire, mais son capital fascination, sa pertinence et son style ontologique, pourrait-on dire.
C'est ça que le nétocrate accumule. Et comme les goules ont toujours faim, sont toujours en quête de réponse et de soumission fascinée parce que vous êtes vidé de l'intérieur et très peureux, et bien le manège tourne à plein régime. En bref, voilà donc les termes du marché auxquels vous consentez chaque jour malgré vous.
Mais alors, qu'est-ce qui définit ici dans le Nexus ? Qui gagne et qui perd ? qui crée et qui regarde les dominants et les dominés ?
Et bien, c'est une question à laquelle j'ai beaucoup réfléchi et c'est une question bien plus artistique qu'intellectuelle, plus psychique que matériel. 3 fascinant fasciné. Alors, comment devient ton étoccrate ?
Voilà une bonne question, car c'est la lamentation désespéré de toutes les goules dérivant dans le nexus évidemment leur désir primordial. Passer du fasciné au fascinant. Et bien la réponse ne va pas vous satisfaire mais par chance d'abord avoir été là au bon endroit au bon moment aussi cynique que cela puisse paraître.
L'ascension sociale lors d'un changement de paradigme technologique est d'abord toujours une affaire de hasard. Regardez les grandes figures nettocratiques aujourd'hui de divertissement ou d'information peu importe. Celle qui vous fascine et fascinent.
Pour l'énorme majorité d'entre elles, elles ne viennent pas des anciennes classes dominantes. Ces nouveaux dominants sont de petits génies sortis de terre presque par hasard et sur qui se sont concentrés des millions de pères dieux sans qu'il ou elle. d'un côté ou de l'autre ne puisse au fond comprendre pourquoi.
La technologie relance les D pyramide humaine statistiquement tous les 5 ou 10 siècles. Tous les hommes se penchent alors sur les gets et certains, hasard ou destin se retrouvent au bon endroit au bon moment alors que les anciens dominants entamment un long et pénible déniant. D'ailleurs souvent assez tristes, forcé de rendre les clés de leur palais.
Ensuite, du côté des euros choisis, certains se montreront capables de s'obstiner suffisamment longtemps, de cultiver leur prêt jusqu'à ce que des goules s'abonnent au comptoir. C'est tout en pratique. Car au fond, les codes de réussite dans le Nexus, disons-le, sont presque incompréhensibles, quasi inné, stylistico séducteur, je dirais.
Si on pouvait reprocher aux dominants féodaux de tirer leur autorité d'un dieu absolu et intouchable et incritiquable au dominant capitaliste de se reproduire par hérédité et donc d'être un système profondément injuste, les dominants du Nexus sont presque inattaquables. Le talent de fasciner est difficilement saisissable, ne se transmet pas héréditairement et pour le dire vite, bah oui, on se verrait mal reprocher à un être. son pouvoir d'attraction iné et celui qui l'exerce sur nous soneté toute entière jugée meilleur dès lors le nétocrate a un pouvoir qui pour la première fois de l'histoire semble presque mérité tout ceci promet une lutte des classes sans merci entre les nétocrates exploitants et les goules envieuses et une quasi impossibilité pour les dominer de réclamer quelconque du vous Vous êtes juste moins bon pour résumer.
Voilà ce qu'on vous dira et pas totalement à tort. La plupart des neutocrates ignorent pourquoi on leur a permis d'accéder à ce nouveau statut dominant. Ce sont des enfants d'internet gagnants et vora et doués.
Instinctivement doués. Être un éthocrate, bah vous le sentez ou vous ne sentez pas. Ça s'apprend pas, ça se transmet pas vraiment.
Et quiconque vous dira le contraire cherchera à vous fasciner à son tour ou à vous vendre quelque chose. Souvent une méthode bricolée pour apprendre à fasciner à votre tour. En fait, si vous voulez comprendre comment vous avez terminé ici au fond de la cuve à attention à être fascinéant, si vous voulez comprendre comment vous vous êtes fait proltariser, pourquoi vous êtes en bas de la nouvelle pyramide, bah il faudra pas tant chercher la réponse chez ceux qui vous fascinent.
mais bien d'abord à l'origine dans votre besoin de soumission car c'est la faille qu'exploite l'intégralité de la pyramide du Nexus. 4 Votre surcharge informationnelle. Le besoin humain de modèle et d'influence est impossible à consoler.
La partie de vous-même qui pense qu'elle a besoin d'information et de guide pour vivre est parfaitement irraisonnable dans sa quête sans cesse renouvelée d'information. Et je ne parle même pas ici de votre besoin de divertissement. Et les nétocrates savent très bien tout ça et il prospèrent là-dessus.
Et sans surprise, les coupes de champagne numérique trinquent. Ils ont compris depuis longtemps qu'ils n'avaient pas besoin de se poser les uns aux autres. Car ne vous y trompez pas, les nettocrates sont organisés.
Ils discutent entre eux, s'organisent en club, se fréquentent largement. leur conscience de classe est parfaitement en place contrairement à la vôtre car vous êtes parfaitement inconscient de votre condition et même après cet épisode qui a de grandes chances que vous refusiez de voir ce qui est en train de vous arriver. Vous n'avez donc aucune idée du gouffre cognitif qui se creuse entre vous et nous, entre notre accès informationnel et le vôtre.
Votre information est gigantesque, anarchique, fondamentalement chaotique et vous ne pouvez qu'avancer difficilement en taillant à la machette et sans aucune sûreté. Là où tout est accessible, et bien le luxe n'est plus l'information mais la cohérence. Et justement notre information nettocratique et précise, cohérente permet l'action et la lisibilité d'ensemble.
Les robots mettent à notre disposition plein d'outils pour vous regarder, vous promener dans le Nexus, traquer vos moindres envies. Par exemple, moi si vous regardez cette vidéo, je sais ce que vous regardez généralement, ce que vous avez regardé avant d'atterrir ici, vos goûts, comment vous avez trouvé ce prêt ? Combien de temps vous y resterez, si l'herbe vous a plu, un peu, beaucoup ou pas du tout.
Le bon nettocrate scrute les va et viens idéologiques des goules, leurs peurs, leurs envies et produit selon ces vagues attentionnelles, tout ce qu'il faut pour convenir aux envies variables du troupeau. Pour aller vite, le nétocrate vit sur la traite industrielle de votre attention et de vos ressources psychiques. Il examine donc et optimise sa capacité de fascination tout le temps.
Vous et bien vous nagez dans une merre d'information où chaque information, chaque conseil, chaque idée semble inévitablement poussé par la précédente hors de la scène toutes les 10 minutes. Vous êtes informationnellement paralysé. qui plus en tant que goule, vous n'avez aucune conscience de groupe.
La traite vous enferme dans une pseudoelation d'intimité avec vos nétocrates favoris et dès lors, vous ne voyez pas les dizaines de milliers d'autres nourrisseurs branchés à côté de vous à l'instant même où je vous parle, branché sur le même canal et pompé eux aussi de leur jus vital en regardant un petit film. 5. Soyez reconnaissants.
Pauvre scroller. La première chose à comprendre pour vous, c'est que oui, il y a de grandes chances qu'indépendamment de votre milieu social, de vos revenus ou de votre capital culturel, vous fassiez partie du nouveau prolétariat, du consomtariat attentionnel, comme propose de le nommer le philosophe Alexander Bard, ou que vous soyez doucement en train d'y sombrer car tout vous y pousse. La réalité est décevante et l'hyperréalité est remplie de gens.
apparemment satisfait et distribuant des conseils. Évidemment donc que vous allez zoter et regarder ce qui se passe. Chef d'entreprise, étudiant, maire au foyer, vagabond solitaire, artiste international, personne, tout le monde inconnu et célébrité, riche, pauvre.
Le nouveau prolétariat se recrute partout et tout le temps. Tout est fait aujourd'hui pour que vous y finissiez. Et statistiquement, comme je vous disais dans l'introduction, l'énorme majorité des individus qui tomberont sur cette vidéo termineront dans le fossé à goule où ils sont déjà.
C'est dur, mais c'est important de ne pas vous mentir. Et je sais que ce que je suis en train de vous dire va vous faire grincer des dents. Mais oui, vous avez perdu ou vous êtes en train de perdre et le gouffre ne va faire que s'accentuer dans les décennies à venir.
Dès lors, il faut que vous conscientisiez une conscience de classe. Vous, le prolétariat nourrissant, c'est la première étape. Oui, si vous passez 3 ou 4 heur ou plus à vous faire traiter numériquement, vous êtes prolarisé, vous êtes de la matière première et on fait tout pour ne pas que vous vous en rendiez compte.
La première chose que l'on dit aux ouvriers exténués pour ne pas qu'ils se regroupent et s'organise, c'est bah vous devriez être au moins content d'avoir un boulot. Soyez reconnaissants. Regardez ce gars dans la rue.
Lui, il aimerait bien être à votre place. Et bien oui, vous devriez être heureux de pouvoir accéder à toute cette information et ce divertissement gratuitement. Voyez un peu comme cette époque est formidable, comme vous pouvez tout savoir et tout faire, scroller et désirer et surtout n'allez pas plus loin.
Voilà ce qu'on vous dit. Et il faut que vous preniez donc la chose comme un constat difficile, oui, mais important. Vous êtes les nouveaux perdants de l'autre côté dans le nexus et du moment que vous n'admettrez pas d'abord cette donnée que d'autres vivent sur votre absence de vie, rien ne changera.
Vous devez comprendre que vous êtes les artisans de votre domination. Nous autres, les nettocrates, nous ne sommes que des vases magnifiques dans lesquels vous venez déverser toute votre envie, vos ennuis, vos recherches de réponse sur le mieux vivre ou juste votre besoin de décompensation dans du rire bas de gamme et vide en fin de journée. Vous nous donnez forme et pouvoir.
La faille vient de votre inconsolable et irrépressible besoin de vous soumettre et d'être sauvé. Et je peux vous le dire d'autant plus facilement qu'au fond, soyons franc, il est quasi impossible et insurmontable pour vous de faire autrement. Mais pour le petit pourcentage qui comprendra ce qui suit, c'est cadeau.
Briser son téléphone et partir en forêt où le déni. À ce moment-là de l'épisode, il y a au moins un petit malin qui va s'exclamer en commentaire "Mais j'ai juste à verrouiller mon téléphone et fini l'exploitation. Ta nouvelle pyramide, elle est pas si terrible.
Tuen fais tu en fais beaucoup pour pas grand-chose. Alors oui, tu as juste à poser ton téléphone mais on sait très bien toi et moi que tu le feras pas. Rendez-vous dans 20 petites minutes sur la lunette des toilettes pour le prochain passage de portail et la prochaine session de pompage.
Le jeu ne s'arrête pas parce que tu arrêtes de jouer. En fait, le jeu ne peut pas s'arrêter. Que vous le vouliez ou non, le Nexus est là et le coût de la démission est déjà et sera de plus en plus énorme et socialement coûtant.
Internet est là pour durer. Historiquement, le Nexus vient juste d'arriver et ces implications psychique et social sont encore grandement inconnues. Dire aujourd'hui qu'il faut quitter internet reviendrait à dire en 1460, soit 10 ans après l'invention de l'imprimerie, alors que les premiers manifestes et penflet se multiplient partout en Europe, que l'imprimerie devrait être abandonnée sur le champ, qu'elle est trop dangereuse et que l'on peut parfaitement vivre san.
Alors oui, vous pouvez essayer, je vous regarde. Vous ne trompez personne. Vous ne quitterez pas le Nexus.
y être est devenu infiniment trop précieux et le sera de plus en plus. Vous pouvez donc jouer des effets d'annonce autant que vous voudrez. Si tous les nétocrates peuvent vous pointer si facilement l'ennemi du doigt, à savoir eux-mêmes et leurs outils, s'ils peuvent vous pomper en vous parlant de la cause de vos malheurs blanc sur noir, c'est qu'ils savent très bien que vous ne partirez pas.
Alors oui, vous pouvez juste casser votre téléphone mais vous ne le ferez pas. Pour autant, si vous voulez que l'on parle vraiment et que l'on parle de la seule véritable différence entre nettocrate et goule et si vous voulez bien par la même occasion arrêter de vous mentir, allons-y. Mais ce ne sera pas agréable, ce ne sera pas fancy et ce sera rigidement cynique parce que de toute façon, le piège est tellement bien serré que même en vous révélant le secret, rien ne changera.
Mais pour le ridicule pourcentage qui sera capable de faire quelque chose de ce qui vient, c'est pour vous. 7 le véritable secret de la nétocratie ou la seule manière d'arrêter le manège. Quand Internet est petit à petit arrivé dans les mains de monsieur et madame tout le monde au début des années 2000, beaucoup y ont cru.
Enfin, après plusieurs expérimentations ratées, une machine horizontale à recevoir de la caresse à profusion venait de voir le jour. C'est simple, je crée mon petit blog où je raconte mes petites choses et des inconnus bienveillants viennent me laisser des marque d'amour ponctuelle. À mon tour, quand j'ai le temps, bien sûr, je lis la chronique de celles et ceux que je suis et j'y dépose quelques bienveillantes marques d'amour à mon tour.
Le cercle à validation perpétuelle venait d'être inventé. Enfin, le monde allait tenir sur lui-même et tourner rond. Et l'amour, l'attention et la sollicitude circuleraient comme il se doit entre tous les petits sujets branchés et dansant en ronde.
L'image était virginale, idylique, chaude et, je dois l'admettre, effectivement ardemment désirable. À ce moment, la promesse d'Internet était au fond matricielle. Ici, tout un chacun venait réclamer son du câlin illimité, la célébration gratuite et immédiatement accessible de son être.
Enfin, c'en était fini de la longue et pénible lutte pour la reconnaissance qui nous a fait tant de mal. Une forme de retour tribalooussoauiste, l'EN cybernétique, la boucle à solicitude auto-alimentée venait de naître. Mais voilà, comme toujours, le fameux réel freudien est revenu à la charge.
Une chose à comprendre sur nous les humains, c'est qu'au fond de chacun d'entre nous dort la certitude capricieuse d'avoir le droit d'être célébré sans attendre, juste pour le simple fait qu'il ou elle existe et réussit à continuer d'exister. Et pour ça et bien nous devons être célébrés gratuitement et immédiatement. Nous pensons au vu du caractère tragique et difficile de la vie que nous pouvons trouver ici et maintenant en cherchant bien de quoi combler la peur et l'inconfort génère notre condition d'homme.
Et nous adorons revendiquer ce droit imaginaire. Malgré les exemples historiques de l'impossibilité radicale de ce projet, nous ne pouvons simplement pas abandonner notre paradis imaginaire. Quelque part, il doit exister, sinon créons-le, un espace paradisiaque où tout est chaud, beau, rassurant, cohérent, cyclique, compréhensible.
La vie est trop dure et il doit exister quelque part un moyen de la rendre douce et paisible, unifié, harmonieuse comme lorsque nous nous baignions paisiblement dans le liquide amiotique de nos génitrices. Nous avons le droit à la paix et à l'union. Voilà la certitude qui pose problème.
Nous recherchons donc malgré nous ce retour, cette régression. Freud dirait cet instinct de mort, la mort d'eau, ce rappissement jusqu'au retour de l'union chaude. Car là où il n'y a plus de contraste et plus de friction, plus de frustration, et bien ça s'appelle la mort, la fuite de l'exigence blessante, difficile et imparfaite qui est la vie.
Ce que nous voulons alors c'est ramper jusque dans le ventre chaude d'où nous venons, celui où rien n'était attendu de nous, si ce n'est vivre. dans un cycle ininterrompu et prévisible de plaisir. À ce titre, vous me voyez venir, Internet faisait office de promesses incroyablement alléchantes, celle d'un divan rouge encerclé d'esclaves magnant de grandes plumes de pan, s'occupant jour et nuit de donner à chacun et chacune d'entre nous son soi-disant dû existentiel.
Et évidemment, je ne vous apprends rien, le rêve n'a pas duré. Comme tout espace social, même s'il l'on fait tout pour les retarder, pour les sublimer, les différences de fascination et de pouvoir reviennent à la charge. Tout le monde ne pouvait pas éternellement être le fascineur et le fasciner tour à tour.
Certains et certaines se sont vite approprié le monopole des caresses reçues jouant de leurs aptitudes spécifiques. Quand les autres et bien les autres se sont accrochés à leur paradis perdu coûte que coûte et sont devenus des yeux teurs en vieux pris dans une matrice cyclique blessante lesgoules. Car il y a une chose que le Nexus ne pardonne pas l'absence de libido.
Je dis ici libido dans le sens de Freud, c'est-à-dire le désir de vivre, de s'imposer, de se présenter au monde, d'être, d'incarner la projection phalique, c'est-à-dire l'imperfection, oui, mais créatrice, de briser le cycle matriciel par la révolte, par l'acceptation pleine et entière du caractère cynique, inégal et féroce de la vie. Alors, nous pourrions parler des heur de pourquoi certains et certaines existent dans le nexus quand d'autres dérivent et consomment. Mais si l'on s'épargne les pudibonderies d'usage et les convenances, on en arrive au fond à dire certains sont simplement plus puissants et moins soumis.
Tout est là. Interlude. Ces épisodes, c'est une fraction de ce que je vous propose au Dolm.
Alors, si vous voulez approfondir ces réflexions, en discuter avec d'autres membres de la communauté, venir débattre, discuter avec moi et les autres, obtenir des réponses à vos questions, vous pouvez rejoindre le cercle du Dolman. Cette communauté regroupe plusieurs centaines de personnes de tout horizon intellectuel, artistique et humain depuis presque 2 ans. C'est un lieu virtuel sur lequel je vous partage beaucoup plus que ce que je me permets de vous partager sur l'internet monde.
On a un Discord sur lequel on échange tous les jours. Vous pouvez aussi vous joindre à nous pour nos rencontres en physique dans différentes villes de France. Au cercle, vous trouverez des podcasts exclusifs, des conférences.
Par exemple, je vais vous y publier dans quelques semaines une sorte de suite à cet épisode sur la nétocratie dans lequel nous parlerons justement d'une philosophie d'existence pour le 21e siècle et au-delà en prenant en compte tout ce qui a été dit aujourd'hui et en explorant des auteurs visionnaires qui pensent aujourd'hui ces sujets. J'en profite pour remercier tous les membres du cercle. votre loyauté et votre fidélité m'oblige et j'espère pouvoir vous partager tout ça encore très longtemps.
Si vous voulez à votre tour prendre votre place au cercle et nous rejoindre, le lien vers mon Patreéon est en description de cet épisode. Merci pour votre écoute et à bientôt de l'autre côté. Falus, soumission et immobilisme.
L'idolâtrie a toujours existé et existera toujours et les plus malins seront toujours tirés partie de votre irrépressible besoin de modèle, d'influence et disons-le de soumission. Alors bien sûr qu'il y a un désir humain de domination l'autre et d'incarnation libidineuse. On le comprend tous assez facilement, mais ce désir est en vérité extrêmement difficile à incarner et profondément élitiste.
Au contraire, bien plus répandu et banal, c'est le désir d'adoration et de soumission qui définit en grande partie le mouvement des époques et des masses. Les sadic sociaux constituent toujours une minorité, là où les masochistes, comme le fait remarquer Nietzsche avec résignation et cynisme rilleur, sont toujours et de tout temps une énorme majorité. La constante de l'histoire humaine et des positions de pouvoir est un besoin éternel de soumission mortidinal.
Vous adorer, vous soumettre que ça vous plaise ou non. Les soumis recherchent toujours des maîtres et les plus curieux et créatifs se proposent d'abord. Alors à ce titre, je ne regarde pas ce que vous regardez.
Je ne me soumettrai pas au mois de cette vidéo, contrairement à vous. C'est la grande différence entre vous et moi. Vous cherchez des réponses pour vous épargner d'avoir à les vivre.
J'essaie d'être de plus en plus fougueusement au monde. Vous savez quoi ? Parlons de vous directement.
Au point où on en est, ça fera pas de mal. Vous auditeurs du Dolman, que faites-vous de tout ça ? Que faites-vous de tout ce que je vous raconte moi après moi ?
J'imagine que je ne suis pas votre seule auberge numérique, que vous avez suffisamment de temps à accorder au Nexus pour fréquenter plusieurs enclos. Alors, que faites-vous de toutes ces informations que vous amassez, de toutes les bergeries à contenu que vous écumez si fidèlement, de toutes ces grilles lecture que vous accumulez ? Amassez-vous tout ça comme un haazu dans une redingotte paranoïque ?
Cherchez-vous le subtil et rassasiant sentiment d'être un peu plus intelligent que la veille ? pour vous donner l'impression d'être par vous-même aller chercher toutes ces réponses. Pourquoi vous m'écoutez ?
À quel besoin répondez-vous en notant mes idées ? Que cherchez-vous à comprendre ? Car si la raison de votre présence ici n'est liée qu'à une petite errance égotique qui veut mieux et plus et qui au fond a peur de vivre, et bien vous êtes déjà pris dans l'enfer des goules à contenu.
Vous vous racontez des histoires, vous ne retenez rien. Rien n'accroche sur vous. Cette vidéo sera oubliée dans quoi aller.
5 jours tout au plus et tout redeviendra comme avant. Et ce peu importe le sujet dont je ou d'autres peuvent vous parler. Qu'importe la sincérité et la justesse que j'y mettrai.
Car au fond ce que vous cherchez, bah oui, c'est un peu de chaleur et certainement pas une impulsion pour naître. L'illusion d'action vous fait tellement de bien, elle vous permet de croire que l'on peut vivre dans un utérus cyclique avec un hublot. Vous n'utilisez pas le Nexus pour trouver des réponses au profit de votre projection personnelle, mais pour redéclencher certains états émotionnels précis qui se résument toujours à une posture de soumission douce.
Les goules ne sont pas encore nées et ne comptent pas naître car dehors on leur a dit que c'était terrifiant. Alors elles yeutent bien au chaud. Les nettocrates et pour parler comme Nietzsche, les élites de toute époque n'ont au fond d'abord qu'un seul avantage.
Elles acceptent la réalité imparfaite et décide de s'y imposer. Qu'importent les règles du jeu, elles n'acceptent pas de se satisfaire du hublot. Les goules sont vidées et perpétuellement affamées.
Les nétocrates, eux, ne jouent pas au même jeu que vous. Ils ne consomment pas la merde qu'ils vous servent. Ils savent très bien que le divertissement est un dissociatif terrible et que la quête du paradis par le perfectionnement égotique ne mène qu'à encore plus de désirs égotiques.
Tout ça est un théâtre. Les admirants et les admirés. Et les admirés sont admirés car ils ont l'air de ne pas avoir soif comme vous.
Mais leur satiété ne vient que de votre admiration et de leur tendance innée à refuser de se soumettre pour rien et d'attendre d'autrui qu'il les sauve d'eux-même. Vous m'offrez les clés de votre servitude. Vous désirez ce que vous nous offrez, le pouvoir d'attraction.
Les nétocrates se nourrissent de l'attention que vous leur accordez et vous donnent ensuite de fausses leçons toujours plus variées, étrange, alambiqué, complexe, original ou profonde. Qu'importe du moment que vous continuez de croire qu'ils vous permettront de devenir comme eux, c'est-à-dire fascinant tout en restant au chaud, ce qui évidemment est impossible. Voilà la clé.
Devenir génial et stylistiquement désirable. 9. La misère des maîtres est fin.
La vérité pour conclure, c'est que les nétocrates sont encore plus misérables que vous, encore plus lait que vous pourre eux, car contrairement à vous, ils sont parfaitement au fait de cette nouvelle guerre des classes numériques parce qu'ils font leur vie dessus. Je pourrais dire que moi, au moins je vous la montre, mais ce serait encore une stratégie d'attraction. Les nétocrates ne sont pas aveugles et amnésiques comme vous.
Ils savent très bien le jeu qu'ils jouent. Contrairement à vous, ils savent très bien qu'ils sont les princes et vous le bétail. Mais il vous bruffent dans le sens du poil, vous trouvent des petits noms sympas, montre des parties d'eux avec lesquelles vous pouvez raisonner.
Tout ça pour que vous oubliez doucement qui sont les fascinants et qui sont les fascinés. Et moi-même à l'instant pendant cette vidéo, je sais très bien que je vais m'attirer votre sympathie en jouant sur votre corde autoflagélation et besoin d'appartenance et que vous allez me trouver sympa et subversif et que vous allez vous dire que ce prêt est franchement mieux que les autres et qu'ici au moins on ne vous prend pas pour des idiots létargiques et vous allez ronronner même un peu. Mais au fond, est-ce que vous n'êtes pas quand même toujours en train de vous faire voler votre vie en cherchant une connaissance qui vous sauverait une bonne fois pour toutes d'avoir à affronter la réalité ?
Je sais pas, je vous pose la question, peu importe ce que je peux écrire et dire, si vous avez décidé que tout ça allait servir votre complexe maternel, tout ça servira encore une fois votre goulomitude servile. C'est un cercle sans fin. Au fond, la différence entre l'exploitation industrielle neuronale et le créateur pseudo gagnant et bien c'est une prétention, c'est-à-dire un refus de la soumission.
Le nettocrate n'a pas peur, c'est vrai, de prétendre. Il est trop fier pour supporter de scroller les similies réponses du monde toute la journée et de s'entendre dire par monsieur et madame tout le monde voilà ce qu'il faut faire et voilà la vérité. Il a trop d'estime de lui-même pour rester spectateur diverti et vorace.
Il ne supporte pas de se soumettre. Les nouvelles élite excellent d'abord dans le style, le refus de la soumission et l'intelligence de l'œil. Car naître, c'est toujours d'abord une affaire de non soumission et de style.
Et en définitive, bah oui, il faut quand même le dire, je suis celui qui gagne le plus de ce texte car je l'ai forgé et vous l'avez reçu, c'est tout. Je suis le créateur qui pour vous est un saint et vous êtes la bouche. J'aimais, vous réagissez.
J'existe un peu plus à la fin de cette vidéo et vous, peu importe ce que vous pouvez penser, un peu moins. Je suis un peu moins tranquille. La vie exige un peu plus de moi et vous êtes un peu plus tranquille.
Et durant l'espace temporel au moins de cette vidéo, vous aviez un peu oublié la vie. Même si cette vidéo est vue par 10 millions de personnes, je resterai celui qui s'est incarné en l'écrivant là où vous avez sorti votre petite paille et l'avez passionnément siroté. Ce que j'y gagne est infiniment plus précieux que tout ce qu'elle pourrait vous apporter.
Vous savez que vous vous êtes soumis pendant 30 minutes et maintenant, c'est ça la grande question. Et maintenant et bien le tapis roulant défile et votre prochain arrêt sera quoi ? Aller dans 10 minutes, 1h 5h, on verra bien.
Et le fétus grossit et la terre tourne.