Yvon, est-ce que tu peux nous raconter un peu qui tu es, ce que tu fais, d'où tu viens ? Donne-nous un peu de contexte par rapport à toi, ta vie. Alors un peu contexte.
Bon déjà, bonjour à tous. Euh j'espère que vous s'entend de pas trop. Il y a des choses.
Alors pour un peu donner un petit peu les contextes. Euh moi ça fait je suis d'origine colombienne, ça fait 25 ans que je suis en France. Je travaille dans la recherche, je suis experte et consultante en tout ce qui est question des durabilités agricoles et des filières et des systèmes de production.
Et en fait euh alors j'ai 4 bientôt 45, j'ai deux enfants euh Diego et 14 et 8 ans et euh et j'ai rencontré les polettes. Alors je pense qu'on a commencé ensemble l'année dernière en février, mars par là. Et en fait, j'ai cherché je sais pas tu veux que je commence à raconter tout l'histoire aussi.
Ouais, franchement vas-y, c'est parti. Vas-y, vas-y. On aurait besoin déjà de savoir un peu le bah justement qu'est-ce que tu vivais avant avant Simplifie et qu'est-ce qu'elles étaient t challenge tes difficultés à toi ?
Ouais. Et ben en fait je mon mari est décédé en février 2024 et et donc bon je l'accompagné c'était c'était un cancer donc dans le sens j'étais aidante et et en fait suite à son décè j'ai commencé par un accompagnement avec un un groupe qui s'appelle lesello que tu connais qui m'accompagnait dans cette partie du deuil mais forcément on est on arrive à un moment donné où on est bah il y a la vie qui s'écrûle qui s'écroule et a tout qui s'arrête et en fait on sait plus on sait plus ce qu'on veut, on sait plus qui on est, on se retrouve à être bah seul maman solo. Ouais.
Donc déjà dans la maladie ça a été un plus compliqué à gérer mais je me cou un vrai papa, un vrai mari à la maison en plus il fallait répondre tout ça et et même avant son décès, je me posé énormément de questions par rapport à ma vie professionnelle, surtout au choix que j'avais fait. et que je voulais faire me reconvertir ou pas. Et donc suite au décès ça s'est amplifié beaucoup de peur beaucoup de complexes de l'imposteur.
Je suis pas les victimes, je suis pas assez bien, je fais pas les choses voilà voulais toujours faire les choses parfaites. Et donc c'est Rachel de Yello qui bah qui m'a dirigé vers quoi ? commiss un petit peu à regarder, j'ai participé à une semaine comme ça que j'avais fait euh au tout début euh la première année après les de décès euh j'ai vu que c'était pas on en avait discuté, il me semble même que voilà, j'étais pas prête parce que j'avais pas encore l'énergie euh disponible pour le lycée et après une fois que j'étais un peu plus avec ça, je me suis dit bon allez, je sentais que c'était les moments.
J'avais cité appelé, je comprends une de fille qui dit mais pourquoi tu pas les choses directement et et je me souviens qu'on avait trouvé une solution pour ça aussi au téléphone et et donc voilà depuis trop bien beaucoup de choses qui ont changé mais le contexte c'était ça c'était comment apprender cette nouvelle cette nouvelle vie où tout débord où tu l'impression d'avoir toutes les responsabilités sur toi l'incertitude parce que je suis indépendante et que mon mari est salarié donc en fait c'est lui qui me donnait cette sécurité Donc je peux être tranquille financièrement aussi. Et donc voilà, c'est résoudé d'un coup toutes ces questions et c'est des doutes, des peurs, tout ça. Ouais.
Ouais. Ce qui a été vraiment un sacré pas. Alors moi je le dis comme ça avec mes mots, tu vois, mais un pas de foi.
C'est-à-dire que tu as tu tu as tu nous as rejoint, tu t'es engagé dans dans cet accompagnement avec la les conditions qui étaient les tiennes, mais aussi avec ce besoin voilà de en fait justement, tu vois, j'aimerais bien peut-être toi avec toi tes mots que tu arrives à le dire, c'est justement euh pourquoi en fait ? Pourquoi est-ce qu'à un moment donné tu as été capable d'arriver à prendre cette décision ? C'était quoi ton grand pourquoi en fait ?
Euh parce qu'en fait euh euh je me rendais compte, ça fait des années, tu vois, ça fait des années que je travaillais en dehors du deuil sur moi, sur ce que je voulais professionnellement, sur ce que je voulais comme ma maman. Ouais. Euh ça fait des années que je soyais sur ça.
Euh je suivi à certains moments. Donc j'avais identifié des croyances limitantes. J'avais identifié dans mon parcours euh des traumats que je pouvais avoir d'enfance et cetera, des choses perso, mais j'arrivais pas à mettre les choses en action.
Ouais. Donc je j'ai l'impression d'être castinée. Ouais.
Ouais. Et quand j'ai vu la force du groupe de Yellow euh ça a fini par me convaincre de me dire en fait tu vois les coaching c'était pas quelque chose que je connaissait mais et c'était au début je voulais même pas qu' plus un sujet comment les deuils qui dit non non je pas aller parler des gens qui mais en fait quand tu rentres dans un groupe dans une dynamique collective en fait et et dans fichi et avec des accompagnements to groupes il y a pas d'autres personnes qui sont confronté au deuil de leur conjoint Mais et pourtant on a plein de choses en commun et en fait on trouve des gens qui parlent notre langage avec le yellow c'est ce langage là et avec ici c'est bah justement ce qu'on envie les femmes quoi des de se rendre pas compte ce qu'on fait qu'on a pas le temps pour nous d'essayer de de tout porter d'essayer de tout faire voilà de prendre soin de tout le monde de et et depuis s'est retrouvé un certain moment de ta vie où tu as l'impression que toi tu es nulle part quoi. Ouais ouais, c'est fort ce que tu partages.
Ben merci beaucoup Yan pour ton ton authenticité sur sur ce sujet. Et du coup, est-ce que tu veux nous parler un peu de ben qu'est-ce que quand comment tu as vécu simplifie, comment tu as vécu ces 6 mois, euh comment ça s'est passé pour toi ? Alors en fait, je trouvais euh que c'était un accompagnement super bien construit parce que en fait bah voilà, j'ai plus passer à l'action faire des choses et vraiment m'incroché.
Donc euh petit à petit ça avançait, tu vois. Il y avait beaucoup de des de filles dans mon groupe qui commençaient beaucoup par les tri parce que les programmes commencent par ça. Et au début, j'étais pas convaincu.
Ouais. Je me suis ça va moi là c'est pas mon mon problème mais en fait si si tu vois que les petites choses à chaque fois tu vois des résultats très concrets puis on les échange dans les coachines avec toi ou voilà très vite on on on voit les les résultats quelque part et les prises de consciences surtout donc en fait je me suis pas autant en ce moment j'ai voilà on continue parce que les chemin continue à cheminer mais je trouve trouve que le programme que tu proposes c'est permettre de vraiment j'ai déjà acheté d'autres formations en ligne pour faire des choses à lesquelles j'arrive pas à vraiment faire mais et la façon dont tu as construit et puis les groupes et puis les wipi aussi faut le dire le weekend les accélérateurs qui voilà on fait c'est ça ouais exactement ouais oui parce que hier en fait tu vois je pensais à à aujourd'hui et donc à un moment donné je demandé à mon fils je dit écoute qu'est-ce que tu voir une différence depuis que je suis rentrée au collège plus tard et et en fait bah il a dit mais parce que c'est projet B je sais pas si je parle déjà de mon projet là où je suis maintenant mais ouais on va on va y arriver mais j'avais et et en fait il m'avait dit ben les wipi maman tu ré du weekend tu avais fait les dossiers qu'il faut pour qu'on puisse être à l'école à l'istance voilà c'était voilà c'était c'est là que tu avais pris ta décision en fait tes enfants, c'est ça ? Bah en fait, j'avais cette idée depuis un moment et tu vois même avec mon mari, on aurait adoré faire un truc comme ça.
Ouais. et je métais commencé à me renseigner par rapport au faire à l'école à la maison et tout ça et et aller weekend je discutais avec Claire qui m'a dit "Tu sais euh tu elle m'a donné des pistes concrètes et puis elle m'a dit fais attention" parce que moi je m'étais renseigné et à l'ambassade parce que du pays euh où j'allais passer le plus de temps, on me dit "Non, non, c'est pas la peine de faire les dossiers avant juillet. " Ça m'avait étonné mais bon.
Donc clair, elle m'a dit "Non, mais en fait c'est c'est fé quoi ? C'est c'est à la fin il nous restait que quelques jours, tu vois, après les Oui. Et euh et en fait, je m'étais assise sur les beaux parc japonais qui a juste à côté après la fin de WiPi et j'avais fait les dossiers sur place et voilà.
Parti Génial. Donc tu l'as même fait pendant le weekend en présentiel. Ah, j'avais pas ce détail là.
C'est énorme. C'est énorme. C'est trop bien.
Bah alors, du coup, raconte-nous. Vas-y, qu'est-ce que qu'est-ce que tout ça ça a changé pour toi ? Voilà, comment tu te sens aujourd'hui, qu'est-ce que tu vis ?
Alors en fait, qu'est-ce que ça ça changeait euh bah déjà que j'ai fait j'ai fait j'ai sauté les pas parce que c'est un projet qui je t'ai dit ça fait longtemps que j'espèce de rêve qu'on peut avoir de partir une année avec les enfants, découvrir le monde et cetera. Ouais, moi pour mon travail, je voyageais déjà beaucoup et j'avais toujours ces ces regrets de pas pouvoir voyager en famille quoi. On a voyagé, on a fait des séjours avec Marie ailleurs mais pas comme ça, pas vraiment toute une année, tu vois.
Et donc euh ce qui est changé c'est que j'ai commencé à m'allumer à me rendre compte que peut-être j'avais besoin par avant je culpabilis je sais mais en fait si je prends voir la place pour moi en tant que femme bah c'est du temps que tu passes pas en tant que maman, en tant que professionnel en tant que tout ce que tu et alors que pourtant j'avais des activités qui étaient un peu ma bulle d'oxygène et que je lâchais pas qui me permit aussi de de de résister un peu à la maladie et et tout ça h de mon mari mais le fait de changer de perspective de de voir les choses autrement de dire mais c'est un il est tellement important voilà c'est les priorités simplifié et prioriser pour moi c'est c'est ce qui est central et c'est une fois que et parfois forcément ça revient tu peux non non on réponse aux priorités réponse Ouais. Oui. Et puis l'organisation, tu vois, l'organisation de la famille, l'organisation.
Tu veux nous en dire un mot un peu de qu'est-ce que ça a changé concrètement, tu vois, à ce niveau-là ? Ben en fait euh bon j'ai beaucoup de chance parce que euh ma maman elle a pu venir inviter avec moi. Donc pour déléguer c'est simple certaines choses à la maison mais euh j'ai pu aussi déléguer d'autres petits tâches.
Euh ça je suis beaucoup moins perfectionniste qu'avant. Euh j'ai concrètement euh ça ça a été difficile mais j'y arrive de plus en plus. dire que c'est moi comment je suis indépendante et c'est moi qui commence à me donner ma propre validation parce que avant je me disais en fait les gens ils travaillent avec moi parce que je suis sympa alors que tu vois les clients ils m'appellent toujours et qu'on travaille toujours avec les mêmes personnes donc que j'ai fait du bon boulot mais ça j'arrivais pas à les croire moi-même.
Ouais. Euh la maison, tu vas moi ça y est moi c'est moi ça y est toi ton bac à l'anchal il est revenu. Moi le mien il est parti c'est clair.
Ouais de petites choses comme ça en fait mais du tri au début c'était difficile et donc en fait c'est vrai que moins tu as euh à à des choses plus ça simplifie et plus ça fluid difficile. Ouais, c'est ça. Oui, exactement.
Trop bien. Donc du coup là maintenant tu es tu es en Martinique, tu es parti avec tes enfants. Tu veux nous raconter un petit peu ce que ce que tu vis là à cet endroit-là ?
Ben écoute là alors moi je savais que parce que je devais venir cours du travail. Normalement je travaille plutôt à temps partiel où je m'arrange pour travailler sur que je veux et sauf quand je suis sur les terrain je travaille beaucoup. Donc ici, on a groupé tout mon travail vétéran.
Donc je suis venu ici pour le travail. Ça faisait longtemps que je parlais pas par plein entre guillemets et mais c'est super chouette parce que en fait ici les gens ils commencent très tôt donc 14 15h les gens ils partent du bureau et après tu es en 12e journée et puis tu as même pas 1 heure de la plage même pas 1 heure de la montagne. C'est moi j'avais dit enfin bon à Martini ça avec du travail voilà on va pas trop bouger et tout et en fait on a vu cité on est allé pour le travail j'ais allé en Guadaloupe donc on est allé tous aller au Guadaloupe il y a ma belle famille qui est venue pass une super semaine on découvre plein de choses c'est très très c'est c'est très chouette tu vois aujourd'hui il y a pas d'eau.
pas et depuis hier ça rle donc on et c'était ça que je voulais montrer à mes enfants en fait c'était démontrer euh que malgré tout ce qu'on nous dit partout bah il y a plein de gens qui construisent parce qu'ici je suis plus sur le sujet agroécologique et tout donc j'essaie de les amener aussi avec moi en visite quand j'ai visite des agriculteurs ou de personnes qui m'inspirent là j'essaie de prendre rendez-vous pour revenir avec eux Bon, ils font l'école à la maison donc c'est assez autre chose aussi tu vois. J'ai dû bien préparer ça mais ils sont quand même vachement autonomes. Puis après, on va continuer.
Ça va être tu vois, on va voir de la famille, on va aller voir moi je suis colombienne mais j'ai vécu en Équateur donc on va aller voir où j'ai grandi. Euh on va aller voir de Samili, on va après on va au Costa Rica, après on va aller au Canada. Et en fait tu vois la plupart des endroits bah c'est des chez des amis.
Donc en fait finalement même financièrement parce que parfois Ouais. Et ben en fait les choses se sont fait tellement naturellement, j'ai envie de dire que moi je me surprends mais Ah c'est fou c'est fou en fait ça ça s'appelle l'alignement en fait Yvon c'est ça ça s'appelle vraiment l'alignement. Ouais c'est hyper inspirant ton parcours vraiment tellement inspirant Yvon c'est c'est génial.
Je sais qu'il y a ça il y en a plusieurs je pense qui qui sont touchés par ce que tu partages. Je pense notamment à Céline avec qui on avait échangé qui qui était dans une situation un peu similaire. Donc merci Yvon franchement c'est c'est super inspirant.
Est-ce que tu aurais un dernier mois à partager pour pour voilà celles qui hésitent encore à se lancer avec avec les polettes ? B J'ai un mot vu que tu parles de situation un peu spécifique comme ça euh en fait tu vois quand tu vis un deuil aussi proche tu as l'impression que plus jamais tu pourras vraiment revivre et que plus jamais tu pourras avoir de la joie et en fait les les deux choses ensemble euh moi permet de te voir et puis je vois les femmes autour de moi, tu vois que tu peux avoir euh c'est aussi c'est c'est bizarre ça mais c'est une opportunité de de reprendre tellement de recul et de voir ce qui compte vraiment en fait c'est ça te fait ça t'oblige à faire les tri autour de toi ça t'oblige à faire les tri en toi et donc en fait euh je pense qu'il y a pas les plus beaux cadeaux qui ont pu à soi-même que de que de que de oui que on peut s'offrir un un moment pour soi, un moment pour trouver toutes ses ressources parce qu'en fait c'est ça c'est un plein de partage des ressources, plein de partage des prises et conscience qui se déclenche. Donc ouais, je pourrais après quand on est vraiment qu'on n'est pas prêt, on n'est pas prêt.
Mais mais au bout d'un moment parfois il faut juste quand tu disais au début faire un acte des fois pas et puis après c'est une décision c'est ça ouais mais merci Yvon merci merci merci je pouvais t'envoyer des cœurs, je t'enverrai plein de cœurs. Les cœurs aussi merci du soleil de la chaleur. Oh là là c'est génial tu nous donnes envie là en plus on entend les oiseaux le ciel bleu derrière c'est génial.
Mercivol, je je te laisse quitter la scène. Merci beaucoup et puis à très très vite.