des tracteurs en direction de Paris plusieurs autoroutes stratégiques bloquées à proximité de la capitale depuis hier comme dans plusieurs régions de France ces agriculteurs sont déterminés à se faire entendre ils dénoncent les accords de libre échange conclu par l'Union européenne les traités de libre échange sont pour nous un réel cancer va importer de la viande qui vient de de Chili en l'occurrence ou de Nouvelle-Zélande qui ne répondent pas à nos normes mais c'est juste la concurrence y c'est inacceptable dans leur viseur notamment le mercosour un accord commercial entre l'Europe et l'Amérique latine sur lequel planche
en ce moment la Commission européenne quitte à mettre de l'huile sur le feu en pleine crise [Musique] agricole une conclusion des négociations avec le Mercosur est àter demain avant la fin de ce mandat nous travaillons à saisir cette opportunité sentant la colère mon d'un cranabri dès la semaine dernière a tenté de rassurer les agriculteurs la France s'oppose de manière claire comme elle l'a fait depuis le premier jour par la voix du président de la République à la signature du traité mercosour et nous continuons et continuerons à nous y opposer le rassemblement national et la France
insoumise se sont également emparés du débat l'un comme l'autre appelle à la sortie de tous les traités dénoncés par des agriculteurs qui voient leur revenus baisser il faut arrêter les accords de libre change qui évidemment les mettent en concurrence avec des productions qui ne sont pas soumis aux même charges il nous faut une exception agriculturelle on a une exception culturelle en France il nous faut une exception agriculturelle alors faut-il en finir avec les traités de libre échange sont-ils responsables de la crise agricole que traverse la France comment ramener des produits tricolores dans les assiettes et
à quel prix trois invités pour ce débat et vous Jean-Michel Cheffer pour commencer vous êtes au combien concernés vous êtes éleveur de de volaille président de l'Association nationale de la volaille vous produisez aussi des céréales des betteraves sucrières et du chou à choucrûte vous êtes maire de la commune de guespolsim pardonnez-moi si je l'ai mal prononcé en Alsace où se trouve votre exploitation agricole combien d'hectctares on a à peu près une centaine d'hectares et on est à 15 km au sud de Strasbourg très bien et selon vous les acteurs les accords de libre échange sont
une concurrence déloyale car ils impos aux agriculteurs français dont vous êtes des normes qu'il n'imposent pas aux autres comme par exemple les éleveurs brésiliens on ne peut donc pas ajouterv faire face à côté de vous Antoine Boué bonsoir vous êtes économiste professeur à l'Université de Bordeaux vous êtes l'auteur du livre Les Français et la mondialisation paru au pub le les Presses universitaires de Bordeaux selon vous dans tout accord de libre échange il y a des concessions à faire dans les deux sens mais il ne faut pas oublier qu'il y a des protections comme les quotas
ou les droits de douane il y a il n'y a donc pas de déferlante sur le marché européen il aura du débat et à côté de vous Emmanuel Ducro bonsoir madame journaliste spécialiste de l'agriculture à l'opinion selon vous le consommateur français puisqu'il sera question nous aussi et schizophrène pour le poulet roôti du dimanche il va acheter un poulet la belle rouge bio mais lorsqu'il va manger à l'extérieur il va choisir des nuggets avec du poulet ukrainien éventuellement dopé aux hormones rien n'est simple et on démarre avec le le chiffre du jour 20 % de notre
alimentation bientôt aujourd'hui de l'étranger ça a quasiment doublé en 20 ans mais la France reste tout de même et bien la première puissance agricole européenne avec avec 18 % de la production des 27 loins devant l'Allemagne par exemple et l'Italie et en 2022 l'excédent commercial agroalimentaire fut un record pour notre pays depuis 2013 ce n'est pas rien alors on crie beaucoup à on entendait sur les accords de libre échange en particulier en ce moment sur celui qui devrait être signé avec les pays d'Amérique latine mais Jean-Michel schffer est-ce que c'est forcément une concurrence déloyale quand
on voit ces chiffres et ces résultats plutôt positifs de notre balance extérieure bah en tout cas pour nous dans le secteur de la volaille mais dans dans également pour le pour les collègues du bœuf OUI pour nous c'est de la concurrence déloyale alors je voulais juste rappeler un chiffre aujourd'hui on importe dans l'Union européenne 1 million de tonnes de blanc de poulet aujourd'hui on importe à peu près un/4 des blancs de poulet consommés dans l'Union européenne h donc c'est des blancs de poulet qui sont produits en moyenne moitié prix que chez nous les trois grands
pays dont on importe c'est le Brésil ou le deuxième c'est devenu l'Ukraine et après le troisème c'est la Thaïlande mais pourquoi est-ce que c'est parce que en effet ils ont des normes qui sont beaucoup plus avantageuse ou c'est sans vous offenser que votre filière n'a pas réussi à s'adapter à ces nouvell ce nouveau marché à ces nouveaux marchés au demande euh en fait on est quand même face à des conditions de production qui sont pas du tout les mêmes que nous en Europe nous c'est la demande qu'on fait depuis des années hein ça dat c'est
quoi c'est la taille des fermes par exemple euh non c'est que quand on signe des accords vu que nous on a des normes très exigeantes de production de de de de production en Europe et en France on on on exige la réciprocité c'est c'est-à-dire que quand il négocie des accords de libre échange que au moins ils mettent toutes les tous les efforts toutes les normes de production que nous on doit mettre en œuvre également dans les accords Antoine c'est vrai quand même que quand on regarde c'est ces accords on voit que par exemple au Brésil
et on peut donner des antibiotiques de la farine animale ce qu'on peut pas faire en France là on se dit en effet la concurrence déloyale et là on se dit bah on devrait pas signer ce genre d'accord non euh c'est compliqué parce que en fait la France a aussi des avantages et elle va exporter davantage avec cet accord euh alors c'est dans d'autres filières c'est-à-dire qu'en fait un accord de libre échange c'est un problème de concession réciproque euh c'est-à-dire qu'effectivement dans les filières bovin ovine dans le sucre l'éthanol on peut anticiper que l'accord de libre
échange avec le Mercosur va donner lieu à une croissance très forte des importations européennes en provenance de ces pays et une baisse de production maintenant on va aussi exporter davantage parce que le les pays du Mercosur c'est quoi les pays du Mercosur vous rappelez pour les et c'est un point important la Bolivie va aussi peut-être les rejoindre bientôt c'est un gros marché et c'est V qu'est-ce qu' leur exporte alors à ce moment-là eux en alors dans le l'agroalimentaire on va exporter davantage de vin et spiritueux et des produits laitiers ah ou donc c'est pas ce
que produit monsieur par exemp et puis c'est pas ce que produit monsieur et et dans les produits industriels on a aussi l'aéronautique l'automobile la pharmacie la chimie donc effectivement ce sont ces concessions qui font un accord de libre échange si on perdait sur tous les tableaux on signerait pas cet accordou Emmanuel CR mais ça veut dire qu'il faut qu'on on sacrifie peut-être un peu notre agriculture pour vendre des choses comme des vins ou alors des voitures c'est ça c'est c'est ce donnant donnant mais alors c'est déjà quelle voiture parce que ce qui est prévu dans
les accords du mercosour c'est des voitures thermique alors moi je pense qu'il y a quand même une petite schizophrénie européenne alors est-ce qu'on doit sacrifier quelque chose d'ussi essentiel que l'agriculture et d'ussi structurant en fait on dans les accords de libre échange l'idée c'est que on envoie des choses avec une forte valeur ajoutée et dans l'autre sens on récupère des choses avec une faible valeur ajoutée mais notre alimentation à nous elle a une plus forte valeur ajoutée alors est-ce qu'on doit sacrifier grâce aux normes et à T gr norm grce au cahier des charges grâce
à des années de travail est-ce qu'on doit sacrifier tout l'investissement qui a été fait dans nos filières agricoles pour euh pour par exemple enfin je sais que c'est c'est contreintuitif de dire ça mais nos utilisations de phytosanitaires par exemple sont infiniment inférieurs phyosanitair c'est c'est les pesticides pour faire simple par exemple on sait que les le maïs brésilien qui pourrait arriver en gros contingent est produ avec des phytosanitaires qui sont interdits depuis 30 ans en Europe ils vont arriver quand même alors est-ce qu'on doit sacrifier ça c'est-à-dire tous nos efforts qu'on a fait pour faire
de la valeur ajoutée dans l'alimentation pour le remplacer par quelque chose qui est moins 10 an et qui en plus va polluer ailleurs si c'est dans une optique verte c'est débile pardon voilà mais jeanmich concrètement ça veut dire quoi que vous vous demandez à ce qu'on puisse utiliser dans vos productions davantage ben d'antibiotiques ou de choses qu'on qu'on peut voir dans les productions de du Brésil par exemple c'est ça que vous demandez ou pas euh c'est pas ça qu'on demande je je prends par exemple je prends par exemple les antibiotiques il y a une réglementation
européenne qui a été mis en place pour lutter contre l'antibiorésistance vous voyez et les éleveurs s'y sont engagés on a diminué drastiquement nos consommations d'antibiotiques elles sont plus elles sont interdites à la commercialisation mais du coup ça c'est aussi un coût sur notre productivité et si le l'Union européenne estime par exemple que l'anti biorésistance c'est un sujet mondial et ben alors il faut le mettre dans dans l'accord de de libre échange c'est un vrai sujet et ça y est pas ça dans l'accord de libre échange d'acord bon et après j'ai un autre point allez-y la
difficulté qu'on va avoir c'est que en fonction des zones du Monde chaque filère va avoir un moment un avantage ou un désavantage mais à la fin à force de signer tous les accords euh nous ce qu'on constate depuis 20 ans c'est quand même que beaucoup de filières sont en train de diminuer leur production et que notre souveraineté alimentaire euh elle est aussi entamée alors est-ce que sur l'agriculture et et et c'est aussi ça qu'on veut défendre est-ce qu'il y a qu'une question commercial et mercantil ou est-ce que notamment compte tenu du contexte aussi covid les
conflits qu'on vit on voit aussi que le grand village mondial dans lequel on est subit des ruptures aussi de plus en plus est-ce qu'il y a pas aussi certains secteurs stratégiques comme l'alimentation c'est le cas de l'énergie et d'autres sujets sur lesquels quand même il faut avoir oui une approche commerciale mais quand même hm hm aussi ce sujet en tête quoi vous nous menez vers l'exception agriculturelle mais on va en parler tout à l'heure vous faire réagir avec une archive ça concerne le traité de libre échange Setta qui a été signé en 2016 regardez il
y avait une opposition très virulante vous allez nous donner votre avis après à Paris comme dans 34 autres villes françaises ils se sont rassemblés pour dénoncer le CTA symbole pour eux de toutes les régressions j'ai bien peur que si on est un traité de livrechange avec le Canada bah toutes les entreprises qui exploitent du gaz de chiste au Canada qui exploite du pétrole et cetera elle elle viennent essayer de faire la même chose ici si on veut fermer 30000 exploitations agricole en France on signe le tafta on signe le ca c'est pareil Antoine BO si
on fait le le bilan de cet accord ca est-ce que finalement on a été perdant ou gagnant on a été gagnant dans certaines filières et perdant dans dans d'autres hein alors ça dépend le critère que vous prenez mais si c'est effectivement des une un accroissement de l'activité dans les filières euh bah je crois que par ex sur l'agricultureagriculture sur la filière porcine sur la filière des volailles je suis pas sûr que on en ait pas profité euh par contre il y aura d'autres filières alors je ne connais pas le détail où il y aura effectivement
plus de difficultés donc c'est toujours la même chose avec ces accords de libre échange on a signé un accord avec la Nouvelle-Zélande récemment ça n'a pas fait de bruit et c'était on avait en fait des garanties on avait un certain nombre de protection dans l'agriculture et et effectivement ça a permis de faire passer l'accord avec des clauses de soutenabilité avec des clauses sociales et c'était un accord qui maintenant est est une référence en la matière mais parce que jean-michelff très concrètement vous avec le CTA vous avez vendu ça vous a concerné le poulet sur le
poulet ou pas dans la filière de la volaille est-ce que ça vous on a été exposé mais c'est moins fort que par exemple le Mercosur et c'est ce que je vous disais avant en fait en fonction de la zone du monde la même filière ça va être bien puis ça va être dépend des filières qu'on fragilise et d'autres manuel du qu'on pour le CA il y avait beaucoup d'inquiétude sur la la viande bovine par exemple et sur la viande bovine il y a des limites qui ont été mise pour les importations c'est-à-dire qu'on a eu
un embron de close miroir plutôt avec des alors c'est-à-dire qu'on ne on n'importe pas chez chez nous ce qu'on ne veut pas produire ici donc par exemple sur les antibiotiques sur le bétail dans le CTA il avait des clauses ce qui fait qu'en fait on a on a importé très très peu de de bœuf du CTA j'avais fait le calcul c'était ridicule c'était quelque chose comme moins de de s équivalent carcasse sur un an donc autant dire enfin sans vache c'est-à-dire quasiment rien et ça a été dans un premier temps plutôt favorable pour les produit
laitiers alors ça c'est à nuancé parce que visiblement les nouvelles études sont un peu moins bonnes mais mais mais mais on en avait profité à ce moment-là mais par contre vous ez pas d'accord avec ce que disaient votre visins sur le traité avec la Nouvelle-Zélande qui aurait été globalement positif et favorable alors le traité de la Nouvelle-Zélande il est il est ces échanges avec la Nouvelle-Zélande sont très anciens et ce qu'il faut savoir c'est qu'ils ont déjà détruit il y a très longtemps la filière ovin dans le traité avec la Nouvelle-Zélande les premiers qui ont
été signés on avait une sorte de comment dire de de compensation pour l'affaire du Rainbow Warrior les Français le savent pas mais on a négocié on a négocié des agneaux contre l'effacement de cette dette appelez-la comme vous voulez géopolitique et donc on importe aujourd'hui les 3/4 de notre agneau de Nouvelle-Zélande des pr avec des prix qui sont imbattable et cet agneau il arrive la plupart du temps alors il est pas vraiment congelé il est stabilisé par le froid donc ça fait beaucoup coup enfin voilà on a on a beaucoup détruit notre et la filière auovine
en France du coup souffre beaucoup non ça va être limité mais par exemple sur la viande d'agneau les Néo-Zélandais maintenant aujourd'hui conc ont tellement implémenté de mesures environnementales en Nouvelle-Zélande que leur capacité de production a été fortément réduite par ces mesure environnemental donc je pense que l'impact va être pas trop élevé je voudrais bien dire que moi je suis pas là pour faire des recommandations politique je suis là pour juste expliquer les effets des accords de libre échange c'est-à-dire effectivement il y a des effets qui sont négatifs et puis d'autres effets qui sont positifs Jean-Michel
Cheffer mais quand vous parlez de tout à l'heure d'exception agriculturelle d'ailleurs le premier ministre a repris ce mot il dit vouloir faire une exception agricole française dans son discours politique générale cet après-midi ça veut dire quoi exactement c'est-à-dire que dans toutes les négociation commercial on sort l'agriculture ben écoutez vous aimeriez ça moi-même je je demande à savoir ce que veut dire exception agricole dans la bche de Gabriel Atal parce que concrètement la B de franis R en tout cas ce qui ce qui au niveau des agriculteurs il y a un vrai sujet c'est est-ce qu'on
traite l'agriculture qui est quand même un sujet de souveraineté important qui a été aussi rappelé en terme de réarmement par le Président de la République et tout mais que nous on voit pas sur le terrain en fait parce que nous on voit les accords de libre échange qui arrivent on voit l'inverse mais comment on peut faire de la souveraineté alimentaire un sujet central pour nous parce que on vit quand même plus dans le même monde qu'avant 2020 depuis la crise sanitaire on voit que le monde a a changé qu'il y a des conflits et que
la géopolitique du monde est aussi en train d'évoluer et que sur certains sujets il faut quand même voilà qu'on aborde peut-être les choses pas que d'une manière commerciale quoi un peu comme on l'a fait sur l'énergie d'accord l'année dernière au niveau européen il y a une mobilisation quand même pour se dire ah oui l'énergie comment faire pour la faire payer moins cher et pour retrouver notre souveraineté alors on importe de plus en plus que l'on mange dans nos assiettes on va voir ce graphique le blé à 75 % la volaille à 42 % BL ah
oui tout à fait pardon vous avez raison de préciser la volaille les fruits à 37 % ou à 30 les légumes à 33 % et le le le le bœuf à 33 à 21 % c'est énorme c'est c'est dû à quoi Emmanuel est-ce que c'est seulement une question de coût et de prix est-ce que c'est à cause de notre de nos coups salarios alors si on veut bien garder le graphique derrière vous parce que c'est intéressant de le prendre le blé dur on est des grands producteur de blé dur en fait on n'orte pas le
blé dur on importe les pâtes parce qu'on a le blé on l'exporte en Italie il est transformé en pâte en Italie parce qu'on a plus la strure faire le désarmement industriel c'est ça les volailles on la matière première avant en l'Italie qui la transforme en pâte et qui nous la ramène les vola Jean-Michel Cheffer en a parlé le beurre ça veut dire quelque chose d'intéressant on est encore de très grands producteurs de lait mais notre notre lait n'est pas assez gras donc on exporte de la poudre de lait et en échange on importe du beurre
parce qu'on est des gros consommateurs de beurre les légumes frais alors ça c'est intéressant parce qu'on prenait l'exemple de la RAT à touille quand même c'est incroyable C légumes sur lesquels la France est est importatrice net tout ce qui rend dans la composition les légumes c'est les fait de plusieurs choses on a détruit nos filières un elles sont dans des impasses techniques c'est-à-dire que la plupart d'entre elles n'ont plus de quoi traiter les cultures alors que c'est permis ailleurs en Europe le coût du travail en France pour le maréchage et l'arboriculture est énorme il est
45 fois plus élevé 45 % plus élevés pardon qu'au Pays-Bas ça veut dire qu'on a on part avec des des des bottes de plomb et et donc en fait nos filières de légumes elles ont été détruites par nos propres boulets auto-infligés et le bœuf c'est intéressant parce que c'est la même chose que le dur on a les veau on ne les engresse pas en France ils partent en Italie ou en Espagne on les engresse et on les ramène voilà les frais additionnés et le coup carbone carbone c'est pour plusieurs raisons c'est parce qu'on a détruit
not nos abattoirs et nos filières de transformation alors on va prendre un exemple qu'on va vous soumettre Anna la tomate qu'est-ce qui se passe avec l'exemple de la tomate la filière de la tomate voie rouge forcément cette année en France les importations de tomates en provenance de l'étranger ont augmenté de 20 % et la France est même devenu le 3è importateur mondial de tomates alors des tomates qui proviennent en majorité d'Espagne mais surtout du Maroc et dont le prix peut-être parfois parfois jusqu'à deux fois et demi moins élevé que pour les tomates françaises alors pourquoi
une telle différence de prix pour les tomates marocaines c'est avant tout le coût de la main d'œuvre au Maroc un travailleur est payé 1 € de l'heure contre 14 € en France vous le disier et puis l'accord de libre échange qui a été conclu en 2012 entre le Maroc et l'Union européenne permet au Maroc de pouvoir exporter jusqu'à 285000 tonnes de tomates sans aucun droit de douane et au-delà de ces 285000 tonnes et bien l'accord prévoit que le le Maroc bénéficie quand même d'une réduction de 60 % des droits de douane alors pour les producteurs
français évidemment c'est de la concurrence déloyale là aussi l'association de producteurs de tomates et de concombre de France a d'ailleurs publié aujourd'hui un communiqué de presse pour dénoncer cet accord de libre échange ultra avantageux et pour demander un meilleur étiquetage des produits en provenance de l'étranger dans les supermchés Antoine bette ça peut sembler un juste cette situation pour les producteurs mais en même temps est-ce qu'on imagine ne plus avoir de tomates marocaines dans nos supermarchés c'est je crois que c'est difficile en plus il y a un problème effectivement de de prix euh les prix qui
sont bass aussi desant pouir d'achat euh donc effectivement c'est un vrai problème c'est un problème politique qui est complexe je voudrais dire aussi que distorsion de concurrence en fait le gros problème aujourd'hui c'est que normalement on avait une politique agricole commune et que il y a eu une espèce de renationalisation des politique de la politique agricole qui n'est plus commune et en fait il y a des distorsions de concurrence à l'intérieur du marché unique puisque par exemple il y a pas les même normees à l'intérieur du marché unique et donc ça c'est un gros problème
qui pèse beaucoup sur sur ce qu'on vient de estce que ça veut dire qu'il faut revoir les modalités de ces accord éventuellement pour favoriser lesement en fait le problème des distorsions de concurrence à l'intérieur du marché c'est unique c'est un très gros problème qu'il faut certainement revoir de manière rapide Jean-Michel chaffur tout à l'heure Emmanuel duc évoquait la schizophrénie de nous autres consommateurs le dimanche on veut un poulet bio et plus que bio et le reste de la semaine on bouffe des filets de poulet importés de du crè de Pologne et d'ailleurs est-ce que il
faut qu'on se responsabilise ça passe par ça aussi oui par parce y a un attachement géographique symbolique fort des Français à leurs agriculteurs et pourtant alors ont fait n'importe quoi c'est ça ben en fait il y a modes de vie qui Chang et en fait on on rentre dans des situations paradoxales alors je je je prends les premières égalimes qui avaient été lancé par le président de la républque lo pour équilibrer les revenus entre les distributeurs et ceux qui produisent voilà donc on a un vrai sujet là-dessus d'application parce que aujourd'hui on n y est
pas mais il y avait également un sujet de il fallait qu'on monte en gamme et nous c'est ce qu'on avait dit aussi à l'époque nous la filière française en tout cas de la voaille on était déjà celle qui avait fait le plus de volaill pleinire on était pas loin de 20 % ce qui était déjà énorme du Label Rouge on le a dit nous dont on a besoin de produire aujourd'hui c'est du poulet du quotidien quoi et on leur a dit nous on est face à une injonction contradictoire avec vous c'est que vous voulez qu'on
réponde aux attentes du citoyen mais nous on ne peut que répondre aux attentes du consommateur parce que il faut que le gars il achète le produit le moins cher et le consommateur écologiste qui voudrait qu'il a pas de maltraitance animal et des petites fermes c'est ça alors exactement alors et le bas qui blesse je je cite toujours l'exemple du Label Rouge le la belle rouge représente 15 % de la production de poulet depuis 60 ans en fait ça a toujours été stable on a et dès qu'on a fait plus malheureusement il avait trop parce qu'en
fait c'est pas que on veut pas en produire c'est que le consommateur ne répondait pas ça veut dire Emmanuel du cro qu'on n pas les alliés de l'agriculture française nous plusieurs titres déjà parce que on fait pas très attention à l'origine et l'étiquetage européen ne nous y ate pas c'estàd que un poulet qui vient par exemple d'Ukraine ou du Brésil à partir du moment où il est transformé en Europe il prend la nationalité de l'endroit où il est transform c'est-à-dire que vous pouvez avoir un nuggets qui vous apparaît comme néerlandais alors qu'en fait il vient
de l'autre bout du monde là on a un problème et les citoyens devraient s'en alerter on a aussi un autre problème c'est que il faut considérer que le poulet d'entrée de gamme français il est de toute façon meilleur que tous les autres poulets d'entrée de gamme du monde il faut le dire et on n veut pas chez nous c'est-à-dire que dès que vous avez l'intention de monter un poulailler pour fournir ce pouletl au marché français qui serait quand même meilleur qu'un poulet importé quoi qu'il en soit et toute chose égal par ailleurs et ben il
est impossible à monter ce poulailler parce que les riverins n'en veulent pas parce que les associations écologistes n'en veulent pas donc en fait on est aussi dans cette schizophrénie là c'est qu'on veut pas produire chez nous et on importe le pire donc oui en oui quand pour reprendre le slogan à la mode on marche sur la tête sur ce sujetl monsieur bouette le marché du bio a reculé à cause de l'inflation du pouvoir d'achat qui est une préoccupation de plus en plus pressente pour les Français donc effectivement comment fait-on face à cette contradiction ilculé de
4 et5 % en 2022 bah c'est un problème de perte de pouvoir d'achat et effectivement de Ré location des portefeuilles vers des biens qui sont moins chers donc c'est puis effectivement on est schizophrénique mais c'est vrai que on a envie de comme vous le disz tout à l'heure de manger un bon poulet même s'il est cher le dimanche mais on n pas envie généralement hein de faire de la restauration de tous les jours avec des produits qui son donc on doit être vigilant nous on doitim et on doit exiger la traçabilité des produits mais mais
c'est mais la traçabilité complète ce qui est un problème qui est très compliqué parce queil y a d'autres problèmes aussi liés à la déforestation ex et C et C un dernier mot et oui un dernier mot sur le sujet c'est pour ça que vous avez en terme d'étiquetage les hexagones bleu blanc rouge avec soit un poulet soit un porc soit un un bœuf là quand vous achetez ça vous soutenez les éleveurs français vous soutenez les producteurs de fruits et légumes français et là vous avez la garantie bah d'acheter un vrai produit français maintenant le problème
qu'on a c'est qu'on a un trou dans la raquette c'est que aujourd'hui on n' pas l'obligation d'étiqueter cet hexagone sur tous les segment de consommation on l'a pour la consommation à domicile euh mais on l'a pas en restauration en domicile alors on l'a négocier à la dure nous avec le ministre mais à titre expérimental parce que ça coince un peu avec Bruxelles au niveau réglementaire mais que pour la viande crue on na pas pour la viande cuite et c'est là qu'il y a tout le contingent d'importation enfin le plus gros qui passe très bien on
a compris on a entendu le message à propos de ce trou dans la raquette à suivre merci à tous les trois d'être venus débattre autour de notre question du jour sur les accords de libre échange concurrence déloyale oui ou non vis-à-vis des agriculteurs français