Il y avait plein de mecs et là, je ne sais pas comment, en levant les bras, j'ai pété. Genre, je suis quasiment en des compensations devant la foule, tellement la situation m'a fait folle. À ma droite surgit un mec, type racaille.
On fait autant Drghi. - Oyez, oyez, mes braves fils ! Jean, aujourd'hui, petite vidéo détente tranquillou pour répondre à l'oral à vos commentaires sous la dernière vidéo.
Donc, la dernière vidéo, c'était sur comment s'en battre les couilles. Et donc, le message, c'était de se dire : "Bah voilà, en fait, on s'en bat les couilles lorsqu'on anticipe un peu le pire scénario. " Et puis finalement, le mieux, c'est d'avoir vécu ce pire scénario.
De l'avoir vécu, ça, c'est mon moyen d'accepter. De se dire : "Mais qu'est-ce qui peut m'arriver de pire aujourd'hui ? " Et donc, je vous avais demandé de me raconter vos pires scénarios et donc, vous avez joué le jeu.
Il y a des supers commentaires sous cette vidéo. Globalement, souvent, moi, je kiffe vos commentaires. Enfin, on se marre, on s'éclate, j'apprends des trucs.
Donc, je me dis que je vais jouer le jeu aussi et puis je vais lire vos commentaires, parce que ce serait trop débile de passer à côté et de laisser passer ça. Donc voilà, programme du jour. Je vais glisser le doigt pour.
. . c'est un peu bizarre dit comme ça, mais bon, je vais.
Je ne voulais pas dire "scroller", voilà, parce que j'aime ma langue française, je ne supporte pas les mots anglais. Donc, je vais faire ça, voilà, pour éviter tout ça. Et puis, je vais essayer de trouver les commentaires qui me font marrer, puis on va les commenter ensemble, on va en parler.
Alors, commentaire de Aymeric : "Ma pire constatation, me rendre compte que j'avais oublié d'activer la cloche défi l'origine. " Merci Aymeric, tu penseras à m'envoyer ton RIB pour que je te fasse le virement comme prévu. "Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il faut.
" Cicéron. Voilà, ça, c'est beau. Ça aussi, c'est parce qu'ils sont visés dans la dernière vidéo, c'était "On s'en bat les couilles.
" Et ben, faut se dire, quoi qu'il arrive, j'ai mon petit potager qui m'attend à la fin de la journée. Alors, il y a le commentaire de Rémy qui est intéressant : "Ma pire humiliation, je crois que c'était de m'inscrire à un atelier théâtre dans une nouvelle fac. Je m'explique.
Je venais me faire virer des Beaux-Arts de Nancy l'année passée. J'ai été humilié par certains profs devant toute la classe pendant l'année, vis-à-vis de mes productions. On montre nos travaux devant tout le monde dans la plupart des cours et les profs les critiquent.
Je vous passerai les détails. Bref, je suis brisé d'avoir des échecs cuisants dans le domaine où je plaçais tous mes espoirs. Je venais d'avoir mon bac et d'être pris au Bozar, les portes de l'avenir s'ouvraient à moi.
Du coup, je commence à me taper toutes sortes d'angoisses, de mal-être, je perds confiance en moi et en mes capacités, même dans le fait d'envisager mon avenir dans le milieu artistique. Comme on me dit que j'y arriverai jamais et que ce que je fais ben c'est de la merde. Simplement, le truc qui m'a vraiment humilié a fait un ricochet ; il est en deux temps.
Le premier : je passe mon bilan du premier semestre devant un jury. En gros, tu montres tes pièces, les profs en parlent, mais j'avais les profs, mais aussi tous les élèves qui peuvent y assister. C'est devant tout le monde, dans une grande salle où il y a du passage.
Je ne sais pas ce que j'avais, mais j'étais sûr de moi. J'avais rien préparé, sauf que arrivé devant mes pièces accrochées, et les profs, je me suis rendu compte que je n'avais rien d'intéressant ou, du moins, de pertinent pour eux à dire. Du coup, je dis quelques mots sur mes travaux, en voyant bien que cela fait un flop terrible.
Le problème, c'est que l'entretien dure 15 minutes. J'ai littéralement fait un blanc de panique d'environ 12 minutes, je pense. J'ai eu le droit à des commentaires et des regards hautains, voire méprisants.
Certains profs, on pouvait percevoir le malaise provenant des élèves, de moi, des profs, même des murs, si on veut. Ce fut dur pour moi. Après ce bilan, les profs me convoquent en mode "Ça ne va pas le faire, tu ne finiras pas l'année, tu n'as pas assez de maturité, tu ne sais pas parler de ton travail, il n'y a rien", et c'est en gros, la porte, c'est par là.
Eh ben, ça, c'est un point intéressant aussi. C'est que l'on dit souvent : "Soyez sûr de vous, soyez sûr de vous. " Je ne suis pas d'accord.
Ça dépend en fait, ça dépend ! Ça ne veut rien dire "soyez sûr de vous". On l'a vu, l'anxiété peut détruire la créativité, mais ça peut aussi encourager à se surpasser.
Vous voyez que les réponses à son jeu ne sont jamais noires ou blanches, de toute manière. Et le fait de dire "Merde, je ne suis pas assez bien, je n'ai pas assez fait, mon œuvre, elle n'est peut-être pas terrible, il faut que je bosse encore plus", ben ça vient de l'anxiété, cette chose-là, ça vient d'un manque de confiance en soi. Je ne suis pas assez bien pour le monde, donc je vais tout faire pour l'être encore plus, encore mieux pour le monde.
D'ailleurs, c'est pour ça que dans la dernière vidéo, malgré tout, ce n'est pas noir ou blanc. Je ne suis pas forcément 100 % pro. Ben, un screen sur l'état d'esprit, parce que Jake Paul, il avait la dalle.
Et probablement qu'avant de commencer ses entraînements de boxe, il s'est dit : "Je ne suis pas assez bien, il faut que je bosse comme un taré parce que je n'ai pas le niveau aujourd'hui. " Et probablement que Ben Askren avait peut-être un peu trop de confiance en lui avant d'aller au combat. Donc, c'est très bien d'être Benasque, Rennes, à certains moments de sa vie, et c'est très bien d'être Jake Paul à d'autres moments de sa vie.
On ne peut pas être catégorique. Je sais que ça plaît beaucoup sur YouTube quand on fait, quand on tient un discours catégorique. Il n'y a pas de contradiction, mais en vrai, la psychologie est remplie de contradictions.
Laurent, continue ton histoire. À suivre, brisé. Je tente ma chance à la fac de lettres pour me sociabiliser, reprendre du poil de la bête.
Du coup, je m'inscris à un atelier de théâtre, en disant que ça me fera du bien de me remettre, que j'étais bon. J'en avais fait cinq ans, et je voulais être acteur à l'époque. Je rencontrerais des gens de la fac et que c'était donc un domaine qui pourrait calmer mes angoisses et me permettre de faire de belles rencontres.
Sauf que le premier soir, je viens forcément un peu stressé et on fait des exercices tout cons d'échauffement. Voilà, donc dans un groupe de théâtre, jusque-là tout va bien, mais on était très nombreux. Il y avait deux profs pour nous faire le cours.
Un peu plus tard, ils nous demandent un exercice bateau à faire par binôme devant tout le monde. C'est un exercice classique avec le fameux texte "Au clair de la lune, mon ami Pierrot". Donc je choisis la personne avec qui je vais le faire, et au moment où on passe, j'ai un blanc devant tout le monde, genre aucun mot ne se met correctement dans mon esprit.
Je n'arrive même plus à retrouver les phrases de cette chanson bidon. Je bafouille, or je suis complètement statique. Genre, je suis quasiment en décomposition devant la foule, tellement la situation me rend folle.
Du coup, tout le monde se fout de ma gueule, et genre un des profs en rajoute dans les îles, et quoi, je suis là, en se moquant bien violemment. Alors juste, ouais, souvent les gens font si peu preuve d'empathie. Pourquoi ?
Parce qu'en fait, je pense qu'ils n'arrivent pas à voir que la personne est en panique. Ils se disent : "Ouais, ça doit être un glandeur" ou "Ça doit être un mec qui s'en fout un peu" ou "Il est un peu con", mais ils ne s'imaginent pas forcément que la personne est peut-être en train de faire une attaque de panique. Du coup, je reste planté là, face à mon coéquipier, et tout le groupe nous encercle, les rires fusent, les regards fixés sur nous, les moqueries.
Je ne pouvais pas le paie dans l'air, les jugements qui étaient en train de créer certains dans leur petit cerveau. Intérieurement, c'était la perdition totale en moi. C'est quand même marrant, encore une fois des mecs, ces profs de théâtre, ils sont là pour te mettre à l'aise, ce ne sont quand même pas des fins pédagogue.
Ce genre de réaction, c'est assez incroyable. Moi, j'ai eu la chance d'être en fac de psycho, et à la fac de psycho, il y a des inconvénients, évidemment, mais il y a quand même beaucoup d'avantages. C'est que les profs, ce sont des psychologues qui sont empathiques.
Je me souviens qu'un jour, j'avais fait une prestation orale qui était nulle à chier, et la prof, adorable, elle était venue me voir à la fin du cours. Elle m'avait dit : "Vous savez, on vous demande pas d'être avocat, c'est pas grave, vous n'êtes pas en fac de droit. " Mais je m'étais dit, elle essaie de me rassurer, mais en fait, elle m'enfonce, quoi !
Je suis une merde, en gros. Mais c'était adorable. En fait, les profs de psycho, soit dit en passant, il y en avait beaucoup qui étaient très, très gentils, avec beaucoup d'empathie.
Une de mes plus grandes humiliations reste donc le fait d'avoir une amnésie devant du monde. Ça peut paraître pas grand-chose, mais c'est sur des domaines où je me trouve doué que je veux en faire mon métier. Donc ça a été un des coups durs pour la confiance et l'estime que je pouvais me porter.
Et c'est une chose de très courant, les faux bien. Juste faux. Il faut apprendre, ou bien banaliser ça, parce que c'est quand même assez courant dans la population en général.
Les plus connus étant la peur de prendre la parole en public, la peur de l'avion, je crois même la peur de parler à une femme ou quelque chose comme ça. Ça fait partie des top 5 des plus grosses phobies. Et l'effet insidieux dans les phobies, c'est que ce n'est même plus normalement la situation en soi qui nous fait peur.
Ce qui nous fait peur, c'est d'avoir une crise d'angoisse, une attaque de panique devant les autres dans un lieu public, lorsqu'on est loin de chez soi. Et donc, forcément, on anticipe de plus en plus parce qu'on réaménage sa vie pour faire en sorte d'éviter la situation qui pourrait déclencher une attaque de panique. Ça fait qu'on sacralise toujours plus cette situation-là, on l'évite de plus en plus.
L'évitement, finalement, c'est le meilleur moyen de renforcer la phobie. Il y a une obsession autour de ça, ça devient des pensées obsessionnelles. On imagine constamment la scène se produire, la panique devant les autres ou la panique dans un moment où il ne faudrait surtout pas être tombé en panique.
Et l'avantage, c'est que les phobies, ça se soigne très bien. J'ai tendance à dire que tout ce qui a été construit durant votre vie peut aussi se déconstruire durant votre vie, surtout si c'est arrivé tardivement dans la vie. Et donc, ça, par exemple, les TCC fonctionnent très bien sur les phobies.
Il ne faut absolument pas croire que vous êtes déterminés à rester phobique dans une situation toute votre vie. Absolument pas ! Et la bonne nouvelle.
. . Donc ces crédits, il a encore répondu aux commentaires en expliquant qu'il a été au-dessus de tout ça.
J'ai eu mon diplôme aux beaux-arts de Metz, et actuellement, je suis dans la sculpture. Donc, c'est plus ou moins à cause de mon prof de volume que j'ai été viré. En plus, ok, bah c'est une très bonne nouvelle.
Alors, je me mets très souvent dans des situations terribles de monde, de par mon tempérament. Donc, je vais vous citer la situation la plus humiliant de ma vie, selon moi. Il y a trois ans, je me suis fait tabasser par une dizaine de jeunes devant ma copine de l'époque pour récupérer 10 euros que l'un d'entre nous avait subtilisés.
Heureusement, j'ai su encaisser et ça s'est vite passé. Heureusement, vu que c'était en pleine rue marchande et qu'il y avait du monde. Je n'ai pas eu de séquelles physiques, par miracle.
Oui, alors souvent, ce débat, comme il y a du monde autour, c'est bon, on ne risque rien ; les gens nous protégeront quoi qu'il arrive. Et c'est parce qu'ils se. .
. et ce n'est pas vrai, en fait, un cf la responsabilité diluée en psychologie sociale. La dilution des responsabilités, c'est-à-dire que plus il y a de monde qui sont témoins, finalement, les gens vont agir, parce qu'ils vont se dire qu'il y a quelqu'un d'autre qui agira et qui va s'en charger, qui sera plus compétent que.
. . pour agir.
Cf aussi le meurtre de Kitty Genovese, ou Belle femme, qui s'est fait assassiner en bas de son immeuble, et parce que personne n'a appelé les flics en pensant que quelqu'un les avait appelés. Tout comme tu le dis dans cette vidéo, c'est vrai qu'après avoir vécu cela, plus rien ne devrait même m'atteindre, mais ce n'est pas encore le cas, malheureusement. J'ai d'ailleurs énormément de mal à en parler à mon entourage, mais je penserai à cette vidéo la prochaine fois que je devrai utiliser les cojones.
C'est sûr qu'en relativisant, se prendre un râteau subi ou subir des moqueries d'inconnus, ce n'est pas la mer à boire. À côté, bah oui, oui, c'est vrai. C'est-à-dire que pour ceux qui ont déjà pris des coups, même en salle de boxe, à la limite, avec des gants, quand juste après, on se retrouve à aller parler avec une fille, on se dit soudain qu'on relativise.
En fait, en relativisant, on se dit : "De quoi ai-je peur ? En fait, je vais me prendre des coups au visage. Pourquoi ça me ferait peur d'aller parler avec une inconnue ?
" Alors, évidemment, c'est plus compliqué que ça, mais je trouve que relativiser, c'est pas mal en fait. Qu'est-ce qui peut m'arriver, en fait ? Il ne va rien t'arriver de physique, c'est très joli.
Pas que c'est impossible, mais statistiquement, c'est très très très très peu probable que tu te retrouves dans une rixe. Après, évidemment, tout dépend de qui tu vas parler. C'est-à-dire que si tu parles à une fille qui a l'air un peu racailles, ouais, il peut y avoir un mec qui veut impressionner et qui peut te casser les couilles, le coup du copain qui débarque dans l'interaction, ça m'est arrivé plein de fois.
Dans le pire des cas, ils boudent, ils font la tête, et puis tu dis "Ciao, au revoir" et basta. Dans le meilleur des cas, tu deviens pote avec le gars et puis la fille, on l'oublie. Mais un vrai cas d'agression, ça m'est arrivé une seule fois sur des milliers d'approches, et je compte aussi les approches que j'ai vues avec les centaines de clients que j'ai eus sur le terrain avec moi.
Ça, je n'ai jamais vu avec un cœur, mais je les ai vus sur moi une fois. Pour faire très, très rapide, j'étais dans la FNAC avec un client, justement, au rayon jeux de société, et je vois le jeu de société Game of Thrones, coffret. Les gars me font donc je le prends, et puis un bouton, donc j'appuie dessus et ça fait la musique de Game of Thrones des génériques.
Et donc, sans réfléchir, je me retourne et une fille qui passe me dit : "Ça te rappelle quelque chose, la musique ? " À ce moment-là, je l'ai peu vue, sa tête. Voilà.
Et là, je vois qu'elle ne comprend pas trop ce que je dis, elle me regarde bizarrement, et puis elle retourne auprès de trois mecs. Et je vois qu'elle me montre discrètement du doigt, en fait. Donc là, déjà, mes réflexes sont éveillés, je sais qu'il peut se passer quelque chose.
Donc j'étais au courant quand même. Je m'enfonce dans la FNAC tranquillement et à un moment, comme par hasard, à ma droite surgit un mec type racailles qui vient me dire, en me regardant au niveau de la poitrine, ça c'est souvent un indicateur des mecs qui cherchent un bruit. Il te regarde dans les yeux et regarde toujours la poitrine.
On fait : "Où est ta drague ? Ma meuf. " Sinon, j'ai juste parlé de musique, enfin vite fait, j'ai posé une question.
Voilà, je suis un mec honnête, je réponds de manière honnête, grave erreur. Parfois, il ne faut pas forcément. Bref.
Et donc, ils continuent d'insister, retoqué, m'ont fait tout. Et je vois qu'ils se rapprochent de moi. Nous, bon, je m'en vais.
Je vais un peu plus loin, je m'enfonce toujours plus dans la FNAC et lâche. Voilà, on le retrouve. Je reviens, après, de l'autre côté, je repasse, et là je vois qu'ils étaient au rayon, et je les vois.
Ils étaient les trois, les trois mecs et la fille. Ils étaient au rayon, toujours même rayon jeux de société, et je me dis "On va tenter un petit truc, je suis un peu coquin. " Et j'aime pas être victime dans une situation.
Donc je vais, je vais rechercher le coffret. Je m'approche derrière eux et j'arrive… hop, je remets la conversation… Petite musique, je ressens la même phrase : vous avez sorti avec sa copine Judy, ça te rappelle quelque chose ? La musique, alors là, il le met, qui s'énerve comme pas possible.
Je comment : "Tu parles, je vais te péter la gueule, tu manques de respect tout un vieux, viens, viens, on va parler de hors jeu. " Bah ouais, avec plaisir ! Et je le prends comme ça, vraiment, en [ __ ], je le prends comme ça.
Je parle par l'épaule : "Je viens là, on y va. " Et là, la copine, elle a vu qu'au début, elle était là, le côté, elle aimait bien regarder un peu lent, brouille, et puis quand elle a vu qu'en fait, j'étais content d'aller dehors, mais en fait, je dis ça me faisait plaisir finalement, et là, elle a commencé à paniquer. Donc être signé entre eux, d'aller au.
. . la 1re ES, tu ne vois pas qui sort de prison, un avenir, tu veux le remettre en prison, quoi.
Et s'enhandes et peinant, BD comme toi, mais beaucoup plus qu'en Wells, une bonne petite histoire qui s'est finalement bien finie, puisqu'il n'y a eu aucune séquelle. Tout ça pour dire que ce genre d'histoire, en fait, c'est un peu le scénario catastrophe auquel tout le monde s'attend. Ça arrive très, très, très rarement.
Enfin, moi, ça m'est arrivé qu'une seule fois, et encore, je l'avais un petit peu cherché. Ça arrive beaucoup moins qu'on pourrait se l'imaginer. En fait, il y a un très beau commentaire d'un gars qui dit : "En cherchant des souvenirs de moments gênants que j'ai vécus, je me suis demandé si je me souvenais d'humiliations subies par d'autres gens", et en fait, je ne me souviens de rien.
Je trouve ça presque rassurant, ça veut dire que même si j'ai pu mal vivre le regard des autres à certains moments, eux s'en contrefoutent sûrement aujourd'hui. Ça aide à relativiser. Je ne peux pas, rare, je peux rajouter : c'est parfait ce qu'il dit.
C'est vrai, posez-vous la question là, maintenant, tout de suite : est-ce que vous vous souvenez à la fac, ou au boulot, ou ailleurs, d'une situation vraiment humiliante dans laquelle une personne s'est mise ? Est-ce que vous vous en souvenez ? La moire, rien ne vient, rien ne me vient.
Encore un très bon commentaire : "Je n'ai pas de pire humiliation, car j'ai toujours évité de me retrouver dans des situations qui auraient pu en provoquer. À cause de ça, je passe certainement à côté de ma vie depuis le début". Ouais, ouais, enfin moi, j'ai une peur dans ma vie, c'est ça, en fait.
C'est de me dire : "Je préfère un bon, ce sera répété des tonnes de fois, mais je préfère mille fois passer pour un con et avoir agi, plutôt que d'être resté comme un intello et n'avoir rien fait". Pour ça, je dis tout le temps : un con qui marche, ça va plus vite que deux intellos. Aussi, excellente vidéo, je crois que tu allais nous présenter une sorte de cliché de mâles alpha imperturbables comme modèle, et en fait, tu nous as pris un des meilleurs losers.
C'est beaucoup plus inspirant, bizarrement. Bah, bien sûr, moi, j'ai toujours dit : j'aurais bien aimé que Tyler Durden soit l'alpha et qu'il n'ait pas les abdos qu'il a dans le film. C'est ça, en fait.
Le mâle alpha, faut arrêter avec ces conneries de mâles alphas. Je pense que c'est un très mauvais plan, c'est un très mauvais plan comme approche. J'en ai fait déjà une vidéo là-dessus.
Moi, j'ai bien aimé le commentaire de Dina aussi. Bon, en tant que nana, une bonne expérience bien humiliante, j'étais jeune à l'époque, et on était dehors le soir. J'étais au top de mon top sexy, top.
Il y avait plein de mecs, et là, je ne sais pas comment, en levant les bras, j'ai pété. Ça, c'est hyper fort, ça a été entendu. Et bien sûr, tout le monde a rigolé.
J'avais envie de mourir, commentaires de ressusciter pour mourir, et mourir et être enterrée derrière. Il fallait bien que je gère. Puis un autre mec est arrivé, et les autres se marrent.
Ou est-ce parce que la fuite, c'est parce qu'elle l'a fait ? Et là, je les regardais, j'ai dit : "Oui, bon, j'ai pété, ça s'est entendu, on va pas en faire une histoire. " Et je ne sais pas pourquoi, ils sont passés à autre chose.
Bah ouais, on est comme ça, nous les mâles, qu'on s'en branle en fait. Ils en ont peut-être encore parlé après, entre eux, mais pas devant moi, en tout cas. Et vous savez quoi ?
La vie a continué. Comme quoi, alors, comme quoi. Même les nanas se tapent des humiliations, alors n'ayez pas peur.
Tu sais, je vais dire un truc : Dina, je suis tellement habitué. Je pense que tu n'es pas la seule à voir aujourd'hui des images de filles qui montrent des trucs, genre leurs poils pubiens, leur tampon, leurs règles, comme si c'était une fierté. Et qu'aujourd'hui, en fait, voir une fille qui pète, mouassa matin, même plus sûr, il y a des filles qui montrent, qui se filment en train de péter pour dire : "Regardez, nous les filles, on n'est pas tout roses", etc.
En conclusion, je dirais : non remarque. Enfin, assez intéressante, c'est que la majorité de vos humiliations, elles ont été rapportées durant la période du collège. On commence à voir des corps un peu plus adultes, surtout pour la fin, là, vers la troisième.
Et pourtant, on a accordé des cerveaux de gamins. On est encore des gamins, quoi. La 3e, plus particulièrement, l'année des psychopathes.
Les gamins de troisième, finalement, c'est un peu comme des humains non civilisés. Ils n'ont pas encore été dressés, et tu vois, après dans ce groupe de troisième, t'as une minorité de psychopathes qui terrorise une majorité talentueuse, entre guillemets. Dans un peu, des trois, tu as vraiment cet écosystème qui fait penser à la.
. . "Savane, qu'en affirmant, on est des [ __ ] d'animaux, quand même, hein, faut pas l'oublier.
Heureusement, ça reste pas tel qu'elle s'arrête. Pas fixer un puits, c'est ça qui est beau, en fait, dans le fait d'être un humain. C'est que l'on a pu être victime dans ce monde animal, mais on a pu devenir un gagnant dans le monde des humains civilisés.
L'intelligence rentre en compte derrière le caractère civilisé, l'empathie, la volonté aussi, toutes ces choses-là. En tout cas, merci à vous pour vos petites anecdotes. Si ça vous plaît, ce format, je le referai régulièrement.
Donc voilà, n'hésitez pas à poster à nouveau vos commentaires, car je les lis et parfois même je les commente. Je vous souhaite un bon dimanche et, pour garder un lien avec moi, je vous invite à aller vous abonner à la Gazette de Philo Jean, une étude de cas par semaine, chaque mercredi, et en bonus, le monde ebooks que j'ai rédigé, qui s'appelle "Dit Copines". Pour trouver une étape, nous sommes tous à la recherche de cette fameuse étape, "the one".
À très vite, les amitiés.