Bonjour emmanuel Laurentin bonjour à tous bienvenue dans les nouveaux chemins de la connaissance [Musique] les nouveaux chemins de la connaissance réalisée cette semaine par Christine Robert avec Martin de la fosse à la technique sont préparés pour vous tous les jours par Geneviève Méry Adèle vanneret avril Ventura Mathilde Bousseau [Musique] Les nouveaux chemins de la connaissance du lundi au vendredi de 10h à 11h explore cette semaine pour vous la question sans réponse est lancinante de l'angoisse le concept [Musique] j'ai dit le concept d'angoisse car c'est le titre d'un des livres majeurs de kirkggard sorrent kerkegaard l'immense
philosophe danois dont les chemins parleront aujourd'hui pour la première fois L'angoisse est le possible de la liberté seul cette angoisse là forme par la foi l'homme absolument en dévorant toutes les finitudes en dénudant toutes leurs déception et quel grand inquisiteur dispose comme elle dossier à Trans torture et quel espion qui sache avec autant de ruses attaquer le suspect dans l'instant même de sa pire faiblesse ni rendre aussi alléchant le piège où il le prendra comme l'angoisson c'est l'art Et qu'elle juge s'agace s'entend à questionner oui à fouiller des questions l'accusé comme l'angoisse qui jamais ne
le lâche ni dans les plaisirs ni dans le bruit ni durant le travail ni jour ni nuit [Musique] bonjour Hélène Politis bonjour Raphaël bonjour bienvenue sur France Culture bienvenue au nouveau chemin de la connaissance vous êtes je le dis pour ceux qui ne vous connaissent pas encore Historienne de la philosophie professeur émérite à l'Université de Paris 1 auteur entre autres du vocabulaire de kirkguard dans la collection ellipse ainsi que du concept de philosophie constamment apporter à quelques gardes chez kiné et c'est à vous qu'on doit notamment la traduction du texte qui vient d'être lu extrait
du concept d'angoisse Hélène politique qui est frappant dans le texte ici c'est que quelques gardes présente l'angoisse Comme le possible de la liberté alors au risque de partir de la fin de la de la conclusion c'est-à-dire du bon côté des choses quand ont-ils quand il dit de l'angoisse quel est le possible de la liberté on ira ensuite peut-être en amont de cette révélation le possible de la liberté c'est cela va peut-être être le thème principal de tout notre dialogue parce que L'angoisse et on le voyait dans ce texte l'angoisse c'est ce qui ce qui est
un piège ce qui fait que celui qui est en prison par exemple celui qui est vous voyez je ne suis pas du tout angossé mais j'ai un chat dans la gorge pardonnez-moi donc celui qui est qui est en prison ou celui plutôt le suspect celui qu'on va mettre en prison se trouve interrogé et on l'interroge pour lui faire dire ce qu'il ne veut pas dire et c'est à ce moment là que peut venir Le Grand Inquisiteur comme dit kirkguard on pourrait penser aussi à d'autres husky enfin le Grand Inquisiteur c'est celui qui apparaît dans les
frères karamazon le Grand Inquisiteur c'est celui qui est chargé de faire dire en torturant et en torturant sa victime de lui faire dire ce qu'il ne veut pas dire et de le torturer jusqu'à la mort et là on a la dimension de l'angoisse comme ce qui ce qui ce qui enferme celui qui celui qui est angoissé et pris dans son Angoisse et précisément à un moment donné il ne pourra plus supporter cette angoisse et alors il parlera et est-ce que l'angoisse telle qu'elle est ainsi présentée sous la forme d'un grand inquisiteur a dans l'optique qui
est celle de kerkegaard une intention oui alors si vous permettez je reste je reste un instant sur cette sur cette image de l'inquisiteur c'est ce Qui regarde appelle le démoniaque en faisant allusion à certains à certains passages du Nouveau Testament les passages où les les possédés on retrouvera encore oui ce mot inquisiteur possédé d'atte et pourtant nous sommes loin de l'atmosphère de stoïevienne donc le moment où les possédés du démon voyant le Christ s'approcher d'eux vont hurler non pas pour être libéré non pas sauve-moi mais éloigne-toi de moi Comme si celui qui était possédé préférait
rester dans sa possession préférait rester dans son angoisse plutôt qu'en sortir c'est vraiment c'est l'exorciste c'est le principe de l'exorcisme c'est à dire que il est insupportable à celui qui est possédé qu'on lui montre la croix du Christ voilà mais alors vous voyez déjà lambiguïté puisque l'ambiguïté de l'inquisiteur et de l'exorciste c'est que l'exorciste veut faire sortir Et là je crois que je vais pouvoir enfin répondre à votre question après ce début un petit peu difficile l'exorciste veut faire sortir le mal et rendre libre celui qui est possédé le faire sortir de la possession alors
que le Grand Inquisiteur cherche à faire avouer celui qui est pris dans dans ce dans sa culpabilité dans dans sa souffrance dans son hermétisme et c'est peut-être là qu'on voit dès le début puisque vous parliez du possible très Justement c'est là qu'on voit que pour celui qui est angoissé il y a deux chemins il y a le chemin vers un silence qui est mortifère qui est qui écrase qui qui habitent qui tire l'homme vers une animalité qui n'est pas la sienne qui n'est plus la sienne en tant qu'il est humain et puis de l'autre côté
au contraire la possibilité de sortir vers la liberté mais ce que montre kerkguard en Particulier dans le concept d'angoisse c'est que c'est tout le travail de l'angoisse de nous faire aller vers la liberté mais quand même temps c'est ce qu'il y a de plus difficile en somme il y a et on retrouve cet ambivalence depuis le début de la semaine sur l'angoisse dites-moi ce que vous en pensez Hélène politique peut-être sans nous éloigner trop de quelques cartes mais on retrouve cette ambivalence même chez Hitchcock d'ailleurs voilà chez Hitchcock comme chez Heidegger dont on a parlé
mardi dernier comme presque d'ailleurs en un sens Chez Maupassant dont on parlait hier on retrouve cet ambivalence du concept d'angoisse qui peut ouvrir à la fois sur le pire des sentiments la pire des expériences et en même temps dénudant le monde de tout ce que l'on a envie d'y voir de tout ce qui en nous lui demandent au fond de nous faire plaisir dénudant le monde de tout cela Louvre à la possibilité alors de la Liberté de la joie en tout cas d'un rapport au monde qui relèverait davantage de l'immédiateté et également de l'humilité de
celui qui ne lui demande plus rien est-ce que j'ai raison de dire ça oui je pense que vous avez tout à fait maison et j'ai beaucoup aimé ce que le dialogue entre Carole desbara et André Labarthe lundi dernier et j'avoue que je j'aurais plutôt tendance à être d'accord avec André Labarthe mais peu importe parce que André Labarre rappelons-le pour mémoire pour nos auditeurs qui disait que pour lui Hitchcock n'était pas un cinéaste de l'angoisse parce que il se donnait des objets voilà il disait Hitchcock est un cinéaste de la peur l'angoisse on ne peut pas
la fabriquer il y a un rapport avec le temps qui échappe et et il citait il citer le l'exemple des petits films et on n'est pas loin de kirku garde là vous allez voir pourquoi il existe l'exemple de la naissance il Parlait de la naissance du cinéma André Labarthe parlait de la naissance du cinéma et disait que vers 1895 il y avait de petits films de 47 ou 48 secondes et il citer le le l'illustration suivante une charge de cavalerie qui sort du champ et il disait il y a une seconde dans dans ces 48
secondes une seconde pendant laquelle le champ est vide on voit du temps là c'est lié à l'angoisse là je crois que je le cite à peu près littéralement c'est ce Qu'il et c'est exactement là qu'on peut qu'on peut trouver qui regardes et aussi la la le génie qui regarde la modernité de kerkega parce que Kerker va compris que l'angoisse a un rapport avec le temps et que et là si vous permettez il faut que je fasse un tout petit détour avant ce détour le temps auquel il est fait référence chez kirkgarn ça n'est donc pas
il faut le dire peut-être ça n'est pas le temps j'allais dire Quantifiable et comme le temps de l'horloge que nous avons sous les yeux vous et moi qui nous laisse encore quelques dizaines de minutes pour parler de kirkguard ça n'est pas ce temps là ça n'est pas ce temps qui est finalement le même pour tous et qui est quantifiable c'est un autre temps c'est une autre temporalité il faudrait dire peut-être une temporalité plus intime peut-être ce que Proust lui-même appelle un peu de temps à l'état pur oui et mardi alors si Vous permettez puisque nous
sommes jeudi on est au terme de cette semaine allez-y je repense à la fin de de ce que à la fin de l'émission de mardi sur Heidegger quand vous dialoguez avec Françoise Assour et aux Astur et et vous donnez vous mettiez une sorte de chanson très saute enfin vos techniciens mettez une sorte de chanson très sautante à la fin le métro ferme à quelle heure Philippe Catherine voilà Philippe Katerine et il y avait toute une réflexion mardi sur la Différence entre ces deux temps le temps quantitatif le temps qui tape le temps du métro le
temps de l'heure le temps de la séquence le temps de l'horloge le temps de l'horloge le temps du tic-tac et puis au contraire ce attend beaucoup plus fluide et alors c'est là que finalement qui n'est pas pris dans la dans la discontinuité est-ce qu'on peut dire que l'angoisse nous ouvre vers une dimension du temps qui ne relève pas de la discontinuité Qui ne relève pas du tic-tac voilà et alors c'est là que je voulais faire mon petit mon petit ma petite séquence est si vous permettez c'est en fait il faut comprendre pourquoi le concept d'angoisse
a été écrit et d'angoisse c'est le livre de Kerke le livre d'angoisse le livre de kirker intitulé Le concept d'angoisse qui a été publié le 17 juin 1844 et au début de ce texte il y a une longue introduction Dans laquelle carrière s'en prend à la pensée spéculative et il explique que la pensée spéculative veut tout dire de tout veut être capable de parler du temps de la mort de la vie de de la culture de l'être et du néant mais que la façon dont la pensée spéculative par exemple Hegel le système américain la façon
dont la pensée spéculative en parle fait que tout est aplati tout est tout est abîmé et ce que turcuma cherche à ressaisir Dans le concept d'angoisse d'angoisse c'est au contraire quelque chose qui est imperceptible presque insaisissable qui est le moment du passage pour là j'espère suivre pour suivre ce que vous êtes en train de dire et le poursuivre et le pourchasser aussi et ce moment du passage il est d'une certaine manière indicible mais bien sûr puisque c'est l'ambition même de la philosophie de Garde mais comme après lui d'ailleurs peut-être également de la philosophie de Sartre
ou bien d'autres d'autres penseurs notamment Bergson qui est de penser le passage insensible en somme pour rendre toute sa saveur à la spéculation il s'agit de penser non pas à une grande rupture entre le temps et l'éternité mais au contraire le passage insensible au sein même du temps j'avais un professeur en terminale qui prenait l'exemple d'un quand on va au ski et Qu'on a très froid aux mains bah on n'est pas de grande soie sous ses gants de ski on a froid aux mains et donc on se réchauffe les mains près d'une cheminée auprès de
Lattre et on se réchauffe les mains et puis insensiblement le froid disparaît et puis on en vient à la brûlure au bout d'un moment mais le passage le saut qualitatif du froid à la brûlure lui n'est pas repérable il n'est repérable qu'après coup mais en revanche le temps Même de ce passage il est indiscernable voilà et c'est exactement ça et c'est quand il regarde réfléchit sur l'angoisse ou sur d'autres certains d'autres concepts qui sont des concepts limites il va réfléchir à la manière d'en parler pour ne pas les figer et alors c'est là qu'on revient
bien sûr la question du temps parce que quand le temps n'est plus le temps de l'horloge ou le temps quantitatif quand le temps est ce qui Touche ce qui nous touche qui touche chacun d'entre nous dans notre être propre alors il est de l'ordre de ce que vous avez appelé le saut qualitatif il est de l'or de l'instant mais d'un instant qui comme l'angoisse même peut prendre un double aspect ça peut être l'instant qui fuit qui meurt qui nous pousse vers la mort et elle a là on retrouverait les thèmes de mardi et de tout
cette réflexion sur la mort la finitude la difficulté à habiter et puis Inversement l'instant qui débute voilà c'est ça et alors je dis je dirais mais en valeur trop vite et vous vous corrigerez si je puis dire vous m'aiderait à dire mieux idegger et qui a lu qui regarde mais qui en a fait tout autre chose bien entendu qu'il y en a fait du Heider Heidegger lui insiste sur la finitude et la mort et sur les manières de de faire de sa vie quelque chose qui soit autre que la mort mais dans ce contexte de
Mort alors que pour kirkguard il y a il y a il y a dans le dans la dans la fugitivité si j'ose dire dans le passage contingent insaisissable du temps il y a quelque chose qui subsiste parce que l'homme pour qu'il regarde l'être humain pour circulaire n'est pas fait que de temps il est fait de temps et l'Éternel et c'est justement pour ça et on vient vraiment au thème principal c'est pour Ça qu'il angoisse pour Kirka selon kirkguard il n'y aurait pas angoisse nous étions que temporel [Musique] celle de l'angoisse et ce qui est intéressant
avec kirkgard c'est que dans un cas l'angoisse dans le pire des cas l'angoisse nous ouvre vers le sentiment du néant la conscience de notre finitude chez kerkguard l'angoisse et donc et on en revient à ce qu'il entend par là le possible de la liberté c'est à dire Est-ce qu'on peut parler ici de l'angoisse comme d'un élément du salut oui bien sûr on est dans un lexique chrétien il faut bien le dire regardez un penseur chrétien alors là d'ailleurs c'est ce que disait mardi François assourt quand elle disait la grande différence entre kirkard et heiligger c'est
Dieu et évidemment disait Françoise quand il y a Dieu il y a le péché mais alors c'est là qu'il y a tout à reprendre à revoir avec des yeux neufs Et nous pouvons le faire précisément parce que nous ne sommes pas prisonniers de d'une idéologie qui a longtemps été celle du christianisme quand le christianisme quand le disais on prend le catholicisme en Europe était religion dominante or nous avons cette chance d'être par de l'alcool c'est une chance justement c'est une chance ambigu mais c'est une chance d'être par-delà le christianisme et nous pouvons donc reprendre un
Nouveau frais la question du péché alors et quelques gardes nous a je pense je pense que kirkguard est vraiment un auteur pour le 21e siècle pour nous et alors peut-être que ça c'est ce dont nous allons avoir à parler qu'est-ce que c'est l'innocence qu'est-ce que c'est que le péché mais peut-être que vous avez envie de lire un texte maintenant c'est ce que j'allais vous dire qu'est-ce que c'est que l'innocence on va entendre tout de suite justement un Texte dans lequel kirkguard qualifie l'innocence comme ignorance angoisse et innocence est un extrait du concept d'angoisse dans votre
traduction Hélène politique [Musique] l'innocence est ignorance dans l'innocence l'être humain n'est pas déterminé comme esprit mais il est déterminé psychiquement en une unité immédiate avec sa naturalité dans cet état il y a paix et repos mais Il y a en même temps quelque chose d'autre et c'est quelque chose d'autre n'est pas une absence de paye un combat car assurément il n'y a rien contre quoi combattre rien mais quel effet à ce rien il enfante l'angoisse voilà le profond secret de l'innocence elle est en même temps angoisse rêveur l'esprit projette sa propre Effectivité mais c'est effectivement
mais ce rien voit constamment l'innocence en dehors de soi l'angoisse est une détermination de l'esprit rêveur et comme tel elle a son domicile dans la psychologie en presque jamais on ne voit le concept d'angoisse traité dans la psychologie il me faut donc rendre attentif au fait que l'angoisse est complètement différente de la crainte qui se réfère à quelque chose de déterminé tandis que L'angoisse est l'effectivité de la liberté comme possibilité pour la possibilité par conséquent on ne trouvera pas d'angoisse chez l'animal précisément parce que dans sa naturalité l'animal n'est pas déterminé comme esprit [Applaudissements] [Musique]
[Applaudissements] il a de critiquer [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Applaudissements] [Musique] [Musique] Hélène Politis et l'invité des nouveaux chemins de la connaissance au terme d'une semaine au terme un peu rapide d'une semaine sur l'angoisse une semaine consacrée à l'angoisse et c'est de kirkard que nous parlons façon peut-être D'ailleurs pour nous de revenir à la source de l'angoisse ou peut-être à son premier penseur effectif quelques gardes qui est notamment l'auteur du concept d'angoisse il faudra d'ailleurs peut-être revenir à un instant sur les raisons pour lesquelles quelques gardes a fait de l'angoisse un concept alors que par ailleurs
il se méfie de tout ce qui est quantifiable et j'allais dire presque scientifiquement objectivable mais avant de dans venir à ce titre Énigmatique et paradoxal de concepts d'angoisse et l'âme politique je voudrais revenir sur deux points extraits du texte que George Claisse vient de lire pour nous deux points d'abord le profond secret de l'innocence c'est qu'elle est en même temps angoisse et le second point c'est que l'angoisse ça nous l'avions vu quand on parler de heigger et complètement différente de la crainte dans la mesure où la crainte se réfère dit kirkguards à Quelque chose de
déterminé alors dit-il que l'angoisse est l'effectivité de la liberté comme possibilité pour la possibilité ça c'est le prototype d'une phrase que quelqu'un qui n'a jamais fait de philosophie ne peut pas comprendre tout simplement parce que c'est une technicité qu'il ne maîtrise pas et vraiment je vous propose Hélène politique de te rendre cette phrase intelligible pour ceux de nos auditeurs qui n'ont pas le le bagage technique qui Permettrait de comprendre cette phrase et qui devant une telle phrase serait découragée oui alors vous m'aidez beaucoup et vous m'avez aidé aussi tout à l'heure puisque quand nous quand
nous parlions du de du temps justement de ce temps quantitatif c'est vous qui avez parlé du Saut du saut qualitatif donc pour carpeguard il faut effectivement passer de la quantité à la qualité ça ne veut pas dire qu'on oublie la quantité ça veut dire qu'on met la quantité à sa Place et qu'on est attentif à ce alors c'est là qu'il faut que j'emploie malgré tout un ou deux mots philosophique il faut être attentif à ce que Eagle par exemple a dit de la médiation et de la synthèse pour la pour une pensée spéculative en tout
cas d'un point de vue qui regarde bien pour une pensée spéculative il y a synthèse il y a clôture on arrive on pose un problème et puis on avance et puis on résout il y a une solution et on est bien sûr de la Solution et c'est là qu'on pourrait peut-être parler de scientificité évidemment avec des sens différents pour le dire rapidement c'est c'est la philosophie dont il ne faut pas écrire en terminale la philosophie dégueules mais la philosophie 2 égale allez-y exactement et kirkguard lui pense que on tend vers la synthèse mais que en
tant quand on est un être humain en chair et en os et en même temps avec une pensée on ne Parvient pas à cette synthèse la synthèse est toujours en cours de route elle est en train de se faire et pourquoi elle est en train de se faire parce que nous sommes fait des d'éléments différents nous sommes coréens nous sommes nous avons des que nous avons des sentiments en même temps nous avons des des nous avons une intelligence nous avons nous nous sommes multiples chacun d'entre nous cette multiplicité qui nous Constitue fait que quelque chose
nous échappe comment est-ce que vous qualifieriez ce quelque chose qui se cache alors chacun d'entre nous est multiple et nous nous vivons nous parlons même pas encore pour l'instant d'existence mais nous vivons parce que à chaque instant tous ces éléments multiples se fonctionnent ensemble marche ensemble or il y a effectivement quelque chose qui est qui pourrir que garde et plus Important que tout c'est le fait que nous sommes porteurs de sens nous sommes porteurs de signification nous sommes porteurs d'absolu et c'est absolu nous nous l'avons en nous c'est là qu'on va revenir exactement la possibilité
pour la possibilité c'est absolue nous l'avons en nous mais nous ne le d'une certaine manière nous lui donnons pas à sa place et quand nous commençons nous nous l'embarrassons nous le mêlons de Quantité nous le dissimulons sous le vocabulaire de la quantité d'ailleurs assez simple quand on dit voilà quelqu'un qui qui ne se sent pas existé et qui remplaça par de la propriété ou de la voix par exemple à défaut d'être il compense par de la voix donc il accumule des choses pour masquer le vide qu'il est en son fond voilà c'est ce qui est
on appelle par exemple l'insensibilité spirituelle le fait de vivre au jour le jour tranquillement Dans ses affaires mais mais sans sans être attentif à cette part d'absolu qui est en nous d'être tout simplement comme on dit vulgairement bassement matériel voilà oui bien sûr et si donc si nous et là je vais enfin pouvoir finir la longue parenthèse que j'ai commencé et répondre à cette question de l'angoisse comme l'effectivité de la liberté donc si nous nous sommes attentifs à ces à ce qu'il y a en nous de finir et d'infini nous ne Pouvons pas négliger là
au profit de l'autre mais ça veut dire que nous devons aussi tenir compte de la part d'éternel en nous et ce Dieu là c'est c'est le Dieu qui nous a créé mais il nous a pas créé comme un vilain papa qui qui punit son enfant il nous a créé on nous donnant la liberté il nous a créé justement c'est ça l'amour l'étéologie ne parle que de cela l'amour de Dieu c'est que Dieu nous crée libre C'est-à-dire qu'il nous il nous laisse aller et il nous offre de devenir il nous offre de devenir ce que nous
sommes alors bien entendu il nous l'offre dans des circonstances un peu spéciales puisque nous par le péché Adam et Eve sont sortis du Paradis parce que j'allais vous dire quand il parle d'innocence ici il désigne au fond un état enfin au fond même en surface un état antérieur au péché c'est-à-dire une innocence qui est également ignorance Voilà et alors cette ignorance oui je n'ai pas tout à fait fini de dire ce que je voulais vous dire tout à l'heure mais je le vois nous allons le retrouver et puis si nous ne le retrouvons pas ce
sera aussi bien mais chaque individu dans l'histoire revie l'innocence sort de l'innocence c'est-à-dire à la fois nous avons à tenir revu cette chute à la fois nous sommes parce que nous sommes de l'espèce Humaine du genre humain nous nous sommes rattachés à nos premiers pairs et en sens là nous ne pouvons pas oublier Adam mais en même temps il n'y a pas un conditionnement il n'y a pas nous ne sommes pas pêcheurs simplement parce qu'Adam a été pécheur parce que comme dit kirkguard allons plus loin posant la question de savoir pourquoi non comment et pourquoi
Adam a été pécheur comment le serpent venu de l'extérieur comme dit qu'il regarde c'est un mythe ça N'explique rien et qui évite quand il dit le diable à Bondo le diable abondo non non le diable n'a pas de n'a pas la langue il a que fourchu le diable c'est l'homme voilà c'est exactement ça et c'est ce qui fait quand il dit mais Adam a dû se parler à lui-même on peut imaginer cela que ça a été la naissance du langage et que justement en même temps qu'apparaissait l'exigence de signification l'exigence de langage l'exigence de liberté
en même Temps apparaissait tout ce qui fait que cette liberté ce langage échoue c'est-à-dire la possibilité du mal c'est-à-dire la possibilité du mal bien sûr et donc il y a comme le montre comme qui regarde le monde dans ce livre il y a toute une dialectique du péché de l'angoisse c'est l'angoisse de l'innocence qui suscite le péché c'est l'innocent qui va être dans la faute qui va qui va en venir à à souffrir de la faute y compris dans la pudeur y compris Dans dans l'innocence blessée donc est-ce qu'on peut dire pardon alors je vous
suis j'essaie de comprendre parce que je moi je ne connais rien à la pensée de kerkeguard et et en l'occurrence est-ce qu'on peut dire de l'angoisse quelle est ta à l'origine qu'elle est systématiquement une expérience d'un retour à l'origine justement c'est à dire d'un retour à cet état ou nous aussi long finalement entre l'innocence et une liberté qui en passe Aussi par la possibilité de la transgression du mal et du péchés oui exactement telle qu'elle est en train de se dérouler et puis il y a pour chacun à chaque époque que ce soit autrefois ou
aujourd'hui il y a à vivre toutes ces étapes avec chaque fois une originalité une spécificité parce que votre vie n'est pas la mienne même si nous sommes tous les deux dans le même studio et en même temps nous sommes porteurs d'une Culture qui qui ne nous détermine jamais mais dont nous avons à tenir quoi dans nous de nos comptes et en ce sens là donc nous avons chacun à tout rejouer sauf que nous ne le rejouons pas nous nous avons chacun à jouer une première fois et qui regarde d'un site énormément dans ou bien ou
bien et dans beaucoup d'ouvrages il insiste sur ce que c'est que la première fois le premier amour le la première faute la première fois mais en même temps Cette première fois si elle est qualitativement différente des autres elle n'est pas enfermée dans une sorte de boîte parce que à chaque instant nous retrouvons une première fois voilà c'est la possibilité donc on retrouve derrière ce qu'il dit de l'angoisse la possibilité on le retrouve également avec ce qu'on disait de l'instant le prix multime la possibilité finalement et comme chez Heidegger d'ailleurs la possibilité de s'émerveiller de la
Merveille du monde on retrouve avec l'angoisse chez kirkguard la possibilité de de voir les choses comme si c'était la première fois et ces choses qu'on a pourtant l'habitude de voir oui alors pour alors c'est là qu'il y a la grande différence avec elle ilger parce que pour que nous puissions voir les choses comme si c'était la première fois il importe peut-être attentif à une dimension qui est totalement qualitative qui est la dimension de la grâce alors Ça part un peu bizarre de dire ça pour nous qui sommes des postmodernes mais si vous permettez c'est là
qu'il faut faire un tout petit crochet qui n'en est pas un pas l'ouvrage de kerkart qui s'appelle les miettes philosophiques qui est un texte contemporain de du concept d'angoisse ou le concept d'angoisse est contemporain des milliers de philosophiques puisque les miettes ont été publiés le 13 juin 1844 et le concept d'angoisse le 17 juin Était toujours très attentif faisait toujours des petits clins d'oeil il était toujours très attentif assez assez fou hasard et qu'est-ce qui qu'est-ce qu'il y a dans les miettes philosophiques il y a la réflexion sur ce que j'ai quelques regards appelle le
paradoxe absolu au sens strict c'est à dire le le fait le fait qui est aussi une fête est le fait faillit et qui est aussi une fête fe accent circonflexe mais une fête étonnante qui est que Dieu Dieu s'est fait homme Dieu une fois pour tout et pour toujours s'est fait homme disent les évangiles est né est né comme un pauvre quand même comme un pauvre et et est mort supplicié comme un criminel et ça c'est le scandale pour l'entendement pour nous philosophe c'est un scandale il est scandaleux que l'absolu puisse souffrir mourir et je
pense souvent à un petit un petit une petite méditation de bérule bon qui C'est pas kerkega on est dans le 17e siècle mais une merveilleuse méditation de bérules sur Jésus enfant et bérule dit il y a un moment où Jésus enfant était si petit si enfant qui n'avait pas encore la parole autrement dit d'ailleurs de ce point de vue avec l'étymologie même du mot enfant qui est celui qui ne parle pas et donc si Dieu se fait homme Dieu ne se fait pas homme en tout cas c'est tout c'est Toute la toute la réflexion des
miettes philosophiques Dieu ne se fait pas homme pour être un roi tout puissant qui règne sur ces sujets Dieu se fait homme pour servir les autres et Dieu se fait homme comme pauvre et alors vous me direz mais quel rapport entre tout cela est il angoisse mais il y en a il y en a un qui est très fort qui est précisément que s'il est vrai que si l'on croit que si l'on se met en situation de de simplement d'être devant ce fait ou de Que se fait élu ou pas mais de dire qu'est-ce que
c'est qu'un Dieu qui se fait homme dans ces conditions là et bien à ce moment-là notre vie entière en échangé parce que nous-mêmes dans notre finitude justement c'est ça la grâce c'est ça la répétition c'est ça le nouveau dont vous pariez la nouvelle fois la nouvelle fois est foi et foi parce qu'à ce moment-là la moindre le moindre petit moment de notre vie le moindre bafouillement le la moindre la Moindre difficulté prend un tout autre éclairage [Musique] et alors mon opinion que personne ne me la demande et après la question de savoir si j'en ai
une quoi de plus indifférent à autrui que de savoir la mienne une opinion c'est pour moi trop et trop peu d'en avoir et cela implique une sécurité et une douceur de vivre tout comme d'avoir ici bas femme et enfant ce qui n'est pas le lot de L'homme forcé de se débattre jour et nuit sans même être sûr de son pain or dans le monde de l'esprit c'est mon cas car à quoi me suis formé me forment encore n'est-ce pas d'être toujours comme un danseur léger au service de l'idée à l'honneur si possible du Dieu et
pour mon propre plaisir renonçant au félicités du foyer et au prestiges bourgeois à cette communion bonne route et à cette heureuse conformité des joies qui le fait d'avoir une opinion si j'en Ai quelques récompenses si comme le desservante à l'hôtel je mange moi-même une part de ce qu'on y offre c'est mon affaire celui que je sers et de toute solidité comme disent les financiers et d'une toute autre que celle qu'ils entendent [Musique] quelques lignes de Johannes climacous c'est l'autre nom de quelques gardes Hélène politique c'est l'un des pseudonymes de kerkguard c'est sous ce Nom là
qu'il a écrit les miettes philosophiques et on était ici dans la préface des miettes philosophiques qui désignent évidemment chez kirkguard cette ambition permanente de s'affranchir de ce qui relève d'un ordre comme un de la même façon d'ailleurs que quelques gardes déteste les systèmes l'esprit système il est vraiment anti-égalien au possible il est celui pour qui le sujet est j'allais dire non comestible ne peut pas être digéré par Le système il est également celui qui refuse d'avoir une opinion au titre qu'une opinion c'est également celle des autres on peut dire ça oui il faudrait prendre le
temps de peut-être de nuancer et puisque vous me permettez de le faire ici en votre compagnie vous voyez quelques gardes c'est beaucoup servi de pseudonymes enfin il a une partie de son œuvre qui est écrite qui est signée par lui c'est la partie de disons la partie Directement sérieuse la partie dans laquelle il médite sur la Bible et sur la foi explicitement directement et puis l'autre partie de son oeuvre est une partie qui l'écrit soupe pseudonyme et souvent d'ailleurs c'est contemporains n'ont pas tout de suite su que c'était lui qu'il était l'auteur Victor et Rémy
taille Johannes de Silencio Constantin constantinus fraternité fratern tachy Tournus Johannes climacous anti climacous également voilà c'est une Série de pseudonymes il y en a d'autres c'est le Pessoa de la philosophie oui très différemment de pesso mais c'est vrai que ça c'est passionnant aussi je t'avais avec toutes ces voix qui sortaient d'un même homme mais là justement si kirkugan utilise des pseudonymes c'est pour prendre des distances et chaque pseudonyme a une position par exemple viscus et offensis l'auteur du concept d'angoisse le Vigilant de Copenhague à une position quant à l'angoisse quant à la fois clim plus
à une autre position anticlimacus lui va parler encore autrement du christianisme mais bien sûr il y a une unité de tout cela pourquoi kirkguard se sert-il de pseudonyme non pas simplement pour pour faire plaisir à ses lecteurs et pour se faire plaisir et là on retrouve peut-être on pourrait retrouver un écho des pratiques romantiques mais lui critique les Pratiques romantiques et ça s'en sert autrement pour pour établir une distance pour pour marquer un espace entre lui et son lecteur il est toujours extrêmement respectueux de son lecteur et là on en vient déjà aux questions de
méthode en quelque sortegard souvent interpelle son lecteur en lui disant mon lecteur attentif et puis de temps en temps il s'interroge il dit mais es-tu encore là ai-je encore des Lecteurs parce que il sait que c'est difficile de lire et que ça prend du temps et donc pour revenir au milieu de philosophique et au bout de texte que vous avez bien voulu lire et puis macus c'est celui qui va réfléchir sur cette situation paradoxale d'un Dieu qui se fait homme dans ces conditions-là et si ce Dieu se fait homme c'est que l'homme c'est que l'être
humain est de l'importance et que et aussi justement retrouve toute la Question de la liberté si Dieu si Dieu se présentait à l'homme comme Dieu l'homme n'aurait qu'à adoré mais alors que serait-il une sorte d'esclave alors que si Dieu vient à l'homme sous une apparence humaine et avec une grande simplicité avec une grande je dirais avec une grande modestie d'ailleurs si vous regardez dans les évangiles le Christ est toujours extrêmement modeste les miracles que fait le Christ même quand ils sont même Quand c'est quand c'est ressuscité Lazare c'est toujours extrêmement simple et kirkguard est particulièrement
attentif à cette à cette simplicité or et là on revient à beaucoup de de thèmes que vous avez évoqué tout à l'heure et que vous m'avez aidé à évoquer la simplicité ce n'est pas l'innocence du début la simplicité c'est ce vers quoi longtemps et plus on va vers la simplicité plus on va vers la communication avec les autres Mais qui soit une vraie communication qui ne soit pas qui ne soit pas écrasante qui soit qui implique un respect des autres et plus on va vers justement vers le vocation et alors vous me parliez de l'instant
tout à l'heure l'instance ça peut être ce qu'il y a de pire cette espèce de comptabilité à rebours jusqu'à la mort et l'instant ça peut aussi être ce miracle ce miracle très simple d'une rencontre du moment où les choses prennent sens [Musique] on peut comparer l'angoisse ou vertige celui dont l'oeil en vient à regarder une profondeur engloutissante qui se trouve au dessous de lui celui là est pris de vertige mais la raison fondamentale du trouble est tout autant que le précipice l'œil de celui qui regarde car s'il n'avait pas regardé ou de sous de lui
il n'est pas été pris de vertige l'angoisse est ainsi le vertige de la Liberté qui surgit puisque l'Esprit veut poser la synthèse [Musique] et la liberté regarde maintenant au-dessous de soi dans sa propre possibilité et elle saisit alors la finitude pour s'y agripper dans ce vertige la liberté s'affaisse ou même instant tout échangé et puisque la liberté se relève encore elle voit qu'elle les coupables entre ces deux instances se situe le Saut qualitatif qu'aucune science n'a expliqué ni ne peut expliquer celui qui devient coupable dans l'angoisse celui-là devient coupable d'une manière aussi ambiguë que possible
l'angoisse est une impuissance féminine dans laquelle défaille la liberté à part les psychologiquement la chute originale arrive toujours dans l'impuissance mais de surcroît l'angoisse et ce qu'il y a de plus égocentrique Voilà encore le poids accablant qui détermine le rapport en biguu à la fois sympathique et antipathique de l'individu c'est dans l'angoisse que j'ai l'infinité égocentrique de la possibilité qui ne tente pas comme un choix mais qui angoisse captieusement avec sa douce anxiété [Musique] un festival musical dans cette émission qui est l'œuvre de Christine Robert qui Restitue d'ailleurs je dois dire un merveille les différentes
dimensions de l'angoisse et Hélène Politis qui est avec nous pour en parler nous arrivons presque au terme de cette émission et donc de cette semaine sur l'angoisse Hélène Politis c'est de quelques gardes que nous parlons aujourd'hui l'angoisse est ainsi le vertige de la liberté qui surgit puisque l'Esprit veut poser la synthèse dans ce vertige la liberté s'affaisse et elle se relève encore il y A donc ici cette ambiguïté d'une liberté écrasée par l'angoisse qui en même temps trouve dans l'angoisse l'occasion de sa j'allais dire presque de sa résurrection pour employer un terme qui serait familier
aux chrétiens quelques gardes Hélène Politi oui maintenant vous voyez nous allons ensemble pouvoir regrouper trouver l'unité une sorte d'unité paradoxale des différents chemins sur lesquels vous m'avez conduite aujourd'hui vous m'avez amené à Être aujourd'hui parce que donc le péché d'adames nous disons tout à l'heure le péché et se fait dans l'angoisse et parce qu'il y a cet angoisse que le le Adam Eve et Adam vont pêcher mais en même temps cette on peut dire il y a une sorte de dialectique du péché on passe à l'angoisse de l'angoisse on passe au péché il y a
une espèce de nœud qui fait sortir de l'innocence or si nous étions Restés dans l'innocence il nous étions restés dans le paradis ou si l'enfant était resté chez ses parents rien ne se serait passé il n'y aurait pas eu d'histoire humaine et donc l'angois l'angoisse va est partie prenante dans le décla dans le déclenchement de quelque chose dans une ouverture et malheureusement cette ouverture ne se fait pas facilement vous avez vu comme c'est comme j'ai eu du mal à démarrer tout à l'heure vous avez vu Comme j'ai eu bafouillé comme j'étais lamentable voilà on est
toujours d'abord enfin quand on cherche quelque chose quand on cherche à s'exprimer on est toujours d'abord lamentable même si on a un très très bon interlocuteur qui aide les acteurs disent ça d'ailleurs dans les répétitions bien souvent quand il y a une lecture avant une pièce de théâtre certains acteurs sont apparemment très à l'aise avec le texte et d'autres bafouilles et hésitent et en général C'est parce qu'il travaille ils sont déjà en plein travail est-ce que vous souscrivez à cette image alors si vous dites ça vous vous sauvez vous me que je vous remercie que
gardien vous dites que vous n'avez pas lu mais vous êtes quelques gardiens là et alors vous voyez donc cette angoisse conduit à la culpabilité conduit à la faute conduit à un moment où l'innocentèse d'être innocent il fait une faute qui le rend coupable donc Qu'est-ce que je découvre dans l'angoisse quand je découvre ma liberté je découvre que je découvre le mal qui est en moi où j'ai découvert mon incapacité à faire le bien que je voudrais faire pour reprendre la formule polynéienne je découvre ma culpabilité je découvre mon incapacité je découvre mes faiblesses je découvre
tout ce que je n'aime pas en moi et alors si je continue si je vais encore plus loin sur ce chemin si j'accepte de me reconnaître Comme ça pas très doué pas très doué au plan intellectuel et puis pas très pas très généreuse dans la réalité alors je peux présenter à Dieu mais à ce Dieu là qui est venu qui est venu comme comme ce sauveur faible humble et modeste je peux présenter à ce lieu là ce Dieu en trois personnes père fils esprit je peux lui présenter mes faiblesses et lui dire comme kurtgart le
rappelle dans un certain nombre de ces textes oui Devant toi Dieu devant toi j'ai toujours tort mais dire devant Dieu j'ai toujours tort c'est ça n'est pas à ce moment-là ce n'est pas l'humiliation de l'aliénation c'est au contraire dit je reconnais qu'il y a en moi plus que moi-même et je te le donne je te le donne parce que tu toi-même tu m'as d'abord donné ma liberté et c'est là qu'on convient à la dimension du pardon et alors chez kirkar là il faudrait en parler peut-être une autre fois mais ce N'est pas du tout le
pardon au sens de vous voyez on est très loin du Grand Inquisiteur on est très loin du tortureur du début ces pages doit avouer je dois m'humilier je dois être dans les camps de la mort celui qui contracte comme comme un sous homme alors qu'il est l'homme même mais au contraire c'est à partir du moment où je me reconnais dans dans les manques non mais l'acheter dans mes insuffisances dans tout ce qui n'a pas été dans cette émission et bien Alors l'émission peut être réussie parce que quelque chose est plus que nous et fait que
nous cherchons ensemble à parler et dire quelque chose qui nous concerne c'est l'ultime paradoxe c'est-à-dire de cette émission comme de cette semaine c'est qu'on a le sentiment alors que les missions s'achève qu'elle commence à peine Hélène Politis candide vous merci grâce à vous parce que vous voyez vous êtes parti dites comme vous et vous vous et vos invités vous vous Êtes partis du coq vous êtes venu à au grand philosophe de la de finalement de je dirais moi d'un point de vue qui recueillien le grand philosophe de de la tristesse de notre époque il est
égal et puis vous vous êtes passé par Maupassant et puis maintenant vous revenez vous venez à kirkguard et alors après chacun aura choisi et avoir ce qui lui convient mais peut-être pour moi en tout cas la leçon de cette semaine pour avoir écouté les Autres émissions et puis pour avoir essayé péniblement de participer à celle-ci c'est que l'angoisse est un travail non pas le travail du négatif au sens de Hegel non pas un travail qui réussit à tous les coups mais un travail qui est à reprendre à chaque instant à chaque seconde comme vous le
apprendrez la prochaine émission avec d'autres gens pour parler d'autre chose mais ce sera encore et toujours le travail de la de l'élaboration de la Signification avec un souci de vérité de la détermination de la temporalité comme peccabilité résulte encore la mort comme sanction l'animal intrinsèquement ne meurt pas mais lorsque l'esprit a été posé comme esprit alors la montre la mort se montre comme le terrifiant dans l'instant de la mort l'être humain se tient à l'extrême pointe de la synthèse car l'Esprit ne peut pas mourir et pourtant il doit attendre car assurément le corps doit mourir
la façon païenne de Voir la mort était tout comme sa sensualité était plus naïve et sa temporalité plus insoucieuse plus clémente et plus avenante mais ce qu'il y a de plus haut lui manquait qu'on lise le beau traité de lessive contre concernant la manière dont l'art antique représentait la mort et on ne pourra pas nier qu'on est ému d'une rassurante mélancolie par l'image de ce génie dormant ou en considérant la belle solennité avec laquelle le génie de la Mort incline sa tête et éteint le flambeau [Musique] il y a si on veut quelque chose d'indescriptiblement
engageant et tentant dans le fait de se confier un appareil liquide c'est apaisant comme un souvenir dans lequel il n'y a rien dont on se souvienne mais ce n'est pourtant guère rassurant de suivre ce guide muet car il ne cache rien Sa silhouette n'est nullement un inconnu tôt quelle il est telle est la mort et par là c'en est fini il y a une insondable mélancolie dans le fait que ce génie avec son amical silhouette s'incline sur le mourant et du souffle de son dernier baiser éteint la dernière étincelle de vie tandis que le vécu
s'est déjà évanoui peu à peu et que la mort est restée là comme le secret qui lui-même inexpliqué expliquait que la vie tout entière était Un jeu où à la fin tout ce qu'il y avait de plus grand comme ce qu'il y avait de plus petit s'en ira comme les écoliers et au bout du compte ce sera à la même de s'en aller comme s'en va le maître d'école mais c'est là que réside aussi le mutisme de l'anéantissement le tout était seulement un jeu d'enfant et maintenant le jeu est fini [Musique] un grand merci un
grand merci Hélène Politique pour cette aventure en votre compagnie des balbutiements du début jusqu'à la joyeuse limpidité finale et c'était un premier parcours de quelques gardes dans les nouveaux chemins de la connaissance gageons que nous aurons d'autres occasions de parler de quelques gardes FC et de sa postérité qu'elle soit chrétienne ou existentialiste on reviendra sur quelques cartes c'est promis dans les nouveaux chemins de la Connaissance [Musique] sur la autour de la table des chemins de la connaissance beaucoup de livres le vôtre et laine politique garde je renvoie d'ailleurs à notre site Internet pour la bibliographie
complète de votre travaux sur kerguard et des ouvrages de quelques gardes lui-même notamment le concept de l'angoisse et puis et puis autour de la table également Adèle van red qu'on retrouve Avec le même plaisir tous les jours à 10h50 sur France Culture pour le journal des nouveaux chemins bonjour Adèle [Musique] Adèle vous recevez aujourd'hui l'ami Emmanuel Naya qui signe une nouvelle version des Essais de Montaigne une nouvelle édition des essais la nouvelle édition qui sort en Folio classique aujourd'hui même bonjour Emmanuel Maillard bonjour donc cette nouvelle édition sort en trois volumes trois Volumes distincts les
nouveaux joints de la connaissance avaient consacré l'an dernier une semaine à montagne et on s'était servi de l'édition de enfin la traduction en français moderne André landly séparé en quarto Gallimard qui venait tout juste de sortir à l'époque il me semble en tout cas très récemment et là à nouveau une nouvelle édition quelques mois plus tard donc c'est vraiment s'inscrire dans la lignée de Montaigne que de proposer une nouvelle Édition enfin de c'est avec une telle fréquence et on sait que lui-même montagne lui-même a beaucoup travaillé son texte il reprenait il a ajouté sans arrêt
des nouveaux éléments ce qu'il appelait des allongins alors c'est pas une question rhétorique Emmanuel Naya que de vous demander en quoi est-ce que cette nouvelle édition qu'est-ce qu'elle ajoute en tout cas au précédentes en quoi est-ce que c'était pas juste une allongea et de plus alors effectivement Quand vous disiez il y a trois éditions chez yalimar en deux ans quasiment une édition de la Pléiade cette modernisation cette translation pourrait dire en français moderne et puis notre édition Folio alors qu'ajoute-t-elle il y a effectivement trois manières de lire montagne aujourd'hui soit on lit une traduction alors
ça pourrait effectivement de donner un plus large public l'accès au texte une traduction c'est en français Moderne en français moderne avec des équivalents de lexique éventuellement de tournure alors bon évidemment c'est une rencontre parfois un peu frustrante pour ceux qui voudraient avoir un contact avec le texte même de Montaigne c'est aussi considéré que le texte des essais est un objet peut-être un objet conceptuel relativement neutre qu'on peut rendre en le traduisant ce qui est ce qui est assez compliqué puisque à mon sens Un parcours intellectuel plutôt excusez-moi qu'on pourrait en le modernisant alors qu'à mon
sens effectivement le la manière de parler de style et la pensée sont intrinsèquement liées alors donc deux autres manières de les montagnes d'édition posthume qui est paru il n'y a pas longtemps il y a 2 ans en Pléiade préparer par la fille d'alliance de montagne Marie Gournay à partir d'un manuscrit autographe D'après les dires de Marie de Gournay qu'on n'a jamais retrouvé mais c'était pratique courante que les choses passent à la trappe chez l'imprimeur une fois que l'édition était sortie des presse et puis ce dernier manuscrit autographe l'exemplaire de Bordeaux qui nous reste et sur
lequel l'ensemble du 20e siècle s'est fondé dans son rapport à Montaigne puisque l'édition de référence à de pierrevillers au principe universitaire de France avait vulgarisé le texte de Montagne à partir de de cet exemplaire de Bordeaux alors qu'est-ce qu'on pouvait apporter et à précisément donner un accès faciliter l'accès à ce manuscrit autographe finalement rendu à lui-même André Tournon qui des grands spécialistes montagnes signaient il y a un certain nombre d'années à l'article célèbres et au titre un peu provocateur je n'ai jamais lu les essais de montagne et effectivement la grande thèse qu'il a poursuivi dans
bon nombre de ses travaux Était que le texte de mon teigne est notamment tout son travail sur la sur la syntaxe et surtout sur la ponctuation sur la segmentation du texte avait été ignoré et manipuler par tous les éditeurs finalement est quasiment ce depuis sa mort et nous avons voulu rendre peut-être pour la première fois en tout cas un tel degré de d'exigence lisible ce manuscrit autographe Vous entendez on entend comme un paradoxe entre le fait d'accorder autant d'importance à la forme du texte à la source manuscrit au réédition alors que Montaigne lui-même faisait la
poologie de la pensée en perpétuelle mouvement de l'absence de tout caractère définitif et conclusif de la pensée c'est-à-dire pas un reproche puisque le paradoxe lui-même est au cœur cette montagne donc c'est un ça extrêmement maintenir alors effectivement on pourrait dire par Ailleurs que montagne le penseur du monisme de cette alliance du corps et de l'âme qu'il a évidemment théorisé pour pour formuler son on pourrait presque dire sa physiologie et ensuite l'éthique qui en découle ce monstre on peut aussi l'appliquer à son texte ce qu'il déclare consubstantiel à son auteur c'est à dire que finalement c'est
la corporité du texte qui définit vraiment à mon sens sa portée spirituelle d'où aussi notre Choix philologique un petit peu radical et inédit de lui donner de lui donner autant d'importance pour moi ce joue dans ce dans ce manuscrit autographe un travail stylistique inédit qui n'est pas ornemental c'est ce fameux langage coupé dont parle montagne dans ces instructions à l'imprimeur en derrière la page de garde ce langage coupé qui est une sorte de de transformation de la rhétorique de rhétorique antirétoricienne où il s'agit De couper justement l'avancée du sens qui va à travers la clausule
verse sa conclusion et une conclusion dogmatique pour au contraire le segmenter permettre à la pensée de s'arrêter de connaître des volts face de prendre du recul pour commenter des mettre des hypothèses etc alors c'est important s'accorder au travail stylistique inédit donc ce que vous dites de montagne au style de montagne c'est tourner refrain à sa façon de présenter ses idées d'allier Des tons et des styles complètement différents tout ça laisse penser que les essais sont d'abord et avant tout un texte littéraire ce qu'il est indéniablement mais et pourtant il y a aussi une portée philosophique
incontestable Montaine ne cesse de d'interroger des interlocuteurs tels que Socrate Descartes les stoïciens il prend part dans des querelles qui sont proprement philosophiques tout à fait alors pour pour vous répondre on Pourrait faire une première remarque c'est que cette question du du finalement du du classement de Montaigne dans les rayons du librairie on sait pas si on doit le chercher en philosophie ou en littérature bien souvent les choses sont assez compliquées et anachronique déjà à l'époque de montagne au XVIème siècle les belles lettres embrassent et la littérature embrasse les grandes disciplines et pour citer Montaigne
la philosophie n'est qu'une Poésie sophistiquée [Musique] néanmoins d'un point de vue plus pragmatique il semble que Montaigne soit rentré dans la rédaction de ses essais avec une ambition littéraire pour dont l'apporter justement était peut-être politique il fallait confirmer ces lettres de noblesse récemment acquises peut-être briller une place d'ambassadeur ça c'est une dernière recherche qui qui ont mis ça en avant et Montrer notamment à travers le tous les essais des chapitres du livre 1 qu'il était apte à manier toutes ces toutes ces matières et peu à peu cette entreprise de publication de soi il fallait se
faire lire notamment dans le Cercle Royal à dériver vers peut-être une autre entreprise qui est une entreprise de connaissances de soi beaucoup plus philosophique une entreprise de connaissance de soi c'est une des définitions des essais de Montagnes donc je rappelle que vous avez participé à cette nouvelle édition des essais de montagnes qui paraît en Folio classique aujourd'hui même et sinon Adèle dans les librairies aujourd'hui cette semaine l'édition du félin publie à un ouvrage consacré à jean-keleville dans le but est d'offrir un contact avec la lecture orale de sa philosophie ceux qui ont déjà entendu Jean
puisse parler ça veut connaître la voix de gens qui allait vite avec cette fois unique et ce Ton indescriptible c'est à Jean-Jacques Lubrina que l'on doit se livre qui a suivi pendant plusieurs années les cours des gens qui les pitch et qui propose donc une retranscription de des derniers cours que le philosophe a donné à la Sorbonne ces derniers cours portent sur la violence sur l'hypocrisie et sur le silence et outre ses retranscriptions Jean-Jacques Lubrina propose également un portrait de l'homme comme philosophe musicien et militant et une présentation Rapide de sa philosophie à travers le
thème de l'apparence de la belle apparence de la séduction à la déception c'est donc aux éditions du Félin et ça s'appelle Jean kelewitz les dernières traces du maître et ça sort cette semaine et je crois bien savoir d'ailleurs à d'elle que dans le livre dont vous parlez il y a une préface de l'excellent François Georges préface remarquable de François Georges comme tout ce que François Georges écrit D'ailleurs et en particulier sur jean-kélévitz merci Adèle Montaigne kirkgard des gens qui les Beach finalement c'est la même chose en tout cas c'était le programme du jour dans les
nouveaux chemins de la connaissance retrouver chers auditeurs cette émission et toutes celles de la semaine sur notre site Internet à la page des nouveaux chemins où vous pourrez également télécharger toutes les émissions bien encore les entendre en Ligne [Musique] alors ne soyez pas surpris un bien que nous soyons jeudi c'est pourtant déjà la fin de cette semaine sur l'angoisse car demain les nouveaux chemins seront en direct de l'École normale dans le cadre d'une journée entière que France Culture consacre à l'ENS pour une émission d'un genre un peu particulier une émission Orsérie et réflexive à la
fois en compagnie de Frédéric Vorms autour de la Question toute bête de savoir ce qu'est la philosophie [Musique] 10h59 sur France Culture dans un instant vous avez rendez-vous avec question d'époque