Avant de commencer la vidéo, pour ceux qui veulent se procurer les ebooks gratuits intitulés "Dit copines pour dix étapes pour une copine" et non pas "10 copines pour trouver une étape", vous pouvez le télécharger en rentrant votre email dans le lien que je mettrai en premier commentaire épinglé dans la barre de description. Comme tout en général, toutes les infos importantes. Aujourd'hui, on va faire une vidéo sur Alain Soral.
Donc c'est un sujet glissant, mais en fait non, je vous expliquais. Alors, Alain Soral est connu parce que, voilà, c'était un intellectuel essayiste qui a été condamné plusieurs fois pour incitation à la haine, pour diffamation, pour antisémitisme, pour négationnisme de la Shoah. Beaucoup de gens connaissent Alain Soral, le politique, mais peu de personnes, en tout cas moins, se souviennent de son passé de dragueur de rue.
Et moi, c'est ça qui m'intéresse aujourd'hui : c'est l'Alain Soral dragueur de rue, et uniquement Alain Soral dragueur de rue qui va m'intéresser dans cette vidéo. Et plus particulièrement l'Alain Soral qui a écrit ce bouquin "Sociologie du dragueur" en 1996. Il était très en avance sur son temps.
1996, c'était bien avant le renouveau de la séduction à l'américaine avec les pick-up artists américains qui sont arrivés début des années 2000. Moi, ce qui m'intéresse dans ce bouquin, ce sont vraiment les principes clés, donc, par là, la soirée, qui sont tirées de son expérience de dragueur de rue. Il a un réel vécu de dragueur de rue et c'est le seul, à ce jour, le seul intellectuel que je connaisse qui a une telle connaissance du terrain, entre guillemets, de la drague de rue.
Je vais utiliser le terme de drague de rue dans cette vidéo-là parce que c'est le terme qui est utilisé par Soral et parce que c'est le terme que j'ai longtemps utilisé. Il y a une évolution des codes de la séduction, il faut bien le comprendre. Je considère aujourd'hui que la drague c'est déjà désuet.
Je l'explique dans "Dix étapes pour trouver une copine". J'explique pourquoi il ne faut plus parler de drague et pas forcément de séduction. Je ne suis pas en train de dire "super un dragueur, je suis un séducteur".
C'est pas du tout ça. Si vous voulez être efficace aujourd'hui, il ne faut pas reproduire les codes du dragueur, il ne faut pas avoir un état d'esprit de dragueur. D'ailleurs, lui-même, Alain Soral, parle de ce principe : l'évolution de la séduction et des codes de la sélection.
Puisqu'il fait que quand il a commencé la drague de rue, c'était une époque très spéciale qu'il appelle l'âge d'or, c'est-à-dire bien avant l'arrivée du sida et juste après l'arrivée des moyens de contraception. Ce qui fait que les femmes n'étaient déjà libérées sexuellement, elles commençaient tout juste à jouir de leur libération sexuelle, mais elles n'avaient pas peur du sida. Les gens n'avaient pas autant peur du sida que quelques années après.
Donc, on était dans une sorte d'âge d'or de l'institution. Il avoue qu'après, ça devait être plus difficile, de plus en plus difficile. Et moi, je pense que c'est précisément pour cette raison qu'Alain Soral pouvait, à son époque, comme il le montre dans le film "Confessions d'un ailleurs", se comporter comme un dragueur et incorporer les codes du dragueur.
Aujourd'hui, ça ne fonctionnerait plus comme ça. Ça ne veut pas dire qu'on ne peut plus faire de rencontres, loin de là, mais il faut s'adapter. Les compliments physiques, ça, ça ne fonctionne plus aujourd'hui, sauf avec les étrangères qui ont une image un peu fantasmée, idéalisée du Français, notamment les Anglo-saxons.
Donc, avec elles, ça fonctionne encore, mais avec les Françaises, ça ne marche plus. Et ça, il y a beaucoup de clowns de l'odre qui n'ont pas encore compris, qui continuent à faire des vidéos comme ça, mais ça ne fonctionne pas. Enseigner ce genre de choses, ça ne fonctionne plus.
On a un a priori très négatif aujourd'hui sur le dragueur, il faut absolument s'en éloigner. Aujourd'hui, je ne vais pas vous en parler en tant que psychologue ; on oublie le statut de psychologue. Je vous en parle en tant que dragueur de rue.
Alors, en tant que dragueur de rue qui a fait ça pendant dix ans, j'ai commencé à l'âge de 16 ans. Cette vidéo-là n'est pas scientifique. C'est très important que vous compreniez.
Il y a des vidéos où je vulgarise la littérature scientifique ; dans cette vidéo-là, je vous sous-entends mes articles, les articles sur lesquels je me suis basé. Il y a les vidéos où je donne un avis personnel, basé sur mon expérience personnelle et l'expérience d'un millier d'hommes, voire plus, que j'ai rencontrés dans ce contexte de drague de rue de séduction. C'est cette expérience-là, cette expérience empirique, cette connaissance empirique-là que je me permets aujourd'hui de donner un avis sur ce bouquin et de développer les idées que j'ai retrouvées dans ce bouquin.
Sachez bien que je ne me travestis jamais en psychologue pour véhiculer un avis personnel. Donc, vous verrez tout le temps précisé quand il s'agit d'un avis personnel ou quand il s'agit du consensus scientifique qu'on retrouve dans la littérature. Vous ne verrez jamais non plus utiliser une étude qui va dans mon sens juste parce qu'elle va dans le bon sens.
Je me base tout le temps sur le consensus scientifique et c'est pour ça que ça prend beaucoup de temps à faire les vidéos scientifiques. J'ai lu "Sociologie du dragueur" quand j'avais 18 ans. À l'époque, c'était un livre qui tournait beaucoup dans le milieu des dragueurs de rue ; c'était tout un milieu.
Comme le décrit Alain Soral, d'ailleurs, il y avait une certaine camaraderie, on se connaissait tous vraiment. On se croise un peu partout dans les mêmes quartiers que décrit Alain Soral, d'ailleurs, dans le bouquin, et on a marché, voilà, on a marché au marché d'après-midi entière, comme les décrit Alain Soral dans "Confession d'un dragueur". Il le dit bien, d'ailleurs : la marche, c'est le moyen le moins cher, le plus efficace et le plus rationnel de rencontrer un maximum de femmes.
Finalement, c'est bien plus intéressant que d'aller dans les bars et dans les clubs de nuit, puisque c'était gratuit. Il n'y avait pas de concurrence. Ce qui est considéré comme la norme dans les bars devient tout de suite un acte de bravoure, entre guillemets, dans la rue, en journée.
Il y a plein de principes comme ça qu'on retrouve dans certains bouquins et qui me font écho avec ce qu'on vivait. C'est d'ailleurs pour ça qu'on coupe le bouquin, tourné pas mal dans le milieu des dragueurs de rue. D'ailleurs, il y avait un cercle qu'on appelait le cercle des players parisiens.
Pensez, il y a très peu de gens aujourd'hui qui se souviennent de ce club. C'est un club privé. Donc, je me suis inspiré un petit peu pour faire le club défi logique, d'ailleurs, même si ce n'est pas exactement la même philosophie, même pas du tout.
C'était très orienté performance à l'époque. Si vous voulez, un jour, je vous ferai une vidéo autobiographique ; là, je ne vais pas trop m’éparpiller là-dessus. Mais je suis persuadé, par contre, qu'Alain Soral se souvient du cercle des players parisiens puisqu'il me semble bien qu'il avait fait des interventions dans ce cercle des players parisiens, il y a bien longtemps de ça, bien avant que je rentre dans le cercle.
Par exemple, ce qu'il y avait d’assez intéressant dans ce bouquin, c'est que finalement, c'était une philosophie qui dénotait complètement avec les techniques de drague à l’américaine, comme la Mystery Method ou "The Game", où il y avait vraiment des techniques très rigoureuses à respecter et qui n'étaient pas du tout adaptées à la culture française. Le fait que nous, on allait parler aux filles dans la journée, et on voyait bien qu'il y avait un décalage entre la culture de Los Angeles et Las Vegas, en soirée, et les rencontres en journée dans Paris. Hélas, le bouquin dans l'astral faisait complètement écho à ce que nous vivions au quotidien, en fait, puisque c'était dans les mêmes quartiers.
Comme je vous dis, c'étaient les mêmes principes. On avait un vocabulaire, toute une philosophie, qui correspondait parfaitement à la hall parisienne, si vous voulez. Il y a plein d'autres principes qu'on retrouve dans le bouquin et qui font écho un petit peu à ce qu'on vivait.
Il y avait aussi l'importance du rôle du mentor, comme on le voit dans le film "Confession d'un dragueur". Moi, j'ai eu la chance d'avoir un mentor quand j'ai commencé à 16 ans. Alors, un des principes clés qu'on retrouve dans le bouquin et qui était très important aussi dans notre quotidien de dragueur de rue, c'était la désacralisation du rejet, la désensibilisation au rejet.
Ça, c'est la première chose qu'on apprenait : c'était d’accepter le rejet comme étant quelque chose de normal, d’accepter le rejet comme inévitable, en fait, comme nécessaire, et d'apprendre à appréhender le rejet. Et ça, c'était selon moi, je crois que c’est une des plus belles choses que j'ai apprises dans la drague de rue. J'étais content de le retrouver dans le bouquin d'Alain Soral.
Ça fait beaucoup de bien, quand vous êtes un jeune homme, et puis vous apprenez que tous les mecs autour de vous se prennent aussi des râteaux ; ben ça fait un bien fou, quoi. Le râteau ne tue pas, c'est comme un direct à la boxe. Quand on arrive en salle de boxe, on a peur de se prendre un direct.
Ça ne tue pas. Alors, au début, on est tendu, comme ça, on enregistre et on a mal, mais petit à petit, on apprend à se détendre. On voit bien à la fin, le monde parle d'une pratique pathologique de la drague de rue.
Alors, pratique pathologique dans le sens où le dragueur de rue sauvait son sort à l'un, un fils d'une mauvaise mère et d'un mauvais père, et que, à travers la pratique de la drague de rue, il recherche la bonne mère qu'il idéalise. Bon, c'est très freudien et très orienté freudisme. Il parle du complexe d’Œdipe, donc je ne suis absolument pas fan et je ne partage pas cette explication.
N'a jamais été prouvé que les petits garçons voulaient coucher avec leur mère et tuer leur père pour y arriver. Et ce principe de mauvaises mères, je ne sais pas, ce n'est pas forcément quelque chose que j'ai retrouvé de manière empirique autour de moi, dont parmi les dragueurs de rue, même si je les ai vus de temps en temps, mais ce n’était pas forcément la majorité. Donc c'est pour ça que là, il faut retenir qu'il y a un aspect autobiographique dans le bouquin.
Il ne faut pas tout prendre au premier degré non plus. Néanmoins, l’aspect pratique pathologique, moi, je l'aurais plus traduit en pratique intensive, ça, je l'admets totalement. Ça a été pour moi, pendant de longues années, une pratique intensive, un peu comme un sport, en fait.
Vous allez faire du sport trois, au moins trois, quatre fois par semaine. C'est vrai que ça me prenait beaucoup de temps, déjà. Il est vrai que pour pas mal de gens, et pour moi-même, c'était devenu quelque chose d'addictif.
Alors, ce qui rend cette pratique, entre guillemets, hautement addictive, c'était également une pratique. Pour moi, à l'époque, encore une fois, mon état d'esprit a. .
. Changée, et je m'explique : dans le livre gratuit « Jeunes », il est aussi beaucoup question des réunions de philo. Jean, si vous voulez en savoir plus, ce qui rendait ça… a dit qu’en fait, tout simplement, on a le pouvoir de bouleverser, de changer le quotidien, le destin d’une inconnue.
Je ne sais pas si les gens se rendent compte de ce truc-là, mais vous voyez devant vous une femme qui passe, qui ne vous a pas vu, qui ne vous a pas regardé, qui ne pense pas à vous, qui ne vous connaît pas, qui n’imagine pas une seule seconde qu’un type va venir lui parler. Il y a une probabilité que vous puissiez entrer dans sa tête et changer le cours de sa vie, en fait. Et il y a une probabilité que cette rencontre avec cet inconnu – un inconnu que vous ne connaissez ni d’Ève ni d’Adam – aboutisse à une relation amoureuse, une relation passionnelle, à quelque chose de très bon qui peut durer six mois, en se disant que cela peut être la femme de votre vie au coin de la rue.
Ce qui rend cet aspect-là d’autant plus addictif, c’est l’aspect aléatoire, c’est une récompense aléatoire, et les réseaux sociaux savent jouer là-dessus. C’est bien, on en avait parlé pour YouTube ou Instagram : on ne sait jamais exactement sur quoi on va tomber quand on clique sur la petite notification. Ça peut être un truc, ça peut être le message d’une fille incroyable, d’un mec magnifique, tout comme ça peut être une notice, un motif anodin, banal, quoi.
Mais là, c’est un peu pareil : quand on va voir une inconnue dans la rue, on peut se prendre un râteau ; la fille peut nous ignorer, elle peut dire « J’ai un copain », « Je ne suis pas intéressée » ou « Désolé, je n’ai pas le temps ». Mais ça peut aussi fonctionner. Il y a une probabilité que ça fonctionne qui n’est pas nulle, et c’est pour ça qu’en fait, on reste accro, parce qu’on attend cette récompense.
En fait, cette récompense, quand elle arrive, peut changer complètement le cours de votre vie. Donc il y a le contrôle qu’on a sur sa propre vie : on décide soi-même d’aller provoquer une rencontre avec une fille qui peut nous impressionner parce qu’elle est belle, et on a un contrôle potentiel sur la vie de cette personne-là. Il y a un autre point intéressant dans le bouquin de Soral, c’est le fait que, finalement, le dragueur de rue, c’est avant tout un intello.
Et ça, je crois que ça dénote complètement avec l’image que certaines personnes se font, le fantasme un peu que se font certaines d’un dragueur de rue, entre guillemets. Cette image-là, comme quoi le dragueur de rue était un mâle assoiffé de sexe, qui sort par pulsion sexuelle et par impulsivité dans la rue. En fait, il y a évidemment de la libido.
Je pense que pour avoir l’énergie de passer des après-midi à battre le pavé parisien, comme disait… il faut un minimum de libido. Mais le dragueur de rue est avant tout un intello qui veut comprendre le système féminin. Et ça va vous étonner, mais ceux qui devenaient les meilleurs dans la drague de rue, c’étaient toujours des ingénieurs.
C’étaient ceux qui, comme je vous le dis, étaient les plus obsédés par le fait de comprendre, encore une fois, le système féminin, de trouver des primes, des patterns en anglais, mais des schémas qui se répètent. La méthode a été très simple, c’est la suivante : on a une hypothèse, on expérimente, on analyse, on réajuste, et le tout sur un échantillon le plus important possible, parce que le but, ce n’est pas le but : c’est la quête d’efficacité, c’est la quête d’amélioration de soi aussi. Parce que plus on devient confiant, plus on devient à l’aise socialement, plus on développe la tchatche, plus on est efficace.
Mais le but du jeu, c’est aussi de comprendre, de comprendre l’amour, en fait, de comprendre comment fonctionne l’amour. Et c’est pour ça que le dragueur de rue désacralise très rapidement la femme, et il désacralise très rapidement l’amour, parce qu’il voit qu’il y a des schémas qui se répètent, qu’il y a des mécanismes qui rendent l’amour prévisible, qui rendent certains comportements amoureux, qui rendent les femmes dans un contexte amoureux prévisible. Ce qui n’enlève en rien leur diversité.
Il y a plein de femmes différentes, on peut avoir une probabilité, une compatibilité émotionnelle plus forte avec certaines filles. C’est ça qui rend aussi ce qu’on fait magnifique. Il y a eu la récompense aléatoire qui fait qu’on peut tomber soudain sur une fille qui est super jolie, avec qui on va avoir une énorme compatibilité émotionnelle.
Et parfois même, je vais aller plus loin, on peut tomber sur une fille qui n’est pas si jolie que ça au début, mais avec qui il y a une telle compatibilité émotionnelle qu’en fait, ça rattrape tout. Je dirais d’ailleurs que je le dis tout le temps aux hommes : laissez leur chance aux filles, ne vous fiez pas tout de suite au physique, parce qu’il peut y avoir des filles qui, lorsqu’on va discuter avec elles, s’avèrent être bien plus belles, parce qu’elles sont soit très proches de nous, elles nous ressemblent, soit parce qu’elles ont une manière de s’exprimer qui les rend encore plus belles. Et cela ne peut être vérifié qu’en allant parler aux filles et en excluant de son logiciel l’état d’esprit du poète.
Le principe le plus important pour moi du bouquin d’Alain Soral, c’est la démystification des femmes. Il le dit bien : le dragueur de rue apprend très vite à sortir de cette vision du poète et de cette vision de la femme magique. Revenir à quelque chose de réaliste : à une femme qui est finalement la femme du quotidien.
La drague de rue, c'est vraiment, comme le dit Alain Soral, l'école de démystification des femmes. Et c'est quelque chose qui se fait de manière beaucoup plus rapide que n'importe quel homme, finalement, parce que le dragueur de rue qui a du temps à perdre va faire 100 fois plus de rencontres, mille fois ; il va faire en une semaine autant de rencontres qu'un homme moyen dans toute sa vie. En fait, le niveau d'expérience augmente très rapidement, et il augmente d'autant plus rapidement que les dragueurs de rue échangent entre eux.
Ainsi, il y a un retour d'expérience sur les hypothèses et les expérimentations de chacun, ce qui fait qu'en fait on arrive à créer un véritable laboratoire de la séduction. Et c'est d'ailleurs le cas du club des Filles au Gymnase. À ce moment, nous sommes plusieurs centaines.
Donc, le défi à l'origine, il y a dix cornes, ne voyait un forum, et surtout Discord, où nous sommes le plus actifs. Tous les jours, il y a des retours d'expérience, tous les jours on teste des trucs différents, et on se fait des retours : « J'ai testé telle approche, j'ai testé tel état d'esprit aujourd'hui, j'ai décidé qu'en cette semaine, cet état d'esprit fonctionne mieux sur tel type de fille. » Et c'est donc, pour illustrer ce point-là, que je vous ai sorti une citation du bouquin qui, pour moi, est très belle et résume parfaitement ce que je suis en train de vous dire : la démystification de la femme.
Étudier l'amour et la femme à travers la drague de rue, c'est les faire descendre du ciel pour les remonter de l'enfer des philosophes, afin de les remettre à leur place dans la pratique et la quotidienneté. Parce que oui, selon ce rallye, il y a deux écueils que rencontre l'homme quand il veut comprendre les femmes. Il y a l'écueil du poète qui idéalise les femmes, qui les considère comme des créatures angéliques, et qui se base sur les femmes qui l'ont rejeté.
En fait, le point de vue du poète se base sur, comme le dit Soral, « sur ses hallucinations nostalgiques ». En fait, le poète parle des femmes qui l'ont rejeté. D'un autre côté, nous avons le philosophe qui a dû troquer les femmes contre la pensée, c'est-à-dire qu'il a dû choisir entre l'étude et la compagnie des femmes.
Comme le dit Soral, la vision du philosophe cache mal sa rancœur d'avoir dû choisir entre l'étude et la compagnie des femmes. Donc il y a un côté un peu misogyne, mais qui n'est pas fondé sur des faits réels souvent, mais plus sur de l'amertume, de la rancœur. Donc, le dragueur de rue, comme le dit Soral, celui qui va aller chercher la femme d'enfer et la remonter des enfers, descend du ciel du poète.
Ce qui est vraiment joliment dit, je trouve. Alors, tous ces garçons qui se retrouvent confrontés aux femmes pour la première fois ressentent de la peur, la peur de la femme magique. Ce respect mêlé de peur… Donc je cite Alain Soral à nouveau : « Un respect mêlé de peur, peur de la femme qu'ils ne connaissent pas, respect de la mère qu'ils vénèrent.
» C’est là qu'on tire la notion de femme magique. Pour lui, la femme est une créature angélique qui ressemble à la mer et dont il a peur de pénétrer, de peur de la détruire. En fait, il dit « la pureté impénétrable de la mer, la peur de détruire la mer par la pénétration ».
Alors bon, on l'a dit tout à l'heure, moi je ne suis pas hyper fan de l'aspect complexe d'Œdipe ; ça, c’est la vision d'Alain Soral. Je vais vous donner ma version : pourquoi est-ce que les hommes ont ce respect mêlé de peur ? Pour cela, je vais me baser plutôt sur la théorie de l'attachement de Bowlby.
Alors, pas calque de théorie là-dedans, c'est une hypothèse. Les gens confondent souvent les deux. Là, en l'occurrence, la théorie de l'attachement, c'est ce qui fait consensus dans la littérature scientifique ; c'est ce qui est utilisé en psychopathologie, en psychologie du développement, dans la littérature.
La théorie de l'attachement, c'est de dire que l'enfant, durant les premières années de sa vie, a besoin de pouvoir s'attacher à sa figure d'attachement. L'enfant a un besoin vital de pouvoir s'attacher à la personne qui va lui apporter la nourriture, la protection, la sécurité. Alors très souvent, c'est la mère, mais ce n'est pas forcément ; ça peut être quelqu'un d'autre.
La plupart du temps, il s'avère que c'est la mère. Si vous voulez, l'enfant a besoin de ça pour se développer normalement, pour avoir un développement normal, un développement émotionnel et même physique normal. On sait aujourd'hui que le fait d'avoir été privé de parents et d'avoir été privé d'une figure d'attachement, comme c'est le cas par exemple pour les orphelins, c'est quelque chose de très difficile pour le développement de l'enfant.
Même physiquement, ces enfants-là sont plus petits, plus fragiles que la moyenne, ils ont plus de maladies. D'une certaine manière, l'amour de maman est sacré parce qu'il est vital. En fait, à mon avis personnel, là où je vais un peu plus loin, c’est que j'utilise la théorie de l'attachement pour expliquer pourquoi est-ce que les garçons auraient peur des femmes.
Et bien, parce que cette figure d'attachement, qui s'avère être souvent la mère et qui est également le premier modèle féminin pour le garçon, c'est le premier modèle d'amour que reçoit le garçon de la part d'une femme. Donc finalement, les garçons confondent l'amour maternel avec l'amour d'une femme. Au début de sa vie amoureuse, Ben va aussi confondre le rejet d'une femme avec le rejet de la figure d'attachement, qui était la mère, et il va s'imaginer, probablement inconsciemment, que le rejet d'une femme est aussi grave que l'aurait pu l'être le rejet de sa maman, puisque, pour lui, le rejet de la maman était synonyme de mort assurée.
Quant à Mme la Maire qui te rejette, il y a de fortes chances que ce soit très mal barré pour la suite, pour la survie de l'enfant. C'est pour ça que je pense qu'il y a une peur de la famille et une sacralisation du rejet de la femme, notamment durant les premières années de la vie amoureuse. Plus il va rencontrer de femmes, plus il va adopter un nouveau modèle féminin qui va totalement s'éloigner du modèle originel de la mère.
Ainsi, il va découvrir que l'amour d'une femme n'a finalement rien à voir avec l'amour de sa mère. Ce n'est pas pareil. Cela lui permet aussi de désaliéner un petit peu son regard : la femme est un être humain, et réaliser que non seulement l'amour de la femme ne sera jamais aussi qualitatif que l'amour de la mère, mais aussi qu'il sera différent.
De plus, il réalisera que le rejet de la femme n'est pas aussi grave que le rejet de sa mère. Sa femme, c'est juste un être humain, et son rejet, ce n'est pas la fin du monde. Alors, on peut aller plus loin et se poser la question de savoir pourquoi la société encourage aussi cette mystification de la femme.
Pourquoi entend-on partout que les femmes sont compliquées et qu'elles restent un mystère ? Ce qui est totalement faux, à vrai dire. Pourquoi véhicule-t-on cette idée ?
Alain Soral en parle un petit peu dans son livre. Il explique que c'est dans l'intérêt des femmes de ne pas bêtement dévoiler leurs besoins. Ce n'est pas dans l'intérêt des femmes d'expliquer concrètement ce qu'elles attendent des hommes.
Mais ça, je ne veux pas en parler aujourd'hui, sinon ça va rallonger la vidéo. J'en parlerai plutôt dans le club. En plus, c'est du contenu qui pourrait être limite en termes de contenu interdit.
Donc pour ce compte-là, je préfère me concentrer sur le pôle club défi. Je verrai déjà vos réactions sur cette vidéo pour savoir si je continue ou pas. On va finir sur le principe de désacralisation de la femme et de l'amour, qu'on retrouve encore une fois dans le premier chapitre.
C'est une étape primordiale pour arriver à avoir des relations saines avec les femmes : il faut les descendre de leur étoile, si je puis dire. Cette désillusion s'acquiert entre l'image que se faisait le garçon de la femme et ce qu'elle est réellement. Elle est symbolisée dans le livre par une phrase que je vais vous lire.
Par la découverte du sexe féminin, alors qu'il attendait de ce sanctuaire une apparence qui corresponde aux représentations de son affect immature — porte céleste, de forme harmonieuse, au parfum fleuri et au goût sucré — le dragueur découvre des goûters, l'appeler informe, velus, suppurants et nauséabonds qu'on lui a négociés comme un trésor. Il cherchait le céleste, il découvre l'organe. Évidemment, c'est symbolique, car on n'est pas en train de dire que le sexe féminin est dégoûtant, ce n'est pas du tout le cas.
C'est surtout une manière de montrer le contraste entre l'image fantasmée et la réalité. C'est parce que certains hommes ont beaucoup trop d'attentes à l'égard des femmes que peut-être ils finissent par les mépriser lorsqu'ils découvrent que cela ne correspond pas à la réalité. Les femmes ne sont pas des elfes ; les femmes sont des êtres humains, comme moi et comme toi.
Voilà, comme nous tous, comme toi, caméraman, comme toi, Madame qui promène son chien, comme comme comme Monsieur là-bas, le policier. C'est un sujet glissant, parce que, bon, quand on parle d'Alain Soral, c'est un sujet délicat. Moi, j'ai décidé ici de parler uniquement de son livre *Sociologie du dragueur* et de son parcours en tant que jeune dragueur de rue, et d'exclure l'aspect politique, même si on retrouve l'aspect politique dans le livre.
Par exemple, avec la distinction entre le dragueur et le séducteur : le dragueur serait un fils de pauvres qui couche avec les filles de riches, et le séducteur, un fils de riches qui ne couche qu'avec les filles de pauvres et les filles des amis de ses parents. Donc, il y a un petit peu cette notion de diagnostic de lutte des classes là-dedans. Si je reçois une pluie d'insultes dans les commentaires, eh bien, je saurai que ce n'est peut-être pas un contenu que je devrais aborder sur cette chaîne.
On verra bien. Si vous voulez aller plus loin sur la désacralisation des femmes, si vous voulez vraiment travailler là-dessus sérieusement, je vous recommande de lire *Sociologie du dragueur*, même si tout n'est pas à prendre au premier degré. S'il y a des aspects autobiographiques, des éléments un peu politiques, il y a quand même des principes clés là-dedans.
Vous pouvez aussi rejoindre le club défi logis, parce que c'est un thème extrêmement important dans le club. La désacralisation de l'amour, et des femmes, on en parle très souvent lors des réunions sur Discord que nous faisons tous les mardis soirs à 20h. Cela fait à peu près deux ans et demi, je crois.
Deux ans qu'on fait ça maintenant, et je n'ai jamais loupé un seul mardi, sauf celui de Noël, où nous avons fait un lundi. Donc voilà, ça dure, et nous sommes plusieurs centaines sur le club défi logis. Les expériences des uns et des autres, il y a une très bonne ambiance le mardi soir.
Vous voyez pas mal de gens qui participent. Tout le monde n'est pas obligé de participer ; à ceux qui veulent le faire, ceux qui ne veulent pas peuvent simplement écouter tranquillement avec leurs casques. On peut juste taper à l'écrit, c'est comme un chat en fait.
Voilà, ça peut être comme un chat, ça peut être comme une partie, comme une discussion tous ensemble. En tout cas, dans le club Défi Logique, on a fait des réunions pour parler de la désacralisation, mais on a aussi fait un petit guide en interne avec les différentes étapes pour désacraliser les femmes et désacraliser l'amour. Ceux qui voulaient me rencontrer dans le cadre de séances pour aller battre le pavé parisien, comme on dit, avec moi, ou le pavé lyonnais, ou le pavé lillois, peuvent n'hésitez pas à me contacter.
Dans le formulaire sur le site internet, dont le lien est en page de description, on fait des séances sur le terrain. On se rend compte, en vrai, des choix aussi des sciences au téléphone, et j'ai de plus en plus de filles qu'ailleurs, et de plus en plus de filles. Alors, ce n'est pas exactement les mêmes demandes que les hommes, même si j'ai eu une fille qui avoue qu'on a fait des séances avec une fille le week-end dernier, avec qui on est partis faire des interactions ensemble, et justement, ça lui a plu parce que ce n'était pas de la drague.
J'insiste là-dessus : ce n'est pas de la drague. Je ne lui demande pas de courir après des mecs en disant « ça lutte » et « robots », quoi. C'est quelque chose de beaucoup plus naturel, beaucoup plus authentique, finalement, de beaucoup plus contextuel, surtout.
En fait, on essaie au maximum d'être contextuels. Le but du jeu, c'est de provoquer une interaction, une conversation, en se basant sur le contexte, un petit peu comme ce que font nos confrères italiens, je suppose, ou méditerranéens. Vous apprenez un petit peu à mettre en avant cet aspect latin qui lie à la culture française et qu'on ne devrait pas perdre.
Je suis fatigué d'être et je me rends compte que, parfois, ça demande des intentions.