Vous souvenez-vous de l'archétype de l'hyper-femelle dont j'avais parlé cet été, à savoir cet archétype, cet idéal kiné qui n'existe pas finalement, mais vers lequel certaines femmes tendent ? En fait, par "hyper-femelle", j'entendais une femme qui réunissait tout ce qu'il y avait de plus animal dans la femme, et ce de manière exagérément plus élevée que la moyenne. D'ailleurs, il y a aussi l'hyper-mâle pour qui c'est le même processus.
J'essaie de parler d'une hyper-femelle aujourd'hui qui s'appelle Jian, qui est une twitcam, streameuse, instagrammeuse, et qui se filme sur Twitter. En ajout, elle est déjà en train de jouer à des jeux vidéo, en train de commenter des vidéos, en train de parler de sa vie. Donc, on va parler de cette fille-là, on va l'utiliser comme une illustration, un petit peu de ce qu'est une hyper-femelle, et on va développer trois points autour de ça.
Alors, le premier point qui est intéressant, à vrai dire, je trouve fascinant même, quand on y pense : il y a quelque chose que vous avez probablement tous déjà vu, mais que vous ne l'avez peut-être jamais nommé. C'est un contraste entre une hyper-sexualisation et une certaine forme de juvénilité ou de vulnérabilité. Essayer de mettre ces choses ensemble, ça crée un effet étonnant, en général assez érotique, qui a tendance à plaire aux hommes, et plus particulièrement aux hyper-mâles.
Elle parle beaucoup de sexe, elle aime faire des blagues, il n'y en a pas beaucoup, mais quand il y en a, c'est toujours autour du sexe. Tout dans son corps et dans son comportement crie le sexe. Et de l'autre côté, vous avez cette sexualité mélangée avec une expression de vulnérabilité.
Par exemple, on la voit souvent dire quelque chose de sexuel et juste derrière, réagir comme une petite fille qui vient de dire une bêtise. Il y a aussi, dans son comportement, quelque chose qu'elle fait beaucoup, c'est qu'elle surjoue l'idiote. Elle se fait passer pour naïve.
On voit des vidéos d'elle marquées par la maladresse, où ses écrits, par exemple, disent "Jian", qui "ouh là là, c'est chaud". Elle fait l'idiote, elle se prend une porte, elle fait la bête, elle ne comprend pas quelque chose. C'est typique de l'hyper-femelle qui, en fait, se rend plus bête que ce qu'elle n'est : plus fragile, plus petite.
Vous entendez souvent des filles dire, et pas forcément des hyper-femelles : "Je préfère être plus petite que mon copain, me trouvant toute petite par rapport à lui. " C'est un peu le même raisonnement chez l'hyper-femelle, mais à l'extrême. Elle aime se sentir idiote comparée à un hyper-mâle, elle aime se sentir plus fragile, plus soumise.
Et c'est ce qu'elle n'est réellement. N'oublions pas que c'est du théâtre. Mais l'hyper-femelle, cet archétype qui, encore une fois, n'existe pas vraiment, est vers lequel certaines personnes tendent et pas toutes les femmes, évidemment.
N'oublions pas que tout cela est dans un but de séduction, et que l'hyper-femelle est conçue pour la séduction, comme une BMW est conçue pour la fiabilité. Alors, dans l'apparence, on voit aussi pas mal de caractéristiques de l'hyper-femelle chez Jian. Alors bon, typiquement, ça saute aux yeux : c'est ses yeux, elle a de grands yeux, comme dans les mangas japonais.
Elle accentue le regard en mettant du mascara autour de ses yeux pour se donner des yeux encore plus grands. Dans ses miniatures, elle prend des poses, le même principe avec le fond de teint qu'elle applique, comme une geisha, d'ailleurs, pour avoir une peau toute lisse comme une enfant, avec du blush. Si l'expression de la juvénilité est autant mise en avant par l'hyper-femelle, c'est parce qu'elle vise à indiquer un certain niveau de fertilité.
Le caractère timoré, c'est un comportement qu'on retrouve chez de nombreuses femelles mammifères pour inciter le mâle à la poursuivre. Alors, que serait l'hyper-femelle sans un groupe d'hommes autour d'elle pour admirer, adorer sa fertilité ? Quand on regarde Jian, elle allume sa caméra, et ce qui se passe, c'est que vous avez des milliers d'hommes qui la regardent, qui l'existent et la regardent simplement exister.
Parce que si vous regardez bien, concernant Jian, il n'y a pas grand-chose d'exceptionnellement intéressant : elle n'est pas super drôle, et dans le meilleur des cas, elle raconte sa journée ou parle un peu de sexe, mais elle ne donne même pas vraiment de conseils. La plupart du temps, vous allez la voir dans des vidéos où elle écoute de la musique, mange, boit de l'alcool, fume. Elle a une vie d'une banalité incroyable.
Mais ce n'est pas cela la valeur qu'elle apporte au groupe. La valeur qu'elle apporte, c'est la démonstration de sa fertilité. Elle n'a pas besoin de faire d'autres choses que de se montrer en train d'exister.
Vous avez donc des hommes qui la regardent, mais qui aussi la rémunèrent sous forme de compliments, de pourboires, ou d'argent, ou de likes, pour le simple fait d'exister. Ils vénèrent une seule et unique chose : sa fertilité. Elle utilise ces plateformes comme une déesse utiliserait un temple pour se faire vénérer par ses adorateurs, qui viennent déposer une offrande, un peu comme un paysan viendrait déposer sur l'autel de la déesse de la fertilité une partie de ses récoltes.
Tout tourne autour de la démonstration de la fertilité : il n'y a rien d'autre à faire. De produire un contenu marrant, de biens ragots, de raconter de belles histoires ou quoi que ce soit, il a juste besoin d'être, et le monde le lui rend bien. C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai envie de dire que la phrase préférée de l'hyper-femelle, c'est : "Sois toi-même !
" Si on traduit "sois toi-même", ça veut dire que, dans mon monde à moi, je n'ai jamais eu besoin de fournir quelconque effort pour obtenir les choses que j'ai aujourd'hui. Je n'ai jamais eu besoin de m'améliorer, de me développer, parce que tout m'est tombé dessus. "Sois toi-même", ça veut dire que je suis une version finale de moi-même.
Je n'ai pas besoin de m'améliorer, je suis parfait tel que je suis. On est sur l'antithèse du "Deviens qui tu es" de Nietzsche. Là, on est sur le "Reste qui tu es".
Tu es parfait tel que tu es, ne bouge surtout pas. À 17 ans, je me souviens, j'avais une copine au lycée, une amie à qui je racontais tout. Elle me racontait tout et elle avait beaucoup de partenaires.
Donc, je me disais que je devais pouvoir l'aider, elle aura des bons conseils. Sauf que, quand je lui racontais que j'allais dans la rue faire des interactions pour essayer de sortir de ma timidité, pour gagner en aisance sociale, ce qu'elle me répétait c'était : "Mais pourquoi tu fais tout ça ? Sois toi-même !
" Cette phrase témoigne d'un narcissisme et d'un manque cruel d'empathie, parce que la personne est incapable de concevoir un monde dans lequel il puisse y avoir des gens qui doivent fournir des efforts et qui sont obligés de se développer, de s'améliorer pour obtenir les choses qu'ils désirent. Et c'est ça, finalement, la vie : se développer, cesser de venir, comme on dit, la meilleure version de soi-même. Lorsque je produis un comportement et que ce comportement me permet d'obtenir l'amour du groupe, un compliment ou de l'argent, ça me procure du plaisir sous forme de libération dopaminergique.
Ça envoie un message au cerveau qui dit : "C'est bon pour toi, vie continue sur cette voie, c'est bon pour toi, comme le sucre, continue de claquer ! " Donc on continue à fournir ce comportement et on renforce toujours plus cette boucle rétroactive. C'est pour cette raison que les compliments ont le même effet que l'argent.
Pour cette raison, on dit souvent : "Nous sommes le fruit des compliments que nous recevons. Dis-moi quel compliment tu reçois, je te dirai qui tu es. " Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que pour avoir le courage, entre guillemets, de se montrer à nu comme ça, dans tous les sens du terme, sur Internet, il faut avoir une sacrée dose de narcissisme.
Il faut être persuadé que le groupe va s'intéresser à nous dans notre forme la plus banale, dans notre simple existence, alors qu'on est inconnu au bataillon. Ce narcissisme est nécessaire pour pousser l'hyper-femelle à se montrer, mais comme le groupe va rapidement lui apporter de l'amour, le narcissisme augmente encore plus. Donc l'hyper-femelle est coincée dans une boucle de narcissisme qui, à la fois, lui offre un pouvoir immense, mais qui, à la fois, la rend très vulnérable, parce que la valeur qu'elle apporte au groupe, et donc le narcissisme qu'elle en tire, est basé sur un seul et unique critère, qui est éphémère, qui plus est.
Alors, le troisième point, il est assez dur, il est un peu violent, et il découle des deux autres précédents. Quand on écoute une femme comme Gillian parler, parfois, on pourra entendre certaines expressions comme, par exemple, un sentiment de vide intérieur. Parfois aussi, elle exprime un certain malheur ou un désespoir.
On pourrait dire : "Mais pourquoi tu as tout, la beauté, la popularité, probablement l'argent, la jeunesse ? " Ce sentiment de vide intérieur est la conséquence de la prise de conscience de l'hyper-femelle qu'elle n'est finalement pas grand-chose d'autre que la simple expression de sa fertilité. Pour oublier ce sentiment de vide intérieur, pour ne pas avoir à le regarder droit dans les yeux, l'hyper-femelle va adopter des comportements violents, des comportements à risque, des comportements excessifs comme, par exemple, la boulimie.
Vous regardez Instagram, c'est rempli de photos de nourriture, parce qu'Instagram est le temple de l'hyper-femelle. Ça peut être une sexualité extrême ; d'ailleurs, la sécurité de l'hyper-femelle, c'est tout un sujet. Ça peut être la prise de drogue, ça peut être les tatouages, ça peut être le shopping excessif, ça peut être du drama amoureux.
Toutes ces choses-là sont là pour faire oublier à l'hyper-femelle ce sentiment de vide intérieur, lui faire oublier qu'il n'y a pas grand-chose, finalement, qui l'intéresse dans la vie autre que démontrer sa fertilité. Tout est intense, mais toujours avec des choses très superficielles, toujours avec des activités banales du quotidien : la nourriture, le shopping, comme vous dites, le drama amoureux. Tout ça, ce sont des choses superficielles qui viennent combler un trou intérieur, en fait, parce que l'hyper-femelle n'a finalement d'extraordinaire que ses hanches.
Il n'y a pas grand-chose qui sorte de l'ordinaire au-delà de ça chez l'hyper-femelle. L'hyper-femelle est même, finalement, d'une grande banalité, puisqu'elle n'a jamais eu à faire quoi que ce soit, à produire quoi que ce soit. Et le seul moyen que trouve l'hyper-femelle pour combler ce vide intérieur, c'est de le remplir physiquement avec un enfant.
La reproduction, c'est la seule activité qui intéresse l'hyper-femelle et qui est capable de la transcender. N'oublions pas, l'hyper-femelle, c'est ce qu'il y a de plus animal dans la femme, et la reproduction, c'est ce qu'il. .
. Ya, de plus, animal chez l'humain d'eau, que c'est le dénouement bien heureux et final de l'hyper femelle. Hyper femelle, ça se finit par un réinvestissement de sa fertilité qu'elle a démontré pendant des années.
Cette fois, le réinvestissement se fait dans un projet qui est un peu au-dessus d'elle. Bon, pour conclure cette vidéo qui n'était pas très drôle, je voulais rappeler deux petits points. Le premier, c'est qu'ici, j'ai parlé de Djediat kenyane, moi je ne la connais pas, je ne connais pas sa véritable identité, je ne connais que ce qu'elle veut bien nous laisser voir, je connais que le personnage, Diane, si vous voulez.
Donc, c'est là-dessus que je me suis basé, sur le contenu public. La deuxième chose à dire, je sais que vous le savez, mais je le rappelle à nouveau : hyper femelles, c'est un archétype. Je ne suis pas en train de parler de femmes en général, je parle bien d'un archétype qui n'est pas représentatif de la moyenne féminine.
Enfin, ce ne sont là que des hypothèses de travail, ce n'est pas du contenu issu de mes lectures dans la littérature scientifique. Je prends bien soin, à chaque fois, de distinguer les deux. Si ça se trouve, tout ce que je vous ai dit là, c'est de la grosse connerie.
Peut-être même que dans deux ans, je vous dirai : "Écoutez, les gars, ce que j'ai dit, c'est quoi le manque. " Donc, voilà, prenez bien ça en compte : ce sont des hypothèses. Si ça vous intéresse de m'entendre continuer à développer sur ce genre de sujet, vous pouvez nous rejoindre au Club Défi.
L'origine, c'est un thème que j'aime aborder, le concept d'hyper femelle, hyper mâle. Vous pouvez déposer une candidature, et si vous êtes acceptés, d'ailleurs, vous n'êtes même pas obligés de rester là, et donc de partir au bout d'un mois, il n'y a pas de problème. Vous pouvez juste entrer, assister à quatre réunions du club, quatre sessions de badinage avec nous, et puis repartir au bout d'un mois.
Vous aurez payé 19 euros, donc c'est tout à fait possible. Il suffit d'aller sur le lien qui sera en barre de description, de faire une belle candidature, ce n'est pas tout le monde, et ensuite, vous aviserez. Voilà, je vous souhaite une excellente journée, je vous dis à bientôt.