souvent le lundi je rêve d'un weekend tranquille à base de marcher le matin de sport mais surtout de beaucoup de repos à partir du mercredi mes plans commencent à devenir plus flou je sens que j'ai aussi envie de voir du monde d'aller boire des coups arrive le vendredi 19h je m'autorise une petite en terrasse avec des amis puis après deux ou trois verrs on commence à échanger des regards on fait des petits sous-entendus en fait on pense tous à la même chose mais personne ne ve être celui qui propose le premier puis on craque on
appelle un dealer et à partir de là on sait tous que ce sera beaucoup plus difficile de rentrer tôt mais à ce moment précis je suis bien j'ai envie de profiter c'est agréable de se dire tant pis de autoriser un petit peu mais c'est peut-être aussi cette capacité à déraper qui définit notre addiction moi je personnellement je trouve qu'on est pas des addictes parce que justement on reste sur une utilisation assez festive de de la drogue et que enfin moi je connais personne dans le groupe qui va en prendre tous les jours parce que il
en a besoin parce que c'est vraiment c'est vraiment une sensation physique qui ressent c'est je pense clairement l'effet de groupe qui fait que on en prend autant parce que on est on est tous un peu dans le même état et on s'engrainene très facilement les uns les autres parce que à partir du moment où tu commences à picoler un ou de verres d'alcool les bonnes résolutions s'envolent tu vois là tuas tu as pas envie de consommer tu reçois vendredi entre 18 et 23h tu sois tu reçois 15 textos de salut super promo du weekend déjà
toi tu as eu des efforts la semaine d'avant pour supprimer leur numéro ils reviennent vers toi et Caroline sont revenus de vacances appelle-moi ouais non si on est à 10 je pense mes amis et moi on adore faire la fête le weekend on se retrouve pour décompresser on boit un verre on débriffe la semaine on rit on danse souvent la plupart du temps même quand on fait la fête ensemble on prend de la drogue alors ça va dépendre un peu de chacun mais ça peut être de la cocaïne de la MD laakettamine du LSD peu
importe en fait mais on apprécie tous la consommation d'un ou de plusieurs produits que certains qualifieraient de dur on mène tous des vies plutôt saines en dehors des weekends on a des boulots des apparts on est jeune socialement inséré et plutôt en bonne santé voilà donc je le sors enfin ça fait très bizarre je parle toute seule dans mon enregistreur mais pourtant de plus en plus notre consommation me questionne donc j'ai réussi à sortir l'enregistreur je sais pas quelle he il est quel he il est vous savez alors parfois ça m'inquiète à d'autres moments je
relativise45 il est 16h45 et on est installé dehors dans l'herbe la pele les gens dansent autour de nous les gens sont défoncés ça se voit mais les gens sont heureux on peut difficilement faire mieux que la te là c'est la te voilà il y a beaucoup de gens qui sont lever autour de nous ça danse le son est bah le son est très sympa voilà c'est cool ça danse on on se plaît bien ici là il y a de l'air ce qui est super cool c'est que c'est pas trop danse il y a plein de
gens mais en même temps on a tous de la place pour danser donc ça c'est cool ouais et puis voilà quoi le type de consommation que je préfère ça reste dans dans les milieux festifs où il y a du monde et où il a de de la bonne musique la musique a commencé à prendre plus de place beaucoup plus de place dans ma vie j'ai commencé à à mixer pas mal devant des gens c'est rare d'avoir un public pas défoncé ça permet de d'être un peu en communion avec toutes les autres personnes les gens sont
bien plus sympa les gens sont bien plus ouverts d'esprit les gens bourrés c'est con c'est violent avec ta drogue tu es pas con enfin tu es con mais tu es pas violent tu es cool tu as envie d'être pote avec tout le monde tu as envie que la soirée se passe bien tu mets 200 personnes bé dans une pièce tu peux être sûr que ça va mal se mal se finir quoi tu mets 200 personnes défoncé dans une pièce tout le monde se fait des câlins quoi et là on est dans un environnement qui est
vraiment chouette parce qu'on a de la musique cool et des gens bienveillants autour de nous dans des endroits dans une une jeunesse heureuse ou même si plein de trucs qui n vont pas on est quand même vachement chanceux on est vraiment privilégié en ce moment et faire la fête c'est l'expression de ça c'est vraiment l'expression de toute la chance qu'on a quoi et ça ça j'aime vraiment bien bon faire la fête et disons-le se défoncer la drogue est partout aujourd'hui par seulement à Paris dans les clubs électros ou dans mon groupe d'amis la cocaïne s'est
démocratisée et banalisée je sais pas ce que les autres trouvent dans la défonse mais je sais ce que nous on va chercher dans les soirées il y a de la musique des regards et des sourires tu peux vraiment ressentir la bienveillance la tolérance autour de toi alors bien sûr c'est éphémère ça dure le temps de la fête et c'est sûrment pour ça qu'on veut la faire durer le plus longtemps possible bah finalement en after c'est très simple c'est quand la soir fini à 6h et que tout le monde est encore beaucoup trop chaud pour pour
rentrer chez lui finalement quand tu vas dans un after organisé où il y a des DJ ou machin c'est juste en fait c'est un prolongement de la soirée mais avec que les gens chaud chaud et il fait jour j'adore ça tout le monde kiffe et enfin c'est c'est plus c'est comme une soirée mais en plus plus après il y a l'autre côté de l'after c'est l'after dans un appart là on ça là c'est feu d'artifice tout ce qui va arriver je vais le consommer ça va dépendre de ce qui s'amène sous mon nez très littéralement
puis au final parfois tu tu regardes ta montre ça fait 12hur que tu es là tu as pas fait gaffe parce que c'est des moments assez dingue où tu tu as des discussions avec des gens tu es vraiment concentré sur l'instant il y a rien d'autre autour c'est tu sais c'est pas genre on fait une petite soirée et après faut aller se coucher parce que demain il y a ça ou quoi il y a plus rien il y a plus rien autour on s'en fout tu vois c'est on est tous fous tous ensemble et c'est
pas grave les retours de soirée et plus particulièrement les retours d'afteur sont pas toujours faciles pour moi après ces moments de plaisir intenses le retour à la réalité est parfois brutal et a la fatigue extrême et parfois dans mon cas il y a aussi la culpabilité les remises en question pourquoi je suis resté aussi longtemps pourquoi j'ai dépensé autant d'argent comment je vais faire pour assurer ma semaine en étant crevé dans ces moments-l j'essaie de pas rester seul pour éviter de bryer du noir pour éviter la descente la solitude du lendemain de soirée ou du
post after est terrible c'est assez difficile à à placer le curseur entre ce que tu penses vraiment et est que finalement le manque de le manque de sérotonine qui te fait avoir la descente te fait dire quoi tu vois plus rien de vraiment positif dans les dans les heures ou les jours qui vont venir les émotions dures à gérer les contrariétés dures à gérer la vie compliquée les choses deviennent grave quand je vois dans les yeux des gens qui eux ne prennent pas de drogue c'est-à-dire ma colocataire ou d'autres groupe de potes qui ne prennent
rien quand quand je lis un peu le décalage dans leurs yeux ça ça ça me met mal à l'aise donc je me rends compte qu'il y a un côté de moi où j'assume pas trop où je préférerais leur dire qu'en fait j'ai rien pris mais ça ça renvoie aussi au fait que moi j'aimerais j'aimerais des fois ne pas ne pas emprendre mais après on est de plus en plus solide et ça arrive de moins en moins mais il y a un moment où les premières descentes on s'en souvient [Musique] tous le jour de mes 25
ans alors que je rentrais d'une so qui avait duré bien trop longtemps j'ai fait une crise d'angoisse j'ai eu très peur j'ai cru que j'allais mourir les mois qui ont suivi ont été dur j'ai pris conscience de tout ce qui n'allait pas dans ma vie en focalisant un peu sur la drogue je suis devenue allergique aux soirées je les évitaé et quand j'y étais je m'y sentais mal ça va faire 7 ans que je sors ultra régulièrement que j'ai pas fait beaucoup de pause les récit d'AF de mes potes me égoûté et je me suis
habitué à ça en fait j'ai arrêté de réfléchir à tous ces trucs là quand j'étais jeune enfin quand je commençais à faire la teuf je sais tu je rentrais même sans avoir fait forcément un gros after mais je rentrais chez moi et CTA oh mais qu'est-ce que j'ai fait oh là là je me posais plein de questions j'arrivais pas à dormir message ça me fait plus maintenant ça je me suis un peu éloigné d'eux je me suis senti seul alors qu'en réalité tout le monde était là pour moi puis je me suis repris en main
j'ai changé de boulot d'appart et c'est au moment où j'ai recommencé à apprécier de sortir que j'ai parlé de ce projet de podcast à mes amis je te dis pas que je suis la personne la plus épanouie et la plus heureuse du monde mais en vrai je vais vachement mieux par exemple qu'il y a un an et c'est aussi c'est aussi la fête qui a fait ça c'est pas la drogue en elle-même et c'est la fête c'est le fait de faire la fête et de faire bien la fête et finalement au fil des discussions je
me suis rendu compte que ça me faisait du bien de parler de ça avec eux j'aimerais bien idéalement que ça redevienne un peu plus un peu plus occasionnel que ce soit décidé en fait que ce soit plus systématique ça va permis de faire la part des choses entre l'insouciance voire l'irresponsabilité dont j'avais pu abuser pendant un temps et le rejet total qui m'avait frappé pendant ma phase de déprime j'ai aussi compris qu'on a pas tous les mêmes limites ni les mêmes exigences vis-à-vis de nous-mêm à l'âge auquel j'ai là mon type de consommation me me
convient relativement bien moi je suis pas dans le consommer pour pour enterrer un vieux traumatisme enfin je suis pas enfin je sais pas non je pense pas que ce soit gravissime l'état d' lequel on est c'est pas une question que je me pose c'est peut-être une question que je devrais me poser mais c'est pas une question que je me pose parce que je me concentre sur d'autres choses parce que je fais ce que je fais pour l'instant non j'espère que je prendrai pas de la drogue toute ma vie mais j'ai tellement pas une vision large
de ce que sera ma vie dans 5 10 ans que j'ai du mal à répondre à ta question non j'espère pas que j'espère que dans 10 ans je prendrai pas autant de drogue que j'en prends maintenant mais c'est pas quelque chose dont tu vois j'ai pas envie qu'on fasse une une réunion tous ensemble et qu'on dit bon alors voilà là on a un peu grandi alors on va essayer de diminuer le la cadence ce serait bien non faudrait que ça vienne naturellement pour moi je sais pas si on pourra toujours se cacher derrière la fête
pour justifier nos mauvaises habitude est-ce que c'est pas qu'une excuse pour consommer et je pense que c'est vraiment des mentalités qui au fur à mesure du temps changent et qui vont te faire finalement plus ou moins arrêter la drogue mais c'est là on revient à Paris et a ce problème là et tous les gens tous les gens que j'entend en parler qui ont eu qu'on fini par par vouloir vraiment arrêter ils ont quitté Paris aujourd'hui je sors moins qu'avant mais je prends pas moins de drogue pour autant le moindre apéro le moindre dîner en semaine
dérape facilement c'était pas le cas avant est-ce que ça veut dire en suivant cette logique qu'un jour il y aura plus de fête et que de la drogue j'espère pas radio j'aimerais pas confondre mes lundis avec mes vendredis com