bonsoir à tous nous allons faire une petite explication de texte une lecture analytique sur un poème des fleurs du mal qui s'intitule spleen celui plus précisément qui commence par j'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans le spleen le fameux spleen baudelairien c'est un sentiment complexe profond angoissant qui se rapproche de l'ennui mais baudelaire a choisi un anglicisme pour définir ce terme peut-être parce que il n'y avait pas selon lui dans la langue française de termes suffisamment satisfaisant pour décrire exactement ce qu'ils voulaient exprimer par là des poèmes qui s'appelle spleen d'ailleurs dans les
fleurs du mal il y en a quatre mais c'est dire que chacun propose une illustration à sa manière de ce que baudelaire a voulu ranger sous ce terme emprunté à l'anglais alors on va expliquer l'un des quatre poèmes mais chacun à sa façon est une illustration précisément de cet ennui profond métaphysique voyons voir celui ci j'ai plus de souvenirs que si j'avais mignan un gros meuble à tiroirs encombré de bilan de verre de billets doux de procès de romance avec de lourches veut rouler dans des quittances cash moins de secrets que man triste cerveau c'est
une pyramide un immense qu'avant qui contient plus de morts que la fosse commune je suis un cimetière à bord et de la lune ou comme des remords se traîne delon verts qui s'acharne toujours su remémore les plus chers je suis un vieux boudoir plein de roses fanées où j tout un fouillis de mode sur re année où les pastels plaintif et les pales bouché seul respire l'odeur d'un flacon débouchés rien n'égale en longueur les boiteuse journée quand sous les lourds flocons déneigeuse année l'ennui fruit de la mort d' un curry aux hits et prend les
proportions de l'immortalité désormais tu n'es plus haut matière vivante qu'un granit entourées d'une vague épouvante assoupi dans le fond d'un sahara brumeux un vieux sphinx ignoré du monde un souci yeux oublié sur la carte et dont l'humeur farouche ne chante qu'aux rayons du soleil qui se couche nous allons voir trois axes de lecture pour expliquer ce poème tout d'abord nous parlerons nous montrerons qu'il s'agit d'une succession d'allégories que nous propose baudelaire qu'ensuite ils nous peint ce mal comme s'étendant aux proportions de l'éternité et qu'enfin il peint une l'immobilité refermée sur elle même alors c'est une
succession d'allégories on le voit dès la première dès l'entrée du poème entre les verts 2es les verts 5 son cerveau est comparé à un gros meuble à tiroirs encombré de bilan de verre de billets doux il ya une énumération de tout un certain nombre d'écrits à la fois décrit amoureux et décrit administratif ya ce voisinage incongrue qui ironise un petit peu sur la valeur de l'amour de ses contenus dans ces billets doux qui sont roulées dans des quittances et après le verset qui lâche cette première allégorie pour nous en proposer une autre une allégorie funèbres
celle-ci introduite par la formule attributive c'est une pyramide un immense caveau qui contient plus de morts que la fosse commune à la suite de cette nouvelle allégorie fait suite une autre funèbres également reprise d'une formule attributive je suis je suis un cimetière à bord et de la lune il ya donc une personnification il ya donc une relation duel entre le poète et l'univers sous la représentation de la lune et l'ambivalence à noter un petit peu humoristique et d'un humour un petit peu noir du mot vert qui fait à la fois référence aux verts de la
poésie mais aussi aux verts qui dévore la chaire lorsqu'elle se putréfient retour après cela aux verts 9 au vert 11 pardon à une allégorie plus intérieure plus domestique plus raisonnable je suis un vieux boudoir plein de roses fanées où j tout un fouillis de mode sur re année il y a à sète ce sentiment d'abandon avec fanées et qui rime d'ailleurs avec suranné et une absence de vie une absence de présence il n'y a pas donné qu'ils répondraient qu'ils respiraient l'odeur de ce flacon débouchés c'est donc un mal aux proportions de l'éternité comme on va
voir un mal qui se dilate il y a tout d'abord un mouvement métonymique un glissement métonymique aux verts 15 puisque ce n'est plus le poète qui est allégorie zay qui est pris pour point de comparaison mais c'est boiteuse journée c'est-à-dire son existence entière qui sont et son existence entière qui est ici identifiée à l'est neigeuse années l'image des saisons du temps qui passe et qui recommence l'ennui 1 le thème baudelairien de l'ennui il en est question au verre 17 et bien prend les proportions de l'immortalité c'est-à-dire de l'éternité c'est le seul moment dans ce poème
on peut le noter d'ailleurs où on a une idée de mouvement un mais à ce moment là c'est un mouvement qui est synonyme d' angoisse et c'est un mouvement en fait qui ne va nulle part la dernière allégorie qui est proposé dans ce poème aux verts 20 et bien reprend l'allégorie orientaliste de la pyramide qui avaient été effectués auparavant avec une idée de durée millénaire ou avec 7,7 à l'intervention du vieux 5 ce qui est ignorée du monde insoucieux qui est seul inquiets comme ces verres et ses billets doux dans le gros meuble à tiroirs
encombré du de la première allégorie alors il ya une sorte de circularité aussi du poème ce poème nous prendre quand on arrive à la fin et avec l'évocation de ce 5 ce c'est peut-être ce sphinx lui-même qui aurait pu prononcer le premier verger plus de souvenirs que si j'avais mis on remarque au passage que ce premier verre d'ailleurs détachées typographiquement de tout le reste du poème et peut-être qu'à la fin du poème répondre le début donc que le lecteur est enfermé où le poète est enfermé dans une circularité infinie de laquelle il est impossible de
sortir les allégories qui sont proposés qui se succèdent ont toutes en commun d'être des paroles alors sous forme écrite un des billets doux des procès des romances mais des paroles me met ou des paroles muter des paroles que l'on a fait taire il n'y a pas de propriétaire il n'y a pas de lecteur il n'y a pas donné avait-on dit aux verts 14 qui respire l odeur de ce flacon il ya donc ce cette immobilité qui ne bouge pas et qui est seulement perturbé comme c'est le cas aussi dans d'autres poèmes qui s'appelle spleen par
un moment d'angoissé par un moment de crise au vert 18 il prend les proportions cet ennui de l'immortalité mais c'est un mouvement qui n'aboutit pas c'est un soubresaut c'est une sorte d'agacement d'énervement transitoire puisque à ce mouvement succèdent de nouveaux l'immobilité et sous une forme beaucoup plus forte sous la forme minérale du granit une pierre opaque par excellence un granito vervins entouré d'une vague épouvante et l'évocation du ce de sphinx comme on l'avait dit qu'il se referme sur ses mystères le sphinx c'est justement cette créature porteuse d'énigmes qui ne les livre pas et il ya
cette nuance à la fin on peut tout de même invoquer le fait que ce sphinx est certes il ne chante qu'aux rayons du soleil qui se couche mais enfin il chante quand même ça veut quand même dire qu'il chante et peut-être ce qui s'échappe un de ce dispositif de prison de ce dispositif carcérale qui est mis en place dans ce poème ce qui s'échappe en dehors de tout ça est ce qu'ils persistent et ce qui surnage de cette prison et bien c'est ce champ peut-être précisément farouche du vieux sphinx image de la poésie un effectivement
le poète baudelaire disant son ennui disant son spleen disant son angoisse métaphysique extrêmement profonde et bien et il en surnage pour nous lecteurs c'est un fait il en est resté et bien ses poèmes qu'il a écrits et que nous savourons à notre tour qui trouve un écho chez nous contrairement aux meubles aux billets doux du meuble de la première à l'ego pour conclure on peut donc dire que ce poème pour définir ce qu'est le spleen nous propose une succession d'allégories il nous précise que c'est un mal qui prend des proportions gigantesques des proportions éternelle et
cosmique et on a pour clore pour enfoncer le clou dirais-je un dispositif circulaire qui nous figure une immobilité qui est refermée sur elle même trois autres poèmes s'intitule spleen chacun à sa manière illustre cette notion baudelairienne ce mot cet anglicisme et chacune apporte une peinture une définition une précision par rapport à ce que baudelaire entend par là ces quatre poèmes son orgue à lire ensemble de façon concurrente et de façon concomitante pour avoir une idée un peu plus précise de ce qu'est ce spleen bonheur