Un invité exceptionnel avec nous ce matin. Bonjour Dominique de Villepin, ancien Premier ministre, ancien ministre des Affaires étrangères à mes côtés Soazic Kimner de la Tribune et Patrick Sos, chef du service international de BFM TV. On vient d'apprendre justement que l'Iran aurait donc désigné un nouveau guide suprême. À vos yeux, qu'est-ce que ça dit de la capacité de résistance de ce régime iranien – M. Daret, d'abord, la catastrophe était annoncée et elle se déroule sous nos yeux. La guerre s'étend, elle s'est étendue dans la région, elle s dans les secteurs en matière énergétique transport assurance
multipliant les risques De crises économiques mondiales et puis elle s'étend dans le temps nous comptons les jours et nous voyons bien que cette guerre n'est pas prête de s'arrêter et qu'en tout cas ses conséquences ne sont pas prêtes de s'arrêter. Et nous voyons aussi que l'extension a toutes les chances de devenir géopolitique. En effet, nous nous retrouvons avec des puissances impériales qui jouent à la guerre de façon totalement inconséquente, avec le risque d'activer des puissances comme l'Iran et comme d D'autres qui risquent de nous entraîner dans une sorte de Vietnam global. Un Vietnam global ?
Un Vietnam global, tout simplement parce que où commence la guerre, Comment on arrête le risque de guerrillas d'Europe Rezaaï ? Comment arrête-t-on ceux qui, aujourd'hui, sont ceux qui tirent avantage de ce conflit, même si ça peut paraître paradoxal ? La Russie, avec la hausse du prix du gaz et la hausse du prix du mauvaise nouvelle pour l'ukraine et la chine qui elle reste observatrice spectatrice de de l'absurdité des démocraties occidentales de l l'inconséquence des démocraties occidentales et je terminais en disant s'il y a une leçon parce qu'on peut commenter les images à l'infini une fois
de plus tout ce qui se passe était prévisible la première leçon qu'il faut tirer c'est l'impuissance de la puissance vous savez la puissance ne peut pas tout on veut opposer le droit et la force à la fin c'est toujours le droit qui gagne parce que le droit a été fait pour protéger les peuples et le Le droit a été fait comme garde-fou. Je termine, je termine si vous permettez. Je termine si vous permettez. Impuissance de la puissance, impuissance des gouvernements démocratiques. S'il y a une leçon aujourd'hui à donner au monde, c'est que les démocraties doivent
dire ce qui se passe, ce que nous acceptons et ce que nous n'acceptons pas. Fixer une règle. Et puis impuissance de notre humanité parce que nous sommes au début d'un nouveau chapitre mondial. Avec le développement de l'intelligence artificielle, cette guerre a été déterminée non pas par M. Netanyahou, non pas par M. Donald Trump. Elle a été déterminée par un signal de renseignement, qui a créé une opportunité, qui a permis de tuer, d'assassiner de façon ciblée l'ayatollah Khamenei. Et la bataille qui se déroule aujourd'hui entre Anthropik et OpenAI, qui est la bataille pour savoir comment on
va contrôler l'intelligence artificielle, montre que nous rentrons dans un monde où ce ne sont plus les hommes qui vont décider du cours des guerres. Mais que la robotisation de la guerre, la surveillance de masse, le jeu des algorithmes va nous entraîner dans quelque chose d'autre. Alors moi, je suis pour que les hommes et les femmes qui gouvernent ce monde, que les hommes et les femmes, que les peuples de ce monde disent que c'est l'humanité qui doit l'emporter. Nous sommes au seuil de quelque chose qui est en train de nous échapper, qui échappe à Donald Trump,
qui échappe à Benjamin Netanyahou, qui échappe à tous les gouvernements du monde. Et nous ne pouvons pas fermer les yeux. Vous évoquez le temps de la guerre. L'Iran se dit prêt pour six mois de guerre. Alors, est-ce qu'ils ont les moyens de tenir six mois de guerre ? Nous allons le voir. Mais vous savez, est-ce que le Vietnam avait les moyens de battre la puissance américaine ? Est-ce que l Algérie avait le temps de battre la puissance française ? À la fin, à la fin, il ne faut jamais sous-estimer Dans une guerre asymétrique la capacité
d'un gouvernement. Aussi voyou soit-il de tenir. Et c'est là où le point de départ de tout, c'est les limites de la puissance. Donald Trump avec toutes ses bombes, Israël avec toutes ses bombes ne détiennent pas la clé parce qu'il y a une clé fondamentale et qui est celle de l'expérience que je répète jour après jour depuis 25 ans dans le désert français. C'est qu'une intervention militaire, l'usage de la force quand il ne s'accompagne pas d'un objectif politique clair et je demande quel est l'objectif politique des Etats-Unis. Je connais celui d'Israël et en cela monte aux
Etats-Unis la petite musique que cette guerre serait israélienne, parce qu'on sait ce que vise Benjamin Netanyahou. Lui, il vise la sécurité à tout prix. N'en déplaise aux Libanais, n'en déplaise aux Syriens, n'en déplaise au peuple iranien. Là, au moins, c'est clair, ça conduit à la catastrophe aussi. Parce que la sécurité a tout pris, eh bien ça ne s'arrête jamais, c'est la guerre sans fin. Mais en ce qui concerne donc cette impuissance de la puissance, pas d'objectif politique, l'échec quoi qu'il arrive, et y compris demain si Donald Trump crie victoire, il est écrit et annoncé dans
la programmation de cette guerre qui une fois de plus est une guerre d'opportunité en 2003. La loi, c'était une guerre idéologique avec un sous-bassement intellectuel Qui était celui des néoconservateurs. Là, c'est le nez au vent, en regardant aux doigts mouillés l'évolution des choses que Donald Trump a embarqué le mouvement pour frapper l'Iran sans avoir aucune idée de ce qu'il vise. Il y a une certitude néanmoins, et je le dis pour mes amis iraniens nombreux qui sont dans le désespoir aujourd'hui de voir qu qu'ils ont et la dictature, et les bombardements, et peut-être demain la catastrophe
de la fragmentation de l'Iran. Eh bien je dis que ce que nous savons c'est que ni les Etats-Unis, ni Israël ne sont intervenus pour libérer le peuple iranien. Et ça c'est quelque chose que nous devons avoir en tête quand on s'interroge sur la responsabilité des démocraties, sachant qu'il y a toujours deux Chemins il y avait deux chemins en 2003 le chemin des inspections le chemin multilatéral qui nous permettait de répondre au drame qui était celui de la situation irakienne il y a aujourd'hui un autre chemin que celui emprunté par Donald Trump et Benjamin Netanyahou, qui
aurait été de poursuivre les négociations. Poursuivre les négociations puisqu'un accord sur le nucléaire était possible, ce qui conduisait à lever les sanctions comme on l'avait fait en 2015, entre 2015 et 2018, ce qui a allégé la souffrance du peuple iranien et sans doute permis une évolution du régime. Parce que nous savons bien que ce régime est un régime certes de fer, mais un régime fragile qui ne répond pas aux aspirations du peuple iranien. Donc il n'y a jamais de fatalité. Mais où est la voie de l'Europe ? Où est la voie de la France ?
– On va y venir à cette question de la voie de l'Europe. – Et la soumission. Non mais je sais bien qu'on va toujours venir. J'estime fondamental de dire les choses importantes au début et de distinguer l'anecdote, c'est-à-dire le croustillant du quotidien, du fondamental qui va changer nos vies parce que nous Français, nous serons les premiers à payer l'addition. D'abord, ne l'oublions pas. Les États-Unis, entre eux et l'Iran, il y a un immense océan. Nous, on est tout prêts. Et les conséquences, on les a déjà payées à travers le terrorisme iranien en en 1983 au
Liban. Entre 1984 et 1986, on les a payées en France. Et nous ne les payons pas seulement sur le plan du terrorisme. Nous risquons de le payer à travers la crise économique et la hausse du prix de l qui est une très mauvaise nouvelle pour les citoyens français et il faudra apporter des réponses, c'est le devoir de monsieur Macron. Et puis c'est une très mauvaise nouvelle également compte tenu de l'expérience en ce qui concerne le risque de crise migratoire. On l'a vécu avec la crise syrienne, nous allons le revivre, ne l'oublions pas. L'Iran c'est deux
fois et demi la population de la Syrie et donc les conséquences migratoires risquent d'être – Emmanuel Macron, dont on a appris il y a quelques instants, c'était votre information, qu'il se rendra demain à Chypre. Vous parliez de l'élargissement… – Vous me permettez un aparté sur ce sujet parce que c'est important. Quand il y a une crise mondiale, quand il y a une crise mondiale, Il est important d'être là où il faut. Et s'il y a un endroit où devrait être le Président de la République, c'est au Palais de l'Elysée pour coordonner l'action. De la même
façon, s'il y a un endroit où aurait dû être le porte-avions français, le Charles de Gaulle. C'est en Méditerranée, pas en Norvège. – Il vient d'y entrer ? – Il vient d'y entrer avec quelques retards. Et pas pour participer à tout ça, mais pour assurer la sécurité de nos ressortissants et pour contribuer à des actions de défense, de défense je dis bien en aucun moment d'une quelconque participation offensive. Nous connaissons tous les mécanismes des engrenages. Nous savons tous comment une guerre peut encore s'étendre davantage. Il est urgent que les Européens mesurent la catastrophe décidée par
Donald Trump et refusent d'y participer — Vous évoquez l'élargissement de ce conflit. On a l'une de nos envoyées spéciales qui est à Doha, au Qatar. Les Émirats arabes unis qui ont été particulièrement ciblés, notamment ces dernières heures. Et Élise Phillips, pour la première fois, les Émirats arabes unis auraient attaqué l'Iran à leur tour. Exactement, selon la chaîne israélienne N12, des sources en Israël indiquent que les Émirats arabes unis auraient attaqué l'Iran. Aujourd'hui, ils auraient une usine de dessalement sur le sol iranien. Il faut savoir que ces usines de dessalement sont des infrastructures très stratégiques pour
les pays du Golfe parce que beaucoup de pays ici dans la région dépendent en grande partie de ces usines pour l'eau Je viens de consulter les différents comptes, les réseaux sociaux des différents ministères des Émirats Arabes Unis parce que c'est via ces comptes que transite une grande partie des informations et pour l'instant je n'ai pas vu de confirmation officielle de la part du pays sur cette potentielle attaque mais si elle était confirmée ce serait une information majeure parce que ce serait la première fois depuis le début du conflit il y a une semaine que l'un
des pays du Golfe aurait attaqué l'Iran. La question se posait depuis plusieurs jours maintenant, parce que l'Iran ne relâche pas la pression, visent chaque jour et à plusieurs reprises ses pays voisins du Golfe, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït, le Bahreïn. Et donc se poser la question de savoir si ces pays, si l'un de ces pays allait finir par répliquer. A chaque fois qu'il y a une attaque sur le territoire d'un de ces pays du Golfe, les autorités rappellent qu'elles sont en capacité non seulement de défendre leur ciel et leur population, mais que
si ça continue, si cela va trop loin et bien ces pays pourraient choisir aussi de riposter est-ce que c'est ce qui s'est passé ce matin on attend la confirmation mais il faut savoir aussi que les émirats arabes unis sont l'un des pays Les plus touchés par ce conflit depuis le début depuis une semaine ils ont été attaqués de multiples reprises par l'Iran rien qu'aujourd'hui le dernier communiqué fait état de 17 missiles balistiques et 117 drones tirés par l'Iran sur les Émirats arabes unis. Merci beaucoup Élise Phillips depuis de Qatar avec Morgane du Mont-Patrick Sauce. Vous
qui connaissez ces pays du Golfe philosophiquement qu'est ce que cette séquence est en train de changer il y avait une idée de quasiment de Suisse au Moyen-Orient alors que la géographie nous montre qu'il n'y avait que 200 kilomètres entre le Qatar ou encore Dubaï et l'Iran et on se retrouve avec une guerre qui vient dans ces pays et qui s'impose à eux alors la réponse est graduée pour l'instant mais l'escalade se fait quand même qu'est ce que ça change dans les têtes finalement des représentants ça nous rappelle qu'il n'y a pas d'immunité vous savez on
qualifiait le Liban de Suisse du Moyen-Orient nous avons vu ce qu'il en est Devenu le modèle des états du Golfe est fracassé c'est une tragédie pour les états du Golfe ils ont misé sur le développement touristique sur le développement financier ils ont ils ont développé le concept de sécurité régionale et nous voyons bien ce qu'il en reste la frappe que vient de faire si elle est confirmée les émirats est d'une bêtise absolue à l déframpé une usine de dessalement en iran quand on sait que l'ensemble des états de cette région sont dépendants de ces usines
de dessalement c'est une invitation à l'iran de frapper à son tour à travers les drones alors si je peux permettre l'Iran venait de frapper une usine de dessalement ? Je sais, mais c'est peut-être pas là que les Émirats auraient dû frapper. Parce que la guerre de l'eau, c'est une autre dimension que peut prendre cette guerre. Et le résultat, c'est que toutes les populations de cette région, Ne seront plus en mesure d'avoir l'eau nécessaire pour leur vie quotidienne. Donc on est aujourd'hui en train de tomber dans un engrenage absurde, absurde du côté américain. absurde du côté
des États de la région qui, et tous ceux qui ont été à Dubaï une fois dans leur vie, ne pouvaient pas manquer de constater à quel point Dubaï est une anomalie au Moyen-Orient. Et il y a dans toute culture, dans toute région, des vérités profondes, des vérités de civilisation. Et quand on veut construire une ville qui va jusqu'au ciel, quand on veut construire une ville de plaisir, eh bien forcément ça attire des convoitises et on finit par avoir la catastrophe qui était assez facilement prévisible. Donc je crois qu'il y a des leçons de bon sens
aussi attirées pour Les gouvernements et pour les peuples, et on voit bien à quel point cette région a été animée par la prédation, le souci du lucre, le souci de l'argent facile, le souci et le mépris des ses propres peuples très souvent, et en tout cas de tout idéal intellectuel, et culturel, même s'ils ont essayé de se rattraper en construisant des musées où ils n'étaient pas très nombreux à se rendre. Donc il y a aujourd'hui un moment de vérité pour cette région. Toute région a un moment de vérité. Il y a un moment européen aussi,
où nous sommes rendus. à la faiblesse tragique de nos propres dirigeants. C'est dire à quel point nous qui avons la chance de vivre en démocratie. Eh bien notre bulletin de vote, et je le dis à la veille des municipales Et bientôt des élections nationales y comptent. Et ne Ne votons pas pour n'importe qui. Ne votons pas dans un marché de dupes. La démocratie n'est pas une farce, même si malheureusement le spectacle ressemble à une farce. On a vu qu'il y a désormais effectivement plusieurs Sur le front, il y a bien sûr ce qui se passe
en Iran-Atéhéran. On a vu les Émirats arabes unis. Il y a évidemment ce qui se passe aussi au Liban. Encore la nuit dernière, Israël a durement frappé le Liban et Beyrouth notamment. On ira dans quelques minutes, un hôtel notamment qui a été pris pour cible. Israël affirme que c'était la présence effectivement de Responsables du Hezbollah. Comment vous qualifiez Dominique De Vipin ce qui est en train de se jouer au Liban ? C'est d'abord une catastrophe humanitaire et une catastrophe politique. Le Liban, après les cesser le feu de l'année dernière, était en train de redresser la
tête. C'est vrai que le Liban et le gouvernement libanais a tardé à mettre en œuvre tous les termes de cet accord et en particulier le désarmement du Hezbollah. Le Hezbollah, qui est une variable d'ajustement de la politique iranienne, eh bien on a tiré parti pour aller encore plus loin en refrappant Israël et en donnant donc du crédit à la légitimité pour Israël de frapper. Le résultat, c'est ce que disent les journaux de cette région, c'est à la fois un suicide pour le Hezbollah et un suicide pour le Liban lui-même. Mais quand nous entendons des dirigeants
israéliens nous dire qu'ils vont transformer la banlieue de Dahieh, le quartier de Beyrouth sud en Han Younes, qui a été rasé par les bombes israéliennes. – C'est un ministre d'extrême droite israélien qui a dit ça ? – Oui, mais enfin membre du gouvernement. – Tout à fait. – Eh bien j'appelle à la responsabilité et j'appelle à la sanction. Je crois que nos démocraties doivent et peuvent agir. Il y a des sanctions économiques possibles, il y a des sanctions politiques possibles, il y a la possibilité de traduire les inconséquents devant les tribunaux Et les inconséquents ne
sont pas seulement israéliens quand j'entends monsieur peter excès monsieur peter excès expliquer ce que désormais secrétaire d'état à la guerre désormais secrétaire à la guerre désormais expliquer qu'il s'affranchira des règles d'engagement sous-entendu de toutes les conventions humanitaires de Genève et bien sa responsabilité est directement engagée. Nous n'avons pas traduit et c'est une faiblesse des pays occidentaux nous n'avons pas traduit en justice M. George W. Bush et M. Tony Blair, nous aurions dû parce que peut-être qu'aujourd'hui l'avertissement aurait été reçu et je veux faire ici une proposition puisqu'on condamne le multilatéralisme qui aujourd'hui n'a pas la
chance de pouvoir s'exprimer. C'est quoi votre proposition ? Ma proposition, c'est que désormais nous devrions prévoir à travers une résolution de l'Assemblée Générale des Nations Unies puisque le Conseil de sécurité est Un principe de réparation. Tout pays qui s'engage dans une intervention illégitime, illégale, doit payer le prix de la reconstruction de ce qu'il a cassé. On l'a connu en France, tu casses, tu répares. Eh bien là, tu détruis, tu répares. Et c'est une invitation à expliquer à M. Trump et à M. Netanyahou que ce qu'ils font au Liban, ce qu'ils font au Moyen-Orient doit avoir
des conséquences sonnantes et trébuchantes. Et je pense que de la même façon, il y a un principe de réparation. Et moi, je serais pour que les pays européens mettent dans le vote qui est le leur pour agréer et donner les pouvoirs de guerre. Et j'invite les Américains à faire pareil pour les pouvoirs de guerre accordés au président des États-Unis, qui n'ont pas été accordés à Donald Trump. Une clause qui prévoit justement cette responsabilité financière de réparation, reconstruction dans toute situation de guerre. Vous savez, on joue avec les peuples du monde et on les entraîne dans
une spirale sans fin de guerre sans fin. Et tout cela. Regardons notre image, celle qui vous sert de fond. Tout ça avec des images hollywoodiennes et la musique de la Macarena. Je suis désolé. La guerre, la guerre, c'est pas un jeu. Et je regrette qu'on détourne Walt Disney, Netflix et toutes les chaînes américaines ainsi qu'Hollywood pour faire le jeu de la guerre. La guerre, c'est des peuples qui souffrent. Rappelons-nous ce qui s'est passé à Minab il y a quelques jours, quand 175 personnes sont mortes et de nombreux enfants dans les écoles. Personne, ni les Iraniens,
ni les Européens, ni les peuples civilisés, ne peuvent fermer les yeux devant cette atrocité-là. Et nous savons que ceux qui frappent aujourd'hui en Iran ont la capacité de faire des frappes précises. Et c'est là où je rappelle qu'une intervention soit légale ou illégale. On est toujours tenu à la proportionnalité des moyens que l'on emploie, on est tenu à la précaution et on est tenu à la responsabilité judiciaire. Vous évoquez justement la situation d'Israël à Jérusalem, C'est Stéphane Amar qui est l'un de nos envoyés spéciaux. Bonjour Stéphane, de nouvelles alertes également en Israël ces dernières heures.
Alors des nouvelles alertes avec des missiles tirés depuis l Iran, également des roquettes depuis le sud-Liban mais dans les deux cas pas de dégâts ni de victimes car les missiles sont interceptés ou bien ils tombent dans des zones vides ce qui fait dire aux Israéliens que les capacités balistiques de l'Iran sont en chute libre. D'après l'armée israélienne, la plupart des lanceurs de missiles auraient été interceptés. Il y a eu également des destructions de lance-missiles du côté du Liban, au sud Liban et au nord du Liban au Liban, où il y aurait deux morts du côté
israélien, Dont un soldat de ruse qui conduisait un bulldozer pour déblayer les débris dans un village au sud de Liban. Alors du point de vue israélien, eh bien cette campagne va se poursuivre, elle devrait s'intensifier. C'est ce qu'a dit Benyamin Netanyahou hier. Il sait féliciter des résultats militaires obtenus. Il sait aussi féliciter Benyamin Netanyahou du fait que la coalition avec les États-Unis tienne bon et qu'il a le soutien implicite ou non de plusieurs États, notamment des États du Golfe qui objectivement se rangent du côté d'Israël. Et enfin, il a annoncé au peuple iranien que c'est
à sa libération qu'elle est Conduire cette guerre, puisque une fois le régime des Mola tombé, car c'est l'un des objectifs d'Israël, ce sera, dit Benjamin Netanyahou, l'avènement de la démocratie en Iran. Merci beaucoup Stéphane Amar depuis Jérusalem. L'édition spéciale se poursuit sur BFM TV. On apprend à l'instant selon les autorités libanaises que le nouveau bilan des frappes israéliennes au Liban s'élève à 394 morts, 394 morts selon les autorités de milliers de déplacés, rappelons qu'il y a trois zones géographiques concernées au Liban. Il y a le sud-Liban bien sûr où Israël veut Israël veut créer une
zone tampon, il y a la banlieue sud que l'on veut vider de sa population et il y a aussi la plaine de la Bécat, pas très loin de la Syrie. C'est dire que c'est une déstabilisation complète du Et la France, en tant que pays ami, ne peut pas rester simplement à faire des décisions. Justement, c'est la question que je voulais vous poser, Dominique de Villepin. Être l'ami d'un peuple, ce n'est pas l'abandonner aux faits accomplis ? C'est vous qui avez écrit ça sur X. Est-ce que vous considérez qu'Emmanuel Macron et la France ont abandonné le
Liban. Je crois que la France est en train de rater le coche, de rater l'histoire, d'abord en ne regardant pas en face ce qui est en train de se passer, et en ne disant pas aux Etats-Unis et à Israël la responsabilité qu'ils prennent. Deuxièmement, en ne se battant pas sur le front Européen pour mobiliser l'ensemble des acteurs. Figurez-vous qu'en Europe, c'en Europe, c'est Pedro Sanchez qui sauve l'honneur de l'Europe ? Est-ce que M. Macron ne pourrait pas... — Donc Pedro Sanchez qui a refusé que les avions américains décollent des bases espédioles. — Mais parce que
nous savons, nous savons ce qui va se passer. La catastrophe, c'est pas une surprise. La catastrophe, elle est écrite. C'est très lassant, vous savez, d'être dans la situation qui est la mienne. Depuis 25 ans, je répète la même chose. Certains ont voulu considérer que j'avais eu un moment warolien. aux Nations Unies. Mais malheureusement, et c'est pas de mon fait, ce moment warolien, il dure depuis 25 ans. Et malheureusement, il n'a pas fini de durer parce que nos dirigeants ne veulent pas ouvrir les Sur le Liban, Emmanuel Macron a fait savoir très vite qu'il avait contacté
les autorités, qu'il avait promis de l'aide humanitaire. Il se déplace lui-même dans la région la semaine prochaine dès lundi. La réponse est politique, elle est stratégique. Ce n'est pas uniquement de se déplacer, de faire le jeu liqueur et d'envoyer de l'aide humanitaire, même si c'est très important. Mais c'est de dire que des sanctions seront prises, de se mobiliser pour que ces sanctions soient prises. Figurez-vous que la finule a été frappée, des soldats ganiens. Nous avons 700 Français. Et si 10 de nos compatriotes avaient été tués dans une frappe par Israël qui considère qu'elle est en
terrain conquis, eh bien ça, nous le refusons. Cette idée qu'Israël désormais n'a plus toute frontière et peut à tout moment envahir le sud Liban, envahir la Sud-Syrie, envahir un autre pays voisin. Il est temps qu'Israël se comporte en démocratie et se comporte en état tout court alors que le pari d'Israël c'est de multiplier les états faillis dans la région et à partir de là d'intervenir quand bon lui semble. La normalisation de la région passe par la création d'un Un État israélien normal, c'est-à-dire avec des frontières reconnues, en respectant la règle de droit qui s'impose à
tous les autres. Parce qu'au bout du compte, la sécurité à tout prix que vise Israël, qui est convaincue aujourd Aujourd'hui, M. Netanyahou et malheureusement une grande partie du peuple israélien qu'ils avancent vers plus de sécurité. Moi, je le dis très solénellement ici. Là encore, ils seront déçus. Cette sécurité ne sera pas réalisée. Pourquoi ? Parce qu'aucun peuple du monde, dans aucune région du monde ne peut accepter le fait accompli, ne peut accepter l'injustice de telle frappe. On nourrit le terrorisme comme on est en train de nourrir la prolifération, la première leçon qu'on va tirer de
cette intervention en Iran. Pour n'importe quel état du monde, dotons-nous de l'arme nucléaire. Et nous allons, et c'est pour cela que je parlais D'un Vietnam global, non seulement d'une guérilla qui va s s'étendre à l'échelle internationale, mais nous allons vers une déstabilisation de l'ordre mondial par la prolifération. Et c'est là où le principe de responsabilité, ça consiste pas seulement à faire de très beaux discours et très utiles à l'île ça consiste à être en avant des événements et nous savons exactement ce qu'il va se passer. Vous savez, la géopolitique, la diplomatie, c'est pas un art
de divination, c'est un art qui est fondé sur l'expérience. Or, on a cette expérience ou on ne l'a pas et c'est fondé deuxièmement sur les principes. Certains responsables politiques veulent considérer que le droit international désormais ne sert à rien parce que c'est la force qui domine. Mais ça veut dire quoi ? Que dans la loi de la jungle, désormais, on doit se soumettre aux exactions, aux actions illégales des uns et des autres. Mais nous sommes en train de rentrer dans un monde de la jungle qui est un monde insécure pour tout le monde. Et demain,
les assassinats ciblés que l'on utilise au Moyen-Orient, pourquoi est-ce qu'ils n'auraient pas lieu en Europe ou aux États-Unis ? Et que dirons-nous ? Vous savez la règle absolue du droit international. Pas de deux poids, deux Cisjordanie est inacceptable, ce qui est fait au Liban est inacceptable. Et le président français serait bien inspiré de le dire fermement, Clairement et de prendre la tête d'une coalition d'États pacifiques, européens. Bientôt les États-Dolfe vont ouvrir les yeux et vont constater qu'on les entraîne dans une catastrophe. Et on voit bien que leur modèle est fondé sur l'économie, sur la finance
et sur la stabilité. Et bien ce modèle, il est mort. – Vous parliez de ces images, on les voit de destruction malheureusement au Liban, au sud de Beyrouth. Clotilde Bigot, vous êtes à Beyrouth, les frappes ont été particulièrement intenses la nuit dernière. – Oui, exactement. Il y a eu plusieurs frappes dans le sud de Beyrouth, Notamment dans le quartier de Harit-Tehrik, aux alentours de 3h du matin. Mais ce qui est très important de noter, c'est cette On te fera cette nuit dans un hôtel en plein cœur de la capitale, l'hôtel qui se trouve derrière moi.
Une frappe 6, c'est une seule chambre qui a été ciblée. On compte 4 morts et une dizaine de blessés. Et la cible serait des gardiens de la révolution iranien alors pour l'instant on n'a pas plus d'informations sur qui exactement était ciblé et s'il y a eu des dommages collatéraux mais ce qui est certain c'est que maintenant l'hôtel est vide sauf le coiffeur au rez-de-chaussée qui continue à accueillir des clients parce que c'est un petit peu ça, le Liban, c'est un petit peu ça, Beyrouth. Il y a des bombardements, il y a un danger maintenant Qui
s'étend à toute la capitale car nous sommes très loin de la bande du Sud. Mais la vie doit continuer et doit continuer malgré cette anxiété qui reste un petit peu ici chez tous les Libanais. — Merci beaucoup, Clotilde Bégaud depuis Beyrouth. Il est 12h31 sur FM TV, l'édition spéciale se poursuit. On l'a donc appris ce matin le guide suprême. Le nouveau guide suprême aurait été désigné par les autorités irradiennes mais on ne connaît pas encore son identité. Des frappes à nouveau vous les avez vues à l'instant à Beyrouth également. ces dernières heures où un hôtel
a été touché, il y avait des responsables du Hezbollah selon les autorités israéliennes et puis des frappes massives tout au long de la nuit sur Téhéran et sur d'autres régions de l'Iran et en particulier quatre dépôts Pétroliers qui ont été touchés. Ce qui est marquant dans cette guerre, on l'a vu, c'est la régionalisation. C'est aussi une guerre totale. On a vu un sous-marin américain aller couler au large du Sri Lanka un navire iranien. On a vu cette bataille aérienne au-dessus de Téhéran. C'est le retour d'une guerre totale. Et oui, et que fait-on si demain, la
Chine décide d'envahir Taïwan ? Il fait quoi, M. Trump ? Très sympathique, à jouer au golf toutes les semaines plus qu'à être à son bureau, il fait quoi ? Vous voyez bien que nous sommes dans une aventure mondiale inouïe. Et tous les jours, nous sommes suspendus à écouter Et regarder un président des États-Unis qui change d'avis trois fois par jour et à essayer d'interpréter ses pensées. Mais nous savons tous ce que nous avons à savoir sur Donald Trump. Le sujet n'est pas là. Le sujet, c'est qu'est-ce que nous faisons, nous ? Sa parole, celle de
Donald Trump n'a aucune importance, elle n'est pas performative. Et l'action des États-Unis, nous le savons parfaitement, c'est une guerre à tâtons qu'ils ont engagée selon la bonne formule. Une guerre à tâtons irresponsable. C'est pour cela que la question et je le dis au président français qui part à Chypre, c'est aujourd'hui de savoir Comment il entend protéger les Français. Nous avons écrit une hausse du prix des des carburants qui ne va pas cesser de s'accroître, quoi qu'il arrive dans les prochaines semaines et sans doute dans les prochains mois. Premier objectif, je me permets d'essayer de donner
quelques conseils, parce qu'on voit bien qu'on a quelques retards à l'accélérateur premier conseil il faut amortir la hausse des carburants et donc prévoir un lissage écréter en quelque sorte cette hausse et nous pouvons le faire à travers la taxe sur les carburants. Si le prix des carburants dépasse les 100 dollars, nous devons abaisser cette taxe sur les carburants en conséquence. Et le jour venu, parce qu'il faut être responsable en matière de finances publique, le jour venu, quand le prix du pétrole baissera en dessous de 60 dollars, eh bien nous abanderons, nous augmenterons cette taxe sur
les carburants proportionnellement pour reconstituer ce fonds. Deuxièmement, Il est important de penser aux ménages français les plus exposés dans notre pays et en particulier à ceux qui ont besoin de la voiture parmi les plus modestes pour se déplacer. Là encore, ce qui se passe, c'est une catastrophe pour eux. Eh bien, faisons en sorte que pour ces ménages, une aide, une garantie, un chèque garanti puisse être apporté par le biais des municipalités pour répondre. Et n'attendons pas d'avoir des manifestations dans les villes de France. N'attendons pas que les Français s'impatientent et se mettent en colère. L'art
du gouvernement, c'est d'anticiper. Et c'est pour cela une fois de plus. Je sens bien chez Emmanuel Macron la volonté de revêtir en permanence l'uniforme de circonstances qui lui permet de jouer le mieux possible. Le rôle, nous ne sommes pas au cinéma. Un président de la République et un gouvernement sont faits pour servir les Français. Et Et servir les Français, c'est être à sa tâche. Alors évidemment, c'est moins glorieux. Les images sont peut-être moins belles, mais c'est beaucoup plus utile pour notre pays. Patrick, je vous donne la parole dans un instant où on va évoquer la
question De Donald Trump. Vous parliez du déploiement des forces effectivement présentes dans la région. Clémence Renard est avec nous. Bonjour Clémence. Quelles sont très concrètement les forces françaises qui sont déployées dans la région ? C'est ce qu'évoquait il y a un instant Dominique de Villepin. Le dernier envoi de renforts sur lequel l'armée française a communiqué, c'est ce porte-hélicoptère amphibie tonnerre. Vous le voyez sur ces images d'archives. Il a quitté la base navale de Toulon ce vendredi et se rend comme le porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée orientale. Il devrait arriver dans le courant de la
semaine, il est accompagné de la frégate Courbet, c'est un acteur essentiel des opérations de protection de force Et c'est le couteau suisse de la marine, il peut participer à des missions d'évacuation, voire humanitaire. On va justement regarder de plus près ses capacités, il mesure près de 200 mètres de long. Il dispose de plusieurs hélicoptères, d'un hospital embarqué avec près de 70 d'Ili, de nombreuses capacités d'hébergement aussi. Il peut avoir à son bord par exemple 177 marins en moyenne. Il peut également accueillir entre 400 et 900 soldats. Ce que l'on sait également sur ce porte-hélicoptère, c'est
qu'il avait déjà été déployé à Beyrouth en 2020 lors de l'explosion du port. Alors ça vient s'ajouter à d'autres moyens. Où en est déjà très concrètement le fameux Charles de Gaulle ? Eh bien on le rappelle, son départ de Malmö en Suède a été annoncé par Emmanuel Macron lors de son allocution mardi dernier. Eh bien il continue sa route à grande vitesse envers la Méditerranée orientale, il arrivera d'ici le milieu de la semaine. Ce que je peux vous dire c'est qu'il dispose d'une vingtaine de rafales d'avions radar et d'hélicoptères pour assurer ses missions il est
également accompagné par des frégates françaises et européennes et concernant cette fois la présence militaire française sur place on sait qu il y avait déjà environ 750 militaires français déployés aux émirats arabes unis et depuis le début de cette guerre la france a renforcé son dispositif de protection au proche et moyen orient en envoyant par exemple des avions en rafale ces derniers jours mais également des systèmes de défense sol-air Et lutte anti-drone et aussi ce que je peux vous dire c'est que deux frégates sont en ce moment entre la mer rouge et le golfe d'Oman pour
assurer la protection du trafic maritime et des intérêts français dans la région. Merci beaucoup Clémence Renard cette information qui nous parvient à l'instant l'explosion qui a visé l'ambassade américaine d'Oslo la police évoque je cite un possible motif terroriste on aura ça on sera évidemment davantage dès les prochaines mais un possible motif terroriste on évoquait notamment Donald Trump Patrick et cette conduite de la guerre Dominique Delipin qui disait à tâtons effectivement oui vous étiez en train de parler du portefeuille des français on a vu les premiers chiffres aux Etats-Unis avec le galon qui va prendre un
demi dollar 50 cents ça va être beaucoup pour des voitures qui sont un peu gourmandes moi je suis comme vous je veux pas psychologiser à outrance Donald Trump et faire la chronique quotidienne de son propre Chaos profondément que cherche Donald Trump il savait que le prix du galon allait augmenter il savait qu'il est il allait mettre un chaos indescriptible dans cette région à votre avis que cherche-t-il profondément en déclenchant cette guerre. Je m'étonne, Patrick Sausse, que vous posiez la question. Donald Trump n'est pas un homme de raison, c'est un homme d'impulsion. Vous pensez vraiment ?
J'essaye de m'en détacher. C'est un homme d d'impulsion. Et il a flairé la bonne opportunité, comme dans le bureau Oval, il flaire la bonne télévision. Et c'est ça qui lui a plu. Il s'est dit là, il y a un coup à faire. On a un renseignement. Vous savez, c'est une guerre qui est fondée sur un bon tuyau. Il y avait une très célèbre émission de télévision, Hutschi, les bons tuyaux, Starsky et Hutch. Exactement. Mais là, il a reçu un bon tuyau en même temps que les Israéliens et les Israéliens d'ailleurs très habilement en « Je
suis la pâtée ». Et à partir de là, il s'est dit « Tiens, c'est une occasion formidable. On va liquider l'ayatollah Khamenei ». Mais le problème, c'est qu'on peut liquider l'ayatollah Khamenei, on peut liquider son successeur et celui qui viendra après. Ça ne fait pas tomber le régime. Ce régime y tient par en cascade une série de structures, Dont les gardiens de la Révolution, dont les Basidji, qui sont autrement plus nombreux que les quelques-uns qu'il a tués dans son bunker. Ils étaient convaincus que dès décapiter le régime, c'était faire tomber le régime. Mais on devrait
punir des chefs d'État pour bêtise ou pour ignorance. Et là, croyez-moi, il y aurait de la sanction à prendre. Il n'y a vraiment pas d'adulte dans la pièce, dans la Maison Blanche ? Vous avez écouté Peter X7 ? Oui. Je ne pensais pas à lui en termes d'adulte. Oui, mais alors vous pensez à qui ? Citez-moi-en un. Citez-moi-en un. Et ce qu'il faut savoir, c'est et c'est en ça que l'Europe doit réagir. C'est que ça ne s'arrête pas là. Ils vont ouvrir un front sur Cuba si on ne les arrête pas. Et c'est là où
l'Europe, l'Europe, à chaque fois, n'a pas réagi. Et ce sont autant d'occasions perdues. On n'a pas réagi sur la guerre tarifaire. On n'a pas réagi sur la guerre numérique. On n'a pas réagi quand Thierry Breton et quelques autres ont été sanctionnés. On l'a fait sur Goenland ? On l'a fait en déployant quelques individus et on s'est rendu compte que les symboles pesaient aussi sur les Etats-Unis et donc on n'est pas à la hauteur. Vous êtes l'homme qui a dit non, vous l'avez rappelé tout à l'heure. Qu'est-ce que c'est dire non aujourd'hui à Donald Trump en
2026 ? Dire non, c'est dire non. 1. Nous n'accepterons en aucun cas de participer à cette guerre. Nous la condamnons dans toutes les instances internationales et nous en tirons les conséquences, nous sanctionnons. Nous sanctionnons Israël pour être en train aujourd'hui d'enclencher une situation humanitaire tragique au Moyen-Orient. Nous pouvons prendre des mesures. Vous savez, on dit toujours, nous sommes dépendants. Oui, nous sommes dépendants pour les moyens de paiement. Nous sommes dépendants pour la guerre numérique. Mais les Américains sont très dépendants de nous aussi. Ne sous-estimons pas nos capacités. Et donc je crois que le simple fait
d d'avoir un conseil exceptionnel des Européens réunis, avec un discours martial, disant aux Etats-Unis et disant à Donald Trump « Monsieur le président des Etats-Unis, vous faites n'importe quoi. Aujourd'hui, vous nourrissez la guerre dans le monde. Aujourd'hui, vous déstabilisez l'Europe, vous déstabilisez les régions du monde et nous ne vous accompagnerons plus dans cette aventure ». Et qu'on en tire les conclusions, qu'on arrête d'acheter des F 35, qu'on arrête d'imaginer que les États-Unis seront là pour nous aider. – Mais tous les Européens ne sont pas sur la position que vous dénoncez là. – Mais c'est bien
pour ça que je dis qu'on a besoin de la France. Je sais tout ça. Mais en 2003, ils n'étaient pas non plus dans leur immense majorité, les Européens, sur notre ligne. Mais les peuples du monde entier étaient avec nous. Et c'est en ça qu'il faut être capable de renforcer la légitimité de notre parole. Et comme la catastrophe va se dérouler, comme je suis en train de vous le dire, au bout du compte, les Européens ont peut-être une chance d'ouvrir les yeux et de cesser de se rendre dans le bureau ovale en priant Donald Trump de
bien vouloir leur concéder ceci ou cela. Donc dire clairement aux États-Unis que leur guerre est illégale, Qu'elle est illégitime, qu'elle est inefficace et qu'elle est dangereuse. Rien que ça, dans la bouche de M. Macron. Eh bien excusez-moi, ça ferait du bien aux Français, ça ferait du bien aux Européens, ça ferait du bien à tous les peuples du monde et en plus ce serait vrai. Avertir ce que nous avons fait en 2003, les Américains de ce qu'ils sont en train de semer le désordre, de semer le malheur partout où ils vont. Eh bien je crois que
c'est un avertissement salutaire qu'un ami doit se permettre devant la situation que nous connaissons. Or là, nous en disons le moins possible, nous agissons le moins possible, nous nous promenons et nous refusons de prendre nos responsabilités. Vous savez, il y a de quoi aujourd'hui construire. Vous me demandiez que faire par rapport aux Etats-Unis. Construisons une grande coalition des pays démocratiques qui s'opposent à la vision des Etats-Unis et la vision que défend aujourd'hui Israël. La démocratie, ce n'est pas les Etats-Unis et ce n'est pas Israël aujourd'hui. Eh bien incarnons cette démocratie, soyons l'avant-garde d'une nouvelle l'organisation
multilatérale, et je crois que nombreux sont les pays du monde qui attendent cela. Alors Axel Meunier est l'un de nos correspondants aux Etats-Unis, l'État Washington, Axel Meunier, Dominique de Villepin évoquait le message qu'à ses yeux la France où les Européens devraient envoyer à Donald Trump, Donald Trump s'est à nouveau exprimé ces dernières heures, si je ne me trompe pas, c'était dans un avion de retour d'un déplacement. Axel Meunier, on le voit, c'est un discours qui est maximaliste, il ne veut rien lâcher et pas question de négocier avec les Iraniens. Ah non, il a été très
clair là-dessus, le temps des négociations est passé. Il s'exprimait effectivement à bord d'Air Force One, à l'avion qu'il emmenait vers la Floride où il passera le week-end jusqu'à lundi soir sur la route du retour de la cérémonie pour les six soldats américains tués au Koweït. Alors grâce à ce qu'il considère comme, je cite, une large victoire pour le moment face à l'Empire du mal, Donald Trump dit que les États-Unis sont clairement en position de force. Nous avons, dit-il, une marge de manœuvre considérable En négociation mais nous ne cherchons pas un accord. Eux voudraient négocier, pas
nous. Ce qui était intéressant aussi c'est qu'à ses côtés il y avait Steve Whitcoff, c'est son émissaire sur le sujet iranien, il était présent, il menait les pourparlers pour les Etats-Unis et il a donné quelques informations sur les négociations telles qu'elles se sont passées avant les frappes. C'est évidemment à prendre avec prudence dans la mesure où nous sommes en période de guerre, avec beaucoup de propagande de part et d'autre. Mais Steve Whitcomb dit qu'il ne semblait pas très coopératif, ils ont affirmé détenir un droit inaliénable à l'enrichissement d'uranium. Ils se sont vantés d'avoir assez de
combustibles enrichis à 60 % pour fabriquer 11 bombes. Et ils m'ont dit, nous ne vous donnerons pas par la diplomatie ce que vous prenez par la force. En clair, Steve Wittkopf et Donald Trump sont en train de justifier les frappes plus fortes et plus intenses qui sont actuellement menées sur l'Iran, car il est hors de question pour les Etats-Unis de revenir à la table des négociations pour le moment. Merci beaucoup Axel Meunier. Depuis Washington, Dominique De Villepin en entendait notre correspondant sur les dernières paroles de Donald Trump qui explique qu'il y aura peut-être effectivement à
nouveau des envois de commandes à sur place et qui évoque même la possibilité peut-être de remodeler Patrick les frontières de l'Iran dit-il l'Iran n'apparaîtra peut-être pas exactement Comme avant la guerre. Qu'est-ce Est-ce que cela dit, tout ça ? – Mais ça ne dit rien de sensé. Ça dit que… – Sauf qu'il est le président de la première puissance mondiale. – Aujourd'hui, les États-Unis sont dans la main de gens totalement irresponsables. Qui est M. Witkow ? Le partenaire de golf de M. Donald Trump, un spécialiste des questions immobilières. Qui est M. Jaret Kouchner qui négocie avec
M. Wittkopf ? C'est son gendre. C'est ça l'administration américaine, c'est ça la démocratie américaine, c'est ça qui dirige le monde, mais c'est révoltant, c'est révoltant, C'est révoltant, et on parle à ces gens-là ? Enfin, il y a un moment où on est obligé d'exiger du sérieux de la part des États-Unis. Les États-Unis, cette administration n'est pas sérieuse, et je crois qu'il faut leur dire. Et par ailleurs, M. Witkoff dans le narratif sur les négociations ne dit pas exactement ce qui s'est passé parce que nous savons par d'autres canaux et en particulier par le canal Omanet
que les Iraniens étaient prêts à faire de très nombreux sacrifices et qu'un accord était possible. Donc là, on a au moins plusieurs versions. Donc aujourd'hui, cette énième version des personnages qui sont des personnages peu recommandables et le monde qui va ainsi tranquillement Et tout le monde est partenaire, tous les dirigeants du monde sont partenaires et acceptent cette farce. Je crois qu'il faut prendre un peu de recul, nous Français, et examiner quelle est notre responsabilité et être à la hauteur de notre destin. Nous avons une fidélité à tenir sur le plan historique en ce qui concerne
la parole de la France. Moi, j'ai le souvenir de ce que les Américains disaient, de ce que les Français disaient aux Américains en 1965. Moi, j'ai grandi avec le discours du général de Gaulle à Phnom Penh, avertissant les Américains qu'ils termineraient dans des cercueils au Vietnam. C'est exactement ce qui s'est passé. Et je crois qu'on a ce devoir d'alerte. L'Amérique continue à se rassurer, mais quand bien même M. Trump inventerait Une pirouette demain pour dire qu'il a gagné et partirait. Aujourd'hui, vouloir recomposer l'Iran, mais interrogez le peuple iranien. Interrogez les Iraniens de Paris, les Iraniens
de Washington. Est-ce qu'ils ont envie de voir leur pays coupé en petits morceaux ? C'est ça la vision de Donald Trump et ça c'est la logique que défend aujourd'hui Benjamin Netanyahou partout dans cette région. On fragmente, on coupe et on dispose. Ça, ça, cette vision-là, elle est inacceptable pour les gouvernements démocratiques du monde et pour les peuples. Ça, c'est la logique de la tondeuse à gazion. On fait ce qu'on veut. Et qu'est-ce que veut M. Donald Trump au bout du compte ? Eh bien on fait des affaires. Pourquoi est-ce qu'il ne fait rien en Ukraine
? C'est parce qu'il veut faire des affaires en Russie. Pourquoi est-ce qu'il intervient en Iran ? Parce qu'il veut faire des affaires avec le pétrole iranien. Et donc on dispose des peuples et de leurs ressources. Et regardez la géopolitique de Donald Trump. Le Venezuela, le Congo, à chaque fois, ce sont les ressources du monde. C'est un régime prédateur. Et les Américains sont complices aujourd'hui d'une situation impériale qui déstabilise en profondeur le monde sans aucune garantie et aucune perspective d'une vision politique. Ne cherchons pas la vision politique en interrogeant Donald Trump. Il n'y en a pas.
Et c'est pour cela que nous devons parler haut et fort, parce que nous Nous devons, et c'est notre rôle, penser le monde quand l'Amérique méprise le monde et ne le pense plus. — Dans quelques instants, on prendra la direction à la frontière libanaise, en trouvera Nicolas Kouadou. — Oui, en deux Deux mots. Il y a encore quelques semaines, l'administration Trump parlait de l'imminence d'un programme nucléaire comme d'une arme de destruction massive, j'utilise à propos ces mots-là. Aujourd'hui, ils sont en train de justifier, peut-être même avec certains mensonges, l L'utilisation et l'entrée en guerre, tel un
Colin Powell, Il y a maintenant près de 25 ans. Les emprises américaines, je pense notamment à BlackRock, c'était le cas en 2003 en Irak, tout ça s'est déjà fait. Est-ce que, à la lumière, pour ne pas revenir sur votre nom et l'opposition de la France, ça n'a fini par de ne pas marcher, évidemment, c'était un bourbier incroyable pour les Américains. Qu'est-ce qui fait qu'à un moment, on est revenu quand même à un semblant de droit international ? Ou alors, on n'est pas du tout dans un comparatif, je dirais, raisonnable. Il y a un comparatif utile
qui est à faire, même si les deux situations n'ont rien à voir. La légitimité américaine, elle est évidemment bien moindre encore que celle qu'avait l'administration Bush en 2003, puisqu'ils n'ont pas eu l'accord du Congrès alors qu'ils avaient l'accord et un vote du Congrès. En 2003, ils avaient cherché à passer par les nations unies. Et élément très intéressant à noter, en 2003 ils ont tenté une grande coalition qui dépassait de loin les États-Unis et qui était une coalition avec des pays européens et des états du monde entier. Aujourd aujourd'hui, ils sont seuls avec Israël. C'est une
action unilatérale à deux si je puis dire mais c'est une action solitaire et l'on voit bien que c'est ce qui tue la légitimité de cette action, c'est que cette Cette action, elle est fondée sur l'idée Que la puissance peut tout. Mais il faut le répéter et le répéter. La puissance ne peut pas tout quand elle ne sait pas ce qu'elle veut et elle ne sait pas où elle va. Elle mobilise contre elle, au contraire, tous les peuples du monde, tous les ressentiments, tous les esprits de revanche et elle nourrit le cycle de la violence. Ce
que je dis n'est pas très compliqué à comprendre. Ça fait 25 ans que je l'explique et ça fait 25 ans qu'à commencer par la France. Personne ne veut l'entendre. Entre temps, on a eu la guerre de Libye. Merci M. Sarkozy. Entre temps, on a eu la guerre du Sahel. Merci M. Hollande. Merci M. Macron. Et ce n'est quand que quand on nous a mis un coup de pied au derrière, de la part des Africains, qu'on a compris qu'il fallait partir. Très honnêtement, il y a quelque chose de surprenant dans la façon dont nous sommes dirigés.
On va aller tout de suite en Israël, mais à quelques kilomètres seulement de la frontière libanaise. Nicolas Bonjour Nicolas. Quelle est la situation sur cette zone qui est évidemment extrêmement tendue ? Bonjour. Oui, on est à Métoula avec Julie Roseur pour être tout à fait précis. À 400 mètres de la frontière libanaise que vous pouvez voir juste derrière moi le village de Kfar Khilar, premier village libanais à proximité de la frontière. Vous le voyez, ce n'est plus vraiment un village, c'est totalement un champ de ruines. Un champ de ruines parce que c'est un village qui
a été totalement rasé lors de la précédente offensive de l'armée israélienne. Est-ce qu'on peut vous dire, on est arrivé il y a à peu près une heure ici, c'est qu'on entend, qu'on sent qu'il y a cette offensive israélienne à l'intérieur du Liban. Pourquoi ? Parce qu'on a vu des chars, notamment des chars de l'armée Israélienne qui patrouillait dans ce village-là. On est vraiment juste à côté de la frontière. On entend également de très nombreux tirs d'artillerie et ça confirme les informations comme quoi l'armée israélienne continue d avancer à l'intérieur du Liban. Il y a notamment
des nouveaux villages qui ont fait l'objet d'un nouvel ordre d'évacuation de la part de Tsaal, des villages qui cette fois sont situés au nord du fleuve Litanie. Très peu d'informations passent sur ce qui se passe à l'intérieur du Liban, de ce sud du Liban. Mais ce que l'on sait de source sûre, c'est qu'il y a au moins 5 soldats qui ont été blessés grièvement. Soldats de Tsaal hier également des morts civiles. Plusieurs dizaines, ça c'est les médias libanais qui nous le donnent Israël donc qui mène toujours son front contre le Hezbollah ici dans le sud
Liban et qui continue à progresser. La Kouadou avec Julien Reuser sur le terrain merci beaucoup à l'instant c'est le Le pape, on l'apprend, qui prie, je cite, « pour que le fracas des bombes cesse au Moyen-Orient et que le dialogue reprenne ». Ce qui m'a marqué dans ce que vous nous avez dit, Dominique de Villepin, c'est que vous avez dit que c'est un nouveau Vietnam qui est en train de voir le C'est un nouveau Vietnam qui est en train de se dessiner. Les conséquences géopolitiques, et je ne parle pas uniquement de l'Iran, je parle de
la géopolitique mondiale, c'est l'affrontement entre ceux qui plaident aujourd'hui pour la violence impériale et l'ensemble des autres des autres états Qui sont susceptibles aujourd'hui de se mobiliser contre cette violence impériale dans une violence asymétrique et qui peuvent un peu partout se déchaîner dans le monde nous sommes aujourd'hui dans la main de ceux qui décideront de régler des comptes partout autour de la planète. Si la Corée du Nord décide de s'amuser avec ses pays voisins, si pour parler d'un grand État, la Chine décide de frapper à Taïwan si quelque part en Afrique, un État décide d'envahir
son voisin. Mais les États-Unis vont sans fin multiplier les interventions ou au contraire, à ce moment-là, ne rien faire. Quelle sera la conséquence ? Nous voyons bien que nous sommes dans une logique d'impuissance. Nous sommes en train d'être débordés par un cycle de violence que nous ne sommes pas capables de maîtriser. Le diable est sorti de la boîte, un peu comme le dentifrice en dehors du tube. Et on essaye de se dépatouiller pour faire rentrer le diable ou le dentifrice dans la boîte. C'est mission Impossible. C'est qui, le diable ? Mission impossible. Le diable est
sorti de la boîte. Qui est le diable ? Le diable, c'est la bêtise. C'est la bêtise qui est en train aujourd'hui de nous emporter et de gouverner le monde alors même que nous ne réagissons pas. C'est l inculture dont fait preuve aujourd'hui Donald Trump. C'est la méconnaissance des réalités, c'est l'absence de pratiques historiques, C'est l'absence d'expérience. Nous sommes devant des novices, des amateurs, des gens qui ne sont pas responsables de ce qu'ils font. Et tout le système du droit international a été fait pour que ceux qui prennent ce risque-là le payent. Et c'est en cela
que je dis, et je redis, il faut un principe de réalité. Il faut que le principe de pesanteur paye et nous, Européens, qui avons tout connu dans notre histoire, je ne ressortirai pas la barbarie, les guerres et le reste. Eh bien, nous, nous avons un Le devoir, c'est de dire à tous les peuples du monde que cette aventure-là, elle est dangereuse et que nous refusons d'y participer. Justement, vous parlez de principe de réalité. Est-ce que le principe de réalité ? Vous parlez beaucoup de puissance depuis le début de cette émission. Ce n'est pas de se
dire qu'aujourd'hui, la France, c'est une puissance moyenne, qu'elle ne peut pas avoir le même rôle qu'elle avait auparavant et que la difficulté, justement, pour le président de la République française, aujourd'hui, d'intervenir dans ce Ce conflit, c'est que finalement, on regarde les balles passées, on ne peut pas faire grand-chose. Mais d'abord, nous avons des principes. On peut les rappeler, on peut les défendre. Et puis en plus, quand le monde se fait silencieux, quand les dirigeants du monde n'ont pas le le courage de dire La réalité de ce qui se passe, est-ce que ce n'est pas le
rôle de la France d'être le pays qui a le courage, la lucidité, qui a l'esprit de responsabilité pour parler au nom du monde Mais vous savez, c'est ça la vocation de la France. Et moi, je rêve que nous soyons capables de reprendre ce rôle tout simplement parce que la France, sans la fierté, elle n'est rien. Et regardez à quel point nous sommes en train de nous rouler dans la fange de l'histoire, quand le mouvement qui est en tête aujourd'hui, mouvement politique en tête en France, Près de 40 % des Français s'apprêtent à voter pour ce
mouvement. – Donc vous parlez du Rassemblement national ? – Je parle du Rassemblement national, bien mal nommé. Il se dit national alors que c'est un mouvement de soumission aux empires, soumission aux États-Unis, soumission à la Russie. Mouvement qui se dit social alors qu'on voit bien que tout dérive dans le programme économique du Rassemblement national vers le libéralisme, voire l'ultra-libéralisme. Mouvement qui qui se dit populaire, alors que nous voyons que c'est un mouvement qui sert aujourd'hui de plus en plus les élites et qui est aveugle à la souffrance des Français. Et puis, c'est un mouvement aujourd'hui
qui prétend défendre l'intérêt de notre pays, nous voyons bien qu'ils sont aux abonnés absents. Alors moi, je ne fais aucun reproche à Marine Le Pen Et à M. Bardella, parce qu'ils n'ont pas d'expérience, parce qu'ils n'ont jamais exercé la moindre responsabilité dans le domaine de la politique active. Mais je leur reproche de ne pas avoir l'humilité de constater qu'il y a des mécanismes historiques qui sont à l'œuvre, qui fait qu'ils seront dépassés et mangé tout cru par leur propre idéologie, qui est une idéologie raciste, antisémite et xénophobe. Et aujourd'hui, on cherche d'autres boucs émissaires. Ne
nous trompons pas, l'extrême droite a dans son histoire quelque chose qui ne changera pas, c'est la logique de surenchère, c'est la logique de dénonciation et d'exclusion. Est-ce que nous sommes aujourd'hui dans un moment historique Il faut chercher à exclure une partie de la communauté nationale. Nous sommes au contraire dans un moment où il faut rassembler, rassembler. Et le président de la République serait bien inspiré aussi de mettre en pratique cette vocation de rassemblement pour les doutes s expriment. Et nous voyons que l'antisémitisme va redoubler à la suite de cette guerre. Préparons-nous à y faire face.
L'antisémitisme est un fléau inacceptable. Et nous voyons bien qu'aujourd'hui, c'est le risque de la division, de la fragmentation et au bout du compte d'une victoire du Rassemblement national par chaos, par nullité des autres partis politiques. Et que face à ça, il faut se dressé, je le dis comme ancien responsable politique. Je le dis et c'est la raison de mon retour en politique. Et je pense que chaque citoyen aujourd'hui doit se lever dans sa ville ou dans son village ou dans sa campagne pour dire non à ce destin qui n'est certes pas le destin français. Dominique
Villepin, cette escalade que vous décrivez se poursuit à l'instant. C'est une série d'explosions qui est entendue à Tel Aviv après une alerte au missile iranien. Stéphane Amard, vous êtes à Jérusalem. Ces alertes qui poursuivent sur tout le pays ces dernières heures. Oui, absolument. J'ai entendu ici dans le ciel à Jérusalem une très forte explosion. Il s'agit très probablement d'une interception d'un missile iranien Car les alertes ont retentit à Tel Aviv, à 70 km d'ici. Mais en général, quand les alertes sonnent à Tel Aviv, le missile est intercepté bien en amont, ce qui fait qu'il a
dû être intercepté non loin d'ici. Effectivement, les attaques se poursuivent mais à un rythme beaucoup moins soutenues qu'au tout début de la guerre, moins 80 % d'attaques selon l 'armée israélienne par rapport aux premiers jours de guerre samedi il y a huit jours. Et aussi des attaques moins précises avec des missiles qui sont tombés sur des champs, des endroits vides de population. Même chose pour les missiles tirés depuis le Hezbollah mais qui mettent également le nord du pays sous une pression supplémentaire. En revanche la vie reprend peu à peu son cours ici avec surtout l'aéroport
de Tel Aviv où il y a de plus en plus de vols, non seulement désormais des vols de rapatriement d'Israéliens qui voulaient rentrer dans leur pays mais également des vols depuis Tel Aviv vers d'autres destinations alors même que Benjamin Netanyahou a indiqué que les opérations militaires s'intensifieront en Iran et au Liban jusqu'à la chute du régime des Mola, la chute de la république islamique. C'est ce qu'a dit le Premier ministre israélien hier soir. Merci beaucoup Stéphane Amar depuis Jérusalem puisque donc à l'instant une série d'explosions sont entendues en Israël et notamment à Tel Aviv après
une alerte aux missiles iraniens. On évoquait, vous évoquiez Dominique de Villepin il y a quelques instants, la fierté française, le fait de se lever face aux Etats-Unis. On le disait Emmanuel Macron. C'est une information que nous donnait Patrick Saut s'il y a quelques instants. Il se rendra à Chypre demain. Le porte-avions Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée. Le chef de l'État qui a dit qu'il voulait développer un plan pour arrêter les opérations du Hezbollah, mais aussi de l'armée israélienne au sud de Liban. Comment vous qualifiez l'action d'Emmanuel Macron jusqu'alors dans cette crise ? Est-ce
qu'elle est à la hauteur à vos yeux ? – Les ambitions dues en même temps qui consiste à dire tout et son contraire dans une même phrase et à agir dans un sens, puis le lendemain dans un autre, a créé une profonde confusion. Il dit tout et son contraire ? Une confusion dans l'esprit des Français, une confusion dans l l'esprit des Européens et une confusion dans les esprits du monde. Vous savez, par l'éclair, c'est une exigence absolue quand on est chef de l'État. Et autant il Il faut de la mesure, autant il faut de la
fermeté dans la mesure que l'on exprime. Il y a même une sorte de forme nécessaire dans le monde d'aujourd'hui qui est un monde simple en 140 caractères, en quelques formule une forme de radicalité de la mesure qui est indispensable. Et c'est en ça que nous devons prêter attention à tout ce que nous disons. Je l'ai dit, je l'ai dit face à la France insoumise. Quand il y a des jeux de mots, quand il y a des mots de trop, quand il y a des ambiguïtés, quand il y a des proximités vis-à-vis de mouvements violents, eh
bien on ne laisse pas passer. Mais là c'est pas clair ce que dit le président de la République Non, ce n'est pas clair. Parce qu'une fois de plus, le président de la République il n'est pas attendu pour faire le tour des popotes aujourd'hui. Il est attendu pour définir une stratégie avec ses homologues européens. Il ne s'agit pas d'agiter le drapeau un peu partout à Chypre et ailleurs. Il s'agit de mobiliser, il s'agit de dire, il s'agit d'ailleurs d'expliquer aux Français car il a été avare d'explications vis-à-vis des Français en posant les principes qui sont les
nôtres, en posant la règle qui est la nôtre sans Qu'il n'y ait aucune forme d'ambiguïté sur la nature du dispositif qui est aujourd'hui dans cette région. Il y a une ambiguïté actuellement vous trouvez ? Il y a toujours le risque d'une ambiguïté quand on joue sur des matériels et sur des militaires. L'ambiguïté qui existait dans la politique africaine de la France dans les 10 dernières années, c'est qu'on disait qu'il n'y a pas de politique franco-africaine, il n'y a plus de France-Afrique, et qu'en même temps, la La seule politique qui existait en Afrique, c'était le déploiement
de nos militaires. Donc il faut être cohérent, envoyer les bons signaux, tenir le bon discours, défendre les bons principes. Et si vous permettez, Guillaume Daray, je voudrais terminer par une note un peu plus douce. J'ai pris la liberté, il y a quelques heures, de publier sur les réseaux sociaux un texte d'un grand poète, soufi, persan du 12e siècle, le poète Attar, qui s'appelle la conférence des oiseaux. Eh bien, la conférence des oiseaux, c'est une belle métaphore de notre monde et malheureusement, de ce qui se passe en Iran. La division, l'indifférence. Et puis tout à coup,
le grand voyage commence. Et ces grands oiseaux qui partent nombreux se retrouvent, ils se retrouvent 30 près du but. Pour découvrir la vérité derrière leur aventure, c'est que ces 30 oiseaux, eh bien, Ils sont ceux qui incarnent l unité. Ils sont ceux qui incarnent l'avenir et ils sont en quête d'un roi et ils découvrent alors que le roi c'est eux-mêmes. Eh bien les français, plutôt que d'attendre l'homme ou la femme providentiel, qu'il se réveille et qu'il découvre que le roi c'est eux, c'est pas moi c'est pas le voisin, c'est pas Louis XIV c'est personne aujourd'hui
qui peut incarner cela, ce qu'on peut incarner par contre dans une fidélité française. C'est incarner la France éternelle, la France exigeante, la France qui doit se perpétuer dans l'avenir, capable de porter une parole forte, une exigence forte et un flambeau qui continue D'éclairer l'Europe et le monde. Merci beaucoup Dominique de Villepin d'avoir été notre invité pour cette édition spéciale, merci Soazic, merci Patrick. Vous restez bien sûr sur BFM TV, l'édition spéciale se poursuit dans un instant,