La sexualité est aujourd'hui totalement libérée, encouragée, ultra accessible en apparence, parce que ces garde-fous ont quasiment disparu : les interdits religieux, la peur de tomber enceinte, la réputation familiale, tout ça n'a presque plus d'influence sur nos comportements amoureux. Par séduction, d'un point de vue étymologique, ça veut dire se détourner du droit chemin. Mais comment pourrions-nous séduire s'il n'y a plus de droit chemin duquel nous devrions détourner les femmes ?
L'art de la séduction ne peut subsister que dans l'interdit. Sans querelle de famille, il n'y aurait pas eu de Roméo et Juliette ; sans interdits sociaux, sans religion, sans couvent, il n'y aurait pas eu de Casanova. Et puis, normalement, je me suis mis à penser à un truc : nous vivons actuellement dans une époque où le dogme féministe, l'idiot utile du capitalisme selon Éric Zemmour, tente sournoisement d'opprimer la séduction virile en amalgamant drague de rue et harcèlement, au détriment d'une drague ou d'une sexualité vulgaire, d'une drague de consommation où le seul élément déclencheur serait de l'alcool, ou alors un écran ou une application.
Les alfamales au lieu de rencontres faites pour ça, les fameux lieux de rencontres faits pour ça, des lieux où il faudrait que nous, les hommes, devrions payer pour y avoir accès. Et oui, parce que la drague de rue, c'est embêtant, ça ne rapporte pas d'argent et ça a même tendance à faire perdre de l'argent en lobby des sites de rencontres. Casanova, lui aussi, a été confronté à un dogme, aux dogmes de la religion, et Dieu sait que la religion, tout comme le féminisme, a été réutilisée dans le passé à des fins sournoises pour manipuler les peuples.
Il suffit de lire Le Prince de Machiavel pour comprendre ça. Or, sans ce dogme religieux, sans les couvents, aurait nié d'interdits, il n'y aurait jamais eu de Casanova. Il n'y aurait jamais eu de séduction.
Cette interdiction sociale de la séduction virile que cherche à nous imposer aujourd'hui le féminisme, donc, paradoxalement, ce qui peut faire revivre la véritable séduction, la même que celle de Casanova et de ses couvents, est une opportunité merveilleuse pour mieux comprendre ce que vivaient, et Casanova, son époque. Comme lui, nous pouvons à nouveau faire de la séduction un art, une forme d'euromillions contre le dogme établi.