bonjour av après la seconde guerre mondiale après ce qu'il est convenu d'appeler le cycle de l'absurde albert camus entame le cycle de la révolte qui culminera en 1951 avec la parution de l'homme révolté un cycle dans lequel figurent aussi le roman la peste publié en 1947 ainsi que la pièce de théâtre les justes qui datent de 49 la notion de révolte chez camus est indissociablement lié au concept d' absurdes dont elle est d'ailleurs la conséquence la réponse mais aussi le dépassement la révolte c'est d'abord en sursaut une réaction légitime face à l'absurde c'est à partir
du moment où je me dis maintenant ce n'est plus possible ce n'est plus supportable qu'elle surgit et ce refus manifeste donc l'existence d'une frontière d'une limite jusque là ça allait mais maintenant c'est allé trop loin je n'accepte plus l'inacceptable désormais je dis non aux soumissions aux seins dignité aux humiliations je proteste contre les injustices dont je suis la victime mais aussi contre celle dont je suis simplement le témoin où le spectateur je refuse le mal globalement totalement mais en disant non à l'intolérable en refusant l'inacceptable jeudi en même temps oui à un monde meilleur derrière
ma rébellion se dévoile un idéal positif de l'humanité derrière mon refus se cache une valeur car je me révolte en effet au nom d'une valeur et de cette idée découle deux conséquences la première c'est que puisque je me révolte au nom d'une valeur c'est que celle-ci préexiste forcément à ma révolte elle est d'une certaine manière inscrits en moi ce qui tendrait à faire croire qu'il existe très probablement une nature humaine la deuxième c'est que la valeur ou non de laquelle je me révolte et qui ressemble furieusement à la dignité humaine l'affirmation qu'il existe quelque chose
qui mérite le respect et que ce quelque chose c'est le fait d'appartenir à l'humanité cette valeur au nom de laquelle je me révolte elle ne m'appartient pas en propre et les communes à tous les êtres humains il existe donc une communauté humaine ce qui permet à camus d'achever le premier chapitre de l'homme révolté par cette phrase célèbre je me révolte donc nous sommes par ma révolte j'engage l'humanité entière la révolte possède un caractère collectif et elle réunit chacun d'entre nous dans une seule et même identité l'être humain chez camus la révolte envisagé comme un refus
de l'intolérable n'est pas seulement légitimes c'est aussi une attitude qui a un caractère obligatoire je dois me révolter car si je ne le fais pas alors je ne suis pas digne d'être appelé hommes je ne suis pas digne de faire partie de l'humanité face à l'inacceptable je dois me révolter toujours et partout je dois lutter contre l'injustice contre le mal même si je sais pertinemment que c'est enfin la prise de conscience de l'absurde m'a appris que la vie est un combat qui est de toute façon perdu d'avancé je vais souffrir je vais mourir mais si
l'issue de ce combat est certaine et inévitable ça n'empêche pas que je puisse d'une certaine façon en gagner toutes les batailles le monde n'a pas de sens et quoi que je fasse la souffrance sera toujours présente mais ce n'est pas une raison pour ne pas agir dans le roman la peste par exemple les individus qui lutte contre cette maladie savent que quoi qu'ils fassent la peste finira par revenir mais ça ne les empêche pas de lutter de même je sais que je ne peux pas erratique et tout le mal du monde dans le meilleur des
cas je vais seulement le diminuer mais il en va de ma dignité d'homme demi opposé je ne peux pas supprimer l'injustice mais je peux peut-être l'atténuer je ne peux pas mettre fin à la souffrance mais je peux au moins tendre à la réduire en tant qu'être humain il en va de ma dignité de me révolter mais encore faut-il que ma révolte ne cède jamais à la démesure encore faut-il qu'elles ne se retourne pas contre elle même qu'elle ne prenne pas le visage de la terreur et qu'elle ne métamorphose pas les anciennes victimes en nouveaux bourreaux
la révolte ne peut donc pas être absolue elle doit être mesurée elle doit être soumise à une limite un interdit dont l'expression la plus simple et tu ne tueras pas de cette limite de cette frontière à ne pas franchir découle chez camus la condamnation des révolutions qu'il qualifie de nihiliste celle qui au nom d'un soi disant sens de l'histoire justifie rationnellement et idéologiquement la terreur et le meurtre celle qui essayent de faire croire que les privations de liberté et les camps de travail obligatoire ne sont qu'un petit mal pour un grand bien futur celle qui
nous disent que la souffrance présente c'est là le prix à payer pour un avenir radieux où l'être humain sera enfin libéré de l'aliénation de cette limite de ce respect fondamental de la vie et de la dignité humaine découle aussi chez camus lé refus du suicide et du meurtre en général mais aussi le combat pour l'abolition de la peine de mort je remercie d'avoir regardé écouté cette courte vidéo et je vous invite à rester curieux et ouverts à toujours faire preuve d'esprit critique mais aussi à profiter de la vie