le dessous des cartes va consacrer plusieurs émissions aux migrations internationales fait un thème sensible facilement politisé à propos duquel on raconte souvent n'importe quoi or ces migrations sont un phénomène complexe elles sont le reflet de l'organisation de notre monde le symptôme de ses fractures mais surtout elle touche aux questions d'identité de sécurité c'est-à-dire de survie et bien ce premier volet va tenter d'esquisser le profil des migrants d'aujourd'hui pourquoi partons de chez soi selon la définition des nations unies un migrant international est une personne qui se déplacent pour au moins trois mois vers un pays qui
n'est pas son pays de résidence et pour des raisons qui ne sont pas liées aux loisirs à la famille au pèlerinage ou même aux affaires au tourisme ou aux questions de santé en 2009 il y aurait dans le monde environ 220 millions de personnes vivent loin de chez elle lego et clandestin confondues ce qui fait à peu près trois et demi pour cent de la population mondiale on voit sur cette carte les principaux flux migratoires internationaux ils sont d'importance et de destination variable et il ne nous renseigne pas du tout sur le profil des migrants
ni sur les raisons qui les poussent à partie et bien c'est ce que nous allons essayer de comprendre aujourd'hui la première des raisons c'est la nécessité la peur fuir la guerre les persécutions les massacres la torture c'est à dire toutes formes d'insécurité physique sur cette carte des réfugiés dans le monde on voit par exemple les irakiens qui fuient la guerre dans leur pays pour trouver protection en syrie en jordanie en iran vient les afghans qui partent vers l'iran et le pakistan voisin qu'ils peuvent rejoindre à pied des soudanais du darfour qui partent pour le tchad
afin de fuir les massacres du moins pour ceux qui peuvent franchir la frontière et pour vous donner un ordre de grandeur du fait des conflits ou des persécutions à peu près 26 millions de personnes dans le monde sont déplacés dans leur pays et 11 millions sont des réfugiés c'est à dire qu'ils sortent de leur pays d'origine pour aller dans un pays limitrophe et parmi eux seule une petite minorité trouvent asile dans un pays le c d e regardons par exemple une carte de l'europe elle localise les centres d'attentes avant l'accès au territoire de l'union et
les centres de rétention à l'intérieur de l'union européenne on trouve là les personnes qui attendent que les autorités des pays d'accueil se prononce sur leur statut futur de réfugiés et d'autres qui se sont vu refuser ce droit d'asile et donc attendre d'être expulsé ces personnes ce sont des gens qui viennent de tchétchénie ou d'afghanistan à cause d'une guerre qui n'ont pas provoqué des gens issus de minorités comme les tamouls du sri lanka où les chrétiens d'irak opprimés dans leur propre pays ou bien les personnes dont les opinions politiques ne plaisent pas dans leur pays comme
en iran en géorgie ou en chine deuxième facteur de migration qu'on peut rattacher à l'insécurité la pauvreté ou la précarité je rappelle que 40% des personnes dans le monde vivent avec 5 % du revenu mondial et bien cette pauvreté fabrique bien logiquement ce qu'on appelle des réservoirs migratoires comme en république démocratique du congo au bangladesh ou aux philippines et derrière ces chiffres il ya l'absence de travail de logement pas assez à manger la maladie sans sécurité sociale c'est à dire autant de mobiles tout à fait vitaux qui pousse les membres les plus solides de la
communauté à aller chercher ailleurs les moyens de faire vivre leur entourage et ses migrants vont d'abord vers les zones économiquement les plus dynamiques c'est à dire les grandes villes où les pays voisins comme les migrants du zimbabwe ou du lesotho vers l'afrique du sud et bangladeshi vers l'inde où les colombiens vers le venezuela et puis d'autres un peu plus riches bien moins nombreux plus jeune plus près à tous tentent leur chance plus loin encore et parfois clandestinement regardons les principales routes migratoires clandestine qui convergent vers l'europe mais pour ces migrants venus de chine du sous
continent indien ou du continent africain il faut faire appel à des réseaux clandestins car les frontières de l'union européenne sont de plus en plus étanche le parcours est de plus en plus longs coûteux dangereux au point que de nombreux migrants s'arrête en chemin dans des pays d'étape qui deviennent alors pays d'accueil et pour le tout petit nombre de migrants qui parvient à rejoindre l'europe l'histoire se poursuit alors dans la clandestinité à paris berlin ou londres où souvent les effectuent des travaux difficiles peu qualifiés mal payés dans les restaurants les sociétés de ménage ou le bâtiment
et tout cela souvent au noir donc d'un côté attention à ce qui en fait favorise la clandestinité mais en même temps méfions nous des généralisations car on trouve de plus en plus de migrants issus des classes moyennes diplômé et parfois même très qualifiés car il ya d'autres raisons de migrer comme les diplômes la qualification sous-employés cette carte montre les pays dont plus de 30 % des médecins sont partis comme en somalie ou en papouasie 63% des médecins angolais ont quitté leur pays et tous s'expatrient vers les pays le c d e car pour eux il
ne s'agit pas forcément de chômage ou de pauvreté mais deux conditions de travail deux niveaux de revenus de perspectives professionnelles en rapport avec une formation qui en plus a été financée par leur propre pays eh bien on trouve ce type de migrants aussi bien dans les pays du sud que dans les pays du nord ils sont par exemple informaticiens indiens en allemagne allemand en californie des infirmières philippines au royaume uni ou anglaises aux états unis ou bien encore des ingénieurs algériens en france où france et dans les états du golfe et puis il y a
les migrants qu'on appelle pendulaires c'est-à-dire qui rassemble aussi bien des travailleurs frontaliers que des saisonniers migrants ne veulent pas s'installer dans le pays d'accueil mais plutôt améliorer leur revenu régulièrement ou ponctuellement ils viennent des pays du maghreb mais aussi souvent d'ukraine de pologne ou de roumanie pour aller travailler sur des chantiers agricoles dans le sud de l'europe ou plus au nord souvent dans le bâtiment autre facteur migratoire les diasporas car elle tisse des réseaux communautaires actifs fortement intégrer économiquement organisé qui stimule les mouvements migratoires au sein de ces communautés la diaspora libanaise chinoise indienne un
peu partout dans le monde qui a sport à marocaine très implanté en europe qui aspirent à philippine qui est un gros réservoir de main d'oeuvre mondiale sur les deux continents et on pourrait ainsi multiplier les exemples mais ce qu'il faut en retenir c'est que d'un pays à l'autre ses diasporas créances sommes un petit peu de solidarité aux personnes déplacées par les violences politiques s'ajoutent désormais des réfugiés dont le nombre va augmenter dans les années à venir ce qui vont fuir le changement climatique d'après les nations unies il pourrait être quelques 200 millions d'ici 2050 soit
une quarantaine d'années ils viennent déjà des tuvalu de polynésie de calédonie bientôt des maldives ou des bahamas ils viendront aussi de zone de delta comme celui du gange ton près de 60 millions de personnes devraient partir si la mer monte d'un mètre ou bien encore le delta du nil qui est évidemment tout à fait central à la stabilité d'un état comme l'egypte voilà j'ai voulu vous montrer brièvement la multiplicité des mobiles qui peuvent pousser quelqu'un à quitter son pays la difficulté aussi qu'il ya à paramétrer tous les types de migration pour pouvoir en gérer et
en contrôler les flux ces migrations procède pour la plupart de motivation très forte que la construction de murs ou l'adoption de cadres légaux stricte ne suffiront pas à décourager en diffusant dans le monde entier des images de pays riches démocratique de grandes libertés ou les biens de consommation sont accessibles à tous et la vie plutôt facile la mondialisation à refabriquer un imaginaire d'eldorado occidental qui est lui-même porteur de mouvements migratoires alors d'abord contrairement à une idée répandue les migrants ne sont pas toute la misère du monde et leur diversité et l image du monde qui
les fabriquent vous propose de continuer cette étude dans un prochain dessous les cartes ou cette fois je vais me placer dans la logique des pays d'accueil et peut-être pouvons-nous déjà réfléchir à cette idée que désormais nous sommes dans une époque où les notions même de sédentarité de nomadisme sont radicalement en train d'évoluer