130 milliards voilà un budget qui pourrait faire rêver bon nombre de démocratie malheureusement c'est celui de la défense il s'agit de la Russie et du secret du réarmement de Vladimir Poutine et je crois savoir qu'il s'occupe personnellement de l'industrie de guerre chez lui che lui ça marche en fait alors effectivement c'est un budget qui est en hausse de de 30 % pour 2025 c'est près d'entièr des dépenses fédérales totales Vladimir Poutin et qui met les moyens il n'a pas caché qu'il irait jusqu'au bout hein et que tous les objectifs seraient atteints souvenez-vous c'est ce qu'il
avait dit le jour du 2e anniversaire de l'annexion des quatre provinces ukrainiennes en septembre en 2025 les dépenses de la Défense vont donc atteindre les 130 milliards d'euros déjà en 2024 hein si on regarde cette courbe le budget militaire avait augmenté de 70 % il représentait avec les investissements de sécurité 8,7 % du PIB selon le président russe et c'était une première dans histoire moderne de la Russie depuis le début de la guerre et bien la Russie on le sait on le dit depuis longtemps maintenant orienté toute son économie sur l'effort de guerre le complexe
militaro industriel s'est développé à toute vitesse les usines tournent 24 heur sur 24 on apprend d'ailleurs que les travailleurs étrangers des femmes ont pris la place des hommes qui sont partis sur le front récemment ass société de press d'ailleurs a révélé que des femmes africaines et asiatiques avaient été recruté et incité à assembler des drones pour la guerre en Iran en en Ukraine et ça se passe au tatarston pour vous donner don une idée également ce budget est même deux fois et des hommes africains envoyés au front également en tout cas là dans les usines
effectivement on on insiste fortement certains travers étrangers à venir donc ce budget est même deux fois et demi plus important que les investissements de politiques social en Russie on sait que ceux-ci sont très fort la sécurité intérieure a également été renforcée avec la défense et bien elle représente 40 % du budget autre chiffre des montants impliqués dans cette guerre avec les paiements aux soldats les traites versé aux actifs aux blessés aux familles des personnes tuées ont totalisé 1,5 % du PIB entre juillet 2023 et juin 2024 c'est donc énorme et tous ces chiffres prouvent que
la guerre est devenue une part importante du marché du travail russe et des revenus globaux des citoyens ces chiffres c'est ce que l'on sait évidemment Christophe parce qu'il y a aussi les caisse noire et les investissements classés secrets oui et je suppose que ça doit concerner un volume important mais vous en parliez tout à l'heure d'ailleurs Sylvia l'économie de la mort c'est ce que l'on a dit pour l'économie russe aujourd'hui Anastasia on va avoir besoin de vous et Jean-François boussor ces chiffres parle Jean-François boutor est-ce qu'on pourrait tordre le coup également à des choses qu'on
a beaucoup entendu au début de cette guerre peut-être trop et peut-être que ça a perturbé le jugement ou la vision de certains certains alliés pourquoi pas de l'Ukraine en disant que au bout de 6 mois la Russie s'effondrerait Poutine s'effondrera et on aura plus qu'à R les pretes sur la Place Rouge or au bout de 3 ans ça continue Poutine est de plus en plus fort avec de plus en plus d'alliés qui compte plus en plus fort il a de plus en plus d'alliés de plus en plus fort faut faut réfléchir je vis compléter les
chiffres je voudrais compléter les chiffres qui ont été donné qu' faut quand Poutine arrive au pouvoir en 1999 vous n'avez pas idée de ce qu'était le budget de la Défense russe 79 milliards et on est à maintenant et en 2021 à l'avant la guerre on était à moitié moins de ce que à quoi on va arrivé donc il a c'est vraiment d'abord cette augmentation de la de la dépense militaire c'est vraiment la volonté de Poutine ça paraît c'est très très très important à savoir hein je rappelle 7,9 milliards en 1999 et on est aujourd'hui on
va arriver à 130 c'est c'est quand même très impressionnant alors oui euh bien sûr la la Russie se ré mais là aussi je vais revenir sur la question du retard des des des Occidentaux puisque au fond le retard des Occidentaux a donné les moyens et le temps surtout surtout donneré le temps à à Poutine de monter en régime son son industrie son industrie de défense de faire de passer en économie de guerre et pire que ça de l'adapter aux nouvelles technologies parce que ce que vont produire dans les années qui viennent les les les usines
russes c'est des choses plus performantes que le matériel soviétique des choses qui vont être de niveau équivalent au au niveau au matériel occidental donc ça pose un véritable problème et là on voit que le temps perdu va être très très difficile à rattraper est-ce que vous diriez tout sur ce plateau je vais vous poser la question qu'on a été dangereusement naïf je me souviens là aussi de grandes conversations de grands débats autour de ces chars T34 64 complètement rouillé au fond des hangares que Poutine enverrait sur les théâtres d'opération et puis là Jean-François vous nous
dites que et bien non peut-être par notre aveuglement on a laissé Vladimir Poutine se réarmer mais de façon moderne de créer des liens des partenariats je vous rappelle que moi j'ai j'ai signé un livre en 2016 qui disait comment Poutine change le monde où je disait qu'il y avait un risque de guerre mondiale 2016 là on m'a pris un peu pour un rigolo sauf les gens qui connaissaient vraiment bien la Russie et qui suivaient attentivement ce que faisait Poutine mais les diplomates les responsables politique ne voulaient rien voir puisqueà l'époque il voulaient supprimer les sanctions
alors quand on parle d'ailleurs des sanctions quand on dit qu'elles n'ont servi à rien moi je voudrais simplement qu'on se la question qu'est-ce qui se serait passé s'il n'y avait pas eu les sanctions c'est-àdire si la Russie avait pu faire être en roulibre si j'ose dire pour augmenter ses ses ses industries d'armement donc c'est vraiment un un problème de grande naïveté de on veut pas croire ce qui nous fait du mal c'est ça on veut pas on veut pas voir c'est comme le malade qui veut pas reconnaître qu'il est malade et qui préfère ne pas
se soigner vous restez avec nous Jean-François vous intervenez quand vous voulez Anastasia vous connaissez bien ce monde russe oui il est actuellement et notamment celui qui est à la tête du pays il est actuellement je je dirais de de la propagande de de la puissance russe euh il il faut ajouter quand même quelques chiffres ces augmentations euh que notre collègue vient de nous dire c'est vrai mais la Russie est obligée d'augmenter son budget militaire rien que pour continuer ce grignotage même pas pour avancer à 100 km il y a pas vraiment de chiffres impressionnantes il
y a des économistes euh qui qui les analysent par exemple l'ancien ministre de la Russie aujourd'hui en opposition a dit que peut-être en 2025 il y aura un défaut de paiement déjà en Russie il se passe ce qu'on appelle la shringflation euh pour cacher l'inflation euh vous vous allez dans le magasin et vous allez acheter pas 200 g mais genre 160 g de beurre au même prix et les retraites ont été euh enfin les retraites et et aussi d'ailleurs les paiements au au aux militaires qui qui combattent ont été indexés mais ces augmentations ont été
rongé par l'inflation et euh finalement il y a aussi un énorme problème démographique non mais je j'entends ce ce que vous dites le problème c'est que j'ai l'impression que depuis le début il y a un truc qu'on a pas compris qu'on a pas voulu comprendre enfin je dis nous les démocraties c'est que oui mais on est dans une dictature quelque part Poutine peut tout imposer à son peuple et on l'a vu avec l'Ukraine c'est difficile si vous êtes une démocratie il y a des voies démocratiques voilà quand vous êtes une dictature vous pouvez tout imposer
24 24 7 7 il y a pas de droit du travail et vous pouvez emprisonner ceux qui vous disent non juste la dernière chose s'prive pas juste la dernière chose à la fin de l'Union soviétique il y avait des des catastrophes technogènes qui se sontum on voit le le même phénomène en Russie d'ailleurs l'infrastructure il y a pas d'investissement il y a des investissements juste dans le secteur militaire mais c'est ce qui intéresse Poutine il s'en fich il a des canalisations qui explos mais c'est pas grave il y a des endroits où on voit des
images parfois où on a l'impression dans certains coin de la Russie c'est le moyen-âge mais c'est pas son problème à Poutine Poutine il veut continuer à fabriquer des obus et gagner des guerre enfin voilà vous êtes sur un type qui euh les dictatures sont stables jusqu'à ce qu'elles se fondent ça on est bien d'accord c'est pas son problème néanmoins quand il a été question de présenter le budget il y a quelques temps je sais que ces chiffres je les ai brassés je me souviens très bien que ils ont mis en avant les dépenses sociales on
voit bien que c'est pas ce qui est le plus important dans le budget mais ils ont pas mis en avant le budget de la défense publiquement ils ont beaucoup insisté sur ce qu'ils allaient dépenser pour la population pas beaucoup sur le budget donc il y a peut-être aussi quand même une prudence dans la manière dont ils le font savoir publiquement ça veut peut-être dire aussi que voilà c'est ils ont conscience que c'est pas populaire alors pour l'instant il y a pas de contestation mais voilà il y a quand même peut y avoir che une contestation
en Russie sauf si est organisé par le cremelin le fait qu'on met quand même un peu plus en sourdine les dépenses militaires c'est quand même signifie quelque chose c'est pas neutre peut-être que nous moi je me souviens au début sur le terrain on se souvient des Ukrainiens qui se moquaient un peu des moyens russes on voyait les vieux chars on voyait tout ça ça a évolué et ça montre à quel point la Russie a réussi à s'adapter et peut-être à quel point Vladimir Poutine est déterminé parce que sur le terrain les Ukrainiens nous le disent
on été les premiers à penser au dronees d'un ce coup les Russes ont repris ça mais eux l'ont développé avec une puissance beaucoup plus grande c'est pareil pour les moyens de brouillage ils ont maintenant d'excellents moyens de brouillage alors qu'au début c'était moins le cas donc il y a une capacité d'adaptation c'est ce que dit vous confirmez sur le terrain pour avoir vu les soldats ukrainiens et R que c'est voilà ils ont appris en fait ils ont appris au fil du temps alors ça veut pas dire que il y a pas de faiblesse on le
voit si en plus ils ont de la cher à canon à envoyer contrairement aux Ukrainiens voilà absolument ils ont en fait ils ont vraiment des points forts sur le terrain alors ils sont pas infaillible parce que s'il l'était et si les moyens étaient démesurés ça pousserait partout sur le front or on voit effectivement qu'on reste dans un grignotage il y a pas d'effondrement et il y a des endroits où ça ne pousse plus autant qu'à d'autres donc on voit bien qu'il y a des limites aussi mais ils ont réussi à faire ce que nous n'avons
pas fait c'est parce qu'on a pas le même régime et bien c'est à pousser les D dépense là où nous on arrive pas à se décider on n arrive pas à trancher en faveur de l'Ukraine on n arrive pas à produire autant que l'Ukraine a besoin et à mettre dans les usinés sur le front des nord-coréen militaire ou ouvriers sous un régime qui ressemble plus à de la déportation qu'autre chose un mot Michel et puis après je voudrais que on écoute Olaf Scholz le point de faiblesse peut-être vous levez les yeux vous avez raison le
coup de poignard dans le dos de volodimir Zelenski à quelques heures c'était quelques avant l'ouverture du Sommet de Bruxelles non mais je crois il y a trois points un c'est vrai que les occidentaux on n'a pas été à la hauteur de nos promesses en teres de logistique et de soutien financier vis-à-vis de l'Ukraine ça c'est le premier point le deuxième point c'est vrai que aujourd'hui l' la Russie est est en capacité de produire énormément d'armement de délivrer énormément de ressources humaines et de canaliser le maximum d'argent dans ce conflit la question en réalité elle est
pas du côté russe elle est de notre côté occidental elle est de savoir si nous nous avons la même volonté que les Russes d'aller au bout de ce qu'on a promis à l'Ukraine c'est-à-dire de rester un pays souverain démocratique et qui pourra à moyen terme intégrer l'Europe et là on voit bien que en Europe sur nos promesses nous sommes en train de faillir