le nihilisme est associé dans notre esprit aux épisodes tragiques de l'histoire russe du 19e siècle ou des jeunes gens qui avaient plus ou moins bien assimilés la philosophie allemande l'emporté à ses conséquences extrêmes c'est netchayev fondateur de la société de la hache qui exécute l'étudiant Ivanov pour tiédeur subversive et qui condamné à 25 ans de prison organise ces geôliers en société secrète avant de mourir en projetant l'assassinat du tzar d'ailleurs le terme même de nilisme aurait été forgé c'est ce qu'on nous dit du moins par Tourgueniev dans son roman père et enfant dans le héros
bassanov proclame nous n'avons à nous glorifier que de la stérile conscience de comprendre la stérilité de ce qui est c'est cela que l'on appelle le nihilisme mais ceci n'est que la partie visible de l'isberg car comme nous l'explique Christine goémet le nihilisme ne se résume pas à une bâche il fut de tout temps une des tentations de la pensée [Musique] pour Nietzsche qui en a produit le concept et pour avec du guerres tout aussi bien le point de départ le point d'ancrage du nihilisme se trouve dans la pensée grecque alors Barbara Cassin Francis Wolf bonjour
nous allons aujourd'hui parler d'une nihilisme dans la pensée grecque antique voir s'il y a une quelconque validité à employer ce terme à propos des Grecs se demandait s'il existe bien là une forme je dirais pure et primitive d'une nihilisme qui pourrait nous éclairer et nous permettre aussi de le définir mais auparavant je vous propose à tous deux de nous dire à partir de quel texte vous nous parlerez de ce nihilisme entre guillemets Grecs Barbara Cassin vous dire de à partir de quel texte j'en parlerai c'est peut-être d'abord réfléchir sur la manière dont nihilisme le terme
même s'applique à la pensée grecque parce que c'est rien moins évident même si les médiations de Nietzsche et de Heidegger sont probablement requises pour le faire nihilisme d'abord il faut savoir que c'est un terme qui a été inventé tard ce n'est évidemment pas grec c'est inventé probablement par Jacoby dans une lettre ou affiche qui a été publiée vers 1799 moi je tire ces renseignements de ce que Heidegger nous en dit dans le début du Nietzsche deuxième volume où il réfléchit sur le nihilisme européen donc c'est un terme d'abord allemand mis en circulation par thorganiev qui
prend sa force avec Dostoïevski dans la préface que écrivait à son discours sur Pouchkine donc vers les années 1860 donc en fait c'est un terme allemand qui est allé en Russie en Allemagne et pour Dostoïevski là où le terme est vraiment important il s’égré à Pouchkine d'avoir peint dans son relief là je cite une phrase de dostaïevski le type de l'homme négativiste de notre Russie donc voilà voilà le la sphère d'appartenance de sens le contexte de denilisme alors appliquer ça à la pensée grecque ça va évidemment pas de soi alors il me semble que on
peut prendre les choses de deux manières quand Nietzsche parle lui d'unehylisme européen comme d'un phénomène philosophique fondamental pour l'histoire de l'Occident il le caractérise très brièvement dans son interprétation essentielle par ces mots dieu est mort et il le rapport donc aux valeurs dans la volonté de puissance en fait ce qu'on a appelé la volonté de puissance par exemple on trouve cette phrase que signifie le nihilisme que les suprêmes valeurs se dévalorisent le but fait défaut la réponse fait défaut à la question pourquoi donc nihilisme défini en fonction de la notion de valeur alors si on
définit ainsi le nihilisme on peut se demander s'il y a ou non des Grecs nihilistes est-ce qu'il y a des Grecs qui dévalorisent les valeurs et là je crois qu'il y a une réponse de Nietzsche avant de dévaloriser les valeurs il y a une manière de les créer qui dévalorise des valeurs encore plus fondamentales que les valeurs chrétiennes ou que les valeurs divines il y a une manière d'être encore plus nihiliste que de dire Dieu est mort c'est quelque chose comme dire Dieu est né le monde supra-sensible existe la vie n'est pas la valeur suprême
et ça il y a quelqu'un qui le dit en Grèce pour pour Nietzsche c'est Socrate Socrate le Christ Socrate qui donnera le Christ donc pour Nietzsche Socrate est une des figures d'une nudisme une figure emblématique en quelque sorte oui c'est lui qui introduit dans la pensée grecque quelque chose comme le bacille de la vengeance qui sera ensuite explorer sous forme de ressentiment de mauvaises conscience et l'idéal acétique donc voilà une un premier type de réponse possible avec la définition d'une nihilisme par rapport aux valeurs et puis après tout c'est pas la première définition du nihilisme
même si c'est la première définition du nihilisme qui vient à l'esprit parce que nihilisme s'est fabriqué sur Nil qui veut dire rien et là il y a ce que Heidegger appelle toujours au début du deuxième volume de Nietzsche le sens conceptuel du terme pensez le nihilisme en termes non pas de valeur mais d'être ensuite on pourra voir comment ça se rejoint et quel rapport là avec l'autre alors par exemple avec des guerres propose cette définition au sens conceptuel du terme nihilisme là je cite veut dire que tout est temps serait Nil rien néant l'étang est
Nil et s'il est temps est Nil on peut pas non plus en parler même à n'en dire pas plus que le néant est le néant nous disons apparemment de lui qu'il est là je cite à Hillaire et nous en faisons un étang donc nous lui attribuons ce qu'il doit lui être refusé donc deux manières de définir le nihilisme par les valeurs ça c'est Nietzsche et par lettre c'est le sens conceptuel du terme repéré par Heidegger alors dans le premier cas avec Nietzsche c'est Socrate qui apparaît une figure emblématique possible d'une nihilisme et dans ce cas
Socrate s'oppose ou sophistes les sophistes ne sont en aucun cas nihiliste au contraire c'est eux qui promet la valeur de la vie par exemple de Leuze lorsqu'ils commentent la définition du nihilisme dans ni de chez la philosophie aussitôt rapporte cette phrase de Nietzsche on a toujours à défendre l'effort contre les faibles et rapporte cette phrase à un exemple gorgeas dans le gorgiase de Platon caliclès contre Socrate c'est calclès qu'il faut défendre ces calics le non nihiliste et c'est Socrate le nihiliste donc premier tableau valeur sophistique non nihiliste Socrate nihiliste deuxième tableau sens conceptuel du terme
là ça n'est plus Socrate le nihiliste mais c'est ce qui font de l'être à Nîmes un rien un néant et là on a un très bel exemple de néantisation de l'être c'est le traité de Gorgias le traité du nanomètres que vous avez traduites par ailleurs Barbara Kasa donc si vous voulez de cela je pourrais reparler c'est-à-dire on fait du nihilisme à ce moment-là une affaire d'anthologie oui alors Francis Wolff de quel texte vous allez vous partir je pense comme Barbara Cassin que effectivement la réponse à la question y a-t-il du nihisme dans la pensée grecque
dépend évidemment du sens que l'on donne au monilisme et que ce sens est extrêmement variable selon le corpus auquel on fait appel je crois que pour clarifier les choses on peut distinguer disons trois grands sens possible du monilisme et qui donneront trois types de réponses tout à fait différentes à la question y a-t-il une liste qu'on a pensé grecque disons un premier sens très large très accueillant on dira qualifiera de ni liste toute pensée qui identifie disons s'attache la plus haute ou la seule possible comme étant finalement une tâche négative qui se donnera pour objet
de réduire à rien tel ou telle réalité telle ou telle valeur admise alors si on prend ce sens extrêmement large du moniliste alors là il n'y a pas de doute que la réponse à la question y a-t-il unisme là pour ces Grecs et oui et je crois que dans ce cas-là il faut accueillir encore bien plus de penseurs que Barbara Cassin n'a signalé en ce cas on pourrait dire que Zénon est un nudiste puisque son objet finalement c'est [Musique] de renier qu'il puisse y avoir qu'on puisse penser le mouvement qu'on puisse penser le multiple par
exemple on pourrait évidemment on en reparlera sans doute proposer le nom de Gorgias qui lui ne dit pas moins que l'existence même de l'être mais on pourra aussi et selon les mêmes principes accueillir Socrate Socrate qui prétend réduire à rien ou au néant le savoir de ces interlocuteurs qui par le moyen de la réfutation prétend toujours montrer que son interlocuteur se trompe ou qu'il n'a pas les fondements de son propre savoir on pourrait y accueillir les cyniques on pourra aussi accueillir les sceptiques qui montrent l'impossibilité d'établir quoi que ce soit sur n'importe quelle base ferme
alors on ce sens large il y a du nihilisme dans la pensée grecque puisqu'il y a beaucoup de pensées qui identifient leur tâches la plus haute à ce travail de la négativité aboutir à conclure à la négation mais évidemment ce sens là est peu intéressant alors il y a un sens évidemment plus intéressant qui serait au contraire un sens extrêmement étroit qui celui que l'on trouverait exprimer par Nietzsche dans sa doctrine si toutefois le monde convient pour Nietzsche alors je partirai effectivement d'une citation de Nietzsche tirée des œuvres posthumes dans lequel il dit l'unilisme radical
c'est la conviction que l'existence est absolument intenable si on la compare aux valeurs les plus hautes que nous connaissions il s'y ajoute cette constatation que nous n'avons pas le moindre droit de supposer un au-delà ou un en soit des choses qui serait divin qui serait la morale incarnée alors ce qui est très intéressant dans cet extrait c'est comme le soulignait barbaracassin qu'il y a deux aspects d'une hélice il y a un premier aspect qui est en quelque sorte la dévalorisation de la vie au nom des valeurs jugées supérieures mais en même temps il y a
la dévalorisation de ces mêmes valeurs supérieures il faut et je suis tout à fait d'accord avec Barbara Cassin il faut en quelque sorte de mouvement Dieu est né dieu est mort c'est-à-dire qu'on ne peut dévaloriser ses valeurs supérieures qu'à condition qu'elles existent déjà alors évidemment on ce sens et 3 bien sûr on trouverait chez Nietzsche d'autres textes qui vont dans d'autres sens mais en ce sont ces trois duisme radical chez Nietzsche la réponse est évidemment non il n'y a pas de nilisme pourquoi d'abord tout simplement parce que le ninhydisme est une invention moderne pour Nietzsche
une invention moderne il parle d’avènement d'une hélice il dit que c'est l'événement majeur des temps modernes ce qui suppose un effondrement de la métaphysique et de tous ses idéaux qui est marqué effectivement essentiellement par le dieu est mort ce qui suppose évidemment le lieu du christianisme c'est-à-dire ce Dieu dans lequel vérité et morale se sont identifiés en ce sens il n'y a pas de nihilisme dans la pensée grecque tout simplement parce que c'est un événement moderne il y a une deuxième raison c'est que le nihiliste suppose un Nil chez Nietzsche qui est comme le souligné
Barbara Cassin n'ont pas le Nil absolu tum des métaphysiciens c'est-à-dire non pas un néant en soi non pas un honnête non pas le rien du non-être qui aurait en quelque sorte une substantialité propre mais le néant c'est d'abord et avant tout le signe d'une volonté c'est avant tout à quoi bon l'idée comme on le disait à l'instant que les femmes manquent que tout a été vain en ce sens le nilisme et peut-être extrêmement bien caractérisé par Nietzsche dans cette extrait de la troisième dissertation de la généalogie de la morale partout de la neige la vie
est muette ici les dernières corneilles dont on entend la voix croisse à quoi bon en vain nada rien ne pousse et ne croit plus ici alors cette phrase qui est en quelque sorte l'expression même d'un certain nihilisme chez Nietzsche dans laquelle moi je ne peux m'empêcher d'entendre quelque chose comme la fin du chant de la terre de malheur et bien en ce sens là il n'y a pas évidemment de nihilisme dans la pensée grecque il y a toujours une espèce de plaisir de joie on sait toujours à quoi bon on y on sait toujours au
nom de quoi on est il y aurait peut-être pour moi un troisième sens du motilisme pour lequel évidemment la réponse serait beaucoup plus hésitante ni le oui du nilisme au sens large ni le nom du nihilisme au sens étroit de la doctrine lithiène mais si on définit le hélice comme l'impuissance de la pensée à pouvoir établir quoi que ce soit aucune vérité aucune valeur si on définit une hélice me comme cette tentative pour montrer que tout autre tentative ce seul nécessairement par un échec et par la ruine de ce qu'on croyait le plus sûr le
plus vrai le plus haut le plus vénérable tente de montrer que tous ces efforts sont vains et dérisoires et parvient justement un aqua bon généralisé à ce moment là la question sérieuse se pose de savoir s'il y a ou non un irisme chez les Grecs et je serai tenté de répondre oui et non oui en ce sens que il y a chez certains sophistes il y a dans la tentative ou dans le mouvement sceptique quelque chose comme la marque le signe de l'impuissance de la pensée à parvenir à établir quoi que ce soit et le
fait qu'il y ait une joie ou un plaisir à tourner en dérision ou à montrer la vanité l'incertitude absolue mais ce serait toujours quelque chose comme un j'allais dire un nihilisme bien tempéré or unhylisme peut-il être bien tempéré ce serait pas contradictoire donc est-ce que vous seriez d'accord vous Barbara casser pour pour reconnaître avec Francis Wolff qui aurait au fond de moments où on pourrait éventuellement parler de nihilisme dans la pensée grecque avec donc les sceptiques d'une part les sophistes de l'autre oui oui non je crois tout aussi sérieux de parler de nihilisme à propos
de Socrate et ça c'est pas Francis bol qui connaît fort bien Socrate fort bien puisqu'il a écrit un livre sur ce qui va me contredire je dirais à partir de Nietzsche c'est quand même Socrate qu'on a en tête d'où la position moi qui m'occupe plutôt des sophistes d'où la position extraordinaire des sophistes qui sont à la fois les moignies listes de tous les Grecs pour Nietzsche du point de vue des valeurs et probablement les plus ni listes de tous les Grecs si on considère sérieusement le rapport à l'anthologie et la manière dont il traite de
l'être de l'anthologie de l'être de Parménide par exemple et lettre de Parménide c'est-à-dire l'être et le non-être n'est pas l'être elle nous naître n'est pas oui je peux y revenir si vous voulez à propos du Traité du non-être de gorgiase et je voudrais faire encore une remarque c'est que les choses avec les sophistes sont encore plus compliquées si on prend la définition et des guerriennes du nihilisme qui n'est aucune de celle que j'ai mentionné jusqu'à présent ni que Francis Wolf a mentionné il ne s'agit pas d'anilisme défini en termes de valeur il ne s'agit pas
non plus d'anilisme tel que l'être y ai pensé en termes de rien il s'agit bien plus tôt d'un irisme tel que on ne pense pas assez où on pense mal au rien voilà par exemple la phrase avec laquelle Heidegger définit pour lui l'essence du nihilisme c'est toujours dans le Nietzsche peut-être l'essence d'une nihilisme réside-t-elle dans le fait que l'on ne prend pas au sérieux la question concernant le néant le nihilisme c'est l'essentiel non pensé à l'essence du néant et en ce sens Nietzsche pour Heidegger et vraiment le nihiliste par excellence c'est l'authentique nihiliste parce que
il est un authentique métaphysicien contrairement à ce que Nietzsche prétend avec la pensée de l'histoire de l'Occident comme nihilisme contrairement à la manière dont ils prétend surmonter Platon et la métaphysique pour Heidegger Nietzsche est encore en plein dans le nihilisme ou encore comme dit Heidegger le concept niet de nihilis est en soi un concept nihiliste pensez à partir d'une hélice le nihilisme surmontait au sens de Nietzsche ça n'est rien que le nihilisme accompli donc dans cette acception là d'unehilisme l'acception et des guerriennes qui n’est donc plus en termes de valeur plus en termes de réduire
l'être à rien mais au contraire dans le sens où il s'agit de négliger le rien de l'être de penser mal le rien alors en ce sens le problème se repose de savoir si oui ou non il y a des Grecs nihilistes et à ce moment-là pour Heidegger évidemment c'est je vais trop vite mais disons que la ligne Parménide Gorgias scepticisme est une ligne métaphysique peut-être Parménide à la rigueur serait-il le moine liste de tous en ce sens où il penserait peut-être le rien et le rien de l'être dans son caractère rien non mais avec gorgia
c'est le scepticisme alors là on est en plein île et pour ma part je ne suis pas sûr que heideghere raison même avec cette même selon sa définition selon la définition et des guérianes du nihilisme je ne suis pas sûr que Gorgias soit plus ni liste que Parménide je dirais au contraire qu'il montre d'une certaine manière pas la manière à des guerrières comme on Parménide panse mal le rien pense mal l'être du rien et l'être comme rien alors moi j'aimerais bien quand même entendre un peu de se traiter d'une honnête de gorgia si vous voulez
bien avoir baracassin puisque vous l'avez traduit vous pourriez peut-être nous en lire un extrait qui pourrait éclairer justement ce que vous êtes en train de dire tout à fait alors d'abord c'est une chose peut-être simplement pour pour information il faut savoir qui que c'est l'un des rares textes conservés et même conservés en double exemplaire et selon deux versions un des rares textes conservés en long en tout son long de la sophistique et il y a les aussi non oui il y a l'éloge d'Hélène il y a pas la même aussi et puis il y a
des bouts d'antifon qu'on a retrouvé mais c'est à peu près tout et pour le reste la sophistique et d'une manière peut-être plus large les présocratiques mais en tout cas les sophistes il faut les reconstituer selon ce que j'appelle une paléontologie de la perversion c'est un travail extrêmement complet par leurs ennemis on les connaît par leurs ennemis alors il se trouve que là on les connaît par on ne sait pas qui par un anonyme le traité d'une honnête de gorgia ça a été transmis dans un petit traité pseudo aristotélicien qui s'appelle le surmélisux et voilà comment
comment ça commence il n'est là je cite je vous lis un bout du traité le début il n'est dit-il il s'égorgias il naît dit-il rien d'ailleurs si c'est un connaissable d'ailleurs si c'est et si ces connaissable ce n'est pourtant pas montrable aux autres donc un emboîtement de trois thèses rien n'est même si connaître et si jamais on peut le connaître on peut en plus pas le parler on peut pas le transmettre c'est indicible un montrable la première thèse qui est la plus massive la plus grosse oukestine ouden à la fois négation du verbe et négation
du sujet de ce verbe il n'y a pas de verbe être il n'est pas et en plus quand bien même y aurait un verbe on en trouverait pas de sujet ou qu'est-ce qui ouden très curieuse phrase qui est très typique du grec on peut ou les négations dans cet ordre ce cumule n'est pas rien il y a pas de verbe être et il y a pas de sujet pour ce verbe alors cette première thèse est démontrée de deux manières de manière classique disons classicoceptique où on montre que Gorgias montre que les philosophes s'opposent des thèses
contraires concernant l'être que par exemple ils disent que c'est un ou bien que c'est multiples mais comme ça peut paraître à la fois un multiple alors il faut supprimer le prédicat ça c'est une manière toute classique toute sceptique d'opposé des affirmations de même poids et de les faire s'envoler à partir du principe de non contradiction vous Francis Wolf alors les textes des Grecs je pense que vous allez nous nous sortir évidemment un texte de Sextus en pyrécus je vais vous le sortir mais je ne voudrais pas qu'on sorte tout de suite de de Gorgias [Musique]
cette pensée négative n'est que le moyen peut-être le seul moyen pour l'homme de sauver la valeur la plus haute et qui pour gorgia et la valeur du Logos ça toute puissance et pour Sextus ou pour les sceptiques plus exactement qu'en est-il de sauver quoi ce qu'il appelle l'ataraxie la paix de l'âme la peur au fond quelque chose comme le bonheur c'est-à-dire le bien l'art d'être heureux l'art d'être heureux cette paix de l'âme n'est possible que par le moyen de cette négation je cite ici Sextus le scepticisme est une faculté un pouvoir d'opposé représentation sensible et
conception intellectuelle de toutes les manières possibles pour en arriver étant donné les galles force due aux choses sensibles et aux raisons d'abord à l'équilibre mental qui caractérise la suspension du jugement et ensuite à l'inquiétude de l'âme alors c'est peu dire que les fins manquent puisque la fin par excellence la paix de l'âme et bien cette fin elle ne peut être sauvée que par ce travail négatif de la pensée [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Musique]