[Musique] bonjour j'ai une bonne nouvelle à vous annoncer métamorphose lance enfin sa newsletter si vous avez envie de suivre les actualités du podcast de participer à nos conférences de découvrir les ateliers en avant-première inscrivez-vous gratuitement à la newsletter je vous l'envoie un mercredi sur deux il suffit pour s'abonner d'aller sur notre site internet www.metamorphose podcast.com de scroller jusqu'en bas de la page d'accueil vous avez un petit encart pour vous inscrire très facilement alors qu'est-ce que vous allez retrouver dans cette newsletter et bien j'y partage mes réflexions du moment je tire quelques cartes de mes orages
je vous envoie des sélections de podcasts thématiques bref tout pour vous mettre sur le chemin de la métamorphose j'espère vraiment que cette newsletter vous plaira en tout cas elle a été écrite avec le coeur je vous remercie toujours infiniment de votre fidélité et vous souhaite par avance une très bonne lecture [Musique] bonjour et bienvenue dans la nouvelle série du podcast métamorphose le podcast qui éveille la conscience je suis ghislak la Raquet Sousse coach en leadership auteur et artiste de l'UNESCO pour la paix dans cette série inédite pour métamorphose nous allons parler d'épanouissement grâce à la
psychologie positive chaque semaine pendant 8 semaines j'accueillerai des personnalités inspirantes et experte afin de vous aider à trouver des clés concrètes d'épanouissement au quotidien métamorphose le podcast qui éveille la conscience quand il s'agit de transmission de valeur fondamentales de vie la question de l'éducation est immédiatement ce qui vient à l'esprit comment donner l'envie d'apprendre comment donner des notions de droit au bonheur à l'enfant qui va très vite évoluer dans un système méritocratique où la vie sera rythmée par les notes scolaires la psychologie positive peut-elle nous donner des clés pour nous aider dans la capacité à
grandir à tout âge car on peut apprendre à tout âge pour en parler mon invité est psychologue clinicienne psychothérapeute fondatrice des centres cogito Z en l'an 2000 premier Centre en France de consultation psychologique intégrative spécialiste reconnu des surdoués elle est l'auteur notamment de grandir vivre devenir coécrit avec Jean-Christophe Seznec j'ai le grand plaisir d'accueillir Jean sofachin bonjour alors tout d'abord j'aimerais revenir sur votre approche de la psychologie positive vous parlez d'une approche intégrative et contemporaine pourriez-vous nous la définir oui je trouve que c'est très important cette psychologie contemporaine qui est une psychologie déjà qui concerne
notre vie tous les jours c'est à dire où on n'est pas obligé non plus d'aller puiser dans ses souvenirs du passé dans ces traumades enfants même si ça a du poids et de l'importance je ne évidemment je ne le nie pas du tout mais je crois que tout est en réalité c'est à dire que du matin où on se lève au soir où on se couche tout est psychologique parce que tout passe par ce brassage dans le cerveau dans nos émotions dans notre corps et quand on aligne les trois c le corps le cœur et
le cerveau et bien il se passe en permanence des turbulences du brouhaha des bruits de fond des informations qui circulent et qui nous permettent de nous ajuster constamment à la vie donc dans cette idée de tout est psychologique je trouve que la psychologie alors moi j'aime pas trop le terme de psychologie positive pardon mais parce que je trouve que justement ça ça dévie un petit peu le sens la psychologie positive pour moi c'est vraiment la psychologie des ressources c'est à dire comment on peut aller puiser dans nos propres ressources dans tout ce qu'on a chacun
en nous pour effectivement mettre un peu de lumière dans le gris du ciel dans nos cœurs dans notre façon de penser et comment on peut finalement transformé j'oserai presque dire métamorphosée puisque on est dans le cadre de ce podcast quelque chose en soi qui nous permet de sentir que c'est possible en fait on dit beaucoup par exemple il faut toujours s'attendre au pire et pour moi la psychologie des ressources c'est oui ok mais on peut aussi s'attendre au meilleur et que la psychologie des ressources elle va nous entraîner elle va nous donner des des pistes
des possibilités des ouvertures pour ressentir en soi la notion de ressenti est très importante pour moi de ressentir en soi comment on peut s'ajuster pour voir les choses sous un angle différent c'est à dire faire un pas de côté des fusionner comme on le dit dans la thérapie actes la thérapie d'acceptation et d'engagement qui fait partie des thérapies de cette troisième vague et de psychologie positive c'est à dire comment on peut finalement ne plus être soumis à ses pensées à ces ruminations à ces tourbillons dans le cœur dans le corps en permanence et finalement être
piloté par une inst dont c'est rien et comment on peut redevenir le pilote de sa propre vie et avoir plus de visibilité pas pour contrôler pour maîtriser pas du tout mais pour avoir une meilleure visibilité avoir un horizon plus dégagé voir les choses avec un cœur plus grand ouvert avec un corps plus réceptif avec un esprit plus clair pour moi c'est ça vraiment l'apport de la psychologie positive la psychologie des ressources et de la psychologie contemporaine intégrative dans le sens où il me semble essentiel de ne pas se fermer à une approche thérapeutique et à
un corpus théorique au risque d'enfermer son patient si par exemple je ne fais que des TCC des thérapies cognitives et comportementales ou que des thérapies actes donc ces fameuses thérapies d'acceptation ou d'engagement ou de la psychanalyse qui est pour moi vraiment une psychologie qui n'est plus de ce siècle et bien on a dans la tête une façon de considérer la psychologie et de voir son patient en fonction de sa propre perception et ses propres connaissances donc finalement on va restreindre notre champ de de vision sur le patient selon les lunettes qu'on a enfilées on va
projeter on va projeter fantasme pas forcément fantasme en tout cas on va essayer de comprendre le patient à travers le prisme de nos propres connaissances donc la psychologie intégrative c'est cette idée que l'humain évidemment tellement complexe tellement multifacettes on est chacun un jour comme si un autre jour comme ça et c'est normal moi je trouve ça incroyable par exemple cette notion de dire je suis comme ça c'est ma nature c'est ma nature ou c'est ma façon de réagir à tel instant dans telle situation avec telle personne mais le lendemain dans un autre contexte où l'on
m'a ou quelques jours après et bien on aura une approche différente c'est-à-dire tout bouge tout le temps cette notion d'impermanence est très importante c'est à dire que on n'est pas figé et quand on dit par exemple c'est ma nature on s'enferme soi-même comme pour dire je ne peux pas changer je n'ai pas la possibilité d'évoluer et de me transformer et quand le travail avec la psychologie intégrative on essaye au mieux non pas de travailler avec quelque chose de désordonné c'est-à-dire où on prend un peu tout comme une espèce de peau pourrie où on fait un
peu psychologie positive un peu Théra un schéma un peu thérapie à être un peu TCC un peu ceci un peu de cela pas du tout mais on pense l'être humain dans toutes ces dimensions dans toute sa globalité dans tout comme je le disais c'est multi facettes et ses multiples temporalités parce que ça bouge et qu'on n'est pas le même même si on prend un une vision plus large on n'est pas le même évidemment à 10 ans à l'adolescence à 20 ans à 30 à 60 ou à 80 nos valeurs bougent et c'est important de d'avoir
cette approche toujours ajustée moi j'aime bien cette expression qui me va bien de faire une psychologie cousu main couzuker c'est joli comme expression une psychologie qui soit vraiment à chaque instant adapté ajuster et je crois que quand on fait de la psychologie qu'on est psychothérapeute on doit avoir soi-même le maximum de bagages de connaissances de compétences d'expérience pour pouvoir ajuster constamment dans l'ici et maintenant de l'accompagnement avec le patient cette notion de de quoi mon patient a besoin à ce moment-là exactement juste là juste maintenant c'est ça pour moi la psychologie intégrative dont évidemment la
psychologie positive ou la psychologie des ressources peu importe le nom qu'on lui donne à une place extrêmement importante la psychologie positive c'est magique le changement de paradigme on est passé d'une psychologie à rechercher la cause des difficultés de la souffrance à une psychologie qui s'intéresse à qu'est-ce qui fait que les gens qui vont bien vont bien c'est vraiment un une façon de voir la vie qui est qui demande d'ailleurs une un certain effort personnel parce qu'on a tellement été bercés par cette notion de il faut creuser aller aux racines de la souffrance comprendre l'origine d'une
blessure etc pour aller mieux que de se dire je vais emprunter ce qui a été scientifiquement prouvé parce que ça c'est aussi un apport considérable de la psychologie positive c'est la première psychologie depuis très longtemps qui se base sur l'épreuve et sur la science donc c'est la seule psychologie scientifique en réalité c'est ça peut paraître paradoxal et pourtant c'est vraiment ça et donc cette psychologie qui permet de se poser ces questions comment je peux être pensé ressentir pour me sentir mieux qui que je sois quel que soit mon histoire quel que soit mon passé quel
que soit les difficultés que je rencontre ça veut pas dire que ça va aller gommer que ça va laisser effacer mais ça va élargir l'espace parce que quand on souffre on se recroquevie sur sa souffrance on se on se rétrécit et on est complètement vampirisé par la souffrance qui est légitime bien sûr c'est légitime ce qui est la porte de ces nouvelles psychologistes c'est d'ouvrir dire ok il y a la souffrance mais si on ouvre et bien à côté il y a beaucoup d'autres choses qu'on ne voit plus quand on souffre comme un peu sur
un sur un sur une scène au théâtre si vous avez une un projecteur qui est braqué sur un comédien vous ne voyez que lui vous n'entendez que lui si les projecteurs élargissent la lumière s'élargit alors vous voyez que sur scène il y a d'autres comédiens il y a un décor il y a d'autres possibilités et pour moi c'est ça la nouvelle psychologie nouvelle psychologie mais alors vous prêchez une convaincue j'adore vous entendre parler de la psychologie positive parce que vous en êtes une merveilleuse avocate donc cette psychologie des ressources qui touchent à cette intégration on
a compris de plusieurs méthodes et puis aussi un rapport contemporain c'est à dire prendre la personne ici et maintenant quand je vous entends définir cette notion de l'aide dans sa complexité dans dans sa capacité aussi ça me fait penser à cette notion de rose Bing qui est tellement difficile à traduire en français est-ce que c'est vers cette idée c'est-à-dire que dans son intégrité c'est assez complexe de d'oser dire qu'il n'y a pas de nature qu'il n'y a pas de tempérament en tout cas qu'il n'y a pas de de durabilité même de l'humeur parce que on
sait ce que ça peut donner en terme de rételline on le voit au niveau de des soins aux États-Unis assez rapidement on va mettre des des adolescents des qu'on a des mouts swing dont des moments de saut d'humeur donc c'est compliqué je trouve pour un public français de comprendre que l'être a le droit que la personne a le droit d'avoir ses mouvances et oui et pourtant il me semble que c'est vraiment la direction que doit prendre la psychologie psychologie beaucoup plus humaine ouverte j'oserais dire intelligente qui est pas égotique qui était pas basé sur la
théorie de quelqu'un mais sur la complémentarité de tous et de de toutes les personnes qui qui cherchent qui cherchent à comprendre honnêtement comment ça se passe dans une fois encore dans la tête dans le cœur et dans le corps c'est une psychologie qui peut pas se passer du corps non plus parce que tout se vit dans le corps tout est corps et d'une certaine façon seul le corps peut guérir le cœur par exemple parce que la pensée l'intelligence notre cerveau c'est du corps notre cœur notre façon de ressentir les choses de de vibrer de toutes
les émotions toute notre gamme émotionnelle c'est une partition du corps ça se joue dans le corps en particulier dans l'amygdale cérébrale au fin fond de notre cerveau le plus archaïque et puis dans toutes les réactions du corps qui qui vont s'ajuster à l'émotion la peur ne va pas se traduire dans le corps de la même façon que la colère que la joie ou que la tristesse par exemple et et le corps participe de l'ensemble de cette espèce de comment je pourrais dire de foisonnement permanent de ce nous sommes à l'intérieur de nous et j'aime beaucoup
cette définition qui avait donné une prof de fac quand j'étais en psycho que j'ai gardé vraiment gravé en moi et qui disait cette prof s'appelle ou s'appelait parce que elle était déjà un peu âgé et je suis pas très très jeune donc elle s'appelait Josette Zarka et elle disait l'identité c'est d'être à la fois toujours le même tout en étant différent c'est à dire qui fait que je te reconnais toi dans ta singularité mais je comprends aussi que tu es plus réel et c'est à dire que finalement c'est un peu la chanson ça se sent
que c'est toi mais ça se sent que c'est toi mais en même temps ce n'est pas uniquement ça qui se définit et sur ce noyau finalement identitaire sa grège en mouvement de multiples facettes de nous-mêmes sinon on se ferme on peut pas changer pour revenir sur ce que nous disions à l'instant si on dit de toute façon d'être colérique c'est ma nature ou par exemple on va dire ça et bien je peux pas accepter de changer parce que alors en psychologie ça a des noms un peu plus un peu plus sophistiqué parce que on appelle
ces attitudes soit les locuses de contrôle externe soit les locuses de contrôle interne alors ça paraît un peu compliqué mais c'est archi simple ça veut dire que soit on considère que on est responsable de tout que tout vient de nous et que on est comme ça et qu'on peut pas changer et que c'est comme ça et donc ça c'est le locus de contrôle interne ce qui veut dire que à la fois sur l'aspect positif ça permet d'être plus responsable de qui on est de comment on fonctionne de comment on avance mais en même temps ça
empêche totalement de modifier les choses en soi de demander l'aide des autres d'être poreux à la communauté qui nous entoure à la beauté qui nous entoure il y a beaucoup de laideur aussi mais on peut aussi être poreux à la beauté à l'esthétique d'être poreux aux émotions les autres et d'être poreux à ce que vivent les personnes autour de nous donc on reste enfermés dans ce Lotus interne quand on a un locus de contrôle externe à l'inverse on considère que sujet on est soumis et donc finalement rien n'est de ma faute puisque c'est la faute
de mes parents parce que ils s'entendaient pas donc c'est pour ça que je peux pas aimer c'est la faute de mon enfance parce que j'étais très traumatisé et donc je peux pas être heureuse c'est la faute de ma prof c'est la faute du gouvernement c'est la faute des impôts c'est la faute du temps qui fait c'est toujours la faute de quelqu'un et donc finalement on perd totalement cette possibilité de se dire je peux être au centre de ma propre vie puisque on va toujours chercher des responsabilités à l'extérieur mais les deux façons d'être cohabitent la
même personne c'est ça c'est toujours un peu ça c'est à dire qu'il y a des moments où on a besoin de se rattacher à une croyance intime ou à une certitude qu'on est comme ça mais on n'est jamais vraiment comme ça on a la croyance qu'on est comme ça qu'est-ce que ça veut dire je suis comme ça c'est beaucoup plus une construction de notre cerveau j'ai la croyance que je suis colérique j'ai la croyance que je ne pourrai jamais être aimé j'ai la croyance que je serai toujours abandonnée j'ai la croyance que je n'arriverai jamais
à voir le job de mes rêves et donc si on accepte cette idée que c'est notre tête comme dirait Jean-Christophe cesenec avec qui j'ai écrit ce livre que c'est notre tête qui raconte ces histoires on retrouve une forme de liberté et moi je crois que la psychologie est là pour nous aider à retrouver la liberté la liberté d'être de penser d'agir d'aimer de fonctionner la liberté mais alors justement dans la petite enfance quand on est dans l'élaboration de ce noyau ident faire là est-ce qu'on doit faire comprendre à l'enfant par justement cette notion de Locus
interne ou externe c'est quand même difficile si vous voulez de ne pas donner des invariants on va dire des fondements en termes d'identitaire pour que l'enfant puisse construire sur quelque chose bien sûr mais c'est toujours pareil c'est nous en tant qu'adulte on a cette forme de conscience là et bien un enfant a besoin de cadre pour grandir un enfant a besoin de limite un enfant dire non à un enfant c'est lui dire je t'aime c'est pas le c'est pas le brimer c'est on pourrait prendre l'image au bord d'une falaise de dire non ne saute pas
c'est protégé l'enfant mais dans le cadre il faut qu'il y ait de la liberté moi la liberté en tout cas de l'autonomie possible de l'autonomie émotionnelle j'entends pour l'enfant pour qu'il puisse grandir et de toute façon tous les parents vont en fonction de ce qu'ils sont dire voilà pour moi ça cette valeur là est importante ça c'est essentiel tu ne si tu fais ça voilà les conséquences que ça va avoir donc pour moi c'est non mais donner un sens à ce qu'on va on va dire à l'enfant ce qui veut pas dire qu'il faut pas
poser de cadre une fois encore vraiment j'insiste là dessus parce que en ce moment en plus il y a on entend tellement de trucs donc oui il faut poser un cadre à l'enfant mais un cadre bienveillant et un cadre bienveillant ça veut pas dire un cadre laxiste c'est un cadre intelligent c'est à dire un cadre ou on va pas enfermer l'enfant par exemple si on dit un enfant de toute façon toi tu es paresseux et on va lui dire mille fois dans la vie ah mais de toute façon Jules c'est un paresseux c'est un paresseux
ou Marina c'est la comique de la famille oui donc c'est collé une identité à l'enfant et l'enfant nos enfants deviennent ce qu'on leur dit qu'ils sont parce que ils comprennent dans leur tête d'enfant que c'est comme ça quoi qui vont être aimés qu'on va les aimer puisqu'on les a étiquetés d'une certaine façon donc il faut offrir à l'enfant la possibilité aussi de jouer sur plusieurs tableaux de lui-même de ressentir qu'est-ce que ça fait quand je bosse d'arrache-pied et qu'est-ce que ça fait de ressentir cette fierté que mes efforts ont porté les fruits mais il faut
que les parents soutiennent l'effort waouh tu as fait des efforts et ça me donne la chair de poule rien de dire ça tu as fait des efforts incroyables et regarde je suis tellement fier de toi tu dois être tellement fier de toi c'est tellement formidable ça c'est le rôle du parent bienveillant mais qui va encourager l'enfant à faire des efforts et puis de pouvoir faire constater l'enfant que si effectivement il gribouille tous ces cahiers textes et qui s'est jamais ce qu'il a à faire pour le lendemain et je prends des choses extrêmement pragmatiques et bien
finalement ils vont sentir de la honte de la culpabilité une forme de malaise et qu'un enfant qui est en difficulté à l'école par exemple pour quelques raisons que ce soit c'est toujours un enfant qui souffre il faut jamais minimiser la souffrance d'un enfant donc si un enfant est en difficulté il faut arriver à comprendre pourquoi donc c'est tout ça qui va jouer dans l'enfance pour permettre alors je dis pas que c'est simple c'est beaucoup plus facile on enregistrant ce podcast avec vous nous sommes bien d'accord parce que dans la vraie vie il se passe beaucoup
de choses dans une famille mais je crois que quand les adultes sont suffisamment cette maturité émotionnelle là pour comprendre que les enfants ont besoin de ce cadre et dans ce cadre ils ont besoin finalement de tester dans leur corps plusieurs hypothèses des facettes de même alors il s'approprie les choses et c'est pour ça que moi je prône vraiment pour une éducation émotionnelle à l'école je trouve ça aberrant que on apprenne des connaissances oui bien sûr c'est important mais qu'on apprenne pas dès l'enfance les compétences émotionnelles alors de plus en plus on voit arriver l'intelligence émotionnelle
dans les petites classes mais de ce que je retiens aussi de ce que vous dites c'est qu'en fait pour pour constituer un être positif de l'enfant il faut déjà ne pas l'enfermer dans une valeur identitaire fixe lui permettre d'avoir plusieurs rôles en tout cas plusieurs identités d'une certaine manière comme nous comme nous et ça c'est quelque chose je pense qui est très important à entendre je voudrais revenir sur ce qui est l'objet aussi de votre livre cette notion de grandir vous parlez de vie qui se tricote avec les souffrances les joies alors des milliers de
patients et de vie que vous avez vu passer qu'est-ce qui fait la différence pour grandir qu'est-ce que c'est grandir alors vous avez utilisé ce terme que j'adore qui se termine de tricoter je crois effectivement que grandir c'est avoir suffisamment de liberté en soi on revient cette notion de liberté pour considérer que on est tous fait de file tellement différent chacun et que plutôt que de faire des espèces de nœuds qui vont coincer si on imagine un tricot par exemple je dis ça aucune qualification au tricot [Rires] voilà mais je l'imagine assez facilement quand vous tricotez
si tout d'un coup vous faites une énorme nœud dans votre pelote ou un énorme trou dans votre tricot tout ça va pas pouvoir fonctionner en revanche si vous avez plusieurs pelotes qui sont les différentes parties de vous-même et que vous arrivez à tricoter c'est-à-dire que ok j'ai souffert ok j'ai vécu des traumatismes ok il y a des moments de ma vie qui ont été particulièrement difficiles ok j'ai une enfant difficile ok j'ai subi des violences sexuelles alors ok ça veut pas dire je me résigne et je suis d'accord mais je reconnais que ça existait dans
ma vie et que je fais le mieux possible pour vivre avec ça apaiser les souffrances mais que je ne peux pas les gommer dans ma vie je peux pas les effacer ça fait partie de moi et que dans ces parties de moi et bien je peux aussi en retirer des bénéfices je crois que je vais dire quelque chose d'assez étonnant mais c'est une expérience personnelle à 20 ans je me suis fait violer avec un gros flingue sur la tente enfin miraculeux que je sois ici des années après à discuter pour ce podcast vraiment miraculeux et
bien sûr c'est une expérience folle à 20 ans de d'un mec qui était déjà qui avait déjà tué plusieurs personnes enfin une histoire vraiment rocambolesque et ma seule préoccupation n'était pas du tout le viol c'était qu'il ne me tue pas et donc j'ai négocié avec cet homme ce qui est quand même incroyable j'avais 20 ans j'ai négocié avec cette homme en lui disant bah ok parce qu'il voulait mettre en place tout un scénario de viol enfin c'était un vrai semblable c'était la nuit dans la dans la dans une colline où il m'avait entraîné enfin bon
les conditions étaient assez particulières mais donc il m'a violé en effet mais bon ça s'est passé de façon extrêmement rapide parce que tout ça je l'avais négocié et vraiment après cette histoire je me suis enfermé pendant trois jours dans ma chambre j'habitais encore chez mes parents j'étais à la fac de psycho à Aix en Provence je me suis enfermé pendant trois jours dans la dans la chambre les volets fermés enfin tout était noir dans ma tête dans ma vie enfin c'était absolument difficile très très douloureux et tout d'un coup je sais pas ce qui m'a
pris une espèce d'élan vital de sursaut de vie et c'est ça que j'aime dans la psychologie aussi de sursaut de vie je suis je suis sorti de mon lit je suis allée ouvrir en grand les volets mes parents habitaient en Provence donc avec les cigales qui chantent etc et le soleil et je me suis dit ah non c'est pas parce que j'ai rencontré un mec épouvantable que toute ma vie j'ai traumatisé par les hommes il en est même pas question et finalement c'est bon c'est ce que beaucoup appellerait la résilience bien évidemment mais je trouve
que c'est au-delà de ça c'est à dire qu'en fait cet événement de ma vie m'a montré justement que on avait tous des ressources et que dans des moments terribles on peut aller chercher autre chose ou est-ce que je suis allé chercher cette possibilité de discuter avec cet homme j'étais dissocié d'une certaine façon j'aime mon corps qui était là et je discutais avec cet homme alors que j'étais pas formé pour ça vous observer en train de m'observer entre un discuter et en plus j'avais cette conviction que je n'étais pas seul qu'on était trois c'est à dire
qu'il y avait cet homme moi et quelqu'un d'autre et donc je me sentais protéger alors c'est probablement une création de mon cerveau et peu importe ce que c'est mais en tout cas en fait j'ai négocié avec moi-même j'ai négocié avec cet homme et je me dis waouh c'est incroyable et après j'ai négocié avec ma vie en me disant non non et non je vais pas toute ma vie trouver que les hommes sont épouvantables à cause d'un seul il n'en est pas question et j'ai eu une vie amoureuse et sexuelle tout à fait tranquille après ça
mais je trouve que c'est ça tricoter sa vie c'est à dire que il nous est arrivé à un certain nombre de choses des choses tellement merveilleuses tellement agréable des choses tellement douloureuses tellement compliquées et bien finalement c'est avec tout ça que on tisse la trame de fond qui va qui va constituer un peu comme comme une tapisserie tous ses motifs qui nous constituent et il y a rien qui est mal il y a rien qui est bien il y a rien qui est à jeter ou rien qui a glorifié il y a tout à aménagé
pour que infini la trame et et les motifs qu'on va dessiner soit ceux dans lesquels chacun pour soi on se sent le plus confortable et c'est ça c'est ça cette idée de tricoter oui vous me voyez absolument sans voix par rapport à ce que vous vous me racontez là et c'est vrai que c'est la première fois que je la raconte aussi de pouvoir nous faire partager ce cette expérience absolument terrible et sans doute traumatisante et du coup dans je reviens sur le livre vous parlez justement des figures de bourreau qui font partie des figures d'attachement
c'est ça qui sont aussi assez étranges et qui vont jouer un rôle dans dans la vie ensuite au niveau de l'enfance de l'adolescence et même du jeune adulte est-ce qu'ils vont jouer un rôle aussi dans l'approche au positif ce nom non non que vous allez marteler est-ce que c'est une façon de dire qu'il y a aussi un moment de réveil et de décision de choix de choisir la vie oui oui absolument j'aime beaucoup cette idée des longs vitales c'est à dire que on a tous ces ressources de l'or vital en nous malheureusement qu'on va pas
bien c'est très étouffé et finalement peut-être que notre métier de psychologue de psychothérapeute c'est de réveiller cet élan vital pour que la vie rejaillisse ça me fait souvent penser et une image qui me touche beaucoup c'est j'avais vu la première fois ça au sud de l'île de la Réunion avec la lave noire qui coule vers la mer et malgré cette épaisseur de de noirceur et et de calcification de cette lave et bien il y a quand même ça a fini par craqueler et des petites plantes toutes vertes des petites fleurs toutes mignonnes qui poussent et
je crois que c'est ça finalement notre notre job à tous en dehors de la psychologie mais c'est mais c'est de la psychologie c'est malgré tout ce qu'on a pu vivre de difficile tout ce qu'on peut vivre de difficile se dire que on a toujours cette possibilité de émergé cette petite herbe verte et tendre en nous et c'est ça nos ressources et c'est ça les longs vitales et c'est ça qui fait que alors vous parlez d'attachement c'est vrai enfin c'est vrai la psychologie considère comme vrai parce que c'est difficile à tester vraiment mais que les figures
d'attachement qu'on a eu quand on était tout petit enfant vont avoir une incidence capitale sur la façon dont on va être en lien avec les autres après avec soit aussi si on résumait on pourrait dire qu'il y a trois grandes figures d'attachement les figures d'attachement qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire que la personne qui prend soin de nous que ça soit la maman le papa ou une personne peu importe va avoir une façon d'être avec nous ça va être soit une façon très secure on utilise ce terme anglophone pour le dire on est
secure c'est à dire que la personne qui s'occupe de nous on a cette conviction intime que quoi qu'il se passe elle sera toujours là et qu'on peut compter sur elle ça c'est l'attachement dissécure ensuite on a un attachement dit à l'inverse un sécure c'est à dire que on comprend très vite qu'on est tout petit que il faut qu'on se débrouille tout seul et que la personne qui serait supposée s'occuper de nous elle est pas fiable donc on peut pas compter sur elle donc il faut qu'on se débrouille on est livré à nous-mêmes et au milieu
il y a ce qu'on appelle l'attachement ambivalent qui est probablement le plus terrible c'est à dire que par moment la personne est là et elle va nous accueillir les bras grand ouvert et nous consoler et pas à d'autres moments elle est pas là et on peut plus compter sur personne donc on ne sait jamais si on va pouvoir s'appuyer sur quelqu'un sur une forme d'amour inconditionnel aussi la personne va se dérober et ça c'est très difficile parce que on grand parce que sinon les deux autres la première qu'on est c'est cure ils sont solides c'est
les plus solides bon et pour la bonne nouvelle c'est que 50% d'entre nous à peu près avant un attachement sécure donc c'est quand même pas mal un sur deux on s'en sort pas trop mal et après ça serait parti entre les deux autres l'attachement assez cure finalement la personne elle se débrouille par elle-même très jeune elle sait qui va falloir qu'elle compte sur elle d'une certaine façon c'est clair au milieu il y en a beaucoup c'est à peu près 30% qui ne savent jamais si on les aime si on les aime pas et c'est là
qu'on va trouver le lit de toutes ces personnes qui ont toujours peur d'être abandonnés qui ont toujours peur d'être rejeté qui ont très vite un sentiment d'un posture elle se demande si elles sont à leur place si elles sont légitimes ça fait aussi le lit de beaucoup de pathologies les pathologies limite borderline etc de toutes ces pathologies ou en fait on est toujours sur des sables mouvants c'est cette notion de sable mouvant et donc bien évidemment c'est figures d'attachement donc ça ça c'est vraiment la toute petite enfance elles vont compter énormément pour le sentiment de
sécurité interne le sentiment qu'on est sur un territoire de sécurité interne et qu'effectivement sur ce territoire de sécurité interne se trouve nos ressources dans lesquelles on peut aller puiser la Bonne Nouvelle aussi c'est que et ça c'est tous les travaux de neurosciences affectives actuelles et par exemple le livre magnifique de Catherine geigan l'explique bien c'est que c'est pas parce que on n'a pas eu cette possibilité d'avoir cette attachement sécure que c'est fichu on pourrait dire ah ben zut alors de toute façon je peux rien y faire en effet je peux pas faire un reset sur
ma petite enfance mais non parce que les figures d'attachement va pouvoir les retrouver plus tard il suffit d'un prof qui regarde en disant de toute façon j'ai confiance en toi tu débrouilleras toujours d'un adulte référent qui qui va poser sur vous un regard bienveillant en disant mais de toute façon vas-y tu peux y aller c'est à dire en fait d'avoir une personne ressource qui va vraiment nous nous encourager et nous aimons pour ce qu'on est et ça fait redémarrer les choses parce que tout ça ça produit cette fameuse dose dopamine aussi une sérotonine endorphine qui
sont les hormones bienfaisantes qui nous veulent du bien et mais on peut produire aussi le site aussi en prenant un bain chaud on peut produire l'ocytocine en rayon très fort de façon à cœur ouvert enfin bon il y a et et c'est pas parce que c'est jamais fichu rien n'est jamais fichu il y a dans toutes les personnes même les plus malheureuses endeuillées en souffrance en difficulté et il y en a beaucoup il y a toujours la possibilité d'une île alors possibilité d'une île c'est très très bon comme expression qui va directement avec cet élan
vital pour des parents si vous aviez à donner un peu de conseils pour des parents qui élèvent des enfants comment essayer de travailler à approfondir ce territoire secure qui propose ses ressources qui vont être on va dire à la racine de l'élan vital pour permettre à ce que ce non non puisse sortir en cas de de difficulté dans la vie qu'est-ce qu'on peut leur donner comme conseil alors moi j'ai un conseil que je donne systématiquement à tous les parents c'est dans des moments particuliers évidemment plutôt que de dire tu dois faire si il faut faire
ça tu sais bien qu'il faut faire comme si ou comme ça parce que c'est de demander à l'enfant de quoi tu as besoin c'est ça la bienveillance dans le fond de quoi toi tu as besoin un enfant il a d'abord besoin justement d'être entendu dans la réalité de ce qui vit et de ce qu'il ressent avant que l'on plaque sur lui des comme on le disait des des conditionnements de dire mais de toute façon tu as un poil dans la main de toute façon si tu continues comme ça tu arriveras jamais parce que ça c'est
très prédictif en fait il faut faire très attention à ce qu'on dit l'enfant longtemps et le cerveau longtemps et le cerveau nous on est des êtres intelligents mais le cerveau il est binaire et il est il est en ce qui me fait plaisir ce qui me fait souffrir donc en fait le cerveau il entend quand on dit ça il entend donc il dit ok je pourrais jamais réussir et donc il en gramme cette information qui va se démultiplier dans toutes nos réseaux associatifs de nos neurones du cerveau et du corps et donc dans chaque situation
il va avoir cette petite voix qui lui raconte dans la tête ah bah de toute façon je n'y arriverai jamais je ne peux pas y arriver et on se rend pas compte les parents c'est important de se rendre compte que ce qu'on dit aux enfants ça va conditionner énormément comment ils vont grandir précisément et donc ça veut pas dire qu'il faut rien dire aux enfants il faut encore mais il faut être attentif et de demander à un enfant de quoi toi tu as besoin moi j'ai l'impression que tu as besoin que je t'enferme dans ta
chambre pour que tu arrêtes de hurler mais toi finalement dans le fond de quoi tu as besoin ça ça modifie complètement le la sensation de l'enfant j'aime beaucoup le la phrase de ce moine Franco vietnamien mort récemment tige Nathan qui dit dans la vie la seule chose dont nous ayons besoin c'est d'être entendu un enfant a besoin d'être entendu ça veut pas dire qu'on doit faire ce qu'il veut si on si il a besoin d'être revendu parce qu'il veut des bonbons et que c'est non il mangera pas de bonbons mais on s'en fiche ça c'est
pas mais au moins d'être entendu ok j'ai entendu qu'il y avait envie de manger des bonbons je te comprends parce que c'est sympa de manger des bonbons n'importe quand mais là c'est non en fait et on peut citer les travaux de Faber et maslich parler pour bien sûr parler pour que l'enfant écoute écoutez pour que l'enfant parle c'est exactement ces questions de communication violentes oui et puis moi j'aime beaucoup citer un bouquin que qui a pas eu un très grand succès en France qui est un bouquin de Judith Harris qui s'appelle vos enfants ne sont
pas ce qu'ils sont ou quelque chose comme ça et où elle a fait énormément de travaux de recherche et où elles montrent et ça c'est formidable pour les parents où est le monstre que dans le fond les parents n'ont une incidence sur leurs enfants que de 10% 10% et que il y a 30 % de l'incidence sur le développement de l'enfant qui vient des pères pairs et puis après toutes les sources externes donc une fois qu'on a compris ça on est plus tranquille quand on est parents ah bah c'est sûr que le complexe de culpabilité
il disparaît oui mais parce que moi souvent quand les parents arrivent dans mon bureau ils me disent vous comprenez enfin souvent les mamans parce que voilà en fait les mêmes les papas on les voit à la maternelle et en terminale la maternelle parce que là leur projet de nature il faut qu'elle grandisse cette magnifique et puis au lycée parce qu'il y a des questions d'orientation et de d'études supérieures mais au milieu les papas ils travaillent alors que les mamans c'est bien elle ne fichent rien ne font que leurs ongles etc mais quand les mamans arrivent
au cabinet en me disant vous comprenez la seule chose que je veux c'est qu'il soit heureux ce qui est toujours la phrase des parents tellement légitime et je sais bien rajoute la maman que s'il est angoissé c'est à cause de moi parce que j'étais angoissé pendant ma grossesse et là je dis mais madame vous n'êtes pas toutes puissante en fait votre angoisse et votre angoisse l'angoisse de votre enfance autre chose et c'est incroyable parce que la psychologie la psychologie ancienne on va dire a mis dans la tête des mères en particulier que tout était de
leur faute et ça ça me met en colère vraiment en colère et rien que ça ça fait du bien ou pas on se dit ah waouh alors je suis pas aussi responsable que ça et finalement j'ai un volant d'action sur mon enfant bien évidemment mais je suis pas tout puissant grandir vivre devenir si vous aviez un talisman à nous donner pour terminer cette émission un talisman de psychologie des ressources ou psychologie positive que vous voudriez offrir à nos auditeurs je crois que ça serait de se dire que on a toujours au fond de soi le
petit enfant émerveillé avec son âme d'enfant qu'on a tous été à un moment et que si on a la possibilité de se reconnecter avec notre âme d'enfants et les merveillement alors on a une possibilité de changer son regard sur notre vie et de changer notre regard aussi sur le monde en général Jeanne surface un merci de nous avoir permis de nous pencher sur la psychologie positive et l'éducation et merci de nous avoir parlé à coeur ouvert je vous conseille de lire les livres de Jeanne surfachin notamment grandir vivre devenir coécrit avec Jean-Christophe Seznec merci beaucoup
merci infiniment d'avoir écouté cet épisode s'il vous a plu n'hésitez pas à aller vous abonner directement au podcast sur votre plateforme d'écoute préférée il vous suffit de taper métamorphose dans la barre de recherche pour le retrouver vous pouvez aussi retrouver le grand livre de la psychologie positive aux éditions Eyrolles que j'ai co-écrit avec Bruno Adler on se retrouve la semaine prochaine même jour même heure et en attendant c'est Anne gecker et ses invités qui vont vous nourrir avec de nouveaux épisodes de métamorphose le podcast qui éveille la conscience si vous avez aimé ce podcast n'hésitez
pas à lui donner 5 étoiles sur 10 heures et surtout abonnez-vous gratuitement sur votre plateforme préférée pour ne manquer aucun épisode découvrez mes invités en avant-première sur Instagram à l'adresse métamorphose podcast et abonnez-vous aussi gratuitement dès maintenant à la newsletter metamorphose pour être au courant de nos conférences ateliers et de nos dernières actualités pour ça rendez vous sur notre nouveau site www.metamorphose podcast.com métamorphose le podcast qui éveille la conscience pas Anne gecker tous les lundis et jeudis dès 7 heures