Notre secours est dans le nom du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre. Nous avons clôturé toute une partie avec notre dernier épisode du chapitre 19, et peut-être avez-vous déjà senti que les choses commençaient à devenir plus spiritualisées. Eh bien, bravo à vous, vous commencez à avoir l'oreille biblique, si jamais je puis dire.
De fait, pour reprendre notre image de la tente de la rencontre à travers laquelle nous pérégrinons, en fait, on est passé du parvis extérieur maintenant à la pièce sainte, ce lieu qui est juste à côté du Saint des saints, pas encore tout à fait, mais déjà un peu plus près. Vous êtes plus proche de Dieu et vous sentez que son cœur commence à battre de manière plus forte. Vous allez entendre comme des pulsations qui reviennent, des formules types, par exemple : « Je suis le Seigneur, votre Dieu » ou bien « Soyez saint, car moi, je suis saint.
» Parce qu'à travers le rideau du sang, cette fois-ci, vous êtes vraiment purifié en donnant votre vie ou en la ressaisissant à nouveau. Vous êtes plus proche de Dieu. Bienvenue dans le code de la sainteté.
Lévitique 18 et 19 : nous commençons par des règles relatives à la sexualité avant d'avoir des règles de moralité. Certaines vous paraîtront profondes, d'autres curieuses, mais ça reste le Lévitique. Profitez de la [musique].
Lecture : le Seigneur parla à Moïse et dit : « Parle aux fils d'Israël, tu leur diras : Je suis le Seigneur, votre Dieu. N'agissez pas comme on agit au pays d'Égypte où vous avez habité ; n'agissez pas comme on agit au pays de Canaan vers lequel moi, je vous mène. Vous ne suivrez pas leurs lois, vous mettrez en pratique mes ordonnances et vous observerez mes décrets : c'est eux que vous suivrez, je suis le Seigneur, votre Dieu.
Vous observerez mes décrets et mes ordonnances : l'homme qui les mettra en pratique y trouvera la vie. Je suis le Seigneur. Nul d'entre vous ne s'approchera de quelqu'un de sa parenté pour en découvrir la nudité.
Je suis le Seigneur. Tu ne découvriras pas la nudité de ta mère : elle est ta mère, tu ne découvriras pas sa nudité. Tu ne découvriras pas la nudité d'une femme de ton père : c'est la nudité de ton père.
Tu ne découvriras pas la nudité de ta sœur, fille de ton père ou fille de ta mère, née à la maison ou née au dehors : tu ne découvriras pas sa nudité. Tu ne découvriras pas la nudité de la fille de ton fils ou de la fille de ta fille : tu ne découvriras pas leur nudité, car c'est ta propre nudité. Tu ne découvriras pas la nudité de la fille d'une femme de ton père : ton père l'a engendrée, elle est ta sœur.
Donc, tu ne découvriras pas sa nudité. Tu ne découvriras pas la nudité de la sœur de ton père : elle est la parente de ton père. Tu ne découvriras pas la nudité de la sœur de ta mère, car elle est la parente de ta mère.
Tu ne découvriras pas la nudité du frère de ton père en t'approchant de sa femme : c'est la femme de ton oncle. Tu ne découvriras pas la nudité de ta belle-fille : c'est la femme de ton fils. Tu ne découvriras pas la nudité de la femme de ton frère : c'est la nudité de ton frère.
Tu ne découvriras pas la nudité d'une femme et celle de sa fille, ni la fille de sa fille, pour en découvrir la nudité : elles sont de la même parenté, c'est une monstruosité. Tu ne prendras pas pour seconde épouse la sœur de ta femme tant que cette dernière est en vie ; en découvrant sa nudité, tu en ferais une rivale. Tu n'auras pas de rapport sexuel avec la femme d'un compatriote : tu partagerais ton impureté.
Tu ne livreras pas quelqu'un de ta progéniture pour le faire passer à Moloch ; ainsi, tu ne profaneras pas le nom de ton Dieu. Je suis le Seigneur. Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme : c'est une abomination.
Tu n'auras pas de rapport avec un animal : cela te rendrait impur ; et aucune femme ne s'offrira à un animal pour s'accoupler avec lui : ce serait une union contre nature. Ne vous rendez pas impurs par rien de tout cela ; c'est par tout cela que les nations que je chasse devant vous se sont rendues impures. Et le pays, étant devenu impur, j'ai châtié son péché, et le pays a vomi ses habitants.
Mais vous, vous vous garderez mes décrets et mes ordonnances, et vous ne commettrez aucune de ces abominations, pas plus l'Israélite de souche que l'immigré résidant parmi vous. Toutes ces abominations, les hommes qui ont habité ce pays avant vous les ont commises, et le pays est devenu impur. Ne rendez pas le pays impur, sinon il vous vomira comme il a vomi la nation qui était avant vous.
Car quiconque commettra n'importe laquelle de ces abominations sera retranché du milieu de son peuple. Vous garderez mes observances et vous ne pratiquerez pas ces lois abominables que l'on pratiquait avant vous. Vous ne vous rendrez pas impurs par elles.
Je suis le Seigneur, votre Dieu. Parle à toute l'assemblée des fils d'Israël, tu leur diras : « Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint. » Chacun de vous respectera sa mère et son père et observera mes sabbats.
Je suis le Seigneur, votre Dieu. Ne vous tournez pas vers les idoles ; ne vous faites pas des dieux en métal fondu. Je suis le Seigneur, votre Dieu.
Quand vous faites un sacrifice de paix pour le Seigneur, faites ce sacrifice de manière à être agréé. On le mangera le jour même et le lendemain ; ce qui en restera le troisième jour sera brûlé au feu. Si on le mangeait le troisième jour, ce serait une viande immonde qui ne saurait être agréée.
Celui qui. . .
Manger a portera le poids de son péché, car il aura profané ce qui a été consacré au Seigneur. Cet individu sera retranché de son peuple. Lorsque vous moissonnerez vos terres, tu ne moissonneras pas jusqu'à la lisière du champ.
Tu ne ramasseras pas les glanures de ta moisson, tu ne grapilleras pas dans ta vigne, tu ne ramasseras pas les fruits tombés dans ta vigne, tu les laisseras au pauvre et à l'immigré. Je suis le Seigneur, votre Dieu. Vous ne volerez pas, vous ne mentirez pas, vous ne tromperez aucun de vos compatriotes.
Vous ne ferez pas de faux serment par mon nom, tu profanerais le nom de ton Dieu. Je suis le Seigneur. Tu n'exploiteras pas ton prochain, tu ne le dépouilleras pas, tu ne retiendras pas jusqu'au matin la paye du salarié.
Tu ne maudiras pas un sourd, tu ne mettras pas d'obstacle devant un aveugle. Tu craindras ton Dieu, je suis le Seigneur. Quand vous siègerez au tribunal, vous ne commettrez pas d'injustice.
Tu n'avantage pas le faible, tu ne favoriseras pas le puissant, tu jugeras ton compatriote avec justice. Tu ne répandras pas de calomnie contre quelqu'un de ton peuple, tu ne réclameras pas la mort de ton prochain. Je suis le Seigneur.
Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur, mais tu devras réprimander ton compatriote, et tu ne toléreras pas la faute qui est en lui. Tu ne te vengeras pas, tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Je suis le Seigneur. Vous observerez mes décrets. Tu n'accoupleras pas dans ton bétail deux bêtes d'espèces différentes, tu ne sèmeras pas dans ton champ des graines de deux espèces différentes, tu ne porteras pas sur toi un vêtement de tissu mêlé de deux fibres différentes.
Lorsqu'un homme couche avec une femme pour avoir des rapports sexuels avec elle, si celle-ci est une servante concubine d'un autre homme et qu'elle ne soit ni rachetée ni affranchie, une compensation sera due, mais ils ne mourront pas, car elle n'était pas affranchie. Par son sacrifice de réparation, l'homme amènera au Seigneur, à l'entrée de la tente de la rencontre, un bélier en sacrifice de réparation. Avec ce bélier, le prêtre accomplira sur l'homme le rite d'expiation devant le Seigneur pour la faute commise, et la faute qu'il a commise lui sera pardonnée.
Lorsque vous serez entré dans ce pays et que vous aurez planté n'importe quel arbre fruitier, vous considérerez ces fruits comme interdits pendant trois ans. Ils seront pour vous des choses interdites et on n'en mangera pas. Mais la quatrième année, tous ces fruits seront consacrés dans une fête de louange au Seigneur, et la cinquième année, vous pourrez manger ces fruits et profiter de ces produits.
Je suis le Seigneur, votre Dieu. Vous ne mangerez rien avec le sang, vous ne pratiquerez ni incantation ni astrologie, vous ne taillerez pas en rond le bord de votre chevelure, et tu ne raseras pas les côtés de ta barbe pour un mort. Vous ne vous ferez pas d'incision sur le corps, vous ne vous ferez pas faire de tatouage.
Je suis le Seigneur. Ne déshonore pas ta fille en la livrant à la prostitution, de peur que le pays ne se prostitue et ne se remplisse de débauche. Vous observerez mes sabbats et vous respecterez mon sanctuaire, je suis le Seigneur.
N'interrogez pas les nécromanciens et ne consultez pas les voyants, ils vous rendraient impur. Je suis le Seigneur, votre Dieu. Tu te lèveras devant des cheveux blancs, tu honoreras la personne du vieillard, et tu craindras ton Dieu.
Je suis le Seigneur. Quand un immigré résidera avec vous dans votre pays, vous ne l'exploiterez pas. L'immigré qui réside avec vous sera parmi vous comme un Israélite de souche, et tu l'aimeras comme toi-même, car vous-même avez été immigré au pays d'Égypte.
Je suis le Seigneur, votre Dieu. Vous ne commettrez pas d'injustice dans l'exercice du droit, ni en matière de mesure, de longueur, de poids ou de capacité. Vous aurez des balances justes, des poids justes, des mesures de capacité justes.
Je suis le Seigneur, votre Dieu, qui vous a fait sortir du pays d'Égypte. Observez tous mes décrets et toutes mes ordonnances, et mettez-les en pratique. Je suis le Seigneur.
Alors là, on est vraiment dans le cœur du Lévitique, où le sublime côtoie le bizarre. Par exemple, vous avez cette phrase : « Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur », ce qui est très beau. Mais tu devras réprimander ton compatriote — réprimande fraternelle, correction fraternelle.
Tu ne toléreras pas la faute qui est en lui, donc rigueur morale. Tu ne te vengeras pas ? Bah, c'est déjà le pardon des péchés qui commence.
Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple, ce qui est merveilleux. Et juste après, vous avez écrit : « Tu n'accoupleras pas dans ton bétail deux bêtes d'espèces différentes » et « Tu ne sèmeras pas dans ton champ des graines de deux espèces différentes ». On se dit : mais quel fatras !
Alors, petite note : j'ai regardé dans mes notes, en fait, ces histoires de semence dans le champ ça reviendrait à rappeler qu'il ne faut pas mélanger les rites cananéens avec les rites israélites. Fin de la parenthèse. N'empêche, en attendant, vous avez eu le verset 17 : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
» Ça, vous l'avez tous reconnu : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », le deuxième précepte fondamental de la religion chrétienne. « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toutes tes forces. » Et voici le deuxième, qui lui est semblable : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
» Il est là, il est dans le Lévitique, et il n'est pas là totalement par hasard. Vous devez sentir quand même tout le chemin que l'on a fait, comment on s'approche petit à petit du tabernacle. Et de la rencontre là et moi, ce que je me dis : la conclusion, c'est que le livre du Lévitique est tellement génial par ce fatras même de bizarre et de sublime que ça ne peut pas être autrement qu'un livre inspiré.
C'est génial ! Psaume 15 : Garde-moi, mon Dieu, j'ai fait de toi mon refuge. J'ai dit au Seigneur : "Tu es mon Dieu, je n'ai pas d'autre bonheur que toi.
" Toutes les idoles du pays, ces dieux que j'ai aimés, ne cessent d'étendre leurs ravages, et l'on se rue à leur suite. Je n'irai pas leur offrir le sang des sacrifices, leur nom ne viendra pas sur mes lèvres. Seigneur, mon partage et ma coupe, de toi dépend mon sort.
La part qui me revient fait mes délices, j'ai même le plus bel héritage. Je bénis le Seigneur qui me conseille ; même la nuit, mon cœur m'avertit. Je garde le Seigneur devant moi sans relâche, il est à ma droite, je suis inébranlable.
Mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance. Tu ne peux m'abandonner à la mort, ni laisser ton ami voir la corruption. Tu m'apprends le chemin de la vie.
Devant ta face, débordement de joie ; à ta droite, éternité de délices.