Une famille tourne des vidéos pornographiques et les publie sur Hanifans. Le fils aîné de 17 ans est au courant ; il a même donné son aval. Il y a d'autres enfants dans la famille qui sont beaucoup plus jeunes.
On va voir ce qui se passera lorsqu'ils comprendront ce que font leurs parents, sachant qu'il y a des scènes qui peuvent être extrêmement violentes. Quel est l'impact sur le développement du cerveau de ces enfants ? Là, je vais vous donner mon avis de psychologue sur la famille Pélissard.
Quand on voit que papa se fait appeler Shabbit par la maman, ça me fait sourire, mais en vrai, c'est plutôt triste. Je souris parce qu'il y a le Cameron qui se marre lorsque le papa se fait manquer de respect et humilié par les chroniqueurs de TPMP, notamment le Raymond, qui lui dit : « Gère ta femme, gère ta famille, gère ta femme, etc. Joue le rôle du père, joue le rôle de l'homme et ne mets pas tes enfants en difficulté comme ça.
» Et le pauvre papa, qui ne dit rien, la maman qui répond à sa place… [Rires] Comment voulez-vous que les enfants se sentent en sécurité lorsque la figure qui est supposée leur apporter un cadre se retrouve dans une situation aussi vulnérable ? Et la maman aussi, parce qu'à la limite, je veux bien, il n'y a pas de problème, je veux bien dire que la maman peut assurer la sécurité à la place du papa, pourquoi pas. Limite, je pense que ce soit optimal, mais pourquoi pas.
Mais la maman aussi, elle se retrouve dans une situation de vulnérabilité. Quand les gamins vont un jour tomber sur les scènes pornographiques et voir maman à quatre pattes se prendre des coups de martinet par papa, qui pour le coup a récupéré ses couilles, le gamin ne peut pas se sentir en sécurité lorsque ces protecteurs, ceux qui sont supposés lui apporter un cadre, se retrouvent dans une situation de vulnérabilité. Souvent, on entend dire : « Oui, il ne faut pas que les parents pleurent devant leurs enfants.
» Oui, parce qu'un parent vulnérable est un parent qui ne peut plus assurer la sécurité de son enfant. Un enfant ne se sent plus en sécurité, du moins, c'est l'impression, c'est le sentiment qu'il a. L'enfant doit pouvoir se sentir en sécurité, ce n'est pas à lui de réconforter les parents.
Les parents, il faut que les enfants aient dans la tête l'illusion de toute puissance de leurs parents. Moi, j'ai une anecdote à ce sujet. Quand j'étais gamin, on allait jouer au foot avec mes frères et sœurs et mon père.
Un jour, on avait donc fait des buts sur un mur et on jouait au foot tranquillement. Et là, il y a un groupe de, je dirais, 5 à 10 racailles qui débarquent, des jeunes ados en tout cas. Ils disent : « Oui, ils étaient jeunes, de façon, ils étaient grands aussi, dans ma tête, je me souviens qu'ils étaient très grands.
» Ils arrivent, ils disent : « On va vous tailler vos buts. » Ils ont dit ça comme ça, ils ont dit : « On va vous tailler vos buts. » Mon père était parti négocier avec eux pour éviter qu'on se fasse tailler les buts.
Apparemment, ça avait marché, parce qu'on avait pu garder nos buts. Je sais que mon père avait eu peur, parce que tu t'adresses face à 5 à 10 racailles, tu ne sais pas ce qui peut se passer. Ça peut être un fait divers comme un autre.
Même si, là, il y en a des psychopathes, ils n'en ont rien à [ __ ]. Il était allé négocier avec eux pour qu'on puisse garder nos buts. Ce que je veux dire, c'est que nous, avec mon petit frère, on avait tellement cette illusion que notre papa était le plus puissant qu'en fait, on s'en battait les couilles.
On les narguait, on leur a répété : « Ouais, on était reparti les voir et tout, on va vite aller au but. » On en avait rien à [ __ ]. Je suis extrêmement reconnaissant et je le souhaite à tous les enfants de pouvoir avoir cette illusion que leur papa est le plus puissant et qu'il ne peut rien leur arriver.
Et le problème, c'est que là, moi, ça me rend triste, parce que je vois qu'il y a quand même 8 enfants dans la famille Pélissard qui se retrouvent avec un papa donc humilié devant la France entière, clairement n'a pas la force, effectivement, de gérer sa femme, parce qu'on se doute bien que ce n'est pas son idée d'avoir fait un OnlyFans. On a bien compris que c'était l'idée de la maman ; on a bien compris d'où ça venait, l'idée, et elle le dit même dans les interviews. Elle dit : « Au départ, il ne voulait pas, etc.
, il a serré les vis pour que ça se produise. » Donc voilà ce qui se passe lorsque dans la famille, il n'y a plus ce cadre-là qui, traditionnellement, était plutôt à portée par le père. Mais globalement, il faut que ça se porte par les deux.
Quand le gamin verra sa maman dans une position de vulnérabilité, dans une position où papa met des coups de martinet, ce sera beaucoup plus difficile pour lui de se sentir en sécurité, bien encadré. Et ça, globalement, c'est le problème de ce qu'on appelle le style parental permissif. [Musique] C'est quelque chose d'assez particulier qui montre qu'on est clairement sur une relation horizontale avec les enfants.
C'est ton pote, quoi ! Tes parents, c'étaient des potes. Et là, encore une fois, je reviens sur cette notion de cadre.
L'adolescent, surtout, ce n'est pas juste les enfants ; l'adolescent ne peut pas se sentir en sécurité s'il n'y a pas un cadre. Et donc, si le parent n'est pas au-dessus. .
. Lui, c'est super. Les familles où on est pote avec ses parents, oui, c'est super, mais on sent.
. . Pas en sécurité.
Il y a des études qui montrent, il y a une étude longitudinale qui a étudié des enfants entre 0 et 18 ans aux États-Unis et qui a étudié justement plein, plein de variables liées à l'éducation des parents. À 18 ans, on a interrogé ces enfants-là et ce qu'on a remarqué, c'est que les enfants qui avaient des parents avec un style permissif, c’étaient des enfants qui avaient plus de risques de tomber dans l'alcool, dans les drogues, qui avaient plus de risques d'avoir des comportements d'impulsivité, des troubles du comportement, et de l'impulsivité, et plus de risques d'obésité et de moins bonnes notes à l'école aussi. Après, fallait pas croire qu'un style autoritaire est mieux.
Lorsque le cadre est trop rigide et que les parents n'expliquent pas pourquoi ce cadre-là, lorsqu'il n'y a pas assez de communication entre les parents et les enfants, et que c'est le cadre comme ça et pas autrement, il y a aussi des effets négatifs sur les enfants devenus adolescents, notamment l'anxiété, un risque de plus grand risque de dépression et une plus faible estime de soi. Voilà. Donc, le style parental parfait, c'est vraiment ce qu'on appelle un style, du coup, directif.
C'est lorsque les parents donnent un cadre aux enfants mais leur expliquent pourquoi il y a ce cadre-là. Le pire style, c'est le style désengagé, c’est quand les parents n'en ont strictement rien à faire. Si ça vous intéresse, j'envoie régulièrement des emails sur la séduction.
C'est mon cœur de métier, quand même : la séduction et la psychologie appliquée à la séduction. Pour le coup, on n'est pas très puritain par email. Donc, si ça vous intéresse d'avoir des mails sur la séduction écrits par moi-même, vous pouvez vous inscrire en bas de description, et vous recevrez également mon ebook « 9 étapes pour trouver une copine ».
Le troisième point qui me fait flipper dans cette histoire, c'est cette histoire de plasticité. Il faut qu'on parle de la plasticité. La plasticité cérébrale, c'est la capacité d'un cerveau à se modifier en fonction de l'environnement.
Un enfant a un cerveau très plastique, c'est-à-dire que le cerveau de l'enfant est malléable en fonction de ce que vous allez lui mettre dans la tête, en fonction de l'environnement que vous allez lui offrir. Si vous lui faites lire des bouquins, si vous lui apprenez des langues, il peut emmagasiner énormément d'informations, et plus il est jeune, plus son cerveau va se modifier, se restructurant en fonction de toutes les informations que vous lui apportez. Mais cette plasticité cérébrale, elle est là pour le meilleur comme pour le pire.
Le meilleur, c'est l'apprentissage des langues, etc. Le pire, c'est qu'est-ce qui se passe lorsque vous lui présentez des stimuli stressants. Ça ne va pas juste changer les souvenirs de l'enfant, ça va changer la structure des arts cérébrales.
Ça peut avoir un impact sur l'amygdale, qui est une zone responsable du traitement des informations négatives. Ça peut littéralement. .
. On pourrait voir, si on regardait avec un IRM, on pourrait voir les zones cérébrales changées à partir des événements stressants qu'il y a eu dans la vie d'un enfant. Et plus ces événements stressants ont eu lieu tôt dans la vie de l'enfant, plus cela aura un impact sur le développement cérébral.
Donc, c'est très important de protéger le cerveau de l'enfant et c'est le rôle des parents, c'est le rôle de la famille. La fonction adaptative de la famille, le rôle des parents, c'est d'absorber le choc. En fait, on dirait que l'impact du stimulus stressant sur le cerveau du gamin et sur son stress est modéré par la présence des parents.
La simple présence des parents suffit à réduire l'activité de l'amygdale, la simple présence des parents suffit à réduire les quantités de cortisol qui sont sécrétées lorsque l'enfant est soumis à un stress. Et donc ça, c'est très important à comprendre. Et c'est pour cette raison qu'un stress peut être extrêmement violent lorsque les parents ne sont pas là.
Et lorsque l'enfant tombe sur du porno, on ne sait pas vraiment ce qui se passe dans sa tête. On se doute bien que les parents ne seront pas là pour aider l'enfant à mieux gérer ce qui vient d'arriver. Et donc, c'est l'enfant qui vient lui-même internaliser, qui va lui-même essayer de créer du sens à partir de ce qu'il a vu avec son petit cerveau de gamin de 6 ans ou de 7 ans.
Et on sait, derrière, que ça a des effets délétères, comme je vous dis, sur le cerveau, sur les comportements plus tard, les risques d'addiction, les dépressions. Nous sommes. .
. Quand j'avais 6 ans, je vais avoir 6 ans, j'étais avec mon petit frère. On était dans un hôtel, on était en vacances en Belgique, et apparemment, en Belgique, à cette époque, le porno était en libre accès à la télé.
Peut-être que c'était lié à l'hôtel, je ne sais pas. En tout cas, on est tombé là-dessus et on a dû regarder quelques secondes quand même. Je me souviens de deux choses : c'est que, alors, j'étais un peu choqué, évidemment, j'ai trouvé ça très violent.
Je ne sais pas ce que c'est, je ne pourrai pas vous dire, mais je sais que j'ai trouvé ça très violent. J'avais 6 ans à peu près, et mes parents sont rentrés dans la chambre en trombe, ils ont tout coupé, et ils ont eu une réaction très intelligente. Ils ont dit que c'était du catch et du coup, ça nous a fait rigoler.
Après, on est partis, on a joué, on a tout de suite oublié. Les parents ont été extrêmement intelligents parce qu'ils ont tout de suite reformulé, ils ont atténué tout de suite un choc qui aurait pu potentiellement se transformer en traumatisme si on avait été livrés à nous-mêmes et qu'on avait dû nous-mêmes essayer de créer du sens à partir de ça. Ils ont dédramatisé immédiatement.
C'est du. . .
Catch, ils n'ont pas cherché à nous expliquer ce que c'est la sexualité. Famille, oui, on est libre de faire ce qu'on veut. Comme dit Madame Pélissard, là, les aîlés, on parle de tout avec les enfants, etc.
Non, ils ont une réaction extrêmement intelligente et spontanée, et c'est ce qui fait peut-être aujourd'hui que je n'ai pas été traumatisé par cette scène-là. Alors maintenant, on peut se dire : mais qu'est-ce qui se passe dans la tête de l'enfant lorsqu'il tombe sur du porno qui s'avère être des parents, ses propres parents, qui sont en train de faire du porno ? Parce qu'effectivement, on a des études qui ont étudié quel était l'impact sur le cerveau de l'enfant lorsqu'il tombait sur ses parents en train de faire l'amour.
Généralement, je n'ai pas envie de dramatiser pour rien. Je n'ai pas eu l'impression que les effets étaient extrêmement graves sur les enfants. Ils ont juste montré que, sur des petites filles, c'était derrière corrélé à des comportements sexuels plus à risque, plus de MST et plus de grossesses non désirées à 18 ans.
C'est déjà quelque chose d'important, effectivement. Mais sur les. .
. Voilà, ce n'est pas aussi grave que ce qu'on pourrait imaginer avec des traumatismes, etc. Mais moi, je pense que c'est parce que, non seulement, les parents n'étaient pas forcément.
. . Enfin, je suppose que le gamin n'a pas forcément.
. . Il a dû voir ses parents sous la couette faire des trucs, il n'a pas dû.
. . Voilà.
Et surtout, les parents vont vite rattraper le gamin pour, en fait, atténuer le choc. Le choc ne va pas se transformer en traumatisme, du moins il y a peu de probabilités, parce que les parents, justement, ils sont là derrière pour immédiatement absorber le choc. En fait, après, ça dépend des parents, je suppose, et ça dépend des enfants, évidemment.
Mais la présence des parents, comme on l'a vu tout à l'heure, fait que ça diminue le niveau de stress du gamin et ça fait en sorte de ne pas forcément transformer ça en un traumatisme et en une scène que lui va essayer tout seul de comprendre dans son petit cerveau d'enfant. Donc, pour moi, c'est pour ça que ce cas de figure-là est différent d'un cas de figure où les enfants Pélissard tomberaient sur du contenu pornographique, où cette fois il y aurait papa qui met des coups de poing à maman et qui fait des scènes pornographiques. Qu'est-ce qu'il va se dire, le gamin, à ce moment-là ?
Papa est en train de battre maman, papa fait du mal à maman, maman a l'air de souffrir. Du coup, il peut flipper, il peut éprouver un dégoût profond. Peut-être que 20 ans plus tard, quand il fera l'amour pour la première fois avec une femme, il aura ce flash qui surgira dans son cerveau au moment de faire l'amour avec une nana et reverra à nouveau ses deux parents en train de faire des trucs bizarres.
Donc, il ne pourra plus jamais avoir des relations sexuelles normales. Peut-être que, alors là, ça serait le pire des traumatismes. Imaginons, tout est possible.
Peut-être que les enfants éprouveraient une excitation qu'ils ne comprendraient pas à ce moment-là. Donc oui, effectivement, moi, je pense que les gamins sont dans une situation vulnérable, parce qu'ils vont, de toute évidence, tomber sur du contenu pornographique avec leurs parents dessus, soit parce que leurs copains leur ont envoyé, soit parce que le gamin est curieux, il va mettre Pélissard au bout d'un moment. Je veux dire, c'est son nom de famille, donc forcément, il va tomber sur ce genre de contenu-là.
Et forcément, sur Internet, tout fuit, tout le contenu pornographique finira par filtrer, et c'est déjà le cas. Je sais qu'il y a des. .
. Voilà, tu l'as dit : ça tombe déjà. La famille Pélissard, ça tourne déjà.
Donc les gamins sont à risque en ce moment, effectivement. Ils sont à risque. Là, ils ont tous les âges entre 0 et 10 ans.
Il y a sept gamins qui sont à risque de tomber sur leurs parents en train de faire du contenu pornographique, de ne pas être capables de comprendre ce qu'ils ont vu, et de créer un traumatisme à partir de là, parce que les parents ne sont pas là pour absorber le choc. On revient à ce qu'on a dit tout à l'heure : comment voulez-vous que les enfants se sentent en sécurité et se sentent protégés lorsque ce sont les parents eux-mêmes qui sont la source du traumatisme ? C'est particulier, quand même.
Et alors là, Madame Pélissard, peut-être qu'elle dirait : oui, mais nous dans notre famille, on discute, on est libérés, on a discuté avec l'ado, il était d'accord, on va éduquer les enfants. C'est ce qu'elle a dit. Elle dit ça dans les interviews : on est une famille libérée, on parle de tout.
Ça, on parle de tout. Nous, on est tous élevés dans une liberté d'être et de parler. En fait, on essaie d'avoir le moins de tabous possible pour que.
. . On n'ait rien à se reprocher, qu'on puisse parler de tout avec nos parents.
Oui, tu parles de tout à ton gamin de 5 ans, bon courage. À quel moment tu vas lui parler de sexe à ton gamin de 5 ans ? Moi, je me souviens quand j'étais gamin.
Déjà, à 13 ans, on me cassait les pieds avec des capotes. Rien que ça, ça avait fait flipper. Je disais : de quoi vous me parlez ?
En fait, je ne sais pas ce que c'est une capote, pourquoi vous me parlez de ce plastique-là ? Ça avait fait flipper. Les enfants ne vont pas faire preuve de tact, tu vois.
Ils vont arriver et vous dire : regarde ! Ils ont tous des téléphones à la main, donc ils vont balancer ça comme ça. Non mais.
. . [__] Faut se mettre à la place.
L’instant, le gamin dans la cour de récré ; potentiellement, il y a un autre gamin qui va venir le voir d’un coup. Comme ça, il va dire : « Eh, regarde, boum, tu as ta mère ! » Et ton gamin, je peux vous dire que le pauvre enfant, il va s’en souvenir toute sa vie de l’endroit où il a vu ça pour la première fois.
Cette image-là va le hanter et elle le hantera quand il couchera pour la première fois avec une femme ou un garçon, je ne sais pas qui ce sera, et ça me terrifie clairement. Et tu disais quoi ? Hanouna, elle a annulé !
Il me fait tellement marrer. On va voir des images quand vous faites… quand vous faites fouetter un métier, il dit ça avec un ton. Hanouna, c’est le mec en fait ; il a un ton empathique.
Tu as l’impression qu’il est là pour calmer un peu les ardeurs, mais en fait, il est surtout là pour pousser au drama, pour vraiment enfoncer le couteau dans la plaie. Mais quand ta maman, tu l’as vue, ce n’est pas facile pour toi de voir ta maman à quatre pattes. C’est pas trop dur pour toi ?
Ça va être difficile ? On mettra des photos à l’écran.