Allez les amis, on va parler de Norman. On va s'engouffrer dans la brèche comme tout bon charognard, eux, Youtuber, qui se respecte. Moi, Norman, ça m'évoque un truc : ça m'évoque le film "Chronicle".
Je sais pas si vous avez vu ce film. "Chronicle", c'est l'histoire de trois ados, trois ados banals dans un lycée aux États-Unis, des mecs, voilà, un peu beauf, mais qui, d'un coup, découvrent un super pouvoir. Et ça nous fait nous poser la question de savoir, nous, humains, mortels, normaux, banals, comment réagirions-nous si nous avions accès soudainement à des super pouvoirs ?
Comment est-ce qu'on réagirait si, soudain, on était capable de devenir invisible ? Comment est-ce qu'on gérerait si on pouvait faire voler des objets dans le ciel, comme ils le font dans "Chronicle" ? La vérité, c'est que la plupart d'entre nous, on est banal, on est moyen, on est médiocre.
On ferait des trucs de benêts, en fait. On prendrait, on ferait, on bougerait des voitures comme ça, et probablement qu'on lèverait les jupes des nanas. Probablement que.
. . je sais pas, vous serez comme dans le film, là, où il pousse des caddies.
C'est comment un individu qui n'est pas équipé pour obtenir un super pouvoir, comment est-ce qu'il réagit ? Ce n'est pas parce que vous donnez un super pouvoir à un mec qu'il va développer la super responsabilité qui va avec. Ce n'est pas parce que vous donnez un super pouvoir à un homme qu'il va développer une superbe empathie.
Moi, j'ai longtemps cru que les gens qui étaient puissants, c'étaient forcément des gens qui avaient une plus grande empathie, qui étaient plus à même de se mettre à la place des autres parce qu'ils savaient qu'ils pouvaient blesser l'autre. Mais ce n'est pas le cas. Ça ne veut pas dire que ce sont des fils de [ __ ], c'est beaucoup plus nuancé.
Ça veut juste dire que vous prenez un mec normal, avec des besoins, des désirs normaux, comme tout le monde, eh bien vous lui donnez un super pouvoir et, avec ce super pouvoir, il va continuer à rechercher ses désirs banals, bizarres, un peu médiocres. Et donc là on revient sur Norman. Je ne sais pas si c'est vrai ce qu'il a fait ou pas, mais on pourrait se dire : du coup, le mec, il a le pouvoir de la popularité.
Ah, il est tenté de dire aux filles : "Vas-y, montre ça, vas-y, ah, vas-y, monte tes seins. " Boom, il suffit d'appuyer sur un bouton, les meufs elles montrent leur sort. Ah, trop cool, comme dans "Chronicle" !
Il suffit d'appuyer sur un bouton pour faire un truc comme ça et les voitures, elles volent. Il suffit de faire vu comme ça. Et puis, les jupes des meufs, elles se font.
. . Vous voyez, ce sujet-là, c'est.
. . On devient.
. . Nos ambitions ne deviennent pas forcément plus grandes avec les super pouvoirs.
Et c'est un peu. . .
C'est super bref, et du coup je me suis embrouillé. Là, vas-y, je suis en train de me dire : vous prenez un type qui n'a jamais connu l'abondance avec les femmes et vous lui donnez soudain ce super pouvoir. Il appuie sur le bouton, les femmes, elles montrent leurs seins, elles viennent chez lui, elles sont prêtes à coucher avec lui, etc.
Vous donnez super pouvoir à un mec qui ne comprend pas les femmes, qui n'a jamais connu les femmes. Je ne dis pas que Norman était comme ça, mais imaginons. Prenez soin de se mettre déjà.
. . Le mec va se dire : "Mais attends.
. . " À un moment, pour moi, c'est une tragédie parce que le mec va se dire : "Mais pourquoi la nana, elle est chez moi ?
" Au fond, s'il réfléchit un peu, il va dire : "Mais pourquoi elle est chez moi ? Est-ce qu'elle est chez moi parce que je suis connu ? Parce qu'elle est intéressée par mon fric ?
Parce qu'elle a envie de dire à ses copines : 'Regardez, je suis chez Norman, trop cool! ' ? " Ou alors, est-ce qu'elle est chez moi parce qu'elle a un désir sincère pour moi ?
Et ça, je trouve que c'est une tragédie chez les hommes qui ont du pouvoir, chez les hommes qui sont populaires, chez les hommes qui ont de l'argent : c'est de ne jamais vraiment savoir, finalement, pourquoi la femme, elle est chez toi. Et ça, c'est d'autant plus difficile pour un homme qui n'a jamais eu accès aux femmes avant. Un mec qui a eu accès aux femmes avant, genre Conor McGregor, il sait intrinsèquement ce qui chez lui plaît.
Et sa popularité n'a fait que exacerber ses caractéristiques. Il avait déjà ça, il est devenu encore plus exubérant, il est devenu encore plus extraverti, il est devenu encore plus tatoué, il est devenu encore plus sûr de lui dans ses combats. Il est devenu plus musclé, tout ce que vous voulez, mais les femmes avaient déjà du désir pour lui avant.
Mais prenez un mec qui n'a jamais connu ça avant : pourquoi, pourquoi les femmes le désirent maintenant ? Tu sais, on dit souvent que les nanas qui se plaignent de : "Ils m'aiment que pour ma plastique. " Oui, mais un homme qui t'aime pour ta plastique, il t'aime pour une caractéristique intrinsèque.
Et il t'aime, il a du désir pour toi. Une femme qui accepte de coucher avec un homme parce qu'il a du fric ou du statut, elle n'éprouve pas plus de désir pour lui ; elle est intéressée par lui pour des raisons extrinsèques et non pas intrinsèques. Il n'y a pas plus sincère que d'aimer quelqu'un pour sa beauté.
Il n'y a pas plus ambigu que d'être intéressé par quelqu'un pour le statut, pour le confort matériel qu'il apporte. Et c'est pour ça que les mecs riches, moi, les mecs que je connais autour de moi qui ont de l'argent, ils font tout pour ne pas le dire aux femmes. Ils font tout pour s'en cacher.
Ça se voit généralement parce que je les comprends, parce qu'ils n'ont pas envie que les nanas viennent. Pour ça, c'est un peu un tour de magie où tu dis : « Ah si tu entends, tu as envie d'utiliser ce tour de magie. » Je pense que les mecs, ils sont très tentés.
Je pourrais sortir la bagnole, je pourrais sortir les restos et tout, mais une fois qu'elle saura ça, je ne serai plus jamais sûr de pourquoi la fille est venue à la base. Est-ce qu'elle est venue parce que j'étais populaire, ou est-ce qu'elle est venue parce que j'avais de la richesse, parce qu'il y avait un intérêt à être avec moi ? Il ne saura jamais vraiment, et donc la relation sera jamais biaisée, sauf s'il a vraiment connu les femmes avant ça.
Alors moi, j'ai une petite anecdote à ce sujet. Non pas que je sois un modèle de réussite ou quoi, mais l'anecdote est assez parlante. Vous allez voir.
J'ai longtemps habité dans un petit 23 mètres carrés dans une banlieue un peu dégueu à côté de Paris. Je dormais sur un matelas même sur le sol, il y avait des cafards, littéralement. Ça, c'est une autre histoire ; je vous raconterai une autre fois.
J'ai vraiment des anecdotes sur les cafards, les gars. Enfin bref, on ne va pas rentrer là-dedans, mais vraiment des trucs de ouf. Donc je dormais là comme ça, et c'était une période de ma vie où j'ai rencontré pas mal de filles.
Je faisais venir pas mal de filles dans cet appartement et je savais pertinemment que les nanas venaient chez moi malgré l'appartement, quoi, parce qu'on était sur quelque chose de plus ou moins. . .
Salut, clairement. Et d'ailleurs, je remercie les ex qui m'ont supporté dans cet appart. Puis après, j'ai eu les moyens de déménager, d'aller dans un truc un peu plus grand et je me suis fait un kiff.
Je me suis fait vraiment un kiffe, j'ai pris un appartement deux pièces en plein cœur de Paris, dans un quartier qui me plaît beaucoup. C'était vraiment le truc de rêve pour moi, quoi. Ça faisait des années que je fantasmais sur ce genre de choses.
J'ai pris un bel appart, il y avait une salle avec le lit, il y avait un salon. J'étais pas habitué à avoir déjà un canapé, j'avais pas un lit normal avec une très belle vue. La vue était incroyable, on se croyait dans Emily à Paris, le rêve, quoi.
Et j'ai vécu comme ça un certain temps. J'ai fait monter pas mal de nanas, elles étaient ravies, elles se sentaient bien, et j'ai commencé à développer un malaise. Je me suis dit : « Mais attends, pourquoi les meufs elles viennent chez moi ?
Est-ce que c'est pour l'appart ou c'est pour moi ? » Du coup, qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai lâché l'appart, j'ai quitté le quartier dans lequel j'étais, je suis revenu dans un appart une pièce dans un studio canapé-lit, parce que je me sentais trop mal à l'aise, en fait, parce que je ne supportais pas que les nanas puissent venir chez moi pour d'autres raisons que les caractéristiques intrinsèques à ma personne.
Alors on va conclure juste sur Norman. Je ne sais pas si les textos viennent de lui ou pas, mais s'ils viennent réellement de lui, faut pas faire comme ça, quoi. Quelle est l'erreur fondamentale de Norman ?
C'est de quémander, c'est de s'adresser à des mineurs. Déjà, pour barer, déjà ça s'arrête là, stop, allez remballer. Voilà, tu ne parles pas avec des mineurs, c'est tout.
Mais surtout, tu ne quémandes pas, voilà, ça ne marche pas avec les femmes. D'ailleurs, les femmes, ça ne marche peut-être parce que c'étaient des filles qui étaient complètement immatures, et normal, c'étaient des enfants. Mais sur une femme, quémander ne fonctionne pas.
Quémander, c'est vraiment une technique indigne. Quand on est gamin, on nous apprend un paquet à ne pas quémander, parce que c'est quelque chose de sale, quelque chose de répugnant de gratter. Allez, vas-y, s'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît, pour la famille, s'il vous plaît.
C'est technique de Rome, de gare du Nord. En fait, on ne fait pas des trucs comme ça, on ne quémande pas du sexe. Les femmes méprisent au plus haut point les hommes qui utilisent les quémanderies.
Et c'est pour ça que les femmes ont généralement pas mal de mépris pour un mec qui se met tout seul dans une case de friend zone, parce qu'il se met tout seul dans une case de quémander de l'amour et de l'affection. Et même pire, plus filou. Et c'est ce qu'a fait aussi Norman.
Il semblerait que Norman, en fait, c'est la technique de cette fois-ci. Tu sais, c'est le pare-brise, la derum là, qui vont te laver le pare-brise, et qui derrière disent : « S'il te plaît, un peu d'argent, s'il te plaît, s'il te plaît. » Le mec, il fait pareil : « Vas-y, j'ai été sympa, j'ai investi du temps, s'il te plaît, donne-la, bouge-toi, s'il te plaît, vas-y, je t'ai invité au resto, vas-y, donne.
» Les mecs, ils sont dans cette logique marchande, où, parce que j'ai mis de l'argent sur la table, parce que j'ai investi, parce que j'étais sympa, alors tu dois me rendre du sexe. Cette mentalité marchande, ressources contre sexe, il faut s'en émanciper. Et il n'y a pas que les hommes qui sont là-dedans, il y a les femmes qui alimentent aussi cette mentalité-là.
Et après, beaucoup se plaignent, à raison, mais le problème, c'est qu'elles alimentent cette mentalité de : « Vas-y, il faut que tu travailles, il faut que tu t'investisses pour avoir accès à ma fouf. » Parce que moi, je ne suis pas gratuit, moi, je suis une fille exceptionnelle. M'inviter dans des restos, dans des machins, dans des randas, ça, et il y a plus ou moins tout le monde aujourd'hui : les hommes et les femmes qui sont enfermés dans cette logique marchande.
Il y a une minorité d'hommes qui refusent de se soumettre à cette logique marchande. Ce sont les hommes pour qui coucher avec une femme, c'est un échange. Ce n'est pas moi qui prends : « Host, plus, donne-moi ton numéro de téléphone.
Oh, s'il te plaît, couche avec moi, s'il te plaît. » Ce n'est pas moi qui couche avec toi. Parfois, les filles font ça.
Elles vont dire : « Ah, tu as couché avec moi. » Non, on accouche ensemble. Il faut les reprendre : « On a couché ensemble.
On a fait l'amour ensemble. » Ce n'est pas moi qui ai couché. Ah ouais, c'est de toi, tu es un homme, ce n'est pas pareil.
Tu as couché avec moi, tu t'en fous, etc. Mais non, non, on a couché ensemble. Et là, il est temps que les nanas rendent ça dans leur tête.
Ce n'est pas « madame » qui nous offre le privilège de nous donner accès à sa foufie. Non, non, ce n'est pas comme ça ! Moi, je considère aussi que c'est un privilège pour toi de coucher avec moi.
Et si tu ne considères pas ça comme un privilège, tu n'as rien à faire chez moi. Alors, c'est un échange. Ce n'est pas l'homme qui prend et la femme qui daigne donner un accès divin à ça.
Il y a trop de sacralisation autour de la sexualité féminine et ça, ce n'est pas bon. D'ailleurs, j'en parlerai dans une vidéo prochaine. Donc voilà, on est un peu parti dans tous les sens, mais c'était une réaction plus ou moins spontanée à la ferme normale.
Pour ceux qui veulent garder un lien avec moi, j'envoie chaque dimanche matin un email pour vous donner des solutions concrètes à vous, les hommes, en séduction, pour vous donner des conseils précis pour trouver une copine, pour devenir plus séduisant aux yeux des femmes. Je donne aussi des pistes de réflexion plus générales en psychologie, car je suis psychologue. Je veux dire un mot : en plus de ça, vous obtenez mon e-book « 9 étapes pour trouver une copine ».
Voilà, je vous dis à très bientôt, les amis. Ciao.