Bonjour mesdames, aujourd'hui je m'adresse à vous qui êtes en train de vivre une rupture amoureuse. Peut-être que vous avez été rejetées par un homme récemment, ou que vous êtes en fin de parcours avec un mec. Quoi qu'il en soit, vous voilà, vous souffrez un petit peu en ce moment.
Ça s'est mal passé avec un homme et j'ai envie de vous transmettre un message très simple aujourd'hui. Dans cette vidéo, je ne sais pas les erreurs que vous avez faites, je ne sais pas ce qui s'est passé, je ne sais pas si c'est de votre faute, je ne sais pas si c'est de sa faute. La seule chose, le seul postulat sur lequel je vais me baser, c'est que vous avez fourni tous les efforts qu'il fallait pour que ça marche.
Est-ce que vous pouvez me promettre ça ? Dites-moi dans les commentaires : "Je promets, j'ai fourni les efforts. " Et si vous n'avez pas fourni, vous sortez de cette vidéo et vous allez fournir les efforts pour que ça marche maintenant.
Ok ? Vous sortez de la salle. Merci mesdames, au revoir !
Ok, il reste toutes celles qui ont fourni tous les efforts. Je vais vraiment vous poser la question : est-ce que vous avez vraiment fourni tous les efforts ? Vous avez mis un petit peu votre ego de côté, même beaucoup, parce que souvent vous en avez beaucoup d'ego, les hommes aussi, bien sûr.
Ok, tout le monde a de l'ego. Voilà, on a tous de l'ego. Je pense que c'est ça le problème de notre époque : tout le monde a de l'ego, les gens ont beaucoup, beaucoup d'attentes et derrière, ils ne s'engagent pas beaucoup dans le travail.
Mais ça, c'est autre chose. Moi, je pars du principe que vous, vous avez mis votre ego de côté. Ça vous a peut-être coûté, et je vous dis bravo, parce qu'on ne peut pas y arriver si les deux ont de l'ego.
Ça ne marchera jamais si les deux ont trop d'ego et qu'il n'y en a pas un, à un moment, qui réduit, qui diminue, qui lâche un peu du lest. Ça ne marchera pas. En anglais, on appelle ça "to be the bigger man".
Faire l'homme, le grand, c'est celui qui dit : "Ok, bon, on a merdé, j'ai merdé. Faisons la paix, j'ai merdé. " Voilà, je te demande pardon, j'ai merdé.
Et moi, je pars du principe que vous avez fourni tous les efforts. À partir du moment où vous avez fourni tous les efforts, vous avez vraiment agi avec votre cœur. Vous avez vraiment agi parce que vous avez fait tout ce qu'il fallait, tout ce que votre cœur vous disait de faire.
Ce n'est pas du discours bateau, hein, c'est vraiment. Je pense sincèrement qu'à un moment donné, quand on est à un certain stade de la relation, il y a des choses qu'on peut faire avec le cœur. Et si l'autre n'est pas capable de le recevoir, alors tant pis.
Alors tant pis, il a échoué le test que vous lui avez offert. Votre test, c'était de vous mettre à poil, dans le sens métaphorique du terme, de livrer une vulnérabilité. S'il n'a pas été capable d'apprécier cette vulnérabilité, ce n'est pas grave.
Il ne faut pas en vouloir, c'est tout. C'est juste qu'il n'est pas fait pour apprécier ça. Il n'est pas fait pour apprécier un bon vin.
Il y a des gens, vous leur donnez du bon vin, eh bien ils ne l'apprécieront pas. Moi, je ne l'aurais pas apprécié, mais vous me donnez un bon café torréfié, un bon café, je vais savoir l'apprécier. Je vais le tourner dans ma bouche et ce bon.
. . Bref.
On s'en fout de ma vie. Là où je veux en venir, c'est que tant que vous avez agi avec votre cœur et que vous avez tout fait, vraiment, vous avez mis de l'investissement, vous avez tout fait pour que ça marche, ne venez pas aujourd'hui juger des décisions que vous avez prises dans le passé. Parce que là, maintenant, c'est facile de dire : "Ah ouais, mais du coup, j'étais trop gentille, j'étais trop acquise, trop bonne, trop conne, trop bonne poire.
" Il m'a abusée de ma gentillesse, peut-être. Sauf qu'à l'époque, vous avez pris cette décision avec les éléments que vous aviez en main. Entre vos mains, vous n'aviez pas tous les éléments que vous avez aujourd'hui.
Donc c'est facile de juger une décision a posteriori. Vous n'aviez pas tous les éléments à l'époque, vous étiez dans un certain état émotionnel qui fait que la décision ne se prenait pas de la même manière qu'elle se prend aujourd'hui dans un autre état émotionnel. On ne juge jamais une décision qu'on a prise dans le passé parce qu'on n'avait pas les mêmes outils en main.
C'est ça que je veux vraiment que ça rentre dans votre tête. Pourquoi ? Parce que vous êtes souvent très dures avec vous-même, vous êtes très dures avec les décisions que vous avez prises dans le passé.
Vous êtes très dures à vous répéter que vous êtes bête, vous êtes conne, vous avez été nulle. Et peut-être que vous n'avez pas été parfaite. Peut-être que vous avez essayé de correspondre à son idéal qui était peut-être trop élevé.
Peut-être que vous n'avez pas réussi. Peut-être que vous avez fait des erreurs, des maladresses, des gourdes. Vous avez peut-être harcelé au téléphone, vous avez peut-être fait.
. . vous n'avez peut-être pas été assez belle pour lui, assez charmante, ce que vous voulez.
Vous avez peut-être été trop dramatique, trop dans l'émotionnel, peut-être. Mais en même temps, ça partait d'une bonne intention. Vous l'aimiez, ce mec, vous vouliez que ça marche avec lui et vous avez tout fait pour que ça marche.
Donc vous n'avez rien à regretter aujourd'hui si vous pouvez me garantir que. . .
Vous avez tout fait pour que ça marche, vous n'avez rien à regretter. Ne soyez pas trop dur avec vous-même, pardonnez-vous, ce n'est pas grave. Il y a des relations qui ne sont pas faites pour fonctionner.
Si ça vous demande tant d'effort que ça, c'est peut-être parce que ce n'était pas fait pour fonctionner. Et il y en aura un qui saura apprécier tout ça, il y en aura un avec qui ça marchera, il y en aura un avec qui ça glissera, avec qui ce sera plus facile. Il ne faut pas vous torturer l'esprit, sinon vous vous infligez la double peine.
C'est déjà pas facile de se retrouver dans une rupture amoureuse, ce n'est pas facile, c'est même très difficile. C'est probablement la chose la plus dure au monde, parce qu'on est dans un état addictif, ça ressemble à une drogue, et d'un coup, on retire votre drogue et il n'y a même pas de métadone. Mais par pitié, ne venez pas rajouter une couche de souffrance derrière en vous tenant un discours violent, un discours culpabilisateur.
Parce que là, c'est la double peine assurée : vous souffrez de la relation et de la rupture, et en plus, vous rajoutez un discours méchant vis-à-vis de vous-même, un discours dur, difficile. « Je suis une merde, c'est nul, j'ai merdé, c'est la merde, je ne retrouverai jamais un mec », machin, etc. Soyez douce avec vous-même, vous êtes tout le temps avec vous dans la tête.
Soyez sympa. Si vous n'êtes pas douce avec vous-même, qui le sera ? Prenez soin de vous et racontez-nous dans les commentaires, je vous lirai avec grand plaisir.