bon allez vas-y montre-moi ton truc là ton char d'assaut c'est pas mal attends c'est pour ce truc que tu me bouffes des moteurs et de l'acier depuis 6 mois mais bon avoue que ça claque le résultat je vois surtout un gros tas de ferraille qui demande qu'à tomber en panne du tableau oui bon c'est vrai que c'est pas encore méga fiable et ça fonctionne beaucoup d'essence et c'est ici facile pour l'artillerie mais du coup ça sert à quoi on s'en sert quand comment dans quelles conditions alors là je sais pas pourquoi mais je suis même
pas étonné [Musique] [Musique] [Musique] aujourd'hui nous continuons notre série sur les engins intellectuels de l'emploi de matériel complexe pendant la Première Guerre mondiale et aujourd'hui on va parler char enfin on va se servir des chars pour discuter de la notion de doctrine d'emploi je vous avoue que je ne sais pas de quelle époque date la formalisation de ce concept mais c'est quand même un outil assez intéressant pour nous maintenant qu'on a en tête opérabilité et système d'armes ça va nous permettre de souligner toute la dimension immatérielle du matériel à mon sens c'est même un concept
qui est applicable dans de nombreux domaines et qu'il est certainement mais sous différents noms on verra après pour en discuter nous allons parler de la bataille de la Malmaison en octobre 1917 une opération française limitée mais qui est riche en enseignement bien que peu connu du public bon par contre pour les historiens et historiennes des chars c'est un grand classique on va s'inscrire dans une interprétation tout à fait classique de la bataille mais avant toute chose et comme d'habitude du contexte et cette fois double puisqu'on va s'intéresser au pourquoi de la Malmaison mais aussi au
développement des charges jusqu'à cette bataille bon par contre vu qu'ici on va se concentrer sur la dimension tactique et opérationnelle des chars on va pas rentrer dans le détail technique plus que ça même si on n'échappera pas un certain nombre de remarques les premiers chats étant très loin de ceux qu'on a l'habitude de figurer notamment ceux de la Seconde Guerre mondiale ceci étant dit c'est parti le cadre de la bataille de la Malmaison est bien loin de celui que nous avons vu dans le dernier épisode après la victoire défensive de Verdun certaines contre-attaques réussissent croire
aux Français qu'il détiennent une méthode que l'on nomme l'école de Verdun que je ne développerai pas ici de fil en aiguille l'opération Nivelle aussi dite la bataille du Chemin des Dames est montée celle-ci est bien connue c'est un désastre humain qui n'apporte aucun gain et qui déclenche une vague de mutinerie chez les Français enfin je vais hyper hyper hyper hyper vite la ligne est loin d'être aussi droite notons tout de même que le terme de mutinerie est un peu douteux loin d'une révolte des soldats contre leurs officiers c'est plus un refus de montée [Musique] on
se concentre donc sur des opérations objectifs limitées le but est de piquer des positions avantageuses aux Allemands pour forcer ces derniers à repasser à l'offensive et ainsi s'arroger l'avantage du défenseur et la bataille de la Malmaison est une des opérations pensées dans ce cadre les deux autres ayant lieu en Flandre et à Verdun tout symboliquement cette troisième opération est montée dans le secteur du Chemin des Dames mais l'objectif lui est très pragmatique il s'agit de s'emparer du plateau sur lequel se trouve le fort de la Malmaison et les villages de Vaudesson d'allemand de Chavignon et
de pari filin surplombant les alentours de 100 mètres d'altitude ce plateau est une position idéale d'autant plus qu'elle ouvrirait le Val de la rivière de l'Arlette on espère ainsi flanquer certaines positions allemandes et réduire l'efficacité de leur artillerie les forçants à monter une contre-attaque face à une nouvelle position défensive française sur le plateau il faut pour cela faire tomber deux ensembles de lignes de tranchées en différentes étapes selon le lieu par bon successifs à terme les Français recherche à atteindre les premières positions de l'artillerie allemande c'est une opération limitée trois cordes armées les 14e 21e
et 11e désormais les Asos sont mieux échelonnés avec chaque corps qui monte deux divisions à la Sao et deux en réserve la préparation d'artillerie est pensée pour être beaucoup plus courtes quelques jours à peine mais surtout on planifie l'utilisation de char en soutien de l'infanterie c'est pas la première fois déjà les Britanniques qu'on avait fait emploi à la Somme avec de piètre résultat et les Français au Chemin des Dames avec des résultats pas tip top alors on en a pas parlé sur cette chaîne donc je vous fais un point très grossier mais on y reviendra
du 1er juillet au 18 novembre 1916 est mené la bataille de la Somme par les Britanniques et les Français contre un secteur jusqu'ici calme la première utilisation des chars par les Britanniques a lieu le 15 septembre à la bataille de Flers courselette entre les pannes et les accidents de terrain sur les 49 chars prévus seul 9 atteignent la première ligne allemande le tout pour un soutien très faible n'était pas prête au Chemin des Dames ce n'est pas beaucoup mieux mais au moins il y a des réussites durant cette bataille qui se déroule du 16 avril
au 24 octobre 1917 donc techniquement la bataille de la Malmaison en fait partie les chars sont utilisés à la bataille du Berry au Bac le 16 avril avec un résultat catastrophique sur 128 chars 57 sont détruits car du fait de leur lenteur ils sont une cible facile pour l'artillerie surtout qu'ils ont été déplacés en colonne en revanche les 5 et 6 mai 48 chars sont utilisés dans les combats du Moulin de la faux où il se montre utile dans la conquête des tranchées et la destruction des nids de mitrailleuses du coup bilan très mitigé mais
au moins ces opérations ont donné de l'expérience typiquement l'utilisation des chars au moulins de la faux a donné des satisfactions cette expérience se retrouve même chez le responsable de la planification de l'action des charges sur cette opération en la personne de chauves qui a personnellement connu le Chemin des Dames comme notre sujet est beaucoup plus l'utilisation des chars que tout le reste on va jeter un oeil à comment tout ça a été organisé à la Malmaison déjà il faut noter que l'armée française a créé récemment l'organisation censée employer les chars on l'appelle l'artillerie spéciale ou
l'as ensuite du fait d'un développement en parallèle sur lequel on reviendra l'as est dotée de deux chars le Schneider CA1 et le Saint-Chamond alors c'est pas encore des machines incroyables je préfère éviter de vous donner plein de chiffres de partout donc retenez surtout que ça roule entre 3 et 5 km par heure en tout terrain et que c'est doté d'un canon de 75 mm et de mitrailleuses sur les flancs les performances du Schneider sont un peu meilleur globalement mais surtout il est plus léger ce qui le rend plus adaptable que le Saint-Chamond enfin après la
fiabilité est faible ça tombe en panne très très souvent les Britanniques ont fait l'expérience lors de leur premier emploi de char à Flers les chiffres donnent une bonne idée sur les 49 chars engagés 32 arrivent sur les lignes de départ et 18 seulement peuvent être effectivement utilisés bref à la Malmaison on a donc une structure organisationnelle déjà définie par l'artillerie spéciale qui crée des batteries des groupes et des groupements de char en ne mélangeant pas Schneider et Saint-Chamond ça reprend l'organe l'artillerie en fait bon attention on va faire l'organigramme pour la Malmaison on crée deux
groupements un de Schneider composé de trois groupes et un de Saint-Chamond de deux groupes chaque groupement est doté de sa section de réparation et de ravitaillement chaque groupe de Schneider est composé de 4 batteries de trois charges chacun ceux de Saint-Chamond ont deux batteries de 4 chars et deux autres de trois notons que deux Schneider et deux Saint-Chamond sont dotés de télégraphies renfile une radio pour communiquer en graphie en gros le commandement de ces 5 groupes d'artillerie spéciale est associé à la sixième armée tandis que chaque groupe est rattaché directement à une division d'infanterie je
vous liste pas les associations c'est pas méga fun de faire un point du genre live 12 est associé à la 38e di qui dépend du 11ème ca la carte permettra de clarifier l'échelon qu'on représentera ce sera le groupe donc 12 charges Snyder ou 14 Saint-Chamond je vous mettrai un S ou un SC pour différencier les différentes unités même si entre nous ça n'a pas une énorme importance enfin on notera que les missions plus en profondeur sont tout de même confiées au Schneider parce qu'on a remarqué qu'ils avaient de meilleures performances globalement l'émission d'ailleurs parlons-en la
Malmaison est un excellent exemple de planification d'un monde où chaque groupe a un plan précis en relation avec l'infanterie et l'artillerie bon en gros les chars doivent soutenir l'avancée de l'infanterie et surtout réduire les nœuds de résistance notamment les nids mitrailleuses ils doivent également servir à enrayer les contre-attaques pour permettre à l'infanterie d'avoir le temps nécessaire pour mettre en place un nouveau dispositif de défense sur leur nouvelle position cette approche de soutien de l'infanterie implique donc une dissémination des groupes de l'artillerie spéciale entre les poussées plutôt qu'une concentration on reparlera après de cette dispute entre
dispersion et concentration des moyens blindés de droite à gauche un premier groupe de Schnyder doit aider à prendre le fort de la Malmaison puis avancer jusqu'à Chavignon une attention particulière doit être donnée à la ferme de l'Orme un deuxième groupe doit couvrir les flancs de l'infanterie visant le bois de belles croix et le plateau de Montparnasse le dernier groupe de Schneider vise l'autre côté du bois de belle croix ensuite vient le premier groupe de Saint-Chamond qui doit accompagner l'infanterie depuis le Moulin de la faux jusque touché allemand sans participer à la seconde phase de l'attaque
enfin le dernier groupe sur le flanc gauche doit suivre le ravint d'allemand jusqu'à la prise du village et ensuite couvrir les possibles contre-attaques du Nord donc vous voyez il s'agit surtout d'accompagner l'infanterie durant la première phase de l'attaque la plus dure chaque fois les chars doivent porter un boost et protéger l'infanterie des mitrailleuses toujours présentes dans les contextes difficiles comme le passage d'un plateau ou un village enfin il doit servir de points de fixation temporaire pour résister aux contre-offensives le temps pour les Français d'installer un nouveau système de défense donc pour cette opération les chars
ne sont pas conçus comme une arme de choc mais comme une arme de soutien de nettoyage et de résistance temporaire j'insiste parce que ça a son importance pour la suite toujours est-il que une fois l'artillerie spéciale dotée de son plan il reste encore à créer les conditions de sa réussite parce qu'on ne se sert pas des chars comme ça avec les attaques précédentes on commence à se rendre compte de deux trois petites choses en fait les chars ne sont pas fiables et ont des faiblesses dont il s'agit de se prém si on veut qu'ils servent
à quelque chose il faut donc planifier préparer entraîner et lier les unités de char aux différentes composantes qui vont préparer le terrain pour eux et c'est là qu'on a dû travailler pour bien tout décrypter oui parce que bon disons que l'objet en lui-même le chat il suffit pas du tout il faut bien lui préparer la scène si on veut qu'ils servent à quelque chose et encore tout ça se dessine sur plusieurs dimensions déjà il y a l'intégration des chars dans la chaîne de commandement comme on l'a dit les groupes sont associés à des divisions d'infanterie
le but étant de fluidifier le plus possible la relation infanterie char l'as est représentée à plusieurs niveaux du commandement de la division donc un officier du groupe se trouve au niveau division pour que la planification soit faite en accord avec les chars et des officiers de batterie sont présents au niveau du commandement régimentaire pour que soit planifié les soutiens attendus sur le terrain mais histoire d'affiner le processus le commandement général de l'artillerie spéciale est représentée au niveau de l'armée et ce pour une raison toute simple l'emploi des chars est dépendant de l'action de l'artillerie lourde
et de campagne or cette dernière se détermine bien plus au niveau armé qu'au niveau corps d’armée aux divisions les chats ayant des besoins spécifiques à voir satisfait par l'artillerie la haie est donc présente là où les tirs de cette dernière se décide ça semble Flo mais vous allez vite comprendre résumons d'abord les chats auront besoin d'un lien fort avec l'infanterie pour l'accompagner au mieux dans sa mission d'où une présence du commandement de la S au niveau division et régiment et les chars ont besoin d'un lien avec l'artillerie pour pouvoir agir d'où une présence du commandement
de l'AS au niveau armé alors concrètement ça se traduit par quoi en fait il s'agit de créer tout un environnement à l'avantage des chars l'artillerie dont les barrages de préparation sont prévus pour durer quatre jours doit s’assurer de ne pas tirer dans certaines zones qui sont prévues comme des zones de passage des chars on a observé dans les opérations précédentes qu'un terrain trop retourné par les obus rend impossible le passage des chars il y a donc tout un travail de contrôle et de retenue à exécuter on prévoit donc également une évaluation quotidienne de l'effet des
tirs sur le terrain par les photographies aériennes ces photographies sont étudiés pour si besoin faire évoluer la route empruntable par une batterie de char ce qui en réaction conditionnera l'action de l'infanterie vous voyez donc aisément comment se met en place toute une interface de communication d'adaptation et de planification pour une utilisation pertinente des chars évidemment la neutralisation de l'artillerie adverse est également un objectif de l'artillerie française car ce sont bien les obus les ennemis mortels des chars ça c'est très clair outre les pannes et les problèmes de terrain les plus grosses pertes sont produites par
les tirs de l'artillerie allemande il faut donc mener des tirs de contrebatrie à l'avantage des chars et ce même durant la bataille et évidemment il faut essayer de limiter la reconnaissance aérienne allemande au total chaque division à Lou carrément deux batteries d'artillerie à cette mission appuyée par un avion d'observation ils sont là pour couvrir les chars rien d'autre on prévoit également tout un attirail d'obus fumigène pour masquer la présence des chars aux observateurs terrestres donc vous voyez tout est pensé en amont pour offrir aux chars des terrains praticables et surtout empêcher l'artillerie adverse de les
prendre pour cible en même temps c'est vraiment les conditions sinequanone dans toutes les opérations précédentes ça a été identifiée comme le facteur principal d'ailleurs les Allemands rassurés par les résultats jusqu'ici des chars n'ont pas considérés importants de se doter de plus de moyens en T-shirt que ça la Malmaison il considère que l'artillerie sera s'en occuper appuyée par un peu de reconnaissance aérienne pour l'infanterie le but des chars étant de les soutenir au maximum il s'agit surtout d’accorder les deux armes si les champs ne doivent être acheminés sur la ligne de départ qu'au dernier moment les
officiers des différents groupes et batteries se rendent régulièrement sur le terrain avant l'opération et pendant le bombardement préparatoire le but est clair créer un contact avec les futurs troubles d'assaut se faire voir serrer des mains préparer la communication et accessoirement voir le terrain avec ce qu'ils connaissent ça a l'air con mais c'est essentiel c'est une nouveauté complète les chars ils sont plutôt bien vu mais personne ne sait comment communiquer avec leur équipage ou quoi faire en leur présence il y a même un officier de liaison de l'AS avec l'infanterie c'est pas laissé au hasard les
routes sont clarifiées les points de résistance aussi et on explique bien aux troupes qu'un char ça ne doit pas rester stationnaire trop longtemps et que ça tombe souvent en panne d'ailleurs on entraîne 14 bataillons d'infanterie aux côtés de char avant la bataille pour encore fluidifier tout ça et surtout pour doter chaque charte du meilleur faculté d'observation et d'adaptation on associe à chaque batterie une vingtaine d'hommes et à chaque char un observateur à pied on les prend dans la cavalerie ce sont essentiellement des cuirassiers démontés cuirassés cuirassiers ça va toujours non mais parce que bon à
la base on parlait des chars comme des cures assez terrestres alors on sait jamais la vingtaine d'hommes c'est essentiellement à préparer le passage du chat tandis que l'observateur sert à un équipage qui n'y voit pas grand chose à mieux trouver ses cibles on lui prévoit même un petit tube de communication pour lui parler à la voix un système de fanions est prévu et on n'habitue en général l'infanterie à pointer des cibles ajoutons pour finir que des téléphonistes et des messagers à pied sont prévus pour chaque groupe et que certains chars sont dotés de télégraphie sans
fil pour faire remonter les problèmes du terrain au final vous le voyez ça produit un environnement assez complexe d'utilisation des chars ou chaque arme artillerie aviation infanterie Allou de ses ressources pour l'artillerie spéciale des canons des avions et des hommes gravitent autour des chars pour permettre leur action elle-même prévue pour soutenir la sole l'infanterie c'est donc un un peu difficile à mettre en place mais dont on attend une plus grande efficacité contre les nids mitrailleuses le ralentissement des contre-attaques et à la limite un peu de protection pour l'infanterie mais maintenant qu'on a dit tout ça
jetons un oeil aux opérations telles qu'elles se sont déroulées bon déjà la classique préparation d'artillerie on prévoit 4 jours finalement ce sera 5 à cause des conditions météo pourries pas moins d'un million et demi d'obus dont 200000 de gaz sont tirés c'est une préparation très intense qui est rendue possible par la concentration de 1800 canons c'est sûrement la préparation la plus intense de la guerre en fait la concentration rapide de pièces d'artillerie par les Français vient de leur organisation avec la rgl la réserve générale d'artillerie pour résumer c'est un grand parc d'artillerie à disposition des
opérations qui en ont besoin momentanément je développe pas bref cette supériorité énorme de l'artillerie française tiendra en respect la retirer allemande pendant à peu près toute la bataille bon point pour les chars en même temps c'est pas plus mal parce que les conditions sont pas ouf du tout on est en automne et la météo est dégueu ce qui donne les grains dégueu les positions allemandes sont bien établies avec deux fois trois lignes de tranchées et l'artillerie a pas très bien respecté les routes prévues pour les chars bombardent des zones qu'elles devaient laisser praticable pour le
passage de ces derniers sans parler du fait que les Allemands ont intercepté l'heure du début de la sauce ce qui a forcé les Français à l'avancée de 5h45 à 5h15 du matin ce qui signifie plus de combat de nuit ce qui peut augmenter la confusion bref du 17 au 22 octobre c'est donc bombardement et raide pour tirer renseignement et prisonniers les trois corps d'armée se préparent appuyés par les groupes de chars tandis qu’on trouve en face si divisions en première ligne et deux fois trois divisions en réserve du fait des préparatifs français ils ont renforcé
le secteur même si leur artillerie est très inférieure pour faire le récit de la bataille on a une petite difficulté même si on se concentre sur les chars tout arrive en parallèle vous le savez mais surtout les Français engagent dans cette bataille 64 chars à côté c'est 1800 canons qui sont prévus pour préparation le vrai et fort matériel il est là pour percevoir leur action on est forcément tributaire d'une approche un peu anecdotique enfin disons que parfois ça se joue avec un seul char surtout qu'il y en a un bon paquet qui tombe en panne
ou sans bombe sur le terrain sur les 64 chars 27 tombant en panne avant le no man's land et 15 sans bourbe dedans ce qui fait qu'il reste un gros tiers pour les combats pour contrer un peu tout ça les batteries sont organisées en échelon avec deux batteries de char devant et de garder en arrière pour combler les trous en fonction des événements bref on va discuter de tout ça en faisant un tour de droite à gauche mais gardez en tête que tout ça était simultané le 23 octobre le groupe tout à droite perd trois
batteries sur 4 du fait de panne ou d'emboursement la dernière batterie néanmoins atteint le fort de la Malmaison et parvient à couvrir l'infanterie se créant une nouvelle position tout en repoussant une contre-attaque une action limitée donc mais quand même un certain appui et surtout aucun charme a été perdu tout son pu être récupérés un peu plus au centre en revanche le groupe connaît un meilleur sort cette char sur 12 parviennent à engager le combat et offre un soutien non négligeable par exemple l'un d'eux permet la prise d'un Rava et entraîne la reddition de 20 allemands
deux autres envahent une contre-attaque permettant à l'infanterie française de s'installer enfin deux autres atteignent le plateau de Chavignon et couvre ainsi plus d'une demi-heure l'infanterie avant de devoir se retirer encore plus au centre c'est carrément une batterie de chars qui s'occupe de deux batteries de 77 mm aux abords du bois de Bellecroix puis supprime dans la zone les nids de mitrailleuses une autre batterie soutient si bien que l'infanterie se permet un assaut contre le village de votre son et s'en empare en moins d'un quart d'heure par un tir efficace contre les mitrailleuses c'est pas moins
de 250 prisonniers que font ces chars et l'infanterie dans ce secteur central l'action des Schneider a été très appréciée ils ont vraiment aidé l'avancée ils ont supprimé des notes résistance et surtout ils ont eu un impact moral non négligeable plusieurs rapports soulignent en effet la confiance des asso-français quand les chars se montrent présents et efficaces tandis qu'en face on assiste à de véritables effondrement moraux quand aucune contre mesure n'est disponible pour résister aux chars ce qui explique des prises de prisonniers importantes un peu plus à gauche le premier groupe de Saint-Chamond ne fait pas grand
chose si ce n'est apporter un soutien sur le plateau de gerbette en revanche le groupe le plus à gauche parvient à maintenir du soutien tout le long de l'avancée de l'infanterie même si les chars tombent en panne un par un le plus endurant notamment a permis de prendre une tranchée adverse en suivant les combats de nettoyage notons que trois saints chamons ont été touchés par un tir d'artillerie en voilà le bilan de la journée est plutôt positif à la fois pour l'assaut en général et pour l'action des chars les Français ont bien avancé ont pris
des positions importantes ont bien aidé la journée du 24 octobre c'est essentiellement à réorganiser on installe de meilleures positions défensives et l'artillerie est avancée pour pouvoir continuer à soutenir le 25 octobre une nouvelle attaque est lancée dans un dispositif allemand déséquilibré les chars ont été réorganisés mais n'ont plus de quoi proposer qu'une batterie par-ci par-là cela ne les empêche pas de parvenir à proposer un soutien notamment contre les mitrailleuses leur effet reste limité et la bataille s'arrête là pour eux le reste des opérations continue parfaitement et les objectifs sont largement atteints les positions allemandes sur
le chemin des dames sont menacées ils doivent donc début novembre reculés de quelques kilomètres toute leur ligne la bataille de la Malmaison est donc une victoire française une franche réussite qui force les Allemands à reculer leur dispositif et offre une position avantageuse et sur les chiffres des pertes c'est criants on parle de 50 000 pertes côté allemand dont 12 000 prisonniers et la prise de 200 canons mais surtout les pertes françaises sont limitées 4000 morts blessés vu les résultats obtenus c'est incomparable avec les opérations précédentes pareil pour les chars d'ailleurs seuls 6 ont été détruits
loin des taux de perte des batailles précédentes l'artillerie spéciale a obtenu des résultats sans avoir à se sacrifier ce qui n'empêche pas certaines critiques autant la réussite est bien perçue surtout que ça lave le traumatisme du Chemin des Dames ça redonne le moral mais la Malmaison est très rapidement effacé par le désastre italien de kaporetto loin d'une opération limitée comme la Malmaison les Allemands et les Austro-Hongrois perce le front italien début novembre 1917 et progresse de 100 km la défaite qui mérite son épisode sur le tactique d'artillerie de choc et d'infiltration lance une grande crise
politique en Italie et force français et britannique a envoyé des troupes au regard de cette bataille la Malmaison apparaît comme une occasion manquée pour certains l'avancée des Français a été efficace elle a désorganisé la défense allemande il aurait fallu penser une opération plus en profondeur pour obtenir une rupture on va pas rentrer dans le débat mais ça montre bien la tension entre des postures stratégiques qui ont des conséquences tactiques d'un côté on fait de petites opérations pour se rassurer permettant de concentrer les moyens et de ne pas aller plus loin que ce que notre élan
permet ce qui donne des résultats et de l'autre on note l'aspect marginal de ces gains et on souligne le besoin de viser grand pour obtenir un effondrement de l'ennemi c'est une tension permanente et ce d'autant plus quand on observe l'immense investissement matérielle que la Malmaison a demandé on parle surtout des obus certains calculs que s'il en fallait autant par km² conquis alors il faudrait à la France 6 ans de production mondiale d'acier pour pouvoir reprendre tout le territoire occupé par les Allemands c'est exagéré mais on comprend la crit la Malmaison tactiquement très réussi n'est pas
un modèle viable stratégiquement ceci dit cette bataille reste un renouvellement important et montre les progrès fait par l'armée française et pas seulement des chars même s'il faut trouver d'autres solutions l'artillerie et l'infanterie ont également donné d'excellents résultats mais c'est pas notre sujet non nous aujourd'hui on veut se servir des chats et de la mise en place de l'artillerie spéciale pour illustrer le concept de doctrine d'emploi voilà toi tu vas encore nous prendre un truc compliqué juste pour nous dire comment concerne ce machin alors oui mais mais c'est un peu à l'image du système d'art en
fait la doctrine d'emploi doit rassembler un certain nombre de sous question qu'on imagine rarement bon vas-y définis moi sa proprement on va voir alors déjà une doctrine c'est un ensemble de principes de base c'est un système d'idées en somme qui est pensé pour être cohérent et qui est tenu pour valable t'es sûr de vouloir résumer l'idée de doctrine à ça on va s'en suffire ici parce que quand on parle de doctrine d'emploi on parle d'un système d'idées qui doit définir des modes d'action des manières d'employer mais atteint à une doctrine c'est idéologique non au sens
où c'est un ensemble de préconception associé à un domaine ça construit notre manière d'interpréter le monde oui absolument il s'agit pas de leur mettre en question simplement ça dépend du domaine auquel tu l'appliques la doctrine d'emploi ça a trait à l'action c'est-à-dire en gros définir une doctrine d'emploi c'est créer un environnement théorique dans lequel on définit clairement les liens entre l'objet de notre doctrine et les actions possibles qu'est-ce que tu me chantes quand tu as un objet ou une organisation à disposition par exemple un système d'armes ou des troupes bah tu peux pas juste les
utiliser comme ça ça va tu les connais tu fais de la tactique et tu fais pas de bêtises oui mais c'est quoi les bêtises ça n'a rien d'évident tu dois donc savoir quels effets ton objet peut produire quelle mission tu peux lui donner et dans quelles conditions tu peux l'employer ok mais ça ça vient avec l'expérience encore faut-il le formaliser si tu prends pas la peine de le coucher sur papier le suivant devra faire les mêmes erreurs que toi pour avancer sans compter qu'à côté il y a des troupes qui ont besoin aussi de savoir
ce qu'elles peuvent attendre de toi et donc la doctrine d'emploi ça formalise ça genre avec tel outil on fait ça comme ça dans telles conditions et pour obtenir tel effet oui c'est l'idée en fait on définit la marche à suivre selon des situations définies pour organiser les actions possibles et clarifier ce qu'on peut faire ou comment ok alors tu m'excuses mais ça reste flou pour moi bon on va passer à l'exemple des chars ça ira mieux déjà un char c'est quoi bah je sais pas exactement reste là-dessus tu sais pas ce que c'est qu'un char
mais ça va on peut se fixer sur des caractéristiques genre en gros un char c'est un véhicule blindé tout terrain doté d'un canon ok mais dans ce cas ça c'est quoi très amusant ça c'est clairement de l'artillerie tout à fait on parle d'artillerie automotrice mais tu conviendras que ta définition purement matérielle et clairement insuffisante ok ben rajoutiez des mitrailleuses pour gérer le contact avec l'infanterie oh tu sais parfois il y a de l'artillerie automotrice doté de mitrailleuse au cas où mais bon ok ça c'est quoi quoi tu vas me dire que c'est pas un char
non c'est un chasseur de chars sur des trucs ça a clairement le dessin d'un char c'est un char alors justement non déjà si tu te penchais sur la technique tu verrais qu'il y a des variations mais surtout tu ignores totalement la dimension doctrinale des matériels que je t'ai montré c'est à dire et bien de fait ces matériels ne sont pas prévus pour être utilisés comme des chars ils ont d'autres missions dans d'autres contextes l'un comme artillerie automotrice l'autre comme moyen antichard ok mais alors un char ça sert à quoi ben justement c'est tout le problème
des chars notamment au moment de leur invention entre 1915 et 1916 on sait pas trop ce qui fait que c'est super intéressant pour parler de doctrine d'emploi ok vas-y là tu m'intéresses bon reprenons un peu le cours de la création du char comme système d'arme on va encore une fois se concentrer sur les Français les Britanniques ont développé un char en parallèle et d'ailleurs il y a eu des échanges mais on va s'éviter les détours l'idée du char en gros un véhicule blindé doté d'un canon et de mitrailleuse pour au contact des combats aux côtés
de l'infanterie date d'un peu avant la Première Guerre mondiale c'est marginal des propositions d'un autrichien et d'un australien qui sont d'ailleurs rejetés par leurs armées respectives un des gros enjeux de l'époque c'est d'être tout terrain et avec le conflit et la guerre des tranchées c'est d'autant plus fondamental car les véhicules de l'époque n'arrivent pas à suivre la solution vient d'être acteur certains aux États-Unis ou en Grande-Bretagne utilisent un système de chenilles qui est beaucoup plus résilient aux difficultés du terrain mais influencé par le contexte de la guerre le char est conçu comme un cuirassé oui
oui le navire on parle d'ailleurs au début de cuirassé terrestre en gros un véhicule qui peut encaisser le feu du no man's land et apporter un canon au plus près l'infanterie serait alors doté de ce qu'on appelle un appui feu en somme ça augmente la puissance de la saut tout en fournissant un endroit où se couvrir en France c'est surtout Jean Étienne qui va être responsable du développement de cette idée c'est lui qui l'a porté qui a convaincu les généraux au demander quel j'offre il a travaillé avec les ingénieurs de Schneider notamment Eugène Briey il
a organisé la structure de l'artillerie spécial bref on le surnomme le père des phares évidemment c'est réducteur dans le sens où c'est loin d'être le seul maillon de cette invention collective qui a été le char mais c'est un maillon essentiel d'autant plus qu'il réfléchit dès le début à la doctrine d'emploi de cet objet encore inconnu il ne s'agit pas seulement d'inventer le système d'armes char parce que oui le char c'est une arme entièrement nouvelle et il a fallu développer tout un ensemble de choses pour le rendre opérant terrain d'entraînement encadrement garage mécanicien transport et logistique
réparation ça ok on a compris c'est le système d'armes char mais dans le même temps on va il fallait bien convaincre toute une chaîne de commandement d'accepter les investissements industriels temporels humains ou organisationnel et pour ça il s'agit beaucoup plus de dire à quoi ça va pouvoir servir et comment le char doit donc en tant qu'invention penser à partir de 1915 répondre aux problématiques soulevé par les tranchées c'est très contextuel les chenilles sont imposées par le terrain le canon doit apporter ce que l'infanterie ne peut avoir le blindage doit répondre aux mitrailleuses etc etc le
char rapporte donc plusieurs promesses il protège l'infanterie du feu ouvre un chemin dans les barbelés que l'artillerie n'arrive pas à détruire et réduit les nids mitrailleuses grâce à son canon les barbelés et les mitrailleuses c'est un peu l'enjeu principal les Britanniques parlent d'ailleurs de machine gun destroyers c'est ainsi que est développé le Schneider penser pour ses missions et avec les technologies de l'époque un canon de 75 mm des mitrailleuses des blindages par la suite renforcés pour répondre au Balka perforent allemandes les technologies de l'époque ne permettent pas vraiment au véhicules d'aller plus vite qu'un homme
au trou et surtout l'autonomie est faible 30 km tout au plus par un magnifique capharnaüm le Saint Chamond est développé en même temps sans quetienne ou même j'offre ne soit au courant concurrent innovation petits arrangements entre amis tout ça tout ça et du coup l'armée française se retrouve avec deux chats assez différents sur les bras et encore quand j'offre la prend il arrive à imposer qu'on utilise le même canon et les mêmes mitrailleuses sur le Saint-Chamond et le Schneider parce que sinon je vous raconte pas le cauchemar logistique pour les munitions toujours est-il qu'au vu
des caractéristiques de ces véhicules il est absolument inenvisageable de les utiliser pour exploiter une percée ça va pas vite et pas loin sans avoir besoin d'être réapprovisionné donc laissez tomber il y a ainsi plusieurs étapes à la vision tactique qu'on applique ou qu'on espère appliquer au char et c'est ce qu'on va décrypter ici dans un premier temps Étienne imagine l'échard comme des transports de troupes avec des remorques blindés mais les travaux des ingénieurs de Schnyder le ramène vers le cuirassé terrestre ensuite on pense les chars comme des moyens d'attaque du deuxième ensemble de positions défensives
souvent plus dure à prendre par la simple collaboration infanterie artillerie une manière de redonner du punch à l'asso quand celui-ci commence à manquer de jus et tombe sur les vrais nœuds de résistance du système de défense mais tout ça à force d'y réfléchir va finir par faire émerger une question qui va tarauder tous les officiers supérieurs de l'artillerie spéciale quant à la doctrine d'emploi des charges est-ce que ça doit être utilisé en masse pour apporter un choc à travers une charge ou est-ce que ça doit être réparti au sein de l'infanterie pour appuyer au mieux
sa progression alors très clairement on va pas essayer de résoudre cette question ici eux-mêmes ne l'ont jamais vraiment résolu et depuis disons que la réponse varie toujours est-il qu'Etienne comme les Britanniques en général d'ailleurs défend une approche des chars comme une arme de choc et de rupture donc à utiliser en masse sauf qu'entre temps il y a eu la Somme et le Chemin des Dames pour vous expliquer rapidement la somme vend la mèche et supprime l'effet de surprise permettant aux Allemands d'observer cette nouvelle arme et d'y proposer des contre-mesures ensuite du fait de difficultés industriel
on n'arrive pas à produire la masse suffisante pour tenter le choc prenait par Étienne sur les 800 chars qu'ils souhaitent il n'en a que 126 on applique donc plutôt la seconde option au Chemin des Dames une répartition des chars pour du soutien à l'infanterie et tout ça ça se passe pas bien du tout ni valait Étienne ne se comprennent pas les pannes sont légion l'artillerie a trop défoncé le terrain et l'infanterie ne sait pas comment interagir avec les phares pour couronner le tout les chars sont trop isolés et l'artillerie allemande n'est pas contrebattue elle a
tout le loisir de tirer sur ses cibles lentes et grosses les pertes sont énormes les gains minimes bref vous imaginez bien qu'à ce moment-là on n'est pas loin de dissoudre l'artillerie spéciale mais bon ça tient le coup d'autant plus que le successeur de Nivelles Pétain est plutôt un convaincu des chars qui a l'intérêt de remplacer le sang par l'acier et puis surtout il n'y a pas eu que des déconvenues l'attaque du Moulin de la faux donne des satisfactions de toutes ces expériences les officiers de l'artillerie spéciale cherchent à en tirer le maximum d'enseignements bien conscients
qu'ils sont qu’ils n'ont aucune idée de ce à quoi ressemble un assaut de char et ça c'est assez essentiel des sacréation la S se montre très créatif et très à l'écoute des remontées du terrain ça s'explique par divers phénomènes c'est une arme nouvelle basée sur le volontariat donc qui agrège des approches différentes et des personnalités en quête de renouveau on trouve ainsi beaucoup de cavaliers armes en déshérence depuis le début du conflit mais aussi des artilleurs des sapeurs des marins et même des civils en nombre et comme personne ne s'y connaît plus que les autres
en charge ça ouvre un espace de dialogue assez ouvert ce qui se retrouve dans la volonté de s'armer rapidement d'une expérience réelle et d'une doctrine d'emploi adaptée ainsi sur les 3 centres de la S le bien connu camp de Champlieu sert de laboratoires tactique par la distribution de questionnaires aux soldats de la S ayant connu les combats les entraînements sont affinés afin de mieux coller aux réalités que ces questionnaires font remonter ça a l'air de rien mais ça crée très rapidement ce que Michel Goya appelle une mémoire tactique pour cette arme nouvelle on observe ainsi
que les allers-retours entre expérience de terrain et doctrine redéfinie en conséquence sont très rapides dans la S contrairement à d'autres armes en quelques mois ça produit des notes ça évalue les conditions opérationnelles qui permettent ou qui au contraire interdisent l'emploi des chars bref ça crée une doctrine d'emploi qui se précise et cette doctrine d'emploi en retour permet de mieux comprendre les besoins en homme et en matériel le char à son tour s’adapte physiquement par exemple en déplaçant sa apporte d'entrée et de sortie en modifiant les espaces de blindage aux endroits clés etc etc on organise
mieux les formations entre groupements groupes et batterie et on prend en compte les réalités des pannes et des embourbements de terrain afin de mieux définir les réserves tactiques nécessaires à un effort cohérent il y a également une meilleure intégration de ce qu'on appelle les troupes d'accompagnement plus armées de pelle que de fusils et dont l'objectif est de faciliter le passage des chars des troupes comprend essentiellement chez les cavaliers démontés sont également entraînés à Champlieu en conditions et sont directement associés à la S bref l'artillerie spéciale apprend à connaître ses chars ce qui par la suite
lui permet de mieux se présenter aux autres armes pour leur dire ce qu'ils peuvent ou ne peuvent pas faire et ce qu'ils attendent en retour de ces armes tout ça ça se voit très bien la Malmaison loin d'un simple système d'arme ajouté à l'environnement tactique français les chars sont intégrés ils ont des besoins cartillerie aviation et infanterie peuvent remplir et ils ont des capacités sur lesquelles peuvent s'appuyer les fantassins et ça change tout à la fois pour les chats eux-mêmes mais aussi pour l'infanterie qui sont censés soutenir ainsi le taux de perte de l'AS à
la Malmaison est bien plus faible que sur les opérations précédentes de 15% en moyenne avec des maximum à 40%, on descend à moins de 8% de perte à la Malmaison ce qui montre que les conditions d'utilisation ont été bien déterminées puis bien des routes bien définies et pas trop défoncées par les obus le moins de statisme possible et une contrebatrie dédiée à leur protection et là où ça paie c'est que cette réussite a une influence sur les résultats de l'infanterie notamment en faisant chuter cette eau de perte en effet quand on se penche sur le
détail des pertes des différentes unités on remarque que celle qui n'ont pas profité d'un soutien par Richard ont perdu plus d'hommes entre ça et l'influence morale qui mène à des assauts plus soutenus ou des redditions plus simples les chats ont également contribué physiquement au combat et tout ça dans de mauvaises conditions l'as se dit donc ici qu'elle tient le bon bout bon bien évidemment tout n'a pas été parfait mais les leçons apprises dans les défaites précédentes ont bien ici été transformés en une doctrine d'emploi qui donne des résultats d'autres adaptations sont nécessaires et cela se
fait par étape ce qui fait que les chars finissent par trouver une place dans le système tactique français et derrière la S définit de mieux en mieux ses futures besoins lui permettant de réfléchir à de futurs catégorisation ations du matériel pour diversifier ses options tactiques car en réalité je vous ai un peu menti en vous disant que ça et ça ça n'était pas des chars attends quoi ce sont des chars techniquement l'enjeu derrière c'est de savoir si doctrine allemand s'en sont ayez tu m'as perdu en fait ce dont nous venons de discuter c'était de char
d'assaut des chars censés intervenir dans des assos mais comme à l'époque c'était les seuls chars ben c'était des chars et alors et bien techniquement l'artillerie automotrice ou un chasseur de chars ça rassemble les caractéristiques d'un char et simplement l'utilisation qu'on en fait leur donne une nouvelle nature tactique et implique des adaptations matérielles mais alors quoi ça ferait des charges une catégorie large avec des sous-catégories dépendant des missions auxquelles au destinent les matériaux en question ça peut faire hurler mais oui c'est l'idée et c'est là que la notion de doctrine d'emploi est importante à mobiliser pour
comprendre un système d'armes c'est pas tant que ces trucs ne soient pas des chars mais c'est qu'on s'en sert pour des missions spécifiques d'où les catégorisations qui se multiplient comme char de bataille charmoyen char d’infanterie etc c'est ça et notre bien qu'en fonction des circonstances rien n'empêche qu'on sorte de ce pourquoi le matériel est prévu oui on voit bien ça avec le canon de 75 mm qui a été adapté pendant la Première Guerre mondiale en canon entière c'est surtout parce qu'il fallait quelque chose mais bon derrière il faudrait un matériel plus adapté absolument et tu
noteras que certains systèmes d'armes sont prévus pour être modulables et ainsi être changé rapidement pour pouvoir remplir plus de missions mais alors attends en fait dans l'épisode précédent tu m'as parlé de doctrine d'emploi en parlant de la chasse ah mais clairement et on voit bien toutes les interactions que peuvent avoir système d'armes et doctrine d'emploi comment ça et bien pour faire grossir le système d'armes c'est la structure matérielle et organisationnelle la doctrine d'emploi c'est la structure intellectuelle mais n'allez pas les séparer ou les opposés en réalité c'est de concepts cintrique et produisent même un dialogue
pour produire la meilleure adaptation possible évidemment le matériel proposé si ces caractéristiques changent vont ouvrir ou fermer des possibilités tactiques ou opérationnelles faisant que la doctrine d'emploi devra s'adapter à l'inverse la doctrine d'emploi peut réclamer des adaptations matérielles en fonction des missions quelle priorise ou des remontées de terrain qui appellent à des changements ainsi on ajoute de la télégraphie sans fil à certains chars pour en faire des stations de communication au plus près des combats on en transforme d'autres en véhicules de transport de munitions pour que des réserves matériel suivent les troupes pendant la saut
et comme on sait mieux ce qu'on veut faire des chars on réfléchit à nouveau véhicule plus léger moins ball lourd et on invente le char léger ah oui le fameux Renault FT tout à fait ceci étant dit ça répond aussi à des problématiques industrielles le but étant de pouvoir en produire un paquet et humaine puisqu'il ne faut que deux personnes pour pouvoir le manœuvrer et puis il y a plein d'autres innovations avec ce char c'est un sujet en soi évidemment bref la Malmaison ça consacra peu le char comme option tactique viable en collaboration avec l'artillerie
et l'infanterie mais vous remarquerez que ça renforce grandement le camp de ceux qui prône un char d'accompagnement de l'infanterie la bataille de Cambrai fin novembre 1917 consacre elle la vision du choc mais chez les Britanniques et bien entendu elle impose aussi des adaptations du côté de l'artillerie et de l'infanterie on voit ici comment les expériences peuvent orienter les doctrines d'emploi respectives ce qui a d'ailleurs une influence sur le matériel puisque les Britanniques prévoient la production de char lourd même si ça n'aura pas le temps voir le jour avant la fin de la guerre encore une
fois il y a d'autres enjeux là-dedans c'est jamais monofactorielle mais c'est différent se retrouvent jusque dans le nom donné à ses chars qui sous-entendent la doctrine d'emploi qu'on leur prévoit quand les Français parlent d'artillerie d'assaut expression qui soulignent le soutien les Britanniques utilisent l'expression dread note terrestre de la puissance et du choc tout ça ça discute ça s'influence capacité industrielle compétences techniques conception du matériel encadrement par les officiers et organisations des forces soutient logistique ou tactique mission prévue etc etc autant de facteurs qui évoluent qui s'adaptent en fonction des circonstances et qu'il faut formaliser régulièrement
pour rester pertinent dans l'utilisation ces matériels si vous n'avez pas d'acier à profusion faites pas des blindages trop épais conséquence de quoi n'engagez pas vos chars n'importe comment si vous avez besoin de beaucoup de chars pour votre futur plan assurez-vous qu'il soit facile à produire en masse et que vous aurez des équipages pour les manœuvrer si vous n'avez pas de mécanicien très compétent le moteur trop technique mais du coup insister auprès de vos conducteur pour qu'ils ne poussent pas sur leur puissance on pourrait sur multiplier les exemples en soi la doctrine d'emploi c'est une donnée
prise en compte depuis très longtemps sans être particulièrement formalisé comme ça les chars de l'antiquité n'étaient pas utilisées n'importe comment la cavalerie lourde ou légère non plus et puis on peut parler des canons des fusibles vous voyez le tout avec des variations selon les situations et les époques évidemment là où ça devient un concept très important à avoir en tête c'est que la complexité des matériels ainsi que leur très grande diversité amène à devoir clarifier consciemment et consciencieusement leurs enjeux tactiques ne serait-ce que pour savoir ce qu'on veut pour diffuser dans le reste de l'armée
des pratiques similaires et pour pouvoir dire aux autres à quoi on va servir d'où des catégorisations nombreuses tant dans l'artillerie que dans l'aviation et comme on l'a vu des chats également même si pour des raisons évidentes de limitation technique et technologique c'était pas encore le cas en 1917 heureusement que ça reste simple pour l'infanterie [Rires] et c'est parti voilà non ok t'es pas prêt pour le prochain épisode c'est la fin de celui-ci j'espère qu'il vous a plu quant à moi je vous remercie de m'avoir écouté et je vous souhaite une bonne journée [Musique]