Notre secours est dans le nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre. Jour 28, 4e semaine, ça fait bientôt un mois. Pas mal normalement, euh, parvenu déjà au bout d'un mois.
Vous devez commencer gentiment déjà à vivre dans la Bible. Ah, c'est peut-être déjà en train de changer votre quotidien, cette affaire. On continue, hein.
Exode [Musique] : 4. Moïse reprit la parole et dit : « Mais voilà, il ne me croit pas, ils n'écouteront pas ma voix. Ils diront : "Le Seigneur ne t'est pas apparu.
" » Le Seigneur dit : « Que tiens-tu en main ? » Moïse répondit : « Un bâton. » Le Seigneur dit : « Jette-le à terre.
» Moïse le jeta à terre ; le bâton devint un serpent et Moïse s'enfuit devant lui. Le Seigneur dit à Moïse : « Étends la main et prends-le par la queue. » Il étendit la main et le saisit dans sa main ; le serpent redevint un bâton.
Dieu reprit : « Ainsi croiront-ils que le Seigneur t'est apparu, le Dieu de leur père, Dieu d'Abraham, Dieu d'Isaac, Dieu de Jacob. » Le Seigneur dit encore à Moïse : « Mets donc ta main sur ta poitrine. » Il mit la main sur sa poitrine puis la retira ; sa main était lépreuse, blanche comme neige.
Le Seigneur dit : « Remets la main sur ta poitrine. » Il remit la main sur sa poitrine puis la retira, elle était redevenue comme le reste de son corps. Ainsi donc, s'il ne te croit pas, s'il reste sourd à la voix du premier signe, ils croiront à cause du second signe.
Et s'il ne croit pas encore à ces deux signes et reste sourd à ta voix, alors tu prendras de l'eau du Nil et tu la répandras sur la terre sèche ; et l'eau que tu auras puisée dans le Nil deviendra du sang sur la terre sèche. Moïse dit encore au Seigneur : « Pardon, mon Seigneur, mais moi, je n'ai jamais été doué pour la parole, ni d'hier, ni d'avant-hier, ni même depuis que tu parles à ton serviteur. J'ai la bouche lourde et la langue pesante.
» Le Seigneur lui dit : « Qui donc a donné une bouche à l'homme ? Qui rend muet ou sourd, voyant ou aveugle ? N'est-ce pas moi, le Seigneur ?
Et maintenant, va, je suis avec ta bouche et je te ferai savoir ce que tu devras dire. » Moïse répliqua : « Je t'en prie, mon Seigneur, envoie n'importe quel autre émissaire. » Alors la colère du Seigneur s'enflamma contre Moïse et lui dit : « Ton frère Aaron, le lévite, je sais qu'il a la parole facile.
Lui, le voici justement qui sort à ta rencontre, et quand il te verra, son cœur se réjouira. Tu lui parleras et tu mettras mes paroles dans sa bouche, et moi, je suis avec ta bouche et avec sa bouche, et je vous ferai savoir ce que vous aurez à faire. C'est lui qui parlera pour toi au peuple ; il sera ta bouche et tu seras son Dieu.
Quant à ce bâton, prends-le en main, c'est par lui que tu accompliras les signes. » Moïse s'en alla et retourna chez son beau-père Jethro. Il lui dit : « Je dois m'en aller et retourner chez mes frères en Égypte pour voir s'ils vivent encore.
» Jethro lui dit : « Va en paix. » Au pays de Madiane, le Seigneur dit à Moïse : « Va, retourne en Égypte, car ils sont morts tous ceux qui en voulaient à ta vie. » Moïse prit sa femme et ses fils, les installa sur l'âne et retourna au pays d'Égypte ; il avait pris en main le bâton de Dieu.
Le Seigneur dit à Moïse : « Sur le chemin du retour vers l'Égypte, songe aux prodiges que j'ai mis en ta main. Tu les accompliras devant Pharaon, mais moi, je ferai en sorte qu'il s'obstine et qu'il ne laissera pas le peuple s'en aller. Tu diras à Pharaon : "Ainsi parle le Seigneur, mon fils, mon premier-né, c'est Israël.
Je te dis : laisse partir mon fils pour qu'il me serve. " Et tu refuses de le laisser partir, eh bien, moi, je vais faire périr ton fils, ton premier-né. » Or, en cours de route, au campement de la nuit, le Seigneur rencontra Moïse et chercha à le faire mourir.
Tsippora, sa femme, prit un silex, coupa le prépuce de son fils, en toucha le sexe de Moïse et dit : « Tu es pour moi un époux de sang. » Alors Dieu s'éloigna de Moïse. Tsippora avait parlé d'époux de sang à cause de la circoncision.
Le Seigneur dit à Aaron : « Va sur la route du désert, au-devant de Moïse. » Il y a là-le-rencontra à la montagne de Dieu et l'embrassa. Moïse transmit à son frère toutes les paroles que le Seigneur l'avait envoyé dire et tous les signes qu'il avait ordonné de faire.
Moïse et Aaron se mirent en route et réunirent tous les anciens des fils d'Israël. Aaron redit toutes les paroles que le Seigneur avait adressées à Moïse et il accomplit les signes sous les yeux du peuple. Et le peuple crut, il comprit que le Seigneur avait visité les fils d'Israël et qu'il avait vu leur misère.
Alors ils s'inclinèrent et se prosternèrent. [Musique] Ce qu'il faut imaginer quand vous lisez le livre de l'Exode et que vous êtes un juif, c'est que vous connaissez déjà toute l'histoire et qu'en plus, cette histoire a été écrite peut-être bien longtemps après l'édification. Donc, c'est probablement une relecture.
Je dis ça parce que quand on connaît l'histoire, il y a des petits détails dans lesquels on croit comme reconnaître un petit grincement de dents à venir. Regardez, regardez cette histoire de bâton, de mains lépreuses, par exemple. Bah, si jamais vous connaissez l'histoire de l'Exode, vous savez que le bâton à travers lequel Moïse va faire des miracles est à Aaron.
C'est un bâton qui va devenir un objet d'idolâtrie et qui va amener la chute de Moïse et d'Aaron dans le désert, quand Moïse frappera un rocher avec ce bâton, alors que Dieu lui avait demandé de parler. Bon, ça n'a l'air. .
. De rien, mais c'est quand même pour ça que Moïse va mourir dans le désert. Je suis désolé de spoiler, mais là je vous mets dans la peau d'un Israélite qui, en lisant l'Exode, connaît déjà toute l'histoire et qui, à la fois, se sent très proche de Dieu et qui pleure aussi sur ce qui est devenu son peuple.
Donc ça, c'est pour le bâton. Alors en attendant, vous, vous allez voir comment il va faire des merveilles devant Pharaon. Tout le monde va ouvrir grand les yeux, mais faut pas oublier ce qui va venir plus tard.
De la même manière, pour cette main lépreuse, pas pour celui qui connaît l'histoire. Vous êtes déjà en train d'anticiper ce qui va arriver à Myriam, la sœur de Moïse. Un jour, elle va se retrouver lépreuse parce qu'elle aura dit du mal de Moïse, et ça aussi, ça va amener sa perte.
Donc toujours cette histoire de petit grincement : vous voyez la dureté du cœur de Pharaon qui répond à la dureté du cœur des Israélites qui sont en train de se tuer ensemble. Cette espèce de méprise initiale : sortir d'Égypte ou rendre service à Dieu ? Et puis là, ce bâton par lequel Dieu va faire des miracles, mais qui vont devenir objet d'idolâtrie.
Je sais pas comment vous dire, mais c'est un peuple à la nuque raide que Dieu s'apprête à sauver. Ne vous faites pas trop d'illusions sur qui vous êtes et pourquoi Dieu vous a sauvé ; quand Dieu vous a sauvé et quand Dieu vous aime, c'est au nom de sa transcendance et de qui il est, de sa main puissante qui fait des merveilles, et pas vraiment en fonction de ce que nous sommes. Bon, un peu d'humilité.
Justement, en parlant d'humilité, on nous dit que Moïse était le plus humble des hommes. D'ailleurs, vous voyez comment, à chaque fois, il dit : « Mais ils ne vont pas me croire, quand c'est toi qui vas m'envoyer. Mais moi, je ne parle pas bien, je suis un homme à la parole pesante.
» Alors là encore, grincement des dents, parce que la parole pesante de Moïse, est-ce que c'est parce qu'il est BG qui parle mal ou est-ce que c'est parce que c'est le peuple juif qui ne va pas l'écouter ? Et puis encore, deuxième grincement, parce que cette protestation d'humilité de la part de Moïse, est-ce qu'il n'est pas tout simplement en train de botter en touche et de dire à Dieu : « Ton programme, tout ça, c'est bien gentil, mais j'ai certainement pas envie d'y aller » ? Et d'ailleurs, Dieu se met en colère.
Bref, quand vous lisez ce texte, essayez d'y voir comme cachée une certaine forme d'ironie et peut-être un peu de lassitude, qu'il y a un petit sourire moqueur que Dieu a glissé dans les lignes de la Bible. Et quand vous avez réussi à le trouver, ce petit sourire moqueur de Dieu, vous apercevez que le héros de cette histoire, bah c'est pas Moïse et c'est pas vous, je suis désolé. C'est Dieu, et on l'oublie vite.
On oublie vite d'ailleurs que non seulement Dieu est le héros de la Bible, mais en plus, qui est Dieu. Et que Dieu, c'est un Dieu dangereux, et ça rend son sourire encore plus attachant. Pourquoi est-ce que je vous dis que Dieu est un Dieu dangereux ?
Eh bien, parce qu'on oublie très facilement. Et vous allez voir d'ailleurs que c'est un des principaux bienfaits de lire la Bible en continu, c'est que pour le coup, à la fin de la Torah, vous verrez ce que c'est que le mystère de Dieu. Cette flamme dévorante, là, le buisson ardent, c'est ça, ce que ça veut dire.
Regardez, d'ailleurs, par exemple, là c'est étonnant. Quand Moïse sort de là, il se dit : « J'ai vu Dieu, donc je vais mourir ! » Je vous cite ce verset que tout le monde trouve très bizarre, verset 24 : « Or, en cours de route, au campement de la nuit, le Seigneur rencontra Moïse et chercha à le faire mourir.
» Bah oui, mais quand on rencontre Dieu, on meurt. Souvenez-vous, nul ne peut voir ma face et vivre. Parce qu'encore une fois, le mystère de Dieu est un mystère tellement puissant qui fait exploser tous les cadres.
Souvenez-vous de Job qui est rentré dans le mystère de Dieu à travers le mystère du mal. Bah, c'est pas rien, quoi. Dieu, Dieu, Dieu, ça, c'est sur une croix qu'il s'est révélé.
Il y a toujours cet aspect dangereux en Dieu qu'il ne faut jamais oublier. Dieu, c'est de la dynamite, et c'est cette dynamite que Moïse vient de retrouver dans un buisson ardent. Maintenant, la question, c'est comment est-ce qu'il va pouvoir ramener cette dynamite dans le camp hébreu sans tout faire péter ?
Comment vivre avec Dieu sans exploser de l'intérieur ? Eh bien, ça encore, pour le coup, ça nous amènera dans le Lévitique. Bon, bah vous voyez, on est en train de poser toutes les grandes questions de la Torah.
En attendant, revenons à notre bon Moïse. Comment est-ce qu'il se protège de cette vision effrayante de Dieu ? Eh bien, c'est une femme, une étrangère.
Encore une fois, vous voyez le petit sourire moqueur de Dieu qui lui rappelle que les alliances, l'alliance de Dieu, ça sert à quelque chose. C'est pas uniquement pour le plaisir, la fête de circoncire. C'est ça qui protège le peuple hébreu : une alliance qui avait été faite avec Noé, une alliance qui a été faite avec Abraham, que le peuple juif a complètement oublié.
Et là encore, nouveau grincement, c'est une étrangère, une Madianite, qui rappelle à travers la circoncision l'alliance qui peut permettre de sauver les hommes quand ils rencontrent Dieu. Et alors, entre tous ces petits clin d’œil moqueurs de la part de Dieu, il y a quand même des belles éclaircies. Regardez ce « happening » formidable, Moïse qui retrouve son frère.
Aaron, deux frères heureux de se retrouver. B, c'est beau ça, pour une fois que ça se passe bien entre deux frères dans la Bible, ça mérite d'être noté. Bon, ce qu'on peut prendre comme joie, on le prend.
Deux frères qui sont heureux de se retrouver, un prophète qui est accueilli par son peuple, heureux de retrouver celui qu'il avait quitté. Tout cela, tout cela fait oublier beaucoup de choses. Psaume 2 : Pourquoi ce tumulte des nations, ce vain murmure des peuples ?
Les rois de la terre se dressent, les grands se liguent entre eux contre le Seigneur et son Messie. Faisons sauter nos chaînes, rejetons ces entraves. Celui qui règne dans les cieux s'en amuse, le Seigneur les tourne en dérision.
Puis, il leur parle avec fureur et sa colère les épouvante. Moi, j'ai sacré mon roi sur ma sainte montagne. Je proclame le décret du Seigneur : il m'a dit, "Tu es mon fils, moi aujourd'hui je t'ai engendré.
Demande et je te donne en héritage les nations pour domaine, la terre toute entière. Tu les détruiras de ton sceptre de fer, tu les briseras comme un vase de potier. " Maintenant, rois, comprenez, reprenez-vous, juges de la terre.
Servez le Seigneur avec crainte, rendez-lui votre hommage en tremblant. Qu'il s'irrite et vous êtes perdus. Soudain, sa colère éclatera.
Heureux qui trouve en lui son refuge.