et pendant ce temps en Arabie Saoudite s'est tenu un mini sommet arabe ce vendredi pour discuter de l'avenir de la bande de Gaza et proposer une alternative au plan de Donald Trump de déplacer l'ensemble de la population les dirigeants des six pays du Golf étaient présents ainsi que l'Égypte la Jordanie et l'Autorité palestinienne on en parle avec vous David rigouerose bonsoir vous êtes rédacteur en chef de la revue Orient stratégique tout d'abord aucune déclaration aucune grande annonce n'a été faite à l'issue de ce sommet pour quelle raison exactement c'est trop tôt oui c'est un peu
tôt parce que c'est c'est un problème très compliqué pour les États arabes qui ont été mis en fait au pied du mur par le la la proposition spectaculaire et transgressive du président Donald Trump de déplacer la population de Gaza donc il s'agissait de présenter une contreprosition parce qu'il y avait un consensus sur l'irrecervabilité effectivement de de de cette possibilité mais en même temps c'est très compliqué de mettre de proposer quelque chose concrètement d'alternatif parce que ça bute sur un problème majeur et on le voit avec justement le processus de négociation sur les otages qui est
en cours aujourd'hui c'est la question de la résilience du Hamas et la présence du Hamas or pour que il y ait effectivement pour qu'il ait une alternative à la proposition Donald Trump il faudrait que il y ait de la part des États arabes une proposition qui puisse faire l'économie du mass pour l'instant c'est pas le cas et c'est tout le problème alors cette réunion sur Gaza elle s'est tenue en Arabie Saoudite tout comme celle sur l'Ukraine il y a quelques jours pourquoi Riyad semble être devenu la capitale où tout se décide tout se joue c'est
parce que ils ont une position plus mesurée sur ces sujets d'abord l'Arabie Royaume d'Arabie Saoudite c'est un poids lourd régional c'est un poids lourd énergétique avec le pétrole c'est le gardien des des lieux saints pour la humuma la communauté des des musulmans c'est un poids lourd du monde arabe du Conseil de Coopération du golf donc c'est un pays incontournable et puis depuis 2 ou 3 ans le prince Mohed Salman a décidé d'investir une posture de de médiateur de gob twin sur un certain nombre de crise à la fois régionale et extrarégionale puisque il a été
mobilisé d'ailleurs sur la question de l'Ukraine mais là en l'occurrence ça concerne Gaza et il est d'autant plus important que sur la problématique palestinienne historiquement il y a le fameux plan Abdallah qui remonte à 2002 qui avait été enteriné au Liban et qui prévoyait justement le l'établissement d'un État palestinien contre une normalisation avec Israël or effectivement cette question de la normalisation avec Israël est un un élément central à la fois de la stratégie de Donald Trump et et des et du gouvernement israélien donc on voit bien à quel point riad et est un partenaire en
tout cas un médiateur absolument incontournable estce qu'il sont important également parce que ce sont sont eux qui vont mettre la main au porte-monnaie pour la reconstruction de Gaza alors oui il y a évidemment C cette dimension mais ça sera pas que l'Arabie Saoudite de toute façon en terme financiers il y aura une mobilisation si s'il y a effectivement un plan qui est établi qui a été plus ou moins formaté par les par les Égyptiens qui sont pas en mesure de le financer pour des raisons aisément compréhensibles dû à la situation économique de l'Égypte ce sont
essentiellement les pétromonarchies au premier rang desqueles évidemment l'Arabie Saoudite qui serait prête à mobiliser effectivement on estime que c'est au minimum 20 milliards voire 50 milliards pour une reputative reconstruction mais avant ça de toute façon il faut qu'il y ait effectivement une alternative on va dire projective politique et pour l'instant c'est c'est toute la difficulté justement de l'exercice vous disait que l'Arabie Saoudite elle est une sorte de trait d'union entre les différentes puissances justement comment elle envisage de gérer les tensions entre les États-Unis d'un côté l'Amérique de Donald Trump et les pays arabes de l'autre
au sujet de la de Gaza puisqu'on sait que les les vues sont totalement divergentes oui alors il y a une unité de façade on va dire un front arabe mais en réalité ce front arabe est est incertain d'ailleurs on l'a vu avec certaines déclarations de de diplomates émiratis qui qui stigmatisait l'absence de compre proposition justement notamment l'ambassadeur irati à Washington en disant si si on est contre le plan de Donald Trump il faut proposer autre chose et c'est toute la difficulté évidemment en ce moment et donc de ce point de vuel les tensions sont réelles
parce que d'abord il y a deux pays qui sont surexposés l'Égypte et la Jordanie du fait de leur proximité avec justement la problématique palestinienne et Israël et puis il y a il y a des tensions au sein même des des pétromonarchies on sait très bien que il y a la position du Qatar notamment par rapport au ramas qu'il a soutenu pendant longtemps et par rapport à l'Iran n'est pas évidemment sur la totalement sur la même ligne que c'est un ehémisme que celle de de Riyad ou de d'Abu Dhabi donc c'est c'est c'est très compliqué à
gérer même s'il y a un sentiment d'urgence qui prévaut aujourd'hui quelle opportunité cela représente pour l'Arabie Saoudite d'être au centre au centre de ce qui se passe c'est quoi sa stratégie diplomatique exactement ah pour le prince Mohamed bin Salman c'est c'est une une consécration d'une certaine manière après avoir été ostracisé hein après 2018 avec le meurtre du journaliste JAMINI donc c'est un retour en grâce d'une certaine manière d'un d'un gouvernant qui qui veut qui a l'ambition pour son royaume pour son pays d'en faire un pays une puissance du 21e siècle d'ailleurs membre déjà du G20
mais avec des ambitions justement de reconnaissance internationale et la diplomatie en fait partie c'est-à-dire c'est se montrer qu'il est indispensable incontournable il est dé facto en terme énergétique et même au-delà mais c'est une manière d'effectivement de se positionner comme un médiateur incontournable pour terminer David Rigou rose le prochain sommet arabe il est prévu en Égypte le 4 mars prochain est-ce qu'on peut s'attendre cette fois à des annonces justement il y avait il y avait un sommet qui été qui était prévu le 27 février il a été on va dire reporté probablement parce qu'il y avait
la réunion à riade et que c'était on va dire un galant d'essaiis pour mettre en forme un certain nombre de propositions donc il va ça va être très difficile de pas proposer quelque chose effectivement lors du sommet du C parce que là il y a je parlais du sentiment d'urgence il faut les Américains attendent une contre proposition crédible et c'est là où les États arabes sont mis au pied du mur