Notre secours est dans le nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre. Si jamais vous écoutez ce podcast, j'espère que vous sentez enfin le mal que je me donne. Là, vous ne le voyez pas, mais moi, je suis en train de suer goutte à goutte devant mes commentaires, etc.
, pour essayer d'extraire la substantifique moelle en quelques minutes de pages et de livres et de commentaires. Donc, vraiment, on essaie de donner le meilleur de nous-mêmes. Alors, j'espère que c'est réussi, parce que quand même, c'est aussi pour ça qu'on le fait.
Et pour vous dire aussi, n'hésitez pas, si jamais ça vous plaît, à venir nous soutenir, parce que c'est toujours la même chose : ce podcast, il est gratuit, mais vous savez que dans ce bas monde, on n'a rien sans rien. Là, le livre que j'ai en face de moi, Jacques Cazo, La Contre-épopée du désert, aux Éditions du Serf, eh bien, par exemple, rien que ça ! Mes livres d'exégèse, pour vous faire ce commentaire, ça me coûte une blinde en fait.
Allez, ce n'est pas comme si je vous en parlais tout le temps, mais on vous met tous les liens, donnez-nous un petit coup de pouce ! Allez, c'est sympa. Après ça, il est temps de parler de nos textes.
Aujourd'hui, nous allons lire Exode 25. Je vais quand même prendre un tout petit instant pour vous parler d'Exode 25, parce que si jamais vous suivez l'ordre d'énancement du texte, là nous avons quitté la partie centrale. Je vous ai dit que la partie centrale, Exode 19 jusqu'à 24, c'était la conclusion, enfin la rédaction, la ratification de l'alliance entre Dieu et le peuple en haut du mont Sinaï, et vous venez d'y avoir droit.
Maintenant, nous entamons une toute nouvelle partie qui va nous emmener jusqu'au chapitre 40. Donc cette fois-ci, ce n'est pas 5 chapitres, ce n'est pas 19 chapitres, c'est carrément. .
. non, c'est juste 15 chapitres, 15 chapitres où il va être question de la fabrication de ce qu'on appelle le tabernacle, la tente de la rencontre. Alors, pour que tout le monde comprenne bien, parce que ces chapitres, vous allez voir, ils se méritent, la question centrale maintenant devient : comment est-ce que Dieu peut habiter au milieu de nous ?
Dieu était en haut du mont Sinaï. Eh bien, maintenant, comment est-ce qu'il peut descendre habiter dans le peuple ? Et la réponse à cette question, ça va être de construire une tente de la rencontre à l'intérieur de laquelle Dieu pourra habiter.
Sauf que souvenez-vous, Dieu, on a dit qu'il est trois fois saint, c'était de la dynamite. Donc, comment est-ce que vous pouvez mettre Dieu, trois fois saint, au milieu d'un peuple de mortels ? Eh bien, pour ça, il va falloir donner pas mal de détails et de prescriptions pour que cette tente de la rencontre fasse le job.
Je vous préviens, ça va être très descriptif. Exode chapitre 25 : Le Seigneur parla à Moïse et dit : "Dis aux fils d'Israël de prélever pour moi une contribution. Vous la recevrez de tout homme dont le cœur y incitera.
Voici la contribution que vous recevrez d'eux : de l'or, de l'argent et du bronze, de la pourpre violette, de la pourpre rouge, du cramoisi éclatant, du lin et du poil de chèvre, des peaux de bélier teintes en rouge, du cuivre fin et du bois d'acacia, de l'huile pour le luminaire, du baume pour l'huile de l'onction et de l'encens aromatique, des pierres de cornaline et des pierres pour orner l'éphod et le pectoral. Ils me feront un sanctuaire et je demeurerai au milieu d'eux. Je vais te montrer le modèle de la demeure et le modèle de tous ces objets.
Vous les reproduirez exactement. On fera une arche en bois d'acacia, de deux coudées et demie de long, sur une coudée et demie de large et une coudée et demie de haut. Tu la plaqueras d'or pur à l'intérieur et à l'extérieur, et tu l'entoureras d'une moulure en or.
Tu couleras quatre anneaux d'or que tu attacheras aux quatre pieds de l'arche, deux anneaux d'un côté, deux anneaux de l'autre. Tu feras des barres en bois d'acacia, tu les plaqueras d'or et tu les introduiras dans les anneaux des côtés de l'arche pour pouvoir la porter. Les barres resteront dans les anneaux de l'arche, elles n'en seront pas retirées.
Tu placeras dans l'arche le témoignage que je te donnerai. Puis tu feras en or pur un couvercle, le propitiatoire, long de deux coudées et demie et large d'une coudée et demie. Ensuite, tu forgeras deux chérubins en or, à placer aux deux extrémités du propitiatoire : fais un chérubin à une extrémité et l'autre chérubin à l'autre extrémité.
Vous ferez donc les chérubins aux deux extrémités du propitiatoire. Les chérubins auront les ailes déployées vers le haut et protégeront le propitiatoire de leurs ailes, ils se feront face, le regard tourné vers le propitiatoire. Tu placeras le propitiatoire sur le dessus de l'arche et dans l'arche, tu placeras le témoignage que je te donnerai.
C'est là que je te laisserai me rencontrer. Je parlerai avec toi d'au-dessus du propitiatoire entre les deux chérubins situés sur l'arche du témoignage. Là, je te donnerai mes ordres pour les fils d'Israël.
Puis tu feras une table en bois d'acacia, longue de deux coudées, large d'une coudée et haute d'une coudée et demie. Tu la plaqueras d'or pur et tu l'entoureras d'une moulure en or. Tu feras des entailles de la largeur d'une main et tu les entoureras d'une moulure en or.
Tu feras quatre anneaux d'or que tu mettras aux quatre angles formés par les quatre pieds. Ces anneaux seront placés près des entailles pour loger les barres servant à porter la table. Tu feras des barres en bois d'acacia et tu les plaqueras d'or.
Elles serviront à porter la table. Tu feras des plats, des gobelets, des aiguières. .
. Et des timbales pour les libations, tu les feras en or pur. Et sur la table, tu placeras face à moi le pain qui m'est destiné perpétuellement.
Puis tu feras un chandelier en or pur. Le chandelier sera forgé, base, tiges, coupes, boutons et fleurs feront corps avec lui. Six branches s'en détacheront sur les côtés : trois d'un côté et trois de l'autre.
Sur une branche, trois coupes en forme d'amande avec boutons et fleurs, et sur une autre branche, trois coupes en forme d'amande avec boutons et fleurs. De même pour les six branches sortant du chandelier, le chandelier lui-même portera quatre coupes en forme d'amande avec boutons et fleurs : un bouton sous les deux premières branches issues du chandelier, un bouton sous les deux suivantes et un bouton sous les deux dernières. Ainsi donc, pour les six branches qui sortent du chandelier, boutons et branches feront corps avec le chandelier, qui sera tout entier forgé d'une seule pièce en or pur.
Ensuite, tu lui feras sept lampes. On allumera les lampes de manière à éclairer l'espace qui est devant lui. Ses pincettes et ses porte-lampes seront en or pur.
Il te faudra un lingot d'or pur pour le chandelier et tous ses accessoires. Regarde et exécute selon le modèle qui t'a été montré sur la montagne. Toujours cette question fondamentale : comment pouvons-nous faire pour que quelqu'un qui est sain, et qui, par sa simple présence, ait un tel mystère, une telle transcendance, une telle pureté, une telle flamme dévorante ?
C'est le buisson ardent, sauf que la flamme du buisson ardent était contenue dans un buisson qui justement ne se consumait pas parce qu'il était pur. Mais il n'y a pas le buisson ardent pour contenir la flamme qui, sinon, risque d'enflammer le monde entier. Donc, la vie de Dieu est pour nous, pauvres mortels, quelque chose à la fois de fascinant et de difficilement gérable, d'où les rites, d'où les prescriptions, d'où cette tente de la rencontre voulue par Dieu.
Dieu dit, verset 8 : « Ils me feront un sanctuaire pour que j'habite au milieu de mon peuple. » Ça, c'est Emmanuel, Dieu au milieu de nous. Ils le feront d'après le modèle que je vais t'indiquer.
Ce que vous diras la lettre aux Hébreux plus tard, ce modèle existait déjà dans le ciel et c'est celui-là que la tente de la rencontre va reproduire sur terre. Vous les reproduirez exactement ce que cela veut dire : « Fais ce que Moïse a vu. » C'est le ciel, et que dans le ciel, il y a Dieu qui habite au milieu de la cour céleste, les anges, ce qu'on appelle un sanctuaire, un temple, et que ce temple, cette cour céleste, voilà ce que nous allons construire sur terre, rien moins que cela.
Et vous notez comment est-ce que Dieu commence tout de suite, parce qu'il y a au cœur du cœur du cœur cette fameuse alliance, l'arche de l'alliance qui vient d'être conclue. Et vous voyez, en fait, c'est amusant : cette arche de l'alliance, elle était faite pour être transportée. C'est un mobilier, mobilier au sens de qui bouge.
Ça reprend toujours cet idéal de Dieu qui veut vivre au milieu de son peuple et qui ne veut pas être cantonné à un simple artifice de sacristie. Vous pouvez déjà voir là une préfiguration de l'Incarnation, Dieu qui se fait homme pour vivre au milieu de nous. D'ailleurs, continuons avec cette arche de l'alliance.
Regardez, sur le couvercle, il y a deux anges. Pour nous, chrétiens, ces deux anges, ils ont une histoire. Ces deux anges, on va les retrouver dans l'évangile selon Saint-Jean, dans le tombeau vide.
Quand Marie Madeleine, le jour de la résurrection, juste après que le Christ soit mort, va aller dans le tombeau vide, que le corps a disparu, et le texte a soin de vous préciser : « Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête et l'autre au pied, à l'endroit où avait reposé le corps de Jésus. » Les deux chérubins dont on vient de parler pour l'arche de l'alliance avec Moïse au mont Sinaï, ce sont ces deux chérubins-là qui étaient dans le tombeau vide, à l'endroit où avait reposé Jésus. Et même, continuons sur l'arche d'alliance.
C'était quoi le boulot, entre guillemets, de ces deux anges ? Ils étaient sur le couvercle en or. Ce couvercle en or de l'alliance porte un nom particulier : on appelle ça le propiciatoire.
Propiciatoire, vous reconnaissez le nom ? Propice. Rendre propice, c'est-à-dire la réconciliation, s'attirer les faveurs.
Et ce qui se passait, c'est que pendant le culte israélite, on versait du sang sur ce couvercle propitiatoire. Les deux anges l'amenaient jusqu'au ciel, à la cour céleste où était Dieu. Et c'est comme ça que Dieu acceptait votre sacrifice et que vous pouviez lui offrir ce que vous aviez de meilleur.
Eh bien, ce propiciatoire, c'est le sang de la croix. C'est exactement ça : le sang de la croix que les anges amènent jusqu'à Dieu pour que nous puissions être pardonnés, réconciliés avec Dieu, et notre dette enlevée. Ce que ça veut dire, c'est que là, ce que Moïse est en train de fabriquer, l'arche de l'alliance contient déjà en germe l'annonce à venir de la mort de Jésus.
C'est exactement ce qu'on va retrouver. Et on en vient vraiment à se demander : mais qu'est-ce que Moïse a vu en haut du mont Sinaï pour qu'il ait de telles intuitions géniales ? Ce qu'il a vu, c'est Dieu, le temple, le corps de Jésus.
Bon, en bonus, dans la pièce juste à côté, deux accessoires célèbres parmi tous les accessoires célèbres : le chandelier en or pur, le chandelier sacré des Juifs, cette branche, vous savez ce qu'on appelle la ménorah, et la table des douze pains de la proposition. Derrière la lumière, c'est l'évangile selon Saint-Jean : un Dieu est lumière qui illumine le monde. Par sa parole et la table des 12 pains de proposition, ça, ça représente symboliquement la présence du peuple à l'intérieur de la tente.
À défaut de pouvoir y être physiquement, les pains les représentent. Il va s'en dire que tous les détails qui vous sont donnés ont tous leur interprétation symbolique. Si on a le temps, on essaiera d'en donner quelques-uns.
Mais là, par exemple, allez, je vous en donne juste un : il y a une fleur d'amandier sur le chandelier. L'amandier, c'est la première fleur qui fleurit au printemps, une fleur que vous retrouverez sur le bâton d'Aaron lorsqu'il refleurira. Hasard, coïncidence ?
Oh, je ne crois pas. Psaume 9b : Pourquoi, Seigneur, es-tu si loin ? Pourquoi te cacher aux jours d'angoisse ?
L'impie, dans son orgueil, poursuit les malheureux, ils se font prendre au ruse qu'il invente. L'impie se glorifie du désir de son âme, l'arrogant blasphème, il brave le Seigneur, plein de suffisance. L'impie ne cherche plus Dieu, n'est rien.
Voilà toute sa ruse : à tout moment, ce qu'il fait réussit. Tes sentences le dominent de très haut. Tous ses adversaires, il les méprise.
Il s'est dit : rien ne peut m'ébranler, je suis pour longtemps à l'abri du malheur. Sa bouche qui maudit et qui profère des violences, sa langue mensonge et blessures. Il se tient à l'affût près des villages, il se cache pour tuer l'innocent de ses yeux.
Il épie le faible, il se cache à l'affût comme un lion dans son fourré. Il se tient à l'affût pour surprendre le pauvre, il attire le pauvre, il le prend dans son filet. Il se baisse, il se tapit et de tout son poids, il tombe sur le faible.
Il dit en lui-même : Dieu oublie, il couvre sa face, jamais il ne verra. Lève-toi, Seigneur Dieu, étends la main, n'oublie pas le pauvre. Pourquoi l'impie brave-t-il le Seigneur en lui disant : viendras-tu me chercher ?
Mais tu as vu, tu regardes le mal et la souffrance, tu t'en prends dans ta main. Sur toi repose le faible, c'est toi qui viens en aide à l'orphelin. Brise les bras de l'impie, du méchant, alors tu chercheras son impiété sans la trouver à tout jamais.
Le Seigneur est roi, les païens ont péri sur sa terre. Tu entends, Seigneur, le désir des pauvres, tu rassures leur cœur, tu les écoutes. Que justice soit rendue à l'orphelin, que justice soit rendue à l'orphelin, qu'il n'y ait plus d'opprimé et que tremble le mortel né de la terre.