vivent heureux avant la fin du monde un podcast de delphine saltel chaque mois des pistes et des idées pour surnager dans la catastrophe écologique la crise économique la crise climatique et tout ce qui remet en cause nos modèles de société point de départ la ville et tous les jours et des paroles s'invente des histoires individuelles des expériences collectives pour nous aider à imaginer des solutions premier épisode pasta chan au coton bio peut-on s'habiller sans polluer aujourd'hui c'est l'ouverture des soldes et j'ai bloqué mon mercredi après-midi pour la première démarque je sais c'est pas bien glorieux
mais la mode des tendances le look ça me préoccupe beaucoup depuis toujours trop en fait tu veux si je m'assois à côté d'une fille dans le métro je repère en moins d'une seconde si son sac est un vanessa bruno au bureau je passe mon temps à faire la police du style j'ai des avis définitif sur la coupe des jeans et en gros j'ai pas calculer mais j'ai bien du passé un quart de ma vie à me regarder dans la glace et un jean lui il est trop petit ouais ça fait pas mal quand un deux
trois quatre alors aujourd'hui à presque 45 ans quand même j'essaye de faire des efforts mais cet éternel obsession du style toutes ces angoisses de fashion victim franchement c'est pas si facile de s'en libérer et de palets refiler à mes deux filles de 8 et 10 ans on va où on va hasard à pauline vivons heureux avant la fin du monde réalisé par arnaud forest et produit par arte radio [Musique] heureusement depuis quelques temps quelque chose a changé je suis là dans le grand art à côté de chez moi avec les filles qui veulent en jean
à paillettes et en fait je me sens pas bien le coeur n'y est plus je ressens une sorte de malaise diffus un mélange de déprime et d'écoeurement parce que je ne vis pas dans un caisson je sais que tout ça c'est pas terrible j'en ai entendu parler de ce qu'on appelle la fast fashion c'est de la mode rapide littéralement la sociologue majdouline sbai a grandi à roubaix au pays de la redoute et des anciennes filatures elle travaille sur l'industrie de la mode ont produit toujours plus enfin toujours plus on consomme toujours plus on jette toujours
plus mais aujourd'hui on produit un volume de vêtements qui est complètement déconnecté avec nos besoins réels en habillement on est sur 140 milliards de vêtements produits en 2014 et on va aller vers le triplement là on doit y être arrivé depuis les années il la fin des années 90 début des années 2000 sont nés des modèles où chaque semaine vous vont trouver des nouvelles collections en magasin 40000 modèles par an chez aha par exemple ça crée sans cesse de la désirabilité on désire toujours quelques chaque jour maintenant c'est toutes les minutes tout est le matin
j'ai envie d'un pantalon rouge et le soir j'aurai envie d'un pull gris et du coup ça s'accélère ça s'accélère pas ce que fait à tous les moments il faut stimuler l'envi pour les consommatrices d'acheter [Musique] puis enfin les soldes permanentes les ventes privées etc condé coton des cotons décote on produit du coût des vêtements aussi parce qu en prévision de ces décotes donc on est dans cette course folle et la fast fashion c'est ça cette frénésie on peut pas continuer à accroître la production de tous en l'occurrence à des produits de mode et habillement dans
un monde où les ressources sont finis alors ce coup ci on repart sans rien acheter j'ai résisté les filles sont frustrés mais on rentre à la maison les mains vides deux trois quatre en arrivant je décide de regarder les choses en face alors je prends le j'ouvre mon placard et je compte 9 jean 12 pull 4 jupe 11 the miz et je parle même pas des robes et des petits au ca des gueules de partout pour une fois je m'oblige à lire ce qui a marqué sur les étiquettes alors ça c'est 100% coton ensuite j'ai
indigne lee 85 5% de coton 13 % polyester 1,5 pour cent d'élasthanne vient de là mon malaise s'est fait au bangladesh made in bangladesh de toutes ces choses que je sais plus où moins sur l'industrie textile que j'ai déjà lu ou vu passer dans des reportages pareil dans ses 98 % de co2 que je passe mon temps à essayer d'oublier polyurie est poli hurricane parce qu'elle me dérange et ça fait des années que ça dure made in macao que je me raconte des trucs uniqlo alors là c'est carrément made in china 100% coton alors oui
ça fait petit scrupules de bourgeoise mais au fond de ma penderie ya peut-être plus à découvrir que juste mes angoisses de privilégier en quête de sens des choses qui concerne tout le monde par exemple coton moi ça m'a toujours arrangé de penser que c'était une fibre naturelle et que donc ça pouvait pas être tout à fait mauvais s'est passé pas anodin si vous pensez ça qui essaie de vous faire croire que le coton c'est pire que le polyester je mets mes jeans dans un sac plastique et je les amène à julia fort elle a une
formation d'ingénieur et à même pas 30 ans elle a créé une marque de vêtements durable qui s'appelle l'oms je voudrais qu'elle m'explique ce à quoi je dois faire attention sur les étiquettes si je veux essayer d'acheter des vêtements qui n'abîme pas l'environnement s'ils voulaient le coton là le problème c'est un problème l'agriculture c'est à dire le gros problème de la culture ces usages de pesticides globalement la moitié d'un insecte ont disparu en 30 ans à cause de l' usage intensif de pesticides on y pense beaucoup pour l'agroalimentaire parce que ç'a un impact pour notre santé
mais le coton ces 25 % d'utilisation de pesticides donc c'est la cata alors que le polyester le gros problème c'est que c'est un dérivé du pétrole donc c'est que ça consomme effectivement eu pétrole ça nous rend dépendant de la pétrochimie et qu'ensuite c'est pas biodégradables donc ça laisse une position dans la nature mais donc c'est pas du tout les mêmes choses qu'on regarde quand on parle d'impact environnemental il annonça la perte de la biodiversité ce qui est catastrophique l'autre c'est consommation de pétrole gaz à effet de serre qui est catastrophique aussi donc il y en
a pas un qui est mieux ou moins bien chaque matière à ses travers et vraiment sauf quelques trucs un peu marginaux jean moulin fait en france bio francs oui c'est pas mal on a du mal à lui fin c'est pas une matière énormément utilisé quoi en fait quand vous montrez ça c'est que vous voyez pas ce qui va pas vous montrer un produit individuellement et vous me dites est ce que ce produit ça va vous faites vous me parler d'éco conception de vêtements c'est à dire que est-ce que est-ce qu'il a utilisé beaucoup d'eau est-ce
que la matière elle a été bien produite est ce que la teinture l éco responsable de parler d'éco conception qui est un problème de l'industrie textile oui bah alors peut-être que ce jean ba il est rapide à beaucoup de coton 90% de coton donc c'est mieux que s'il y avait du polyester ce qu'il faut savoir c'est que sur l'éco-conception vous en tant que consommateur vous ne pourrez jamais savoir vous ne pouvez jamais savoir si c'est mieux le coton de telles marques ou le polyester recyclé de telle autre marque pendant que consommateur vous arriverez pas mais
en fait le vrai problème c'est le nombre de jeans que vous achetez c'est les volumes quoi c'est notre besoin de renouveler en permanence des vêtements c'est besoin d'acheter en permanence des choses dont on n'a pas besoin c'est de l'avoir à la facilité à acheter à jeter c'est tout ça quoi et c'est sa x toutes les personnes qui le font comme nous et c'est sa x tous les pays en développement qui n'attendent qu'une chose c'est d'avoir de calquer à leur comportement sur les nôtres cp c'est pas grave on fait de faire des fringues ce qui est
grave c'est quand ça commence à devenir dans des proportions tellement importante qu'elle m notre avenir en péril c'est que notre envie d'avoir des fringues neuf fois et remettront en jeu l'avenir de nos enfants et même de nous un autre confort actuel notre niveau de consommation actuelle nous sommes en danger c'est ça qui est catastrophique après l'entretien je rentre à pied en réfléchissant à ce que vient expliqué julia fort franchement elle m'a convaincu consommer moins la frugalité se mettre en cohérence ça me soulagerait beaucoup j'en suis sûr et puis un passage clouté je remarque une fille
qui traverse en face de moi elle a un jean extra large qui montent haut à la taille super job je fais pas attention tout de suite mais deux minutes plus tard je m'aperçois que je suis en train de me demander si ça m'irait bien aussi cette coupe de jean un peu années 80 et si je ferais pas mieux d'arrêter mais slim deux quadragénaires le dino large comme ça le plus j'y crois pas en fait je viens de pousser la porte d'un de comptoir des cotonniers quand même qu'est ce qui se passe c'est moi qui bug
ou quoi je continue d'avoir envie de faire ce qui me dégoûte c'est dans ma tête ou c'est pour tout le monde pareil c'est cette contradiction entre la conscience qu'on a du caractère polluant de certains produits de certaines industries et le fait qu'on continue à l'utiliser moi c'est ça que je trouve absolument fascinant dans le comportement humain j'en discute avec un neuroscientifique sébastien bauler il a écrit un livre qui s'appelle le bug humain du coup il comprend tout de suite d'où vient mon problème qu'est ce qu'il ya de si contradictoires et pendant qu'il suit neuroscientifique évidemment
le réflexe c'est d'aller voir dans le cerveau comment ça se passe et quand on regarde comment fonctionne le cerveau humain moi quelque chose de très intéressant c'est à dire que vous avez d'un côté la partie intelligente de notre cerveau qui la partie extérieure c'est à cet aspect un peu plus et du cerveau qu'on voit sur toutes les images aujourd'hui qui sont quand même assez popularisé qui s'appelle le cortex cérébral le camp tac cérébrale est capable de prendre conscience de ce qui arrive quand même de verbaliser de créer aussi des choses incroyables des appareils et des
smartphones l'industrie textile par exemple c'est un produit de notre cortex cérébral et le cortex cérébral il est intelligent il comprend ce qui se passe il sait par exemple que dans 50 ans on va de vivre avec le climat probablement de l'australie ce même dans 30 ans mais ce contexte cérébrale c'est pas lui finalement qui nous donne nos envies nos désirs le plaisir qu'on a aussi à faire certaines choses le plaisir le désir l'envi l'émotion c'est ça vient d'une autre partie de notre cerveau qui est plus ancienne il faut voir que le cerveau il a évolué
sur des millions d'années le cortex cérébral qui d'intelligent est arrivé au cours des 200 derniers milliers d'années ça paraît long mais en fait c'est petit à l'échelle de l'évolution de l'humanité par contre la partie du cerveau qui nous dit nos désirs est beaucoup plus ancienne est apparu déjà il ya des millions d'années s'appelle le striatum et se strient atom lui ni nous nous pousse à faire certaines choses en nous récompensant avec une molécule qui donne du plaisir qui s'appelle la dopamine et il nous donne cette dopamine quand on fait des choses simples qui sont passés
manger c'est se reproduire c'est à tirer du prestige du statut social c'est faire le moins d'effort possible et c'est acquérir de l'information si les motivations primitif de l'être humain et il se trouve que ses motivations et sont essentielles à la vie comme ça tout de suite je vois pas bien en quoi acheter un jean de plus relève d'un besoin essentiel de l'humanité certes je me trouve plutôt bien stylé là dans ma cabine d'essayage avec ce jeans boyfriend donc et je veux bien croire que c'est mon striatum qui me décharge un shoot de dopamine mais franchement
qu'est ce que ça à voir exactement avec la survie de l'espèce eh bien il faut penser à l'échelle de nos ancêtres du paléolithique des hommes préhistoriques il ya un million d'années quand vous aviez du statut du prestige eh bien vous avez accès plus facilement à de la nourriture ou à des partenaires sexuels donc être recherche de statut et de prestige c'est récompenser par notre cerveau primitif pour cette raison là parce que ça a été pendant des millions d'années un avantage en termes de survie d'accord donc c'est darwin au comptoir des cotonniers si j'en ai tellement
envie de ce nouveau jean c'est pour me faire repérer par des géniteurs potentiel et pouvoir ainsi transmettre son matériel génétique aux générations futures et d'un côté ça m'arrange je ne suis pas une infâme greluche parisienne mais une homo sapiens femelle téléguidé par ses neurones alors aujourd'hui c'est plus forcément une question de survie d'avoir dû précipiter ou du statut social mais les réseaux cérébraux qui sont mis en place sur des millions d'années ne peuvent pas changer aussi donc il continue à fonctionner comme ça par exemple on fait des expériences des hommes à qui ont montré des
photos de voitures de sport on voit qu'à ce moment là la salle les voitures de sport est associé à une image positive qui renvoyait par l'homme vis-à-vis de ses rivaux éventuel un l'image du jeune cadre dynamique dans son coupé ou dans sa décapotable et qu'on voit à ce moment là cette partie du cerveau qui s'allument qui relâche de la dopamine qui donne du plaisir donc ça c'est quelque chose qui fait qu'on va rechercher des signes qui sont associés à de la valorisation sociale donc ça peut être des voitures aujourd'hui balayé suivez le la grande force
des suv c'était on n'est plus au plus puissant que les autres si vous regardez les publicités pour les automobiles le grand argument c'est il ya toujours une option de plus ce radar de recul toit ouvrant le machin et c'est une invention géniale des constructeurs c'est que quand vous rajoutez des options il ya toujours l'espoir de même si le voisin à la dernière moi je peux encore avoir une option de plus c'est comme ça qu'on a réussi à relancer même la vente d'automobiles déjà dès les années 20 quand sa menace est s'engorger si en imaginant le
marketing social c'est à dire vous êtes peut-être une voiture mais pour être mieux que le voisin il en faut une deuxième et puis il ya évidemment toute l'industrie du luxe du vêtement de la mode ce qu'on va chercher en allant faire les soldes c'est un nouvel habit quelque chose encore toujours plus fashion toujours plus trendy pour être dans le coup pour pour être rassuré quelque part sur sa propre valeur et ça va titiller toujours ses neurones eux font de notre striatum notre cerveau primitif qui vont nous donner de la dopamine et je pense que sur
le plan vestimentaire ça fonctionne vraiment de manière comparative tu aurais été surpris d'entendre des femmes ne pas supporter l'idée de tomber en soirée sur une autre femme qui porte le mail la même robe c'est comme si c'était une forme de destitution de l'identité vivent heureux avant la fin du monde adultes survie c'est moins bien ouais donc été ouais ce moment tu lâches ouais c'est fall en fait ce qui est beau c'est quand ça ressort oui ok ce truc d'acheter des vêtements en permanence de toujours être en train de s'apprêter de start 1 ne jamais se
sentir belle et de toujours être à la recherche de quelque chose de combler aussi toutes nos dépression par la consommation enfin effectivement c'est une pression qui s'exerce particulièrement sur les femmes parce qu'on n'a pas d'uniforme en fait un mec qui est tous les jours en costard cravate qui le l'uniforme du bureau ou en jeans bleu tu charges n'ya pas de problème il peut il peut l'être comme ça tous les jours donc il ya un truc oui on a en donnant donnant la mode aux femmes où il aura aussi imposé de devoir être créative ne pas
s'habiller tout le temps pareil il faut qu'elle soit style est aussi fin évidemment que c'est beaucoup plus dur pour les femmes parce qu'aussi c'est les femmes qui ont été d'abord tard guetté par cette industrie textile c'est elle qu'on cible quand on quand on renouvelle en permanence les collections celle possible dans les défilés etc la peur d'être mal habillés en permanence c'est trop dur en fait c'est une charge lente alors et je suis bien d'accord avec julia fort tout ce temps ce fric cette prise de tête juste pour rester dans le circuit de la compétition féminine
mais comment je peux briser les chaînes de victimes de la mode si c'est mon striatum qui décide comment craquer le système si en fait je suis programmé biologiquement pour le shopping alors il ya quelque chose qui se rajoute ce problème là c'est que ce système dopamine de notre cerveau primitif il a une caractéristique c'est qu'il a tendance à se lasser et vous n'avez plus de plaisir à avoir simplement les produits que vous aviez depuis plusieurs mois le seul moyen de relancer la production de dopamine dans le cerveau profond c'est d'augmenter les doses c'est d'aller chercher
un nouveau produit plus récents si possible plus cher si possible plus désirés mais ça c'est quelque chose qui est permis en fait tu parles espèce de délire complètement irréel que produit la société de pléthore c'est à dire que les ateliers produisent une variété d'objets de mode ou vestimentaire qui correspond pas du tout à la réalité de ce qu'ont pu connaître nos ancêtres pendant des milliers d'années vous pouvez passer votre vie à m un nouvel habit tous les jours ce qui est pas du tout normal pour notre cerveau au départ n'a jamais été habitué à ça
pendant des milliers d'années donc notre notre système du plaisir de la motivation devient fou par rapport à ça il sait pas s'arrêter il n'a jamais été programmé pour se limiter c'est ça aussi qu'il faut savoir parce que pendant les millions d'années où nos ancêtres ont écumé la savane du paléolithique la réalité de notre vie c'était un monde de rareté qu'elle soit sur le plan de l'alimentation ce soit sur le plan de m des rapports sexuels repas des rapports sexuels avec des centaines de personnes au devis quand vous étiez dans un groupe de 20 ou 30
personnes dans la savane voulait pas non plus vous achetez tous les jours une nouvelle peau d'ours parce que déjà quand vous en avez une vous avez intérêt à l'égard d'un moment vous risquiez votre vie à vouloir l'obtenir donc notre striatum lui il a été programmé pour prendre tout ce qui pourrait pas ce que tu as raison ce qu'ils pouvaient trouver c'était de toute façon limité par la réalité des ressources naturelles à disposition donc ai jamais eu de frein sur notre désir de libérer la dopamine mais ce qui s'est passé ensuite le drame c'est que notre
cortex cérébral qui s'est développée à donner des civilisations qui sont développés de la coopération l'invention de la technologie sur le plan agricole l'augmentation des rendements par l'agriculture industrialisée sur le plan du textile l'augmentation des rendements de la diversité des habits par la production industrielle et face à cette offre industrielle proposé par notre cortex cérébral qui est le dernier venu sur la scène de l'évolution est bien autre striatum très ancien qui lui a toujours été en demande sans limite il ne sait pas se limiter donc vous arrivez dans une ville où vous avez des échoppes alignés
sur les centaines de mètres on vous dit que c'est pas cher pour pas résisté si vous avez un peu des ressources financières un crédit sur la tête haute ce qu'adobe l'idée peut pas résister je savais pas que c'était aussi flippant les neurosciences maintenant quand je regarde les gens qui ressortent du hm avec leurs sacs remplis à ras bord j'ai envie de les réveiller de leur dire notre cerveau est câblé pour aller dans le mur tout va exploser à cause d'une poignée de neurones à dopamine caché au fond de notre cerveau on est pris dans un
piège qu'on a construit nous mêmes c'est à dire que on s'est doté d'un système économique politique et financier le système capitaliste réa logique de croissance produire toujours plus consommer toujours plus c'est exactement comme ça que fonctionnent les neurones à dopamine de notre striatum donc le capitalisme il ya la formule parfaite pour répondre dizaine d'inscrits atom et puis ça a marché mais ça marche et quoi pendant pas plus d'un siècle on voit déjà la fin donc il faut vite se changer de structure de référence dans notre cerveau on a 15 des trucs comme ça et qu'ils
jouent leur jeu aucune marque invite à consommer moi savoir aucune marque vous dit il faut que vous arrêtez d'acheter vêtements toutes les marques tout ce qu'elle veut c'est de vous dire c'est n'y a pas de problème vous pouvez continuer à acheter autant de vêtements parce que ils sont en coton bio ou le sac on utilise dans kraft ou nos étiquettes sont recyclés en fait ce qu'ils essaient de faire c'est de vous rassurer parce que au fond de vous vous avez envie de croire au mythe de la technologie qui va nous sauver vous avez trop envie
que est quelque chose qui marche qu'il y ait des inventeurs géniaux qui ai trouvé une technologie qui nous permettent de maintenir exactement ce niveau de vie de consommation tout en réduisant notre impact environnemental ca c'est sur ça que les gens à table quand ils vous disent tee shirt en coton bio t-shirt en lieu celle vêtements durable certifiée sais pas quoi c'est sur ça que je joue le tout le comte chose tous les djeunes live tous les ca durable et c'est ça qui veulent en fait c'est que vous continuez à acheter parce qu'en fait tout ça
c'est des stratégies pouvoir calmer votre école que c'était [Musique] ils semblent ils sentent bien que il faut aller là quoi parce qu'ils savent que c'est là dessus qu'ils veulent qu'ils vont se faire attaquer c'est une stratégie de défense après ça veut pas dire qu'il ya pas d actions qui sont faites les gens qui bossent dans ses bottes là ils sont pas et que nous quand ils doivent se dire enfin j'ai envie de faire quelque chose ça me fait bander de bosser pour une boîte qui fait rien donc je vais essayer de mettre en place des
choses pour améliorer du coup l'efficience écologique en fait dans ma boîte aucune de ces personnes n'a la force de faire transiter vers un modèle où elles n'ont pas besoin de produire plus en permanence personne ne fait ça et pourtant il y en a des fashion pacte et des autres alliances entre convient textile pour rendre le monde meilleur personne ne dit jamais il faut produire moins la question c'est comment vous en tant qu'être humain complet vous pouvez résister c'est certainement pas uniquement à part avec cette zone cérébrale profonde mais c'est avec d'autres parties de votre cerveau
d'autres ressources mentales qu'il faut apprendre à mobiliser et ça va être la clé c'est à dire qu'aujourd'hui c'est parti le contrôle de soi qui réside notamment dans l'avant de notre cerveau la partie antérieure du cortex cérébral sont sous-exploitées on a plutôt vécu depuis 50 ans avec l'idée qu'il fallait pas s'embêter à se contrôler et jouir sans entraves ça a quand même été la grande de visu 20e deuxième partie du 20e siècle et là il va falloir vraiment fait six mètres va falloir faire quelque chose pour réapprendre la limite l'autolimitation aux grands maux les grands moyens
ça me consterne ce que je suis en train de comprendre alors je me tourner directement vers des solutions radicales peut-être un peu trop même on replie et on mesure à chaque coup on met des épaves un soir je me retrouve un cours de couture dans un lieu associatif près de la gare de l'est à paris je suis en train de couper les derniers films pour fermer la coulisse du short pour lequel on a mis un élastique on y apprend à fabriquer ses vêtements à partir de chutes de tissus récupérés par un collectif anti gaspi j'avais
pris cette habitude c'est vraiment devenu une espèce de passe temps d'acheter des vêtements tout le temps j'ai acheté un nouveau vêtement par semaine quasiment et c'est pas possible de craquer tout le temps comme ça d'où l'idée que éventuellement avec la couture ça pourrait me permettre d'avoir plus de plaisir à me billet parce que c'est moi qui les fais et d'en faire moins parce que ça prend tellement de temps donc si vous prenez la largeur du pied presseur l'aiguillé décalé à gauche son repli et on mesure à chaque ou non mais d'aisé pas comme ça ça
retombe au niveau du surge la recontre pour pas au fur et à mesure élargie au reste on a fait pour la coulisse on prend une petite règle vous placez votre index ici assez vite je comprends que je ne réglerait pas grand chose de mon est courante y était en confectionnant un short de pyjamas en rideau d'ameublement comment je vais faire pour trouver une position cohérente quelque part entre l'aveuglément et la trique aux thérapies je suis un peu perdu je me console en cuisinant des dalles aux lentilles je cherche des solutions f les bleues [Musique] on
parle d'une femme qui récemment a complètement changé son rapport aux vêtements elle vit à montreuil une commune à l'est de paris avec une forte concentration de poubelle à compost et d'intermittents du spectacle anne et monteuse dans le cinéma documentaire elle a une jolie maison dans une petite copropriété avec jardin partagé elle m'offre un thé vert et m'expliquer comment elle fait maintenant avec les habits mais je n'achète plus rien en magasin en fait ma décision ça a été de ne plus consommer de vêtements neufs donc de plus faire les magasins de ne pas faire les soldes
même si a vraiment c'est une super affaire de ne plus avoir d'impact environnemental sur la production de vêtements j'achetais très régulièrement des habits j'ai toujours bien aimé mais ça paie et puis petit à petit en fait je pense quand tu as conscience écologique elle commence à vraiment s'installer eh bien il ya un jour où je me suis dit en fait stop à partir du moment où tu penses que tu as besoin d'un truc qui en fait juste tu as servi ben ça marche plus en fait je vis sur les ressources se poser avec ce quota
est juste te dire mais qu'est ce que l'on fait quoi ce sweat là il est il est tout gris les moches va je vais rajouter un petit détail un petit patch malgré cette baisse que je porte bon ben voilà il ya un trou dans le dos j'ai rajouté un patch et c'est réglé quoi et puis s'ils t'ont fait rien battu fils le filet ou leurs ventes selon l'état selon ce que je peux en tirer quand je revends je revends bas sur les plateformes digitales de seconde main ce que je vends ça me fait une cagnotte
pour pouvoir acheter donc ça mais nuit aussi mon compte vintage et 16 euros il ya une paire de baskets là que je veux qu'ils à 18 j'ai vendu tout à l'heure une petite robe à 6 euros je vois mes parents en disant je ne m'achète plus de vêtements neufs je n'ai pas renoncé à avoir du style juste tu essaies de te dire j'essaie de le faire un peu moins dégueulasse après on verra quand quand toute la seconde main sera écoulé tu vois je pense pas que c'est pour tous siècle moi j'ai toujours eu un côté
c'est le dernier qui a parlé qui a raison donc je me crée un compte sur vintage j'essaye de revendre à pull à rayures assez immonde qu'on m'a offert à noël 10 euros personne n'en veut je passe ma soirée à scrollé sur des milliers de photos de placards plus ou moins de glauque et mal éclairé et finit par acheter une paire de baskets à jessica 76 de la roche sur yon 45 euros livré deux jours plus tard dans un gros emballages plastiques par un transporteur routier qui doit pas rouler au bioéthanol mais bon c'est de la
seconde le vintage en ligne je sens que ça va pas le faire non plus à quoi ça sert tout ça franchement je sais plus très bien aujourd'hui on parle de de réduire les émissions de gaz à effet de serre de réduire l'impact environnemental mais ce qui dans le fond nous ne préservera pas du tout des répercussions qu'il qui vont arriver parce que en fait même si on arrêtait complètement nos émissions de gaz à effet de serre le réchauffement se poursuivrait donc la question de l'espoir faut la voir un petit peu différemment je pense que l'être
humain une capacité à supporter des conditions de vie très difficiles quand il ya du sens en tout cas l'impression d'agir d'une façon qui n'est pas absurde problème c'est de pas avoir du sens tout seul dans son coin il ya peut-être un moment où ces recherches de sens peuvent se rencontrer se fédérer je crois que l'espoir s'il est quelque part et dans cette direction là c'est à dire que le besoin de signification peut vraiment soulever des montagnes peut être plus que juste le besoin de d'éthique personnelle ouais j'ai mon compost ouais je n'achète rien 9 à
bayel festival de la permaculture ce week-end à montreuil et tu vois bon bah tu peux ne peuvent rien acheter avec ton argent parce qu'en fait il ya la pêche qui est la monnaie locale ouais et alors mais qu'est ce tu fais toi si tu le fais pas tu vois il quand même pas mal de gens qui n'ont rien à et c'est pour ça que quand on dit oui les bourses comme une position de bobo web a peut-être parce que le bobo est la plus le temps de penser que celui qui est sans cesse dans la
survie bonsoir on cherchait un tissu en panthère anti à une robe que vous avez demandé de transformer en mine de rien je suis en train de la faire ma révolution des petits gestes voilà c'est ça je voudrais bien que ça dure et même que ce ne soit qu'un premier pas mais je me demande comment aller plus loin et m'obliger à continuer dans le bon sens à la bibliothèque je tombe sur le livre d'un historien jean baptiste fressoz ça s'appelle l'apocalypse joyeuse alors forcément ça me parle c'est très bien évidemment de prenez une forme de réduction
des consommations individuelles ou de de consommation éthique le danger de ce discours là c'est que ça crée des nouveaux marchés sur la fringue éthique etc mais qui en fait réduisent à la marge les problèmes et ne change pas grand chose et surtout ça donne l'impression que c'est une affaire de consommateurs uniquement donc une affaire individuelle et de et de consommateurs alors qu'en fait c'est principalement une affaire de mode de production et d'agir sur les industriels très fortement d'agir sur la façon mon produit sur la quantité dont on produit et la façon disons d'agir par la
norme par l'administration par là par la politique par la réglementation par le rationnement pourquoi pas et ce serait beaucoup beaucoup plus efficace cette idée que agir comme ça sur les entrepreneurs et le monde de la production c'est utopique c'est utopique seulement dans un cadre complètement formaté par le néolibéralisme en fait mais dès qu'on sort des années 20 avant les années 80 il y avait rien de choquant à dire qu'on allait rationner une partie de la production oui on va pas pouvoir vivre avec le même confort on peut pas consommer autant que ce qu'on l'a fait
jusqu'à présent si j'ai déjà 15 dinan fait dans mes placards non saharien vraiment si on rationne pas on voit ce qui va se passer en fait c'est un rationnement par les prix en fait à cause de la taxe ce qui arrête on consomme et ça ce sont d'abord les pauvres et les pour pour quelqu'un qui a beaucoup d'argent qu'il ya une taxe tu n'es pas un énorme problème en fait c'est pour ça que le rationnement a des vertus démocratiques importantes en fait alors dans le textile j'ai aucune idée de la façon dont ça peut façon
ça peut s'implanter j'ai pas du tout réfléchi à la question mais par contre pour le transport aérien se serait très simple puisqu'on était l'une des fichiers traquer dès qu'on prend l'avion il y aura aucune difficulté à imaginer un certain nombre de kilomètres limite par personne par an ce serait pas très compliqué pourquoi c'est à nous individuellement de prendre cette responsabilité là de militer de doit respecter avec les gens alors que ça devrait être ça devrait être un pouvoir politique quoi qu'est-ce que ça ne pouvoir en tant que consommateur sur les vêtements ou essaient de consommer
moins et c'est pas de choisir le dire mais c'est de savoir pour qui on vote quoi pour qui on va voter qui va mettre en place par les politiques dissuasives pour que les marques produisent autant et aussi mauvaise collection voter c'est beaucoup plus fort que de lire les étiquettes [Musique] voter je le fais déjà alors bon je vais peut-être pas me transformer là tout de suite en activiste mais maintenant que j'ai appris tout ça quand je regarde les vitrines je me sens un peu libéré et plus curieuse aussi bizarre un monde avec moins de fringues
je sais pas si ça peut nous sauver mais je suis sûr que ça aura plus d'alluré à suivre sur arte radio.com vivons heureux avant la fin du monde est un podcast produits chaque mois par arte radio vous pouvez l'écouter sur son site arte radio.com son appli gratuite soundcloud deezer ou votre plateforme d'écouté préféré commenter partager abonnez-vous aux podcasts et mettez lui des étoiles pour soutenir les missions et la planète