Pour ceux qui s'ennuient, vous pouvez rejoindre le club défi. À l'origine, je n'ai jamais vu le club aussi actif qu'en cette période de confinement. Déjà, moi, j'organise deux fois plus de réunions le mardi soir et le vendredi soir.
On a des fils au jean qui en organisent quasiment tous les soirs de la semaine. C'est très actif en ce moment, et j'en suis ravi. C'est un bon moment pour nous rejoindre et passer ensemble cette période de confinement.
En ce moment, on est dans une forme d'hypervigilance. On est tous dans un état anxieux, plus anxieux d'habitude, même chez les plus sereins. Tout le monde avait repris quelques points d'anxiété.
On a tous eu ces pics de peur quand on a regardé des informations anxiogènes sur Internet. La question, c'est de savoir comment est-ce qu'on peut gérer cette anxiété et dans quelle mesure cette sensation de peur devient mauvaise pour l'organisme, et dans quelle mesure elle est bonne pour l'organisme. Les émotions, c'est quelque chose de normal ; les émotions, c'est quelque chose de sain.
Elles ont été sélectionnées par l'évolution pendant des années parce qu'elles servent une fonction adaptative. Chacune des six émotions primaires, y compris la peur, sert une fonction adaptative, que ce soit nous protéger de certains stimuli, nous permettre de nous réunir socialement, de passer à l'action, ou même de nous reproduire et de courir après le sexe. C'est une bonne chose, c'est ce qui a permis à nos ancêtres de survivre et de se reproduire, et c'est ce qui nous permettra, à nous aussi, de survivre et de nous reproduire.
Ces émotions sont nos amis ; il faut savoir les écouter, mais il ne faut pas se laisser diriger par les émotions. Vous savez, on dit souvent que l'argent est un bon esclave, mais un très mauvais maître. On peut dire la même chose des émotions.
Les émotions sont de bons esclaves, mais de très mauvais maîtres. Les émotions ne doivent pas diriger. Elles peuvent conseiller le roi, mais ne pas devenir un tyran.
Il y a une loi en psychologie qu'on appelle la loi de Yerkes-Dodson, qui établit une relation curvilinéaire entre le stress et la performance. Plus précisément, il faudrait dire l'activation physiologique, c'est-à-dire l'état d'éveil corporel. Donc, par exemple, quand vous avez votre cœur qui accélère, le rythme cardiaque ou la respiration qui s'accélèrent, vos pupilles qui se dilatent, enfin tout ce qui permet à notre organisme de passer à l'action.
Plus cette activation physiologique augmente, plus vous préparez votre organisme à l'action. Physiquement, vous êtes prêt, physiquement, à lutter ou à fuir. Plus vous êtes aussi préconisé, vivement l'efficience cognitive augmente à mesure que l'activation physiologique augmente.
C'est quoi, la déficience cognitive ? Vos capacités de mémorisation augmentent, votre capacité de concentration, votre capacité à prendre des décisions, à planifier l'avenir. Et toutes ces choses-là augmentent.
Le problème, c'est qu'il y a un moment où, au-delà, lorsque l'on augmente l'activation physiologique, la performance diminue. D'accord ? C'est pour ça qu'on parle de courbes curvilignes.
Comme un humain, sans stress, sans aucune activation physiologique, vous êtes une larve, une grosse larve qui reste chez vous, inerte, dans son lit, à ne rien faire. Mais avec trop de stress, vous êtes paralysé et donc vous ne faites pas plus de choses, évidemment. Ce qui se passe, c'est que quand il y a trop de stress, quand la pression du stress est trop importante sur le long terme, cela s'appelle du stress chronique.
Or, autant le stress aigu n'est pas néfaste, pas du tout mauvais pour la santé, autant le stress chronique peut détruire à petit feu votre organisme, vous fatiguer, baisser vos capacités cognitives et surtout, plus particulièrement, ce qui nous intéresse ici, vous faire baisser vos défenses immunitaires par l'action de la cortisone. La question à se poser alors, maintenant, connaissant cette corrélation curvilinéaire, c'est : quel est le seuil d'activation physiologique au-delà duquel un excès de stress ne ferait que mettre mon corps en danger ? Quel est le seuil au-delà duquel vous perdez en efficacité sur la performance ?
Il faut rester vigilant sur les informations. On ne peut pas faire l'autruche et se fermer les yeux, mais il faut aussi savoir couper les informations. Il faut aussi savoir à quel moment ces informations-là ont un impact qui devient trop important ; le coût devient trop important sur mon corps par rapport aux bénéfices que je peux en tirer derrière.
Pour répondre à cette question, je vais tout simplement référer au rôle joué par le système nerveux sympathique. On revient à la base : c'est quoi l'utilité du système nerveux sympathique ? Le système nerveux sympathique, c'est ce qui vous permet de préparer tout votre organisme à l'action lorsqu'il a reçu un signal d'alarme, c'est-à-dire lorsqu'il y a eu un danger dans l'environnement, qui nécessite de votre part une réaction de fuite ou de combat, un "fight or flight" en anglais.
Donc, c'est tout ce qu'on a vu plus haut à savoir : l'accélération du rythme cardiaque, la respiration qui s'accélère, la transpiration. Vous êtes prêt à entrer en action et c'est à ça que sert le système nerveux sympathique. Et la peur qui en découle, c'est uniquement pour passer à l'action.
L'activation du système nerveux sympathique prépare l'organisme à l'action. Elle est faite pour être immédiatement traduite en action. Et ça, c'est la phrase clé : cette activation physiologique doit être traduite en actions.
Ce qui est mauvais pour le corps, c'est de s'installer dans son canapé le soir à 20 heures, à l'heure du JT, de s'installer confortablement dans son canapé et de regarder des informations anxiogènes. On ne fait rien derrière, on est dans une posture passive, et c'est ça le problème : c'est d'adopter une posture passive lorsque notre organisme se prépare à la guerre, entre guillemets. Lorsque le signal d'alarme est tiré dans tout le corps, le système sympathique est en plein fonctionnement, et nous, qui sommes là, installés tranquillement, il y a une contradiction, et c'est ça qui est mauvais, encore une fois, pour l'organisme.
Donc je pense que lorsque l'on reçoit ces informations de ces médias, il faut le faire, mais il faut avoir une attitude active. Il faut avoir une posture active et non pas passive, c'est le meilleur moyen, sinon, d'installer un stress chronique dangereux. Alors, c'est quoi adopter une posture active ?
Cette information est-elle utile ? Et cela, quel est le but ? Est-ce que je vais derrière pour voir la transformer en action ?
Est-ce que je vais pouvoir la transformer en réflexion ? Est-ce que cette information-là est nouvelle, ou est-ce que ça fait quinze fois que je la lis dans quinze médias différents ? Des fois, on a une même information qui va être répétée par 10-15 médias différents, alors qu'au fond, le message est toujours le même, juste formulé différemment.
Croyez-moi, si on tombe là-dedans, à regarder quinze médias pour reformuler la même information, ça s'appelle de la rumination : on ne fait que ruminer sur une information, et ça ne nous avance pas dans la résolution du problème, dans le fait de trouver une solution, dans le fait d'essayer de mettre de l'ordre dans le chaos, dans le fait d'essayer d'anticiper ce qui pourrait advenir dans l'avenir. Par exemple, j'avais un ami qui, toute la journée, m'envoyait le décompte des morts liés à la crise sanitaire par ces petits flashs d'information. Mais cela ne fait qu'alimenter un stress chronique tout au long de la journée, sans forcément prendre de décision, anticiper ou prendre des actions.
Voilà. Donc je pense que lorsque l'on reçoit des informations, lorsqu'on a la possibilité de consulter tel média, d'ouvrir telle vidéo, de lire tel article ou de regarder cette vidéo, il faut se poser la question : est-ce que les informations que je vais acquérir avec cet article, et le stress qui va en découler, et donc le coût que je vais infliger à mon corps ? Est-ce que ce coût-là que j'ai infligé à mon corps vaut les bénéfices que je vais tirer des informations que je vais apprendre dans ce document ?
Est-ce que l'utilité de l'information vaut le coût émotionnel et physiologique qui va être infligé à mon corps ? Parce que le stress lié à cette information-là va me permettre de mettre en place des actions pour protéger, pour protéger moi et ma famille. Parfois, il vaut mieux couper court aux informations le soir, avant d'aller se coucher, pour réenclencher le système parasympathique, se détendre tout simplement pour faire une bonne nuit de sommeil, et le lendemain matin, prendre de bonnes décisions et passer à l'action si besoin.
Voilà. Donc, pour conclure, moi, j'aime bien considérer la peur comme un conseiller, un conseiller qui chuchote à l'oreille du roi, qui lui donne des conseils. Il faut l'écouter, mais en aucun cas laisser le conseiller prendre la place du roi.
J'espère, les amis, sincèrement que cette période de confinement se passe bien. J'espère que vous en profitez chaque jour, chaque minute. C'est un don du temps qui nous est offert, c'est un cadeau merveilleux.
Il n'y a rien de plus précieux que le temps, et j'espère vraiment que vous mettez ça à profit pour faire des choses nouvelles, pour tester des nouvelles activités ou alors pour ne pas faire certaines choses que vous faites habituellement. C'est un vrai défi en ce moment de ne pas tomber dans nos addictions, alors ça peut être Pornhub, le chocolat, la clope… Donc je pense que c'est une belle épreuve mentale de mon côté. Moi, ça se passe comment ?
Écoutez, j'essaie de bombarder en termes de vidéo. Ça va arriver, vous aurez un bon gros paquet. J'ai plein d'idées de vidéos qui permettent d'établir un lien entre le confinement et la psychologie.
Si vous avez des idées, n'hésitez pas à me le dire. J'ai aussi une grosse formation qui est sur le point d'être finie, qui va vous permettre, à vous les hommes cette fois, de garder un lien avec les filles de votre répertoire, de construire un lien émotionnel très fort. Vous allez voir qu'on peut faire des choses merveilleuses simplement à distance, juste avec son téléphone.
Pour avoir plus d'informations et être parmi les premiers à recevoir cette formation, je vous invite à mettre votre email dans le lien qui figure en bas dans la gazette philo. Pour ceux qui veulent non pas me rencontrer, mais m'avoir au bout du fil, au téléphone pour des séances, je suis psychologue. Vous pouvez me contacter pour parler principalement de séduction, c'est mon cœur de métier, mais aussi de psychologie de manière générale.
Que vous soyez un homme ou une femme, il n'y a aucun problème. Il vous suffit d'aller sur le site internet. Vous verrez qu'un nouveau système avec un calendrier est en place, donc il vous suffit de choisir la plage horaire qui vous convient.
Je vous souhaite une très bonne journée et je vous dis à très vite pour une nouvelle vidéo. Vous allez voir, ça va très vite, parce que je vais bosser à fond pour faire plein de nouvelles vidéos.