Écoutez je vous propose de démarrer bonjour à toutes et à tous bienvenue dans cette auditorium de site Eco qui organise cette conférence donc aujourd'hui on va s'interroger sur le made in France est-ce que c'est l'avenir alors on est on a un micro parce que pour votre information la conférence est filmée voilà donc c'est pour permettre une bonne captation du son bon le made in France on en entend de Plus en plus parler ça fait une grosse dizaine d'années que le thème a le vent en poupe et puis le covid 19 évidemment a accélérer le regard
d'intérêt pour cette question c'est clair que les politiques de droite comme de gauche il voit une manière de retrouver une souveraineté qu'on aurait peut-être perdu totalement ou partiellement ça permettrait de recréer de l'emploi de valoriser des savoir-faire français Et puis en période d'urgence climatique et écologique on voit aussi environnemental l'intérêt que ça peut avoir de produire plus proche de chez soi plutôt que de faire venir des marchandises de l'autre bout du monde donc c'est un peu toutes ces tous ces enjeux toutes ces problématiques qui gravitent autour de cette question du made in France je vous
propose de d'évoquer toutes ces questions de voir si il est possible de produire ou De reproduire français de relocaliser à quelles conditions et est-ce que ça peut être éventuellement assimilé à du à du protectionnisme pour en parler donc merci à nos deux invités d'être ici donc je vous présente d'abord Sonia bellite donc docteur en sciences économique et puis vous êtes actuellement chef de projet au sein du fingstank de la fabrique de l'industrie et vous travaillez sur de nombreux sujets notamment les politiques industrielles Donc voilà vous êtes bien bien équipé pour pour nous parler de ce
sujet et à vos côtés donc Vincent Vicard vous êtes adjoint au directeur du Centre d'études prospective des informations intern nationale le CEPI pour pour les intimes et vous vous intéressez vous aussi à de nombreux sujets dont celui de la compétitivité française qui est aussi directement au coeur là des préoccupations qui nous réunissent aujourd'hui alors pour vous expliquer un Peu le mode d'emploi on a une heure et ce que je vous propose c'est de démarrer par un échange entre nous trois et puis vous vous aurez une vraiment une large place pour vos questions une demi-heure maximum
donc n'hésitez pas voilà noter vos questions à les garder dans un coin de votre tête l'intérêt c'est vraiment qui est de l'interaction et que ce soit pas uniquement un monologue ou un trilogue là sur le sur l'estrade alors peut-être Une première question pour commencer en fait une question un peu un peu bête et naïve mais est-ce que une production 100% française serait souhaitable Sonia bellite peut-être pour commencer bonjour à tous oui alors d'abord le 100% non le made in France et souhaitable 100% ce serait pas viable pas viable pour pour tout un tas de raisons
ce qu'on va pas relocaliser des activités sur lesquelles on n'est pas compétitif sur le plan du coup notamment et là il S'agit de parler de des activités qui sont gourmandes en main d'oeuvre on va pas les relocaliser en France la même manière toutes les activités sur lesquelles on a un retard technologique important alors à court terme en tout cas il est pas possible de les relocaliser puis ensuite il y a toutes ces activités polluantes qui ont été délocalisées dans les pays où les normes environnementales sont disons plus faibles celle-là je Pense pas qu'il que la
population même accepterait de les voir se réinstaller en France donc le 100% non ensuite le made in France oui c'est souhaitable pour beaucoup de raisons d'abord je dirais que l'industrie l'industrie c'est un secteur qui est qui est un fort effet d'entraînement sur l'économie qui est un secteur qui est fortement exportateur donc c'est un des secteurs qui contribue le plus à la balance commerciale donc il Représente 3/4 des exportations c'est le secteur qu'à l'origine de des trois quarts aussi des dépenses de recherche et développement voilà c'est un secteur qui crée des emplois stables donc on a
intérêt à essayer de faire en sorte de réindustrialiser ou de localiser de nouvelles activités mais ensuite au-delà des échéés des aspects économiques j'ajouterai aussi qu'il y a des aspects Qui ont été mises en évidence comme vous le disiez par la crise mais aussi par la guerre aujourd'hui en Ukraine donc des questions un peu plus diplomatiques et là et c'est la question enfin la problématique qui a ressurgi à travers la crise covie notamment c'est la question de la sécurisation des approvisionnements et le made in France pourrait être une des solutions pas la seule mais c'est une
des solutions parce Que on a vu enfin on a connu cette fameuse statistique des 80% de principes actifs produit en Chine et en Inde on a aussi vu à travers la crise la reprise économique qu'on a beaucoup entendu parler des semi-conducteurs au moment de la reprise économique en début 2021 les constructeurs automobiles français se sont retrouvés très en difficulté parce qu'on s'est rendu compte là aussi qu'ils étaient très dépendants d'un fournisseur En particulier qui est à Taïwan qui était SMC qui a un fondeur de semi-conducteur et étant donné que cette entreprise a priorisé certains pays
ou en tout cas certains secteurs notamment le secteur de l'électronique plutôt que le secteur automobile les constructeurs automobiles français se sont retrouvés en difficulté parfois obligé de fermer des usines avec les conséquences qu'on connaît sur chiffre d'affaires donc je Dirais que ce made in France il pourrait être une solution à la sécurisation des approvisionnements et faire en sorte quand c'est possible ça l'est pas toujours quand c'est possible que les entreprises dans leur choix d'approvisionnement mettre plutôt en avant plus qu'un critère de coudre rentabilité un critère de risque de rupture d'approvisionnement dans leur choix et donc
favoriser des sous-traitants français et donc Substituer au sous-traitants étrangers des sous-traitants français je voudrais juste ajouter aussi un aspect de souveraineté et là aussi moi je partage l'idée que le made in France contribue à la souveraineté si on définit la souveraineté comme la capacité d'un pays à produire certains bien stratégiques encore faut-il les définir mais certains bien stratégiques indépendamment de contraintes extérieures alors là aussi le made in France a du sens à du sens Pour un pays merci beaucoup alors même question pour vous Vincent Vicat la production à 100% française bonjour à toutes et à
tous oui alors je vais je vais être assez d'accord sur un certain nombre de d'éléments qui a apporté Sonia bellite sur personne ne parle de 100% français finalement la question c'est est-ce qu'on vaut plus produire français et plus consommer français je pense que il faut poser la question Le la question de base c'est oui c'est coûteux c'est coûteux parce que les entreprises si elles sont allées produire à l'étranger c'est pour réduire les coûts et donc la question qui faut poser à mon sens c'est pourquoi on voudrait relocaliser de l'industrie puisque on parlait essentiellement de l'industrie
pourquoi on voudrait de relocaliser de l'industrie en France et consommer ce que ce qu'on produit nous-mêmes et il me semble qu'il y a Traditionnellement il y a trois trois raisons qui sont qui sont qui sont apportées à une à une politique de industrialisation qui ont été évoqués la première c'est l'emploi l'emploi ce qu'il faut voir c'est que c'est relativement limité en terme de nombre d'emplois mais par contre ce qu'on sait c'est que l'industrie c'est des emplois qui sont plutôt mieux payés que la moyenne qui sont qui qui utilisent aussi à des travailleurs qui a Qui
engagent qui emploient des travailleurs qu'on a des qualifications intermédiaires ce qu'on retrouve pas dans d'autres secteurs par exemple comme les services où on a soit des travailleurs qu'on peut de qualification beaucoup de qualifications et c'est aussi une activité qui est répartie sur le territoire donc en termes d'emploi et de répartition sur le territoire c'est quelque chose qui est intéressant après ce qu'il faut voir c'est que c'est pas Non plus une baguette magique c'est on peut une politique de réindustrialisation qui fonctionnerait on peut le compter à moyen terme en dizaines de milliers d'emplois éventuellement donc c'est
pas une politique qui a de plein emploi c'est pas une politique de qualité de l'emploi parce que la plupart des emplois ne seront pas concernés donc voilà ça peut apporter quelque chose mais ça ne se soustrait pas à une politique D'amélioration de du nombre d'emplois et de la qualité de l'emploi ensuite on peut dire aussi il y a une dimension de recherche développement l'industrie fait effectivement beaucoup de recherches et développement ça représente 70% de la R&D en France et dans la plupart des pays là la question qu'il faut se poser c'est est-ce que produire est
nécessaire pour faire de R&D parce qu'on peut prendre un exemple si vous prenez l'exemple d'Apple Apple ne produit Presque rien aux États-Unis pourtant c'est une des entreprises les plus innovantes donc est-ce que produire en France va favoriser l'innovation ça dépend des secteurs pour Apple c'est pas le cas Apple produit essentiellement en Chine et pourtant peut être efficace dans sa dans son innovation et dans sa R&D et donc ici il faut aller voir à l'intérieur de l'industrie et je pense que c'est ça qui est important c'est à l'intérieur de l'industrie différentes Industries ont des caractéristiques différentes
certaines vont effectivement si l'objectif c'est de favoriser l'innovation la R&D mais il va falloir investir sur certaines industries et pas d'autres et là on parle vraiment de politique industrielle et puis je pense qu'il y a un autre élément qui est spécifique à la France en tout cas à certains pays dont la France et la question des déséquilibres on parle beaucoup du déficit commercial Français particulièrement aujourd'hui alors c'est particulier parce qu'il y a la question de l'énergie et des importations d'énergie mais voilà la question moi produire en France moins consommer français ça veut dire aussi avoir
un déficit commercial dans le cas français c'est composé compensé par des exportations de services et des et l'activité à l'étranger des multinationales mais c'est une question qui se pose est-ce que exporter avoir de L'activité à l'étranger des multinationales qui rapatrie leur profit ce que c'est la même chose que avoir de l'industrie non ça vénère pas d'impôts ça génère pas d'emploi et donc c'est une question à poser mais effectivement en termes de de en termes de structuration de l'économie et enfin il y a une dernière dimension et encore une fois ça va nous amener à privilégier
peut-être différents secteurs c'est à la dimension de la dépendance qui a été évoquée la Question des dépendances qui ont été particulièrement flagrantes durant la crise du covid qui le sont en fait de manière plus large parce que on parle beaucoup aujourd'hui d'arsenalization du commerce international le fait qu'on peut utiliser les biens économiques et dépendances économiques certains pays pourraient les utiliser pour défendre pour porter des des questions géopolitiques des questions politiques pour influencer certains pays notamment On a l'exemple par exemple de la Chine qui a imposé un embargo sur les importations en provenance de Lituanie parce
que à la Lituanie avait ouvert une représentation permanente de Taïwan à Vilnius donc ça c'est une question qui peut être importante qui sera sûrement plus importante et je pense qu'on ira dans un dans le monde dans lequel on est aujourd'hui qui est plus géopolitique et donc qui posait la question de qu'est-ce qu'on veut produire sur notre sol par Rapport à qu'est-ce qu'on veut importer tout ne se vaut pas toutes les productions de ce valent pas et je pense que c'est assez légitime et c'est une question qu'on pose assez peu et qui revient sur le devant
de la scène qu'est-ce qu'on veut produire sur notre sol et qu'est-ce qu'on veut importer être dépendant de certains acteurs de certains partenaires et c'est pas la même chose éventuellement d'être dépendant de nos partenaires européens Des États-Unis ou de la Chine pour un certain nombre de produits peut-être pour rebondir sur vous avez tous les deux évoqué cette question qu'est-ce qu'on veut produire sur notre sol Sonia bélite vous parliez de des impacts environnementaux aussi des productions est-ce que certaines productions polluantes ça vaudrait pas le coup de les rapatrier chez nous pour avoir des règles plus strictes justement
et produire un moindre coût environnemental On veut pas obliger les entreprises à revenir mais par contre on peut développer des activités qui sont qui vont contribuer à la transition écologique les soutenir je pense la France 2030 qui à travers ces subventions c'est un plan le plan de relance du gouvernement oui oui France 2030 qui va orienter à travers des soutiens massif les investissements vers des activités d'avenir des activités qui contribuent à la transition écologique Je pense à au patrie électrique mais à l'hydrogène des carbonée enfin il y a beaucoup à l'éolien en mer le photovoltaïque
etc donc plutôt qu'essayer de faire revenir les entreprises essayons d'orienter les investissements vers ces secteurs-là et puis en plus je voudrais préciser que la relocalisation il vaut mieux parler de réindustrialisation ou de nouvelles localisations ou même de maintien de L'industrie existante en France parce que les relocalisations c'est à dire le retour d'entreprise qui ont qui ont préalablement délocalisé elles sont quand même très rares et la fabrique de l'industrie on avait justement mené une enquête mi-2021 auprès d'un échantillon assez conséquent d'entreprise un échantillon représentatif des entreprises industrielles françaises on leur avait demandé si elles envisageaient de
relocaliser leur Activité bon elles étaient 8% à dire oui donc 92 à ne pas l'envisager lorsqu'on leur demandait si elles envisagé de relocaliser leur fournisseurs ce qui est notre forme de relocalisation elles étaient 25% et ça reste quand même minoritaire donc je préfère parler de rien du stérilisation plutôt que de relocalisation alors peut-être pour pour avancer dans le débat vous avez évoqué Vincent vicaire les différents partenaires qu'on peut avoir J'ai démarré en parlant du made in France est-ce que finalement ce serait pas un made in Europe qui serait plus pertinent alors sur certaines dimensions oui
effectivement on est dans un marché unique donc il y a pas de barrière aux échanges enfin il y a très peu de barrières aux échanges avec nos partenaires européens et il y a une taille de marché au niveau européen qui sur un certain nombre d'industries fait sûrement sens c'est difficile de penser Pour un certain nombre d'industries qu'on va pouvoir tout produire en France mais aller chez européen on voit beaucoup plus la taille de marché qui permet de développer des innovations et de les vendre à un nombre de consommateurs suffisant pour payer les innovations payer les
coûts fixes inhérents à un certain nombre de nouveaux produits qui doivent être développés ou de certains produits donc il y a effectivement cet échange Européen qui paraît pertinent en termes de taille de marché ce que veut pas dire que on doit tout produire en Europe il y a aussi une logique en tout cas dans laquelle l'Europe s'inscrit de mon ouvert et d'échange avec le reste du monde et l'idée aujourd'hui en tout cas me semble pas être de couper les ponts tout couper tous les ponts avec des partenaires avec lesquels on ne penserait pas pareil il
y a une nécessité au-delà du commerce il y a une Nécessité de coopération internationale et des biens commerciaux peuvent participer de cette nécessité de coopération internationale sur un certain nombre de sujets sur les sujets commerciaux mais aussi sur les sujets environnementaux que vous venez d'évoquer sur la gestion de l'espace par exemple sur un certain nombre de sujets on a besoin de coopération internationale et donc on peut pas penser que en se repliant sur nous-mêmes On va créer de la coopération même si il y a des sujets qui se posent avec des échanges avec des partenaires
qui ne sont pas qui ne pensent pas comme nous qui n'ont pas les mêmes systèmes que nous et je pense que ça c'est une des dimensions qui est assez nouvelle en tout cas dans le fait de le prendre en compte et de l'accepter c'est que on a des acteurs majeurs du commerce international aujourd'hui la Chine en Tête mais pas seulement qui ont un système économique qui est différent du système occidental du système de marché occidental et qui n'évolue pas dans le sens du système de marché occidental qui était un peu le la présomption qu'on avait
au début des années 2000 et l'idée notamment d'intégrer la Chine dans l'Organisation mondiale du commerce pour la faire converger vers un système existant et des normes internationales décidées par Les pays riches qui étaient les acteurs dominants à l'époque voilà aujourd'hui on n'est pas dans cette situation là est-ce que pour autant il faut complètement se retirer et réduire notre commerce avec ses acteurs là pas nécessairement il faut pas être naïf et il faut prendre en compte les dimensions géopolitiques que j'ai évoqué tout à l'heure mais il me semble que effectivement il y a une nécessité de
rester de rester engagé Avec un certain nombre de partenaires qui pensent différemment juste un élément supplémentaire sur la situation européenne ce qu'il faut bien voir c'est que la France en Europe est assez atypique et je pense que ça en terme de relocalisation réindustrialisation il faut le penser c'est à dire que la France effectivement en déficit commercial ce qui veut dire qu'elle ne produit moins qu'elle ne consomme pour l'Europe c'est exactement l'inverse L'Europe depuis une décennie est un continent l'Union européenne dans son ensemble et un continent qui est excédentaire qui produit plus qu'elle ne consomme ça
ça veut dire quoi ça veut dire qu'on exporte notre déficit de demande vers le reste du monde et notamment vis-à-vis d'un pays qui est déficitaire aussi qui est les États-Unis et donc de ce point de vue là on entend souvent parler de l'Europe comme le bon acteur qui respecte les règles du Commerce international et l'Europe respecte les règles du commerce international la lettre des règles du commerce international parce que ça lui profite en tout cas en terme d'industrie alors il y a des des asymétries au niveau européen ça ça c'est excédent au niveau européen il
vient des pays du Nord de l'Allemagne et des pays du d'Europe centrale mais effectivement il faut pas penser que la situation Française de des industrialisation plus importantes que dans les autres pays riches est commune au niveau européen et donc ça c'est une des dimensions qui est importante c'est à dire que si on veut penser de la réindustrialisation en France c'est pas pensé de la industrialisation vis-à-vis des États-Unis ou vis-à-vis de la Chine c'est d'abord penser de la réindustrialisation et un rééquilibrage au niveau européen parce que il y a pas De logique à augmenter notre excédent
vis-à-vis du du monde on voit bien que ça crée des tensions au niveau international et les tensions qu'on a aujourd'hui et depuis quelques années du point de vue américain elles viennent aussi de ces déséquilibres au niveau international déséquilibre déficit de côté américain et que c'est dans du côté européen et chinois merci Sonia bellite sur cette dimension d'un made in made in Europe est-ce que vous avez des choses à Ajouter à commenter oui d'abord le made in Europe où il est il est nécessaire parce que comme Vincent et Carla dit il faut pouvoir notamment sur certains
secteurs il faut pouvoir mettre en place une politique industrielle concertée je pense par exemple aller Airbus des batteries qui est un bon exemple si on veut produire en masse des batteries il faut pouvoir mettre en place un projet d'envergure et ça ne se pourra pas se faire enfin ça pourra pas se faire au Niveau national et donc je trouve intéressant ce projet là qui va permettre de pouvoir répondre à la demande qui a probablement explosé qui explosent déjà sur les véhicules électriques et de faire en sorte aussi de gagner en leadership puisque aujourd'hui c'est quand
même la Chine notamment sur les batteries électriques qui à l'origine de la grande majorité plus de 70% des batteries électriques voilà ensuite on a Aussi on parlait tout à l'heure des semis conducteurs là aussi il y a des projets intéressants au niveau européen et qui qui sont nécessaires aussi parce que le secteur des semis conducteurs c'est un secteur qui est très capitalistique et demande des des investissements lourds des beaucoup des infrastructures lourdes et donc là aussi ça a du sens de le faire au niveau européen avec des projets importants et justement la Commission européenne a
Prévu de doubler la part de la production de semi-conducteur en Europe en subventionnant alors il y a des investissements privés et public à hauteur de 20 à 30 milliards on ne peut le faire que que niveau européen puis aussi à financer de la Recherche et Développement parce que plus que rattraper son retard il faut aussi gagner reconquérir des avantages comparatifs et donc elle la européenne finance la Recherche et développement sur des puces de toutes petites tailles qui sont en fait les activités d'avenir ensuite je voudrais quand même ajouter que il faut quand même qu'on ait
une politique industrielle au niveau européen tout en ne soyons pas naïf parce que en étant pas naïf pardon parce que je pense à l'industrie du photovoltaïque on a c'est vrai que à l'époque on l'Allemagne était avait produisait des panneaux solaires étaient même numéro 1 mondial Dans l'industrie du solaire du photovoltaïque on a laissé entrer l'industrie chinoise qui était extrêmement subventionné qui a pu vendre donc ces panneaux solaires à des prix bien moindre que que les panneaux européens les panneaux allemands et ce qui a finalement détruit l'industrie allemande du du panneau solaire donc l'ouverture c'est bien
mais il faut faire attention à ce que les échanges soient équilibrés et se Protéger aussi je dirais de de politique de politique sont plus agressifs dans dans d'autres pays à l'image de la Chine et justement vous faites un peu la transition avec la question que j'avais en tête c'est est-ce que les conditions sont réunies aujourd'hui pour réindustrialiser la France ou certaines régions d'Europe qui le sont moins que l'Allemagne et les pays du Nord quels sont les conditions finalement pour que on puisse remettre De l'activité industrielle sur nos sur nos territoires l'un ou l'autre alors est-ce
que la première question c'est est-ce qu'on observe un phénomène de réindustrialisation aujourd'hui la réponse est non est-ce qu'on observe un phénomène de relocalisation de de secteurs qui ont été localisés en Chine par exemple et qui serait revenu sur le territoire européen la réponse est non pas de manière massive le commerce International les exportations de la Chine ont jamais été aussi importantes que ces derniers mois le commerce international a retrouvé son niveau de 2019 dès 2000 des débuts 2021 donc on observe pas de phénomène aujourd'hui de réindustrialisation en France et sur au niveau au niveau européen
ou de ce qu'on pourrait voir comme une régionalisation le fait de commerce plus avec nos partenaires proches européens pour la France nord-américain par exemple pour Les États-Unis donc on observe pas pourquoi on observe pas tout simplement parce que il y a pas grand chose qu'un site les entreprises à aller vers une relocalisation de leur activité finalement la crise du covid elle a beaucoup été interprétée comme justement une une crise des chaînes d'approvisionnement mondial finalement quand on regarde ce qui s'est passé il y a pas eu vraiment de crise des chaînes d'approvisionnement Mondial il y a
une crise effectivement du commerce international très rapide pourquoi parce que il y a eu des confinements il y a eu des arrêts de production et ces arrêts de production ils ont été partout du point de vue d'une entreprise quand il y a eu des confinements dans le monde entier on voit mal quelle est la localisation qui lui aurait permis de réduire ces ruptures d'approvisionnement il y a eu très peu de ruptures Approvisionnements qui étaient spécifiques vraiment à la question du commerce international et si on revient par exemple au cas des semi-conducteurs dont on a beaucoup
parlé la question des semi-conducteurs c'est pas une question de est-ce que les conducteurs sont produits à Taïwan ou en France la question c'était il y avait pas assez d'offres il y avait pas assez de production de semi-conducteur pour la demande qui lui était adressé pourquoi Parce que il y a une augmentation extrêmement importante de la demande d'appareils électronique du fait des confinements qu'on réduit les dépenses dans les services donc ça c'est quelque chose qui est vrai au niveau mondial et qui a touché particulièrement les producteurs automobiles parce que ils avaient réduit leur demande et à
court terme et donc qui sont retrouvés doublés par d'autres industries mais donc la question qui se pose c'est une question D'offre de manière globale pour le secteur des semis conducteurs donc du point de vue des entreprises il me semble qu'on a pas beaucoup d'incitations à revenir sur leur décision de localisation qu'elles ont fait comme je l'évoquais au début pour des questions de coûts elles sont parties produire à l'étranger pour des questions de coût pour certains stades de leur de leur processus de production donc la question qui se pose c'est Quelles sont les politiques qui sont
mises en place et de ce point de vue là les politiques qui sont mises en place pour l'instant on en voit assez peu il y a de plus en plus de politiques qui sont annoncées donc on va voir ce que ça donne effectivement au niveau européen il y a les plans importants d'intérêt commun européen qui notamment sur les semi-conducteurs sur les batteries etc qui prévoit des investissements des aides à l'investissement extrêmement Importantes pour pour ces secteurs là effectivement dans ces secteurs-là qui ont été définis comme des priorités on va sûrement avoir des aides et donc
de la relocalisation ou du développement d'industrie sur le sol national mais ça dépend vraiment des politiques qui sont mises en place par les gouvernements et de ce point de vue là il me semble que la guerre en Ukraine si elle conduit les gouvernements à investir à fournir des aides des subventions sur certains Secteurs spécifiques et bien effectivement on aura un phénomène de relocalisation sur ces secteurs spécifiques mais sans des politiques gouvernementales dont le long terme et bien il me semble que les incitations des entreprises n'ont pas beaucoup évolué aujourd'hui sur cette question de voilà est-ce
qu'on serait les conditions un peu pour que ça revienne sur le territoire Pour poursuivre sur ce que disait Vincent Lucas je suis d'accord il faut des politiques un peu comme celles de France 2030 avec voilà qui est-ce qu'on peut pas attendre des entreprises qui a le fasse spontanément les bons choix d'investissement donc mais je le disais aussi tout à l'heure il faut orienter les investissements mais ensuite il y a la question gérer pour l'industrie et la question aussi des compétences faut qu'en faut-il avoir les compétences sur Le territoire en plus on sait que qu'aujourd'hui l'industrie
est déconfortait des problèmes de recrutement que plus la moitié des recrutements sont anticipés comme difficiles avec même plus de 70% dans le secteur de la métallurgie donc là si on veut réindustrialiser si on veut réimplanter des sites industriels encore faut-il avoir les compétences ensuite on a aussi un problème d'image on a du mal à attirer les jeunes vers L'industrie parce que c'est encore perçus comme comme peut-être sur un secteur dép avec des conditions de travail difficiles alors que là aussi comme le disait Vincent Ricard tout à l'heure les emplois alors je dis pas que les
conditions de travail ne sont pas toujours difficiles il peut y avoir des tas de choses fragmentés etc mais malgré tout par rapport au service à qualification égale les voilà les salaires sont plus élevés les carrières Sont plus sont plus stables etc donc il y a aussi peut-être un travail de d'améliorer faire en sorte d'améliorer la tractivité de l'industrie revalorisée son image faire comprendre aussi que pour la transition écologique c'est l'industrie qui va être pourvoyeur de solutions que quand on entend parler de recyclage de recyclage de de métaux stratégique de plastique de de d'hydrogène des carbonée
etc tout ça c'est par l'industrie voilà et ensuite Je dirais que sur il y a des territoires où on arrive notamment à maintenir soit maintenir les compétences les compétences sur les renouveler il y a des territoires très dynamiques des territoires on va utiliser on va garder le savoir-faire alors je pense à une étude en particulier qui avait montré que sur un territoire comme Nogent-sur-Marne et Châtellerault on avait su entre dire garder le savoir-faire sur la coutellerie pour le Transférer vers vers d'autres secteurs soit d'équipement automobile soit de l'aéronautique et il y a d'autres territoires ou
au contraire les délocalisations elles ont non seulement supprimé des emplois mais aussi les compétences et dans ce cas-là ça va être dur aussi de de redynamiser de redynamiser et de et de d'impulser de faire venir l'industrie de faire venir les sites industriels je voudrais ajouter aussi qu'il y a des qui a des Initiatives dont on entend beaucoup parler en ce moment notamment les écoles de production c'est un dispositif qui existe depuis longtemps mais qui est de plus en plus publicité qu'il a aussi peut permettre de résoudre ce problème de compétences parce que sur des territoires
on va justement essayer de former des jeunes qu'on appelle les nids ni en emploi ni en étude ni en formation des on va essayer de former sur des métiers qui sont tension au niveau local Voilà et qui vont ensuite à travers ces écoles de production répondre à des vrais commandes d'entreprises et puis à la fin ils auront en diplôme ils vont surtout être une main d'oeuvre disponible et compétente pour les entreprises sur les territoires donc il y a quand même des initiatives qui sont prises qui sont prises sur cette question là et une autre question
qui me paraît important s'ils font chier c'est que si encore une Fois on veut développer l'industrie encore faut-il avoir la surface disponible et là bon il y a des estimations qui se veulent plutôt rassurantes qui disent qu'à peu près 20% des friches industrielles seulement 20% des friches industrielles dont on dispose déjà aujourd'hui pourraient permettre de d'augmenter le PIB ind industriel de 50 milliards donc ça nous laisse de la marge mais malgré tout il y a d'autres observations aussi qui Indiquent que ça pourra être aussi difficile notamment avec ce qu'on appelle lasagne la zéro artificialisation nette
des sols qui disons une contrainte supplémentaire pour les surfaces c'est à dire qu'on va imposer d'ici 2050 est-ce que les la différence entre les renaturer c'est à dire les seuls qui sont dédiées aux espaces verts aux espaces naturels la différence entre ces sols renaturés et les sols artificialisés qui sont dédiés Entre autres à l'industrie soit égal à zéro donc ce qui va contraindre un contraindre un peu plus les espaces disponibles pour accueillir accueillir l'industrie bon donc il y a du il y a un peu du pourri du con j'allais dire parfois je me dis c'est
pas gagné puis d'autres fois bon pour une petite lueur d'espoir Vincent vicaire ajouter à deux éléments le premier élément c'est la vision de long terme effectivement quand on parle de compétences quand on parle De conserver les compétences de développer les compétences d'attirer des gens vers l'industrie effectivement il y a une question de vision de long terme de quel horizon on fixe qu'elle est à boussole que l'on fixe et de ce point de vue là je pense que le gouvernement a un rôle à faire à jouer dans le fixation d'un horizon d'un horizon quel secteur on
considère justement de cette discussion que j'évoquais au début quel secteur on considère on doit produire Sur le sol national sur lequel on va investir sur lequel on va investir dans le long terme sans changer du jour au lendemain les priorités et donc définir ces priorités sûrement en accord avec les partenaires sociaux avec que ce soit les syndicats ou les dirigeants d'entreprises et d'autres acteurs éventuellement de la société civile mais il y a un vrai besoin de recréer cette cet accord sur vers où on va et qui est Particulièrement important aujourd'hui du fait de toutes les
politiques de lutte contre le changement climatique qui a qui existent et qui vont de plus en plus de plus en plus être mis en place et on le voit aujourd'hui sur les véhicules électriques on a des transitions industrielles qui vont être massives qui sont extrêmement importantes et de ce point de vue là et pour transitions industrielle qu'on va connaître c'est des transitions pour les Entreprises mais c'est aussi des transitions pour les travailleurs qui étaient évoqués comment requalifie les travailleurs pour qu'ils puissent travailler voilà ceux qui faisaient des moteurs thermiques qui puissent faire des moteurs électriques
des batteries ou travailler dans d'autres secteurs mais il y a une vraie question qui se pose de ce point de vue là et il y a un vrai besoin de vision de long terme du point de vue de la puissance publique pour Porter et réduire l'incertitude aussi pour pour les acteurs que ce soit les entreprises ou les salariés juste pour en rajouter un second point il y a de l'argent qui est mis sur ces sujets là il y a beaucoup d'argent qui est mis sur les questions de compétitivité si on reprend si on revient un
petit peu en arrière c'est un sujet comme vous l'évoquez au début qui est depuis 10 ans qui est quand même souvent évoqué souvent Important dans le débat politique et donc si on revient disons en arrière on a eu le Crédit Impôt compétitivité emploi c'était 26 milliards par an qui a été transformé en baisse de cotisation sociale on a eu la baisse de l'impôt sur les sociétés qui a été présentée quand même mécanisme de compétitivité aussi on a eu la baisse des impôts de production pour 10 milliards on va avoir encore de la baisse des impôts
de production donc on a beaucoup de politiques qui sont Faites au nom et des politiques fiscales de baisse d'impôts qui sont faites au nom de la compétitivité au nom de la réindustrialisation mais qui cible assez peu l'industrie et comme je l'évoquais au début il faut savoir pourquoi on veut réindustrialiser et donc effectivement pour l'instant il y a beaucoup d'argent public qui est mis si on fait le la somme de tout ce que j'évoquais c'est plus de 60 milliards par an au bénéfice des entreprises pour un impact qui est Somme toute limité aujourd'hui le déficit commercial
et toujours important alors encore une fois il y a la question des importations énergétiques mais si on se replace avant la guerre en Ukraine le déficit commercial était de l'ordre de 2 à 3% du PIB et donc on était encore dans une situation où l'industrie on avait toujours ce déficit industriel donc il y a cette question de l'efficacité des politiques qui sont mises en place et de ces positifs politiques horizontales qui Ne cible pas des secteurs et qui ne pose pas la question de pourquoi on veut réindustrialiser et quel secteur il faut cibler merci beaucoup
écoutez moi j'ai encore beaucoup de questions à vous poser mais je vous propose de prendre la parole dans la salle alors on peut prendre peut-être les questions par 3 n'hésitez pas oui si vous voulez et puis présentez-vous s'il vous plaît puis soyez si vous plaît concis comme ça on peut prendre plusieurs questions et Répondre au maximum possible madame de vous étant donné des exemples d'accord merci alors je vous voulais le que je fasse circuler un micro c'est ça pardon on a une question technique [Musique] nous avons une première question sur le fait de la nécessité
de définir ce dont on parle et là l'exemple qui était pris c'était les semi-conducteur de peut-être plus expliciter ce dont il s'agit et à quoi ça sert concrètement et des Exemples voilà donc on prend cette question merci madame monsieur eté et puis médicale j'aimerais savoir ce qu'a décidé le gouvernement enfin où est-ce qu'on en est s'il y a quelque chose que je me souviens il y a quelques trimestres par exemple on n'avait pas de percuteur pour les mitraillages qui étaient fabriqués en Chine merci donc une question sur la souveraineté alimentaire médicale voire militaire que que
fait le gouvernement en la matière Pour pour assurer ses approvisionnements et sa production et une troisième question pour la première série de questions monsieur sur les questions de l'homme peut-être néolibéraux et géopolitique qui nous contraignent certaines protectionnisme ou sans lisez dans des relations de politiques qui sont nuisibles en termes d'accès aux ressources donc ça veut dire c'est la vous vous posez la question de Des règles du commerce international qui qui sont contraignantes selon vous merci donc voilà une question sur les règles du commerce international et puis le un peu faite ce que je dis mais
parce que je fais quoi voilà mais on a ces trois questions je vous propose l'un et l'autre de saisir celle qui vous voilà qui à laquelle vous a envie de répondre et puis si on peut balayer les trois sujets ce serait idéal d'accord merci beaucoup pour les questions donc sur les Semi-conducteurs pour être effectivement un peu plus un peu plus explicite donc le suivi conducteur c'est ces petites puces qui sont dans tous les appareils électroniques mais vraiment tous les appareils électroniques c'est à la base de du téléphone mais c'est à la base de ce micro
là c'est vraiment les les circuits imprimés qui vont être nécessaires donc c'est des biens intermédiaires comme c'est des composants qui vont être intégrés Vraiment dans tous les produits électroniques et donc on les retrouve partout et donc dans ces semi-conducteur il y a différents niveaux de performance et on parle beaucoup de semis conducteurs parce que c'est des produits qui sont nécessaires aussi dans l'industrie de l'armement dans l'industrie électronique dans l'automobile donc qui sont qui sont utilisés par la majorité des secteurs aujourd'hui et qui pendant longtemps pas Été considéré comme un produit stratégique et qui aujourd'hui sont
considérés comme un produit stratégique d'autant plus que la production est extrêmement concentrée c'est une production qui nécessite des investissements extrêmement lourds et qui est très concentré aujourd'hui notamment à Taïwan Taïwan dont on parle beaucoup pour des questions géopolitiques et donc voilà pourquoi la Question des semis conducteurs est beaucoup évoquée et donc comme je l'évoquais tout à l'heure il y avait on a connu un problème de déficit d'offres donc pas assez de production parce que il y a des investissements extrêmement importants pour pouvoir augmenter la production de ces semis conducteurs on parle de dizaines de milliards
d'investissements dans certaines usines pour produire des semi-conducteurs donc c'est extrêmement Important donc voilà pourquoi on parle de voilà des semi-conducteurs qui est vraiment devenu un secteur central pour de qui fournit d'autres secteurs qui vont être qui vont être au cœur de du système économique pour revenir sur la question de la peut-être de la des questions de souveraineté à souveraineté alimentaire médicale militaire vous avez évoqué c'est intéressant les trois secteurs Dans lesquels il y a des politiques qui sont mises en place contrairement aux autres secteurs la question de la souveraineté elle est fondamentale dans ces secteurs
là on a des politiques dans le secteur de la défense qui vise à garder la maîtrise d'un certain nombre de technologies particulièrement en France au Royaume-Uni et aux États-Unis mais dans un certain nombre d'autres pays aussi on a des aides à la R&D qui sont destinés Spécifiquement au secteur de l'industrie on a des politiques de filtrage des investissements directs étrangers et des prises de participation par des investisseurs étrangers particulièrement dans ce secteur depuis de nombreuses années qui ont été élargies récemment mais qui étaient existante depuis de nombreuses années donc cette question de la dépendance de
la réduction des dépendances elle est particulièrement importante dans le secteur de la défense Dans le secteur alimentaire on a des politiques on a des barrières aux échanges qui sont beaucoup plus importantes et des normes qui sont beaucoup plus importante dans le secteur alimentaire agroalimentaire de manière générale que dans le reste de l'économie et la sécurité médicale encore une fois c'est aussi un sujet qui est particulièrement important avec des normes beaucoup plus importantes il me semble que le secteur médical il est Intéressant parce que on a beaucoup parlé justement de ces 80 % de principes actifs
qui étaient importés de Russie pardon de Chine et d'Inde et bien oui effectivement on est dépendant de ces pays pour l'amour de la production mais [Musique] alors on peut pas avoir sur doliprane mais d'une Europe effectivement mais si on veut pouvoir c'est vraiment l'arbitrage qui est au cœur de toutes Ces questions si on veut pouvoir exporter des produits des vaccins des médicaments un peu plus récents et technologique que le doliprane ben peut-être qu'il faut aussi accepter d'importer un certain nombre de produits et je pense que c'est vraiment une question qui est centrale à ces questions
de dépenses dès qu'on commerce on est dépendant on est plus ou moins dépendants mais ça veut dire que si on veut exporter il faut accepter de Vouloir importer on peut pas tout avoir en même temps alors ça rejoint là aussi la troisième question du monsieur puisque ça dépend aussi de est-ce que votre partenaire est coopératif et est-ce qu'il applique les règles du jeu qu'il proclame il la question effectivement de Monsieur c'est quand même on voit une forme de protectionnisme américain c'est America First que le président soit Biden au Trump et puis bon la Chine à
ça aussi ça Sa politique très spécifique donc est-ce que ça peut fonctionner ce que vous dites dans un contexte qui est pas forcément amical alors oui c'est une vraie question c'est une vraie question qu'il faut poser je la remettrai dans un contexte un peu plus large aujourd'hui on parle beaucoup effectivement de America First de l'infection réduction Act donc la dernière politique qui a été mise en votée par l'administration américaine enfin par le congrat Américain qui va donner des subventions extrêmement importantes notamment dans les secteurs de technologie verte donc qui a un sujet et qui est
clairement qui va à l'encontre de manière évidente avec des règles de contenu local donc il faut produire aux États-Unis pour bénéficier de ces Érik donc il va à l'encontre des règles de l'Organisation mondiale du commerce donc des règles du commerce international ça c'est une réalité si on prend un peu de recul comme je L'évoquais tout à l'heure les États-Unis c'est un pays qui depuis Donald Trump de manière évidente ne respecte plus la lettre des règles du commerce international mais des pays qui se targuent de les respecter comme l'Union européenne ou même la Chine pour la
lettre pour un certain nombre de dimensions des règles du commerce international et bien sont aussi des pays qui sont en excédent commercial c'est-à-dire qui exporte leur déficit de Demande vis-à-vis des États-Unis et donc il y a une situation où on peut respecter la lettre des règles du commerce international mais dans les faits on fragilise le système en exportant plus qu'on ne consomme et donc on ne consommant pas assez d'une certaine manière et donc il y a une question qui se pose de ce point de vue là qui est vraiment protectionniste dans ce cadre là peut-être
que l'Union européenne devrait réfléchir à cette Dimension dans quelle mesure elle fragilise le système international en étant exportateur et en fragilisant l'industrie l'industrie américaine ce qui n'empêche que il y a des vraies questions qui se posent de concurrence dans ces secteurs des technologies vertes qui sont particulièrement importantes pour le futur et qui demande des négociations sûrement avec les États-Unis pour adapter ce qui a été voté et peut-être une réponse du côté Européen merci Sonia bellite sur ces enjeux oui mais sur le dernier point bon quand on dit que c'est vrai que l'Union européenne est excédentaire
le en réalité c'est surtout l'Allemagne pas que l'Allemagne donc c'est dans ce cas-là il faudrait vraiment qu'on aille au bout de la logique européenne c'est à dire que ce soit vraiment les États-Unis d'Europe qui est des transferts budgétaires puisque je veux dire voilà que les Allemands refusent ce que les Allemands refusent donc je dirais que c'est difficile de enfin cet argument en tout cas moi me convainc pas et c'est voilà ou alors il faut comme je le disais faire en sorte vraiment de constituer des États-Unis d'Europe et puis aussi c'est vrai qu'on est des économies
qui sont montrés qu'on était une seule monétaire non optimale parce que il y a pas non plus de mobilité travailleur on peut pas aller travailler peuvent pas aller là ou l'activité la Plus dynamique la plus prospère il y a des barrières culturelles etc donc je dirais que c'est important oui le made in Europe est important mais c'est difficile de voilà de considérer vraiment tout simplement dire on va on va subventionner tout ce qui sera fait en France en Europe et puis c'est tout et on va aider les citoyens à acheter ce qui sera fait sur
le territoire européen oui alors après c'est pas la politique Ou même l'idéologie je dirais de l'Union européenne parce que c'est la politique de la concurrence qui prime mais là peut-être qu'il y a un changement de logiciel à mettre en place parce que sinon on sera de toute façon perdant on ne pourra pas être gagnant alors oui si on considère vraiment encore une fois l'Union européenne comme un tout et en se rappelant qu'on est en excédent commercial oui peut-être que je comprends ce que vous dites on n'y a pas Forcément enterré on n'a pas forcément intérêt
à mettre en place des mesures protectionnistes mais malgré tout il y a quand même des situations très très disparate et puis surtout il faut qu'on prenne de l'avance sur ces investissements d'avenir sur ces activités d'avenir que sont que toutes celles qui concourent à la transition psychologique voilà si on ne le fait pas dans dans l'état là on risque d'avoir des délocalisations qui s'accentue Encore plus vers les États-Unis par exemple il y a déjà des entreprises européennes qui expliquaient que d'abord la facture énergétique et moins lourde de là-bas alors en plus il y a des subventions
ils ont tout intérêt à s'y implanter est-ce que on peut passer une série de questions oui monsieur alors oui c'est une bonne c'est un bon âge où donc non je pense que c'est une vraie question alors avant de revenir au Pour eux je pense que c'est une vraie question qui se pose est-ce que on veut rentrer dans un monde non coopératif est-ce que l'Union européenne a intérêt à rentrer dans un monde non coopératif c'est une question à poser je suis pas sûr que dans un monde géopolitique avec plus de conflits avec plus de repli sur
soi ou plus de politique de subvention l'Union européenne soit bien armée aujourd'hui pour se débrouiller dans un monde comme ça Typiquement vous posez la question est-ce que on pourrait faire la même chose au niveau européen oui on pourrait sûrement faire la même chose sauf la dimension vaut vraiment protectionniste mais dès qu'on fait de la politique industrielle au niveau européen ça pose la question de la répartition entre pays et on arrive dans des questions qui sont compliquées si vous voulez favoriser un secteur et que ce secteur est localisé uniquement en France ou uniquement en Allemagne ça
pose des questions donc on est moins bien armé que des pays centralisés comme la Chine ou fédéraux comme comme les États-Unis où on a un gouvernement fédéral qui peut décider donc il y a des questions qui se posent et de la même manière tous les Européens ne sont d'évidence pas d'accord avec un tournant protectionniste avec revenir sur les règles du commerce international allait à l'encontre des règles de L'Organisation mondiale du commerce tous les pays européens ne sont pas d'accord sur cette dimension là on progresse doucement vers des dimensions plus géopolitiques stratégiques avec des questions de
d'autonomie stratégique ouverte qui sont poussés depuis quelques années notamment par le gouvernement français et par la Commission européenne on progresse doucement mais on est très très loin de la capacité qu'on a d'autres pays qui Ont cette tradition plus géopolitique et plus d'interventionnistes dans un certain nombre de secteurs donc je pense que voilà il faut poser cette question là quand même au-delà en plus de l'aspect des déséquilibres qui est important est-ce que c'est efficace donc pour les États-Unis donc j'y viens est-ce que c'est efficace pour les États-Unis pour le coup on sait pas on est vraiment
sur la politique industrielle c'est la pure politique Industrielle c'est-à-dire que on taxe les entreprises parce que c'est financé c'est infection de réduction at c'est financé par l'augmentation des impôts sur les plus grandes entreprises en partie en grande partie et on verse des subventions pour certains secteurs donc c'est vraiment la politique industrielle favoriser certains secteurs en taxant à l'ensemble des entreprises est-ce que ça va fonctionner c'est une vraie question sur ces questions de Politique industrielles on ne sait pas exactement ce qui fonctionne ce qui ne fonctionne pas on aimerait bien le savoir ce qui a permis
aux États-Unis de développer l'INT internet de développer d'être aussi performant dans les secteurs dans le secteur du digital c'est un ensemble de choses qu'on n'arrive pas complètement à déterminer donc oui c'est sûrement quelque chose qui va permettre de développer l'industrie verte aux États-Unis et je Pense que il faut aussi noter que c'est un vrai Tournon du point de vue des États-Unis d'investir dans les industries qui vont permettre de faire face à la crise environnementale donc de ce point de vue là c'est très important voilà mise en oeuvre est une question et il y a une
question de concurrence qui va se poser vis-à-vis de l'Union européenne ça rappelle juste que on aide aussi du point de l'Union européenne on a de l'argent sur on a un Plan hydrogène on a un plan batterie on a un plan véhiculé électrique donc on a aussi des aides du point de vue européen faut pas non plus penser que l'Union européenne est complètement naïf de ce point de vue là mais effectivement ça pose un enjeu de coopération au niveau international est-ce qu'on veut se lancer dans une course au subventions où est-ce que on réussit à se
mettre d'accord avec les États-Unis pour avoir une approche plus coopérative la visite De Macron auprès du président Bayonne n'a pas été très concluante non elle a pas été très concluante après on verra on s'attendait pas à voir un changement radical est-ce qu'on peut adapter un certain nombre de dimensions c'est une question qui est posée et je pense qu'il faut aussi sur notamment un des points principaux qui est la subvention pour les véhicules électriques l'achat de véhicule électrique qui serait produit aux Etats-Unis faut se rappeler que la Question de ce point de vue là pour l'Europe
c'est pas les États-Unis aujourd'hui on exporte des véhicules thermiques vers la Chine et on importe des véhicules électriques de Chine pas des États-Unis et qui sont produits par les producteurs américains Tesla et les producteurs européens dont Renault qui va produire ces véhicules électriques en Chine donc il faut peut-être pas se tromper de de d'acteurs qui est important de ce point de vue là il y a Un enjeu vis-à-vis des États-Unis avec lequel on peut sûrement coopérer et un enjeu qui est sûrement beaucoup plus important et qui rappelle ce qui s'est passé sur les cellules photovoltaïques
vis-à-vis de la Chine on peut aussi prendre l'exemple de la Chine la Chine mène cette politique depuis un certain nombre d'années une entreprise comme Huawei a perçu 20 milliards par an pendant 20 ans ce qui lui permet Aujourd'hui d'être devenu entreprise qu'on connaît les batx aussi ce sont des entreprises alors au départ c'était des secteurs qui étaient extrêmement protégés on interdisait aux entreprises étrangères de s'implanter ce qui a permis de créer ces géants ces géants équivalents chinois les gars femme chinois des gars femme donc bon l'idée c'est pas de reproduire exactement la politique chinoise mais
c'est quand même de constater que Qu'aujourd'hui ils sont leaders dans beaucoup de secteurs stratégiques et que si on veut les rattraper si on veut rattraper au moins le retard il faut pouvoir il faut pouvoir mettre en place ce type de politique c'est pour ça que les États-Unis le font parce qu'elles ne veulent pas dépendre de la Chine voilà [Musique] est-ce qu'il y a d'autres questions monsieur alors on a une question donc sur les Investisseurs les portes-conteneurs effectivement le en gros ceux qui ont investi dans le commerce international n'auraient pas intérêt à voir des relocalisations de
production et vous posez aussi à travers les Pays-Bas la question de l'hétérogénéité européenne puisqu'effectivement le trafic que maritime arrive par les Pays-Bas d'où leur sensibilité au libre-échange d'ailleurs évidemment très bien cette question là ce qui en a Une ou deux autres parce qu'il est 15h53 donc on s'est probablement la dernière série de questions oui de la concurrence entièrement donc le fait de subvention française et comment on pourrait autoriser certaines fonctions et intervenir d'autres dans sa chambre avec de la Commission européenne derrière nous parler du secteur tout à l'heure en secteurs qui pourraient être des faits
Dans sa profil et d'avoir d'autres et donc c'est une merci c'est une question sur la gestion de la concurrence intra-européenne un peu d'un pays à l'autre selon les subventions que les étapes peuvent décider une dernière question éventuellement je vous donnerai des réponses concises pour respecter l'heure de débat est-ce que ça va pour vous très bien on part sur ces deux questions je vais d'abord je vais répondre sur la Deuxième je dirais que déjà enfin cette concurrence elle existe déjà même avant les subventions puisque les le coup du travail n'est pas le même il y a
pas d'une difformisation sociale fiscale au niveau européen et donc finalement cette concurrence on observe depuis un certain nombre d'années notamment avec toutes ces délocalisations qu'on a pu observer de la France vers les pays de l'Est notamment dans le secteur automobile Donc ce que je veux dire c'est que c'est que c'est subventions ne sont pas responsables d'une concurrence qui n'existait pas avant l'Europe n'était pas forcément plus coopérative voilà ensuite quand il s'agit des subventions des subventions sont aussi des nouvelles activités des industries naissantes donc là il est pas tellement question de de prioriser un pays plutôt
qu'un autre mais de voilà de mettre en place des projets avec des subventions Des des soutiens et ensuite charge au pays d'attirer d'attirer les investisseurs en oui en mettant nous avons le gérer leurs avantages la France on a beaucoup que ce soit en termes d'infrastructures de compétences et autres mais encore une fois c'est aussi la question de l'uniformisation l'uniformisation fiscale et sociale ou de la politique budgétaire commune on est peut-être pas Aller assez loin dans cette dans l'Union européenne c'est à dire que le il y a l'Euro mais il manque aussi toute cet aspect budgétaire
pour qu'on puisse justement éviter cette mise en concurrence il faudrait qu'il y ait des transferts entre pays enfin pour moi c'est là qui est la solution Vincent micard oui effectivement enfin moi je serais peut-être un peu moins positif je pense qu'il y a un vrai sujet du point de vue de l'Union européenne Dès qu'on parle de politique de favoriser certains secteurs de donner des subventions pour certains secteurs se posent la question de la répartition entre pays et c'est un sujet qui est au-delà même de la politique de la politique industrielle quand l'Allemagne annonce son ils
ont informé ses partenaires un plan de relance de 200 milliards que ne peuvent pas se permettre un certain nombre de pays européens aujourd'hui ça Pose des questions ça pose des questions de coopération européenne et donc ça c'est fondamental il y a des terrains qui sont divergents entre pays européens certains qui sont très excédentaires qui ont beaucoup d'industries d'autres ont moins d'industries qui sont moins excédentaires ou voir des suicidaires comme la France donc il y a des intérêts qui sont divergents et c'est une question qui est beaucoup plus difficile à gérer au niveau européen que D'un
vrai état fédéral dans lequel il y a un parlement qui peut décider de la répartition de ces aides donc je pense il y a une vraie question qui se pose de ce point de vue là il y a sûrement une vraie discussion à avoir peut-être sur se mettre d'accord sur une répartition peut-être une partie de l'industrie hydrogène sera plus en France mais une partie de des batteries sera plus en Allemagne et une partie de l'industrie photovoltaïque sera peut-être plus en Espagne en tout cas de cette répartition qui ne peut pas être faite que par le
marché et à partir du moment où il y a des interventions étatiques il y a une question de répartition qui est qui est particulièrement importante en Europe juste peut-être un petit mot sur sur le transport alors on parle pas aujourd'hui dans les prévisions on n'a pas du tout de prévision de baisse du transport international on a plutôt des prévisions d'augmentation très importantes du Transport international donc oui vous avez raison des grands transporteurs internationaux sur leur travail donc ils ont aucune aucune incitation à ce qui est une relocalisation par contre ils ont pas beaucoup de moyens
d'aller à l'encontre de de ces relocalisation donc pour le coup c'est à des acteurs qui aujourd'hui prévoient une augmentation du transport international de marchandises au moins aussi rapide que le PIB donc au moins à voilà un horizon À un horizon de 10 ou 20 ans on prévoit des augmentations de plusieurs dizaines de points de pourcentage du du fret maritime donc c'est pas une question on parle pas aujourd'hui de réduire le commerce international mais peut-être de qui n'augmente moins vite c'est plutôt ça la question qui qui se pose aujourd'hui et par ailleurs en France on a
un acteur assez fondamental de ce point de vue là on a CMA CGM qui a fait des normes bénéfices donc Effectivement il y a les ports néerlandais notamment mes belges aussi qui sont des points d'entrée mais en termes d'acteurs on a un acteur français qui est fondamental il y a des acteurs allemands suisses donc pour le coup c'est assez réparti de de ce point de vue là entre entre pays européens merci beaucoup bah écoutez nous sommes arrivés à l'heure de ce débat de clore ce débat je crois qu'on a bien sentir les différents enjeux géopolitiques
Économiques et puis les enjeux au sein de l'Europe aussi comment on se construit un peu plus comme comme Europe solidaire à l'intérieur de ces frontières pour peut-être être un peu plus percutant l'extérieur merci beaucoup merci à vous et puis on vous souhaite une bonne après-midi