bonjour audreé bonjour rapel on ne saura pas quand nous aurons livraison he du prochain rapport du GC et pour cause une réunion en Chine ce weekend devait déterminer un calendrier n'y est pas parvenu alors que s'est-il passé audre et bien le dernier rapport du GC le 6e a été publié en 2021 de 2021 à 2023 parce que vous savez il y a plusieurs groupes de travail qui ne terminent pas leurs travaux toujours en même temps il y a d'abord le groupe scientifique qui constate le dérèglement climatique et celui qui travaille sur les impacts environnementaux et
enfin celui qui travaille sur les solutions pour réduire les émission les scientifiques voulaient travailler terminer le le 7e rapport avant la COP de 2028 qui sera la 2e évaluation des efforts mondiaux depuis l'accord de Paris il y a 10 ans parce que l'idée de ces rapports vous l'aurez compris c'est de guider l'action des responsable politique pour être le plus efficace possible dans notre lutte contre le changement climatique pour préserver un climat viable mais l'échec de la réunion de ce weekend risque de compromettre ce calendrier je vais revenir sur les raisons de ce blocage mais avant
ça on va écouter le président du JEC qui a voulu voir le verre à moitié plein à l'issue de cette réunion de angzu nous nous sommes mis d'accord sur les grandes lignes des trois grands rapports des groupes de travail qui constituent la pièce maîtresse du 7e cycle et nous avons également convenu d'un certain nombre de réunions d'experts et d'ateliers ce fut une réunion très laborieuse nous sommes ravis du succès que nous avons obtenu voors si l'on comprend bien Audrey les trois groupes de travail savent sur quoi ils vont travailler alors pourquoi est-ce qu'il y a
blocage sur cette question du calendrier et bien encore une fois on retrouve les mêmes pays qui freinent les négociations l'Arabie Saoudite la Chine la Russie et l'Inde notamment qui ont jugé le calendrier proposé un peu trop précipité pourquoi précipité et bien parce que ce sont des pays très émetteurs et que les travaux du GC pèsent sur les négociations internationales pour réduire l'Arabie saite affirme qu'il y aura des progrès de la géingénierie sur la captation carbone notamment progrès qui ne sont pas du tout certains à ce stade on en a souvent parlé ici et qui nous
font perdre un temps précieux l'Inde elle insiste sur la responsabilité des pays émetteurs historiques l'Europe les États-Unis qui doivent dit-elle financer la transition écologique les rapports du GC ils influencent les décisions lors des COP par exemple le 6e et dernier rapport avait fourni la base scientifique de la création du fond pertes et dommages à la COP 27 et surtout celle de la mention de la transition hors des énergies fossiles lors de la COP 28 et c'est sans doute ce qui ne plaît pas au pays producteur paradoxalement c'est l'efficacité de ces rapports c'est si grave de
ne pas avoir de de calendrier pour la remise de ces rapports parce que les membres du JEC ils vont quand même travailler oui alors c'est grave parce qu'il y a une vraie action antiscience dans le monde avec la montée des populismes et ça ça freine l'action climatique par exemple les États-Unis n'étaient pas du tout représentés à la réunion de angzu en Chine les scientifiques du climat ne peuvent plus travailler aux états-unis il y a eu des licenciements massifs au sein de la NOAA c'est l'agence américaine de surveillance du climat et ça ça freine l'accès à
des données essentielles pour les scientifiques du GC et malheureusement ça ne s'arrête pas aux États-Unis l'Inde elle s'est déclaré candidate pour la COP 33 en 2028 celle justement où sera fait le bilan des émissions mondiales et de l'action pour les réduire avec je vous l'ai dit cette ambition de rejeter la responsabilité de la transition énergétique vers les pays les plus riche c'est extrêmement inquiétant d'autant plus inquiétant que nous arrivons à un moment charnière on peut le dire de l'histoire du changement climatique parce que nous perdons progressivement la capacité de notre écosystème à compenser nos émissions
regardez un article paru le 15 janvier dernier dans la revue météorologique britannique weazer cet article nous dit que les puits carbone de la terre atteignent leur saturation la séquestration de CO2 a atteint son maximum en 2008 c'était il y a longtemps déjà et depuis les concentrations atmosphériques augmentent plus rapidement car le piégeage naturel des gaz à effet de serre diminue maintenant de 0,25 % par an et ce rapport conclut qu'il est urgent de reconstituer la biodiversité mondiale et de récupérer les services rendus par les écosystèmes y compris la séquestration naturelle du carbone j'ai déjà expliqué
mais il faut faut comprendre qu'on est engagé dans une course dont l'issue est vitale il faut absolument diminuer nos émissions plus vite que la capture de CO2 qui va probablement elle aussi s'accélérer merci Audrey racine