[Musique] [Applaudissements] bonjour Je vous propose aujourd'hui de vous parler du cycle de l'eau et de l'hydrologie en général donc qui correspond aux sciences de l'eau dans l'environnement continental et donc l'objectif c'est vraiment d'essayer de comprendre comment cette goutte d'eau va traverser différents milieux et au fur et à mesure de son chemin va vivre des aventures diverses et variées et surtout va rencontrer un moment donné l'humain et depuis quelques années de manière de plus en plus claire et prégnante le changement climatique alors on va commencer d'abord par vous raconter ce cycle de l'eau tel qu'on nous
l'a appris à l'école où on va d'abord avoir un flux d'évaporation très important qui ensuite va permettre une condensation une précipitation alors il faut savoir que déjà à ce niveau là et bien ce flux évaporatoire et fonction de la température bien sûr atmosphérique donc ces dernières années on voit de plus en plus de situations d'anomalies de température et chaque degré que l'on gagne et bien on va avoir un flux d'évaporation qui va être beaucoup plus important et donc ce flux d'évaporation qui en général se fait au niveau des océans et des mers va finir par
être déplacé au niveau des continents et va se transformer en précipitation une fois arrivé sur le continent c'est précipitations vont ensuite tomber au sol et il y a trois chemins possibles le premier c'est de repartir directement dans l'atmosphère les deux tiers d'une pluie repartent immédiatement dans l'atmosphère cette pluie qui repart dans l'atmosphère sous la forme de vapeur d'eau va ensuite se décaler plus loin avec des vents pour pouvoir retomber encore plus loin c'est ce qu'on appelle l'effet de continentalité donc on a vraiment une pluie qui pénètre sur un territoire si on prend par exemple le
cas de la France on a le pourtour Atlantique on a des premières pluies qui vont arriver directement de par les masses d'air humide qui viennent de l'océan Atlantique qui vont générer une précipitation sur Brest le 2/3 repart dans l'atmosphère et remporter avec des vents un peu plus loin et donc c'est ce qui permet ensuite d'avoir des plus sur Strasbourg alors lorsqu'on regarde à l'échelle internationale on se rend compte que en réalité il y a beaucoup plus de pluie qui viennent nos continents que depuis qui viennent de nos océans et donc en moyenne c'est 34% des
pluies viennent directement nos océans mais une fois que cette humidité est amenée sur les continents et bien ces boucles de rétroaction qui se forment et qui rentre dans les continents permettent d'avoir 64% de la pluie mondiale bien sûr ce sont des données qui varient en fonction des pays en fonction de la bordure littorale on voit très bien que la France qui est directement bordée tant par la mer du Nord que par la Manche ou encore l'océan Atlantique ou la mer Méditerranée va présenter un certain nombre de surfaces exactement connecté à la mer et donc notamment
à une météorologie locale et on le voit très bien avec la mer Méditerranée qui vont faire l'objet d'une météorologie particulière et être à l'origine de ce que l'on appelle les crues éclairs c'est-à-dire des crus soudaines et très violentes que l'on appelle aussi des crues méditerranéennes et on reviendra dessus un peu plus tard l'objectif c'est vraiment de comprendre comment c'est précipitations qui tombent d'une part vont s'évaporer et donc ce 2/3 qui repart dans l'atmosphère repart à travers deux moyens le premier c'est un effet direct d'évaporation immédiate dans l'atmosphère et le deuxième c'est un effet d'évapo-transpiration et
on va à ce moment-là passer par le couvert végétal plus on aura de forêts de couverts végétal de massif qui derrière recouvre les territoires plus l'arbre va réussir à capter cette eau à transpirer cette eau et à l'évapo transpirer au niveau atmosphérique donc la psychologie locale est aussi fonction du couvert végétal que l'on va avoir au sol le deuxième chemin que l'on peut suivre c'est vraiment un chemin de ruissellement sur ruissellement il va se faire en surface et là encore il est fonction de la terre que l'on va rencontrer au sol c'est ce que l'on
appelle la réponse hydrologique au sol ce chemin et cette ce pourcentage de ruissellement va varier en fonction de plusieurs critères premièrement l'urbanisation à partir du moment où vous avez une ville qui est complètement urbanisée nécessairement on augmente le pouvoir d'imperméabilisation du sol et il reste très peu d'espace dans une ville pour que l'eau puisse pénétrer dans les milieux plus profonds entre les routes les bâtiments les trottoirs dans une ville qui en général bétonnée suivant le taux de bétonnisation on va avoir un taux imperméabilisation qui va être plus ou moins important donc on sait que dans
les villes en général on a très peu de localisation dans la goutte d'eau peut rejoindre les nappes souterraines en général on retrouve ces espaces là dans les parcs les espaces verts mais aujourd'hui on a vraiment conçu depuis des décennies et des décennies des villes qui ont tout bétonné massivement et qui ont donc déconnecté totalement la pluie qui se trouve au niveau atmosphérique du sol qui est situé dessous et bien souvent on a même totalement oublié qu'il y avait un sol or dans ses sols il y a un microbiote il y a différentes espèces qui travaillent
ensemble et ces espèces dans le sol permettent notamment le fait d'absorber de l'eau et donc le ruissellement lorsqu'il se produit et bien suivant les zones qu'il va retrouver il va être plus ou moins important si on est sur des zones de sur une zone de terre une zone agricole par exemple et bien on a on estime à peu près 26% de cette pluie qui est tombée sur les 100% qui va ruisseler alors que les deux tiers je le rappelle sont déjà partis dans l'atmosphère et seulement 9% vont pénétrer à l'intérieur du sol pour rejoindre une
fine et une nappe phréatique là encore on a différents types de nappes phréatiques on a d'abord ce que l'on appelle des nappes alluviales ce sont des alluvions qui se sont additionnés et qui en fait se retrouve souvent aux abords d'une rivière ou d'un fleuve donc vous avez une rivière ou un fleuve et dessous vous avez comme une sorte de bassine remplie d'alvion et l'eau va se situer entre les grains et lorsque nous faisons des forages dans ces zones là on extrait via des grillages justement toute l'eau en maintenant les grains de sous mais c'est bien
à l'image de ce que l'on peut voir lorsqu'on a un bac à sable et qu'on joue avec un bac à sable et qu'on le remplit de sable vous pouvez remplir une quantité d'eau assez importante et l'eau va se remplir dans le bac à sable jusqu'à arriver une certaine limite où là on estime que le sol est saturé en eau et à partir de là toute l'eau qui arrivera en supplément et bien arrivera au-dessus et cette eau participera plutôt au ruissellement lorsque nous on s'intéresse au risque inondations cette eau qui va s'infiltrer ou cette eau qui
va ruisseler va contribuer ou non à limiter ou à accélérer le risque inondation alors comment ça se passe dans un premier temps on a cette pluie qui tombe lorsque cette pluie tombe plus on va avoir de zones bétonnées et donc de zones imperméabilisées plus on va accroître les vitesses de cette eau qui va ruisseler cette eau va récupérer des polluants sur son chemin et donc cet ensemble de métaux lourds que l'on retrouve sur notre trottoir qui est derrière au déchets notamment pneumatique tout ce que l'on va pouvoir avoir dans les villes vont ensuite se retrouver
très rapidement conduit dans des exutoires donc en général l'exutoire plutôt le fleuve ou la rivière que l'on va avoir à côté lorsque l'on désinterméabilise une ville et que l'on se retrouve plutôt avec des villes vertes qui laissent l'eau pénétrer dans les sols et bien on s'est rendu compte et il y a une étude qui a été menée en Australie dernièrement on a décidé de désimperméabiliser massivement une entité hydrologique cohérente on laisse à ce moment-là l'eau arrivée sur le sol mais étant donné que le pourcentage d'eau pénètre beaucoup plus dans les sols à ce moment là
et bien la rivière n'est plus alimentée directement par l'eau de ruissellement mais elle est alimentée par le dessous via la nappe phréatique et donc on s'est rendu compte que on améliorait en l'espace d'un an 90% de la qualité de la rivière justement par le fait de pouvoir avoir ces filtres naturels qui sont les sols et enfin il y a cette pénétration dans les sols par la goutte d'eau et bien là encore tout dépend du milieu qu'on va rencontrer si l'on est dans une zone qui est soumise à de l'agriculture intensive avec notamment des engins agricoles
extrêmement lourds et compactant le sol ce sol compacté va plutôt avoir tendance à favoriser le ruissellement que la pénétration dans le sol donc ce sont des sols qui vont avoir du mal à recevoir de l'eau et ce sont des nappes phréatiques qui sont situées de sous qui vont avoir du mal à se recharger en eau parce que justement ces sols sont soit trop compactés soit labourées soit notamment par le fait que il y ait tellement de couches de pesticides qui se soit accumulées durant des années que l'on se retrouve avec un microbiote dans les sols
qui n'existe quasiment plus et donc à ce moment là si nous n'avons plus ces vers de terre se mycélium et toutes ces espèces qui se retrouvent dans les sols et qui permettent de capter l'eau et notamment de créer des petites rigoles à l'échelle microscopique qui permettent de favoriser le passage de l'eau jusqu'à la nappe et bien à ce moment là c'est sol n'accepte plus l'eau et donc on participe notamment au ruissellement au fur et à mesure des années selon ton s’est rendu compte c'est que on a de plus en plus des sols qui sont à
l'état quasiment mort c'est à dire qu'ils n'ont pas justement cette vie souterraine et on s'est notamment rendu compte que ça avait un impact bien entendu sur le carbone qui peut être capté par ces sols mais notamment sur l'eau qui peut être captée dans ses sols et donc ça signifie que directement c'est là va avoir un impact sur les nappes phréatiques qui se situe dessous le changement climatique est en train actuellement de modifier l'intégralité de ce cycle de l'eau premièrement parce que plus vous avez une température élevée dans l'atmosphère plus il va y avoir d'évaporation massive
l'eau ne reste pas longtemps dans l'atmosphère bien que ce soit un gaz à effet de serre très puissant le goutte d'eau reste en moyenne 9 jours et demi dans l'atmosphère donc elle finit par retomber sous la forme notamment de rivière atmosphérique et donc ces rivières atmosphériques vont permettre de faire retomber cette eau en lui permettant de précipiter de manière beaucoup plus violente et intense et donc face à des sols qui sont bien souvent en croûtées parce qu'extrêmement sec en ayant vécu des sécheresses urbanisées donc complètement imperméabilisé ou encore des sols qui notamment étaient malmenés par
des problèmes d'agriculture intensive on se retrouve face à des sols qui ne sont pas capables de laisser l'eau pénétrer dans les sols donc toute cette eau par massivement au ruissellement qui ensuite se retrouvent notamment à nouveau pris dans ce flux d'évaporation on se rend compte que un peu à l'image d'un hamster dans une cage on a vraiment une accélération actuellement du cycle de l'eau qui est extrêmement importante on a pu voir au Pakistan en 2022 des températures extrêmes atteintes presque de l'ordre de 50 degrés pendant plusieurs semaines et ensuite nous avons pu notamment voir sur
cette zone là des inondations absolument dantesques qui n'avait jamais pu être imaginé jusque là sur ces territoires donc on voit qu'il y a cette accélération qui est en train de se jouer actuellement au milieu de tout ça nous avons l'humanité et donc deux types de niveau d'interaction et notamment d'adaptation qui vont devoir être mises en œuvre pourquoi parce qu'on a une vulnérabilité d'abord structurel sur nos bâtiments nos bâtiments qui ne sont pas conçus pour faire face à de tels auteurs d'eau nos bâtiments qui ne sont pas non plus conçus pour faire face au sécheresse notamment
dans les zones que l'on appelle de retrait gonflement d'argile puisque on a des énergiesuses dans lesquelles on a implanté des bâtiments et donc lorsque la sécheresse arrive la terre se rétracte massivement et à la première pluie la Terre va se regonfler et donc on a des zones de fissures voire même des pans entiers de maison qui peuvent s'écrouler donc on a vraiment une vulnérabilité sur le plan structurel on a notamment une vulnérabilité que l'on appelle organisationnel c'est-à-dire comment on s'organise pour faire face à ces crises dans le cadre d'une inondation il y a des gestes
à connaître et parfois ce ne sont pas les mêmes suivants où vous vous situez parfois il faudra se confiner d'autres fois il faudra apprendre à évacuer et puis dans le cadre de canicule on l'a très bien vu avec la canicule de 2003 nous nous retrouvons extrêmement fragile face à ces températures extrêmes plusieurs études ont été menées notamment deux spécifiques sur le Bassin parisien qui mettent en évidence premièrement une corrélation directe entre le taux de suicide et la température atteinte durant ces canicules sur le Bassin parisien on voit à quel point à partir de 26 degrés
qui est un état de stabilité notamment sur le plan neuroendocrinien on se rend compte que plus vous montez en termes de degré plus vous dépassez les 40 degrés plus un peu comme un téléphone portable qui se retrouve positionné au soleil et bien notre système a tendance à disjoncter et on voit un pic de suicide à partir de 40 degrés voire au-delà en parallèle de ça on sait aussi rendu compte à travers une étude que la corrélation entre les quantités d'espaces verts qui se trouvaient autour de chez vous et le taux d'hospitalisation était aussi direct donc
plus vous habitez à côté d'un parc à côté d'un lieu qui a été aménagé avec des arbres avec justement un couvert végétal plus vous avez de chances d'être plus protégé que votre voisin qui serait plutôt dans un univers très minéral et dense notamment au cœur des villes donc on se rend compte à quel point l'arbre est un objet de santé publique à quel point il va falloir que l'on massifie cette transformation des territoires pour pouvoir laisser justement à la goutte d'eau retrouver son chemin jusque dans les nappes phréatiques parce que c'est une nappes phréatique alimente
les rivières elles alimentent les sources et elles alimentent notamment nos robinet et nos ressources en eau on s'est rendu compte en 2022 qu'on avait atteint un premier sommet qui semblait jusque là imaginable et un véritable scénario de science-fiction avec près de 100 communes qui se sont en rupture d'alimentation en eau potable on est passé notamment à un cheveu en septembre 2022 du fait que la ville de Nantes soit totalement coupée de son alimentation en eau potable parce qu'on était là dans un contexte très particulier notamment avec ce que l'on appelle un bouchon vaeux qui est
en fait une zone au niveau de l'exutoire entre la loi qui arrive jusqu'à au niveau de l'océan Atlantique et cette zone là qui est composée en fait dans ce bouchon d'un ensemble d'éléments notamment de choses qui ont été rejetées par les milieux agricoles et bien cet ensemble de métabolites en fait sont remontées via une grande marée parce que il y avait beaucoup moins d'eau dans la Loire donc c'est remonté beaucoup plus haut et on était à quelques seulement dizaines de mètres de la station de potabilisation de la ville de Nantes on voit à quel point
on est passé à côté d'un risque d'une catastrophe majeure ou quelques camions-citernes n'auraient absolument pas suffi pour alimenter la ville en eau et surtout ça nous met en évidence à on est extrêmement dépendant de nos besoins en eau nous avons besoin d'eau partout pour tout et dans tout nous avons besoin d'eau pour nous habiller puisque le coton qui pousse a besoin de quantité d'eau exceptionnelle nous avons besoin d'eau pour notre énergie à travers les barrages hydroélectriques mais pas seulement lorsque vous avez besoin d'aller chercher du pétrole vous devez injecter de l'eau pure lorsque vous devez
extraire du charbon vous devez notamment prendre de grandes cuve d'eau pour pouvoir extraire ces particules et puis en fait en réalité l'eau est quasiment caché derrière tous nos modes énergétiques sauf l'éolien et le solaire enfin nous avons besoin notamment d'eau massivement pour nos alimenter en général on considère que une kilocalorie correspond à un litre d'eau derrière c'est à dire que au final tout au long de la journée vous consommez en moyenne entre 5000 et 7 millilitres d'eau c'est de l'eau qui est cachée cachée derrière nos modes de vie cachés derrière nos microprocesseurs dans nos téléphones
portables qui ont eu besoin d'eau derrière dans les métaux rares que l'on a besoin pour construire tous les objets électroniques compte de ton a besoin au quotidien mais c'est de l'eau qui se cache notamment derrière le PIB de tous les pays puisque toute croissance ne peut se faire qu'à partir du moment où vous avez de l'eau le problème aujourd'hui c'est que cette eau devient rare notamment sur les continents et donc on a tendance à la perdre alors certains ont essayé notamment dans les années 70 d'aller remorquer des icebergs et donc les Emirats arabes se sont
très vite rendu compte qu'en voulant récupérer des icebergs c'était quand même quelque chose d'assez complexe et d'assez coûteux sur le plan du fuel qu'il fallait dépenser donc ils ont arrêté cette solution là reste d'autres solutions notamment la désalinisation de l'eau de mer c'est une solution qui est très intéressante notamment face à des pays qui sont situés face à un mur parce que ils n'ont pas d'autre choix de désaltiser de l'eau de mer parce sinon absolument plus d'eau du tout sur leur territoire le problème c'est que sur un mètre cube d'eau que vous allez récupérer et
bien vous allez en réalité sur cette eau récupérer seulement 200 300 litres voire 500 dans les dernières usines qui ont pu être créées par rapport au mètre cube que vous aviez jusque là vous récupérez quasiment que la moitié au maximum d'eau douce et puis au passage vous dépensez énormément d'énergie pour pouvoir transformer cette eau salée en eau douce et vous notamment vous utilisez beaucoup de produits chimiques cette sursalinisation puisqu'on récupère beaucoup de sel à en général été rejeté massivement sur les pourtours littoraux et donc contribue notamment à déstructurer la biodiversité marine localement ces produits chimiques
sont en général aussi rejetées en pleine mer donc on voit très bien qu'à l'heure actuelle les solutions qui existent pour la décennalisation d'eau de mer sont loin d'être optimales et ne propose pas une situation pérenne pour permettre de soutenir tous nos modes de vie notamment face à nos besoins en eau donc on ne peut aller que vers le fait de consommer mieux de consommer moins de consommer différemment donc à ce moment là nous réduisons largement notre empreinte haut [Musique]