en 1915 les Arméniens de l'Empire ottoman sont victime du premier génocide du XXe siècle 100 ans plus tard cet épisode tragique de l'histoire cristallise toujours des tensions entre le gouvernement turc qui refuse de le reconnaître en tant que tel et les Arméniens qui poursuivent le travail de mémoire et d'histoire à la fin du Xe siècle les Arméniens sont sous la coupe de l'Empire ottoman et forment une minorité chrétienne de 2 millions d'habitants sur une population de millions d'Ottomans dans certaines régions de l'empire ils sont majoritaires c'est le cas au pied du Caucase et en silicie
certains sont restés dans la région de l'Arménie historique située entre la Méditerranée et la mer Caspienne ils sont alors parfois en minorité enfin bons commerçants ils vivent dans des grandes villes Carrefour comme Constantinople l'actuel Istanbul Jérusalem et plusieurs villes situées aujourd'hui au Liban à la fin du 19e siècle l'Empire ottoman décline après la défaite face à l'empire russe en7 les Arméniens sont accusés par le sultan Abdou Hamid II d'avoir pactisé avec l'ennemi perçus comme des agents de l'étranger les Arméniens sont victimes des massacres hamidiens du nom du sultan qui font de cinante morts entre et
en 190 à la faveur de la révolution des jeunes turc l'arrivée au pouvoir de ce mouvement nationaliste est soutenu par les Arméniens qui espèrent ainsi sortir de la tyrannie du sultan mais en avril 1909 les Arméniens de SICI sont à nouveau victimes de tuerie orchestrés par le nouveau régime qui font entre 20000 et 30000 morts basé sur le racisme et le nationalisme l'idéologie des Jeunes Turcs s'appui sur les populations musulmanes pour tenter de retrouver la splendeur de l'empire les Arméniens accusés d'être des ennemis de l'intérieur doivent être éliminés tout comme les Grecs ou encore les
assyroscaldéens en 1914 l'Empire ottoman entre dans le conflit de la Première Guerre mondiale au côté de l'Allemagne le contexte chaotique de cette guerre donne l'occasion au pouvoir turc de mettre en place leur stratégie d'extermination des Arméniens c'est ALAT pasa ministre de l'Intérieur qui orchestre et planifie ce plan de destruction il comprend deux étapes la première d'avril à octobre 1915 est celle des déportations la seconde de ver 1915 à octobre 1916 et celle de l'extermination le 24 avril 1915 650 notables Arméniens de Constantinople sont arrêtés en quelques jours déportés vers l'est de l'empire et pour la
plupart éliminés cette rafle marque le début du génocide dans de nombreuses villes de l'Est comme Sivas mesré erzuroum ou mous les Arméniens sont arrêtés et exécuté sur place ailleurs ils sont déportés vers des camps par train ou à pied en direction d'alepe ville devenue la plaque tournante des convois de déporté de là ils sont conduits vers des camps dans le désert de l'actuelle Syrie et Irak où la plupart meurent en chemin der esor constitue la destination finale les de/ers de la population arménienne hommes femmes et enfants sont exterminés à la fin de la guerre en
1918 le nouveau gouvernement ottoman affiche la volonté de juger les responsables des massacre et lance quelques procès quant aux Arméniens ils caressent l'espoir de vivre dans leur nouvel État dont le développement est garanti par le traité de Sèvre de 1920 mais ce traité n'est jamais ratifié l'espoir de Sèvre est brisé par le traité de Lausanne de 1923 qui partage l'Arménie entre la Russie de l'énine et le nouvel état turc dirigé par atatturk ce traité prévoit aussi une amnistie pour les crimes commis entre août 19 et novembre 19 privant les survivants Arméniens de la possibilité de
demander justice aujourd'hui après des décennies de dénis la Turquie reconnaît des massacres advenus dans le cadre de ce qu'elle appppelle une guerre civile mais refuse de les qualifier de génocide ce n'est qu'à partir de cinquante ans après les faits que les premiers états commencent à reconnaître le génocide ils sont une vingtaine aujourd'hui en 1985 la sous-commission des droits de l'homme de l'ONU adopte un rapport dans lequel les massacres des Arméniens sont reconnus comme un génocide en juin 1987 c'est auutour du Parlement européen cette question est d'ailleurs l'un des points les plus sensibles des négociations entre
Bruxelles et Ankara qui a présenté sa candidature d'adhésion à la Communauté européenne en avril de la même année quant à la France qui accueille la troisème communauté arménienne au monde elle a reconnu le génocide en 2001 ce qui a suscité les vives protestations d'ankcara tout comme la déclaration en avril 2015 du pape François qui a qualifié le massacre des Arméniens de premier génocide du XXe siècle