difficultés de coordination est contrainte à l'issue de cette vidéo vous devrez comprendre les difficultés de coordination des politiques conjoncturelles mais aussi savoir que la politique budgétaire est contrainte par les traités européens malgré la volonté européenne de faire converger les économies particulièrement depuis le traité de maastricht de 1992 les situation macro économique conjoncturelle peuvent être très différentes entre les pays européens en termes de croissance de niveau d'inflation de chômage ou encore de commerce extérieur cette divergence macroéconomique peut rendre difficilement compatibles les politiques budgétaires des états membres avec la politique monétaire menée par la banque centrale européenne
ce qui rend donc la coordination difficile par exemple si un choc asymétrique négatif affecte un seul état membre comme une épidémie localisées qui entraîne un confinement de la population cela peut entraîner un ralentissement de l'activité économique et nécessité la mise en oeuvre d'une politique budgétaire de relance pour relancer la croissance mais si en même temps la zone euro constitué de plusieurs pays fait face à un risque inflationniste cela contraint la banque centrale européenne a mené une politique monétaire restrictive en relevant le taux d'intérêt directeur ces deux politiques sont donc contradictoire puisque une politique budgétaire de
relance doit plutôt être accompagnée d'une politique monétaire expansive avec de faibles taux d'intérêt pour stimuler la consommation et l'investissement dans ce cas on constate que le policy mix c'est à dire la combinaison des politiques budgétaires et monétaires n'est pas efficace de la même façon compte tenu de situation macro économique conjoncturelle différentes un choc asymétrique positif peut affecter un seul état membre comme par exemple une hausse rapide de la consommation et de l'investissement suite à des mesures incitatives pour dépenser les packs disponibles dans ce cas il y alors un risque inflationniste liée à une hausse de
la demande il s'agirait alors d'inflation par la demande les pouvoirs publics peuvent alors réagir par une politique budgétaire de rigueur pour freiner la croissance de la demande et limiter l'inflation mais si en même temps à l'échelle de la zone euro la banque centrale européenne détecte un risque déflationniste elle devra mener une politique monétaire expansive en baissant le taux directeur on constate alors qu'il ya une contradiction encore une fois entre cp2 politique puisque la politique budgétaire lutte contre l'inflation alors que la politique monétaires cherchent à alimenter la croissance de la masse monétaire pour relancer l'inflation et
éviter la déflation encore une fois le policy mix est inefficace les difficultés de coordination concerne également les politiques budgétaires des états membres entre elles si par exemple un pays décide de mettre en oeuvre une politique budgétaire de relance de façon asymétrique suite un choc asymétrique c'est-à-dire sans que les autres pays en fassent de même alors une partie des dépenses engagées dans la relance prendra la direction du reste du monde via le canal des importations il y a donc dans un contexte d'insertion européen un effet de débordement de la politique de relance qui profite aux partenaires
commerciaux puisqu'il est pourront exporter davantage on peut donc voir qu'il ya une externalités positives liées à la politique de relance asymétrique mais pour le pays qui engage une politique de relance asymétrique cela entraîne une perte d'efficacité de l'art paul ans du fait de cette fuite via les importations et peut donc générer une dégradation du solde extérieur si les exportations restent au même niveau alors que les importations augmentent la politique de relance asymétrique est donc contrainte par l'insertion dans les échanges c'est ce que l'on appelle la contrainte extérieure on observe également en cas de chocs asymétriques
des difficultés de coordination ont provoqué par une politique budgétaire de rigueur asymétrique menée par un pays cette politique de rigueur se traduit par une diminution des dépenses qui entraîne une réduction de la consommation et de l'investissement et par conséquent des importations cette diminution des importations pénalise les partenaires commerciaux qui exportent alors moins cela se traduit par une baisse de leur production on observe donc dans ce cas une externalité négative de la politique de rigueur asymétrique puisque la politique de rigueur d'un pays peut entraîner un ralentissement de la croissance chez ses partenaires commerciaux la politique de
rigueur affecte donc négativement les partenaires commerciaux il y a donc ici un effet de contagion pour limiter les divergences macro économique et favoriser la convergence afin de faciliter la coordination des politiques conjoncturelles l'union européenne s'est dotée de traiter qui impose des règles de discipline budgétaire dans la continuité du traité de maastricht en 1997 les états membres ont ratifié le pacte de stabilité et de croissance qui leur impose de respecter deux règles la première stipule que le déficit public qui représente l'écart négatif entre les recettes et les dépenses publiques sur une année n'excède pas 3 %
du pib la seconde concerne la dette publique et impose que celle ci ne dépasse pas 60% du pib plus récemment en 2012 les états membres ont ratifié le pacte budgétaire européen ce dernier impose une règle dite règle d'or qui concerne le déficit structurel le déficit structurel correspond au solde budgétaire corrigé des variations de la conjoncture il ne comprend donc pas les dépenses inhabituelles c'est à dire les effets momentanément déformant liés aux aléas de la conjoncture il ne doit pas dépasser 0 25% du pib si la dette publique excède 60% du pib comme c'est le cas
pour la plupart des états membres et ne doit pas dépasser 1% si la dette publique est inférieure à 60% du pib il y à une surveillance multilatérale de ces règles de discipline budgétaire qui est assuré par le conseil ecofin qui réunit les ministres des finances de tous les états membres en cas d'infraction ont de risque d'infraction l'organe exécutif de l'union européenne qui est la commission peut tout d'abord émettre une recommandation si celle ci n'est pas suivi d'effet le pays compte revenant peut alors recevoir un avertissement de la commission cette dernière peut alors être conduite à
engager une procédure pour déficit excessif qui pourrait se traduire in fine et par une amende exprimée en pourcentage du pib