Ok, nous commençons le discours d'adieux, ou plutôt, on avait eu l'introduction, et maintenant, cette fois-ci, c'est le long développement qui va durer quatre chapitres, ponctué par quelques questions de la part des disciples qui vont prouver, à chacune de leurs questions, qu'ils sont complètement dépassés et qu'ils ne comprennent rien à ce que Jésus est en train de dire. Vous ferez attention parce que ce discours d'adieu est comme construit en col maçon ; on a l'impression que c'est toujours la même chose. Ça va être toujours les mêmes thèmes qui vont revenir : celle de l'habitation, celle de la demeure de Jésus, qui va s'en aller, de Jésus qui promet à un nouveau défenseur, l'Esprit Saint.
Vous allez voir et revoir tous ces thèmes-là, et pourtant, insensiblement, comme un escalier en collimçon, on finit par s'élever, par s'élever, par s'élever, jusqu'à ce que, bah, demain vous entendrez tout d'un coup l'escalier en colmaçon déboucher sur cette prière ultime, finale, extraordinaire : Jean chapitre 14 et 15. [Musique] Que votre cœur ne soit pas bouleversé. Vous croyez en Dieu ?
Croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures. Sinon, vous aurais-je dit : "Je pars vous préparer une place" ?
Quand je serai parti, je vous préparerai une place. Je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi afin que, là où je suis, vous soyez vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin.
Thomas lui dit : "Seigneur, nous ne savons pas où tu vas, comment pourrions-nous savoir le chemin ? " Jésus lui répond : "Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie. Personne ne va vers le Père sans passer par moi.
Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père dès maintenant. D'ailleurs, vous le connaissez et vous l'avez vu. " Philippe lui répondit : "Seigneur, montre-nous le Père, cela nous suffit.
" Jésus lui répond : "Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : 'Montre-nous le Père' ?
Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. Croyez-moi, je suis dans le Père et le Père est en moi.
Et si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes. Amen, amen, je vous le dis, celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais ; il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père. Et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai afin que le Père soit glorifié dans le Fils.
Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai. Si vous m'aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre défenseur qui sera pour toujours avec vous : l'Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas.
Mais vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous et il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins ; je reviens vers vous. D'ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant et vous vivrez aussi.
En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi et moi en vous. Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c'est celui-là qui m'aime. Et celui qui m'aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l'aimerai et je me manifesterai à lui.
" Jude, non pas Judas l'Iscariote, Jude lui demanda : "Seigneur, que se passe-t-il ? Est-ce à nous que tu vas te manifester et non pas au monde ? " Jésus lui répondit : "Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole.
Mon Père l'aimera, nous viendrons vers lui et chez lui nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m'aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n'est pas de moi, elle est du Père qui m'a envoyé.
Je vous parle ainsi tant que je demeure avec vous. Mais le défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, c'est lui qui vous enseignera tout et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix.
Ce n'est pas à la manière du monde que je vous le donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. Vous avez entendu ce que je vous ai dit : je m'en vais et je reviens vers vous.
Si vous m'aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. Je vous ai dit ces choses maintenant avant qu'elles n'arrivent, ainsi, lorsqu'elles arriveront, vous croirez. Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car il vient le prince de ce monde ; sur moi, certes, il n'a aucune prise, mais il faut que le monde sache que j'aime le Père et que je fais comme le Père me l'a commandé.
Levez-vous, partons d'ici. Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève.
Tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant pour qu'il en porte davantage. Mais vous, déjà, vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite. Demeurez en moi comme moi en vous.
De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne et vous les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruits.
Car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme le sarment jeté dehors ; il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez et cela se réalisera pour vous. Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous portiez beaucoup de fruits et que vous soyez pour moi des disciples. Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimé.
Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi j'ai gardé les commandements de mon Père et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite.
Mon commandement, le voici : aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimé. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ce qu'on aime. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaître. Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisi et qui vous ai établi, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.
Voici ce que je vous commande : c'est de vous aimer les uns les autres. Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu'il en a eu d'abord contre moi. Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui, mais vous n'appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde.
Et voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n'est pas plus grand que son maître. Si l'on m'a persécuté, on vous persécutera vous aussi.
Si l'on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre. Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom, parce qu'ils ne connaissent pas celui qui m'a envoyé. Si je n'étais pas venu, si je ne leur avais pas parlé, ils n'auraient pas de péché, mais à présent, ils sont sans excuses pour leurs péchés.
Celui qui a de la haine contre moi a de la haine aussi contre mon Père. Et si je n'avais pas fait parmi eux ces œuvres que personne d'autre n'a faites, il n'aurait pas de péché, mais à présent, ils ont vu et ils sont remplis de haine contre moi et contre mon Père. Ainsi s'accomplit cette parole écrite dans leur loi : ils m'ont haï sans raison.
Quand viendra le défenseur que je vous enverrai d'auprès du Père, lui, l'Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur. Et vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement. [Musique] Ce discours est vraiment extraordinaire, sauf que Jésus est pressé par le temps et qu'il faut qu'il le dise.
Et il y a tout qui sort en bloc ; les disciples posent des questions, et Jésus prend à peine le temps de répondre et passe à autre chose, parce qu'il est pressé par le temps. Eh bien, vous accrochez ; vous arrivez à suivre, tant mieux. Vous n'arrivez pas à suivre, tant pis.
N'empêche qu'avec le thème de la demeure, c'est l'inhabitation trinitaire, l'amour de Dieu qui vient faire sa demeure en vous. C'est ça, ce que ça veut dire. Avec le thème de l'Esprit Saint qui est introduit, c'est la base de la théologie mystique qui est posée là.
Tout ce qu'il y a de plus pur, de plus noble, de plus grand, de plus mystique dans la spiritualité chrétienne trouve son origine ici, exactement dans ce discours. En fait, c'est simple : vous avez deux grands discours. Vous avez le Sermon sur la montagne dans l'Évangile selon Saint-Mathieu, et cette fois-ci, c'est là où est donné l'Évangile et la morale.
Puis, vous avez le deuxième discours, le discours d'Ad Dieu, et c'est là où, cette fois-ci, est donnée la théologie mystique. Enfin, c'est Jésus qui dit ce qu'il a sur le cœur. Il sait qu'il n'aura plus l'occasion de le dire.
Donc, eh bien, les disciples, ils comprennent, tant mieux. Ils ne comprennent pas, tant pis, mais il faut qu'au moins une fois dans sa vie, il ait eu l'occasion de dire ces choses-là. Donc, il les dit avec des disciples à côté qui sont complètement perdus.
Alors, dans les images que Jésus donne, moi, il y en a une qui me parle énormément : c'est la notion de pèlerinage. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, pourquoi vous aurais-je dit : « Je vous prépare une place ? » Voilà l'homo viator, l'homme en chemin, qui nous rappelle que nous sommes sur terre comme en pèlerinage et que notre véritable patrie se trouve dans le ciel.
Et ensuite, Jésus qui continue : « Moi, je suis la vérité, le chemin et la vie. » C'est toujours le même thème du pèlerinage. Je suis le chemin, ça vous évoque les difficultés que vous allez rencontrer dans la vie.
Je suis la vérité, ça vous donne comment il faut marcher. La vérité ici, c'est la fidélité à sa parole, droit dans ses bottes. Et je suis la vie, c'est-à-dire que c'est un pèlerinage qui vous emmène jusqu'à la vie éternelle et que déjà, marcher dans ce chemin-là, c'est voir son âme renaître.
Et après, toujours dans le même thème, il vous explique en quoi consiste le terme du pèlerinage. Et le terme du pèlerinage, le but, c'est de voir Dieu, ce qu'on appelle la vision béatifique, le visage du Père. Qui est le terme de notre chemin ?
Ah, c'est Philippe qui lui dit : "Montre-nous le Père et cela nous suffit. " Thomasin commente en disant : "Cela nous suffit. " Ça veut dire que c'est l'aboutissement du désir ; le sens de notre vie, c'est voir Dieu.
Montre-nous le Père et cela nous suffit. Dieu seul suffit, et Jésus qui reprend en disant : "Qui m'a vu a vu le Père. " Bon, il y aurait encore énormément de choses à dire.
Vous sentez bien qu'on pourrait faire un cours de 24 heures rien que sur ce chapitre-là. On fait ce qu'on peut en 3 minutes. N'empêche que, si vous avez du temps, redisez-le.
C'est Jésus qui s'épanche, parce qu'il a trop de choses à dire. Il a formé comme il a pu ses disciples, et là, il est pressé par le temps et il faut que ça sorte. Donc, tout se bloque.
Et puis ensuite, c'est Jésus qui dit : "Bah, débrouillez-vous. Moi, je vous l'aurais dit. Après, il y a l'Esprit Saint qui va vous expliquer tout ça.
Mais au moins, ça aurait été dit une fois. " Quoi ? Lui, tu es belle, oh mon ami !
Comme Tirsa, splendide comme Jérusalem, terrible comme des bataillons. Détourne de moi tes yeux, car ils me troublent. Ta chevelure, un troupeau de chèvres qui dévale du Galâad ; tes dents, un troupeau de brebis qui remonte du bain, chacune à sa jumelle.
Nul n'en est privé, comme une moitié de grenades. Ta joue, au travers de ton voile, les rennes, 80, les compagnes sans nombre, les jeunes filles. Unique, et ma colombe, ma parfaite, unique pour sa mère, merveille pour qui l'a mise au monde.
Les jeunes filles l'ont vu et l'ont dite bienheureuse. Règnes et compagnes ont chanté ses louanges. Qui donc est celle qui surgit, semblable à l'aurore, belle autant que la lune, brillante comme le soleil, terrible comme des bataillons ?
Je suis descendu au jardin du noyer, voir les vallons qui verdissent, voir si la vigne bourgeonne, si les grenadiers sont en fleur. Elle. .
. je ne sais plus, mon âme m'a transporté sur les chars de mon peuple, prince.