on se retrouve aujourd'hui pour l'explication linéaire d'un des poèmes d'Arthur hbaau le dormeur du val Philippe Solers qualifie Arthur rainbaau de génie adolescent cahier de Doué est un recueil de jeunesse en 1870 rainbau a 16 ans l'homme au semelle devant comme le surnomme rapul Verlin plus tard fugue à plusieurs reprises durant ses vagabondages il écrit 202 poèmes il le recopie à Doué sur de lias de feuilles d'écolier une PR comportant qu poème une seconde avec SEP sonné alors qu'il s'est réfugié chez son professeur de rhéthorique George isembar c'est à Paul de meni poète et éditeur
qui confie ses poèmes qui seront publiés 18 ans plus tard sans que rbaau le sache voici sans doute l'un des sonnés les plus célèbres de rainbo le dormeur du val le poème décrit un paysage paisible coloré sublime et au cœur de cette nature vivante se trouve un soldat qui semble se reposer mais le dernier verre produit brusquement la tragédie dans ce tableau champêtre ce dormeur est un jeune soldat tué au combat et témoigne de l'atrocité de la guerre ainsi nous nous demanderons comment rainbo à travers la peinture d'un décor des plus agréables dénonce la guerre
pour se faire nous étudierons le poème selon quatre parties dans la première nous observerons le cadre idylique des vers 1 à 4 l'apparition du soldat des veres 5 à 8 un dormeur étrange des veres 9 à 11 et enfin la chute du poème des vers 12 à 14 débutons tout d'abord avec le premier mouvement le cadriidylique des vers 1 à 4 le premier verre plonge le lecteur dans un locous amoenous donc c'est un terme qui permet de désigner un lieu agréable dans un décor qui semble enchanteur la métaphore trou de verdure du verre 1 décrit
le val comme un endroit isolé un cocon protégé des regards presque pourrions-nous dire comme un paradis perdu la rivière apparaît comme un être vivant évoluant au cœur du Val grâce à la personnification chante une rivière cette mélodie est accentuée par l'enjambement chante une rivière accrochant follement aux herbes des haillons des vers un à deux qui par sa fluidité rappelle l'écoulement de l'eau le soleil illumine véritablement ce premier catrain le champ lexical de la lumière aillon argent soleil lui vers 2 3 et 4 ainsi que les deux rejets d'argent et lui installent la lumière au cœur
du décor Rainbow fait du paysage un véritable tableau le trou de verdure du ver 1 laisse entendre que le verre est dominant sur cette toile à cela s'ajoute un jeu entre l'ombre suggéré par le trou la montagne et les effets de lumière que vous nous venons de relever la métaphore mousse de rayon du ver 4 suggèrre plusieurs interprétations en premier lieu les sonorités en ou et en S miment la douce ur du soleil de plus la mousse peut-être celle qui se trouve au pied des arbres elle crée ainsi un écho avec le trou de verdure
du verin replaçant le verre au centre du paysage enfin elle est associée au soleil ce qui permet une union entre la nature et la lumière entre le ciel et la terre continuons notre explication par le deuxème mouvement l'apparition du soldat des vers 5 à 8 l'accent est véritablement porté sur la jeunesse du soldat dans la mesure où l'adjectif jeune est le premier à paraître un soldat jeune la place de l'adjectif est surprenante nous aurions dû lire un jeune soldat cette anastrophe donc une anastrophe c'est l'inversion de l'ordre habituel des mots insiste particulièrement sur son âge
une fois que le lecteur découvre la chute du poème il comprend que derrière cet adjectif se cache une dénonciation de la guerre qui hôte injustement la vie à la jeunesse les numumération du vers 5 jeune virgule bouche ouverte virgule tête nue décrit un soldat qui se laisse aller au repos l'enjambement et la nuque baignant dans le frais crisson bleu au ver 6 semble peindre un repos des plus agréables au sein de la nature le rejet d'or vers 7 met en valeur le sommeil du soldat toutefois dès ce même verre nous pouvons nous interroger le Cisson
est une plante qui possède une odeur très particulière le jeune homme pourtant ne paraît pas gêné par celle-ci un doute s'installe ainsi quant au bien-être du soldat doute qui perdure dans le ver h en effet l'adjectif pâle qui se trouve en tête de verre n'est pas très rassurant le substantif lit rassure le lecteur et le met à nouveau sur la piste du sommeil la nature effectivement crée par sa végétation un lit au soldats elle lui offre le repos cependant il est possible de voir déjà une ressemblance entre la forme du lit et celle d'un cercueil
de même la personnification de la lumière ù la lumière pleut est à observer tout d'abord nous pour suér que le poète nous offre une syesthésie en mêlant tris sens donc la synesthésie je le rappelle c'est la confusion des sens il m donc le sens de laueveci deoui et du touchervec la plitration l lumière ple Suère d'ailleurs le bruit de la pluie qui tombe il est éalement de que la lièreocié à la pluie forme éclairant lenage comme s'il était un an ou une créure divine passons à notre 3oisième mouvement un dormeur étrange des vers 9 à
11 plusieurs indices dans le premier Tercé confirment l'inquiétude qui a gagné lecteur des le ver 7 en premier lieu les fleurs évoquées au ver neuf sont des glayeules plante très symbolique le glayul était utilisé par les gladiateurs durant l'Antiquité représentant la force la victoire mais aussi la mort effectivement ces fleurs sont souvent posées sur les tombes ainsi sa présence au pied du sold est un élément qui peut nous préparer à la chute du sonnet de même la répétition du verbe dormir peut nous interpeller pourquoi rainbo insiste-t-il sur son sommeil il nous livre des indices afin
de nous mettre sur la piste de la mort du soldat mais en même temps il y a une volonté de nous faire douter la comparaison souriant comme sourireer un enfant malade en est un parfait exemple le sourire du soldat est comparé au sourire d'un enfant malade c'est-à-dire un sourire à peine existant ou forcé ne serait-ce pas également une façon d'évoquer le sourire figé le rictus de la mort que présentent certains cadavres le fémisme il fait un somme cependant rassure le lecteur le dernier verre du Tercé évoque la nature qui est personnifié comme l'indique la majuscule
rainbo s'adresse à elle et exige son réconfort en témoigne l'impératif berceleux elle apparaît comme dans mabohem telle une mère ici elle favorise l'endormissement du soldat en le berçant contre elle néanmoins l'antithèse chaudement froid montre que malgré son aspect protecteur la nature ne peut plus rien pour le dormeur du val dont le corps froid annonce sa mort terminons par le 4è et dernier mouvement la chue du poème des vers 12 à 14 le dernier Tercé s'ouvre sur une négation totale les parfums ne font pas frissonner sa narine vers 12 la litération en F parfum fond frissonné
mime le bruissement du vent néanmoins alors que le poète solcite nos sens depuis le début du sonnet il indique qu'une personne est imperméable à ce jeu sur les sensations le dormeur du val dans le verre 12 le verbe dormir apparaît pour la troisième fois mais accompagné cette fois-ci d'un complément circonstantiel de lieu dans le soleil cette formulation est étrange il ne dort pas sous mais dans le soleil s'agit-il d'une métaphore du Paradis tel le Christ le dormeur monte-t-il au ciel la position du soldat la main sur la poitrine ainsi que le rejet de l'adjectif tranquille
rend compte rendent compte de son immobilité la révélation de sa mort a lieu dans le verre 14 le fémisme il a deux trous rouges au côté droit montre qu'il est mort au combat cette chute invite à relire tout le sonnet et à percevoir les indices que rainbo avait laissé au fil du poème le titre tout d'abord peut-être lu comme le dor Meur du Val donc le dormeur en deux mots le verbe dor dormir et le verbe mourir meurt le dormeur du val le trou de verdure de plus peut renvoyer au trou rouge du R 14
mais aussi au trou creusé afin d'enterrer le corps du soldat ce dernier verre dévoile l'objectif du du sonner dénoncer la guerre et ses jeunes victimes pour conclure le Dormeur du Val est un poème qui demande plusieurs lecture en effet la chute du verre 14 invite à chercher les mots les formules à double sens qui dévoilit dès le premier verre la mort du soldat le décor idylique dans lequel se trouve le dormeur rend la dénonciation d'autant plus efficace car il crée un contraste saisissant entre la beauté de la nature et l'horreur de la guerre cette critique
de la guerre occupe plusieurs poèmes des dormeurs du Val et en particulier le sonnet le le mal où rainbo évoque la mort de milliers d'hommes alors que le ciel est d'un bleu éclatant