Nous sommes le jeudi 24 octobre 1929. Il est 15h30 à la bourse de New York. Dans moins de 30 minutes, la cloche sonnera la fin de la séance.
Le Dow Jones, principal indice boursier américain, est en chute libre. Les courtiers s'agitent frénitiquement. Les téléphones ne cessent de sonner.
Des foules inquiètent se mass à l'extérieur. Une émeute est sur le point d'éclater. À midi, le légendaire JP Morgan et ses collègues banquiers se réunissent en urgence.
Ils injectent des sommes astronomiques pour tenter de stabiliser les marchés. En 20, la chute emportera l'économie mondiale dans l'abîme. Pour comprendre l'engrenage fatal qui a mené à cette catastrophe, remontons 10 ans en arrière.
Bonjour, je suis Monir, fondateur de Finari, la chaîne d'éducation financière numéro 1 en France. La grande dépression, c'est bien plus qu'un récit, c'est un référent. Chaque nouvelle crise y est comparée.
2008, le craque du Covid, la guerre en Ukraine. Aujourd'hui, nous sommes à l'ône d'une nouvelle crise potentielle avec la guerre commerciale de Donald Trump. Pour cette raison, j'ai décidé de créer une série spéciale de trois vidéos.
L'objectif : comprendre les leçons des crises passées et les appliquer à notre situation actuelle. Dans cette vidéo dédiée à la mer de toutes les crises, vous apprendrez que les cycles économiques se répètent et que les erreurs du passé se reproduisent. Connaître l'histoire, c'est pouvoir mieux naviguer le présent, mieux se préparer, rester lucide et surtout éviter la panique.
Alors, si vous pensez que cette vidéo peut aider quelqu'un comme vous, partagez-la. Avec la fin de la Première Guerre mondiale, l'heure est au bilan. Les États-Unis émergent comme le grand gagnant du conflit.
Le pays s'apprête à entrer dans une ère de prospérité sans précédent. Côté européen, les pays vainqueurs veulent punir l'Allemagne et lui faire porter le poids des réparations. En 1919 est signé le traité de Versailles.
Un traité qui ampute l'Allemagne de 15 % de son territoire, la prive de son empire colonial et l'oblige à payer l'équivalent de 47000 tonnes d'or. La somme est colossale, qui plus est pour une économie détruite par la guerre. Côté américain, on entre dans une nouvelle ère, une époque dorée.
Une époque où progressisme, légèreté et prospérité sont les maîtres mots. Une parenthèse enchantée qualifiée en anglais de Raring 20 et que l'on pourrait traduire par les années rugissantes où l'on danse au rythme du jazz, où chacun se rêve en gatsby, le magnifique. Cet essort culturel se double d'une révolution industrielle impulsée par le fordisme.
Désormais dans les usines, les produits sont montés en série et chaque ouvrier se concentre sur une tâche. La production est ainsi plus rapide, les modèles standardisés et les coûts sont réduits. Grâce à cela, il devient désormais possible pour un simple ouvrier de s'offrir sa voiture.
La forte T, considérée comme la première voiture accessible au plus grand nombre, devient le symbole de cette nouvelle organisation du travail. Partout, on chante le progrès. Les avancées scientifiques sont célébrées et les scientifiques eux deviennent de véritables superstar.
Thomas Edison, l'inventeur de l'ampoule et du phonographe est adulé. Général électrique, la société qui l'a fondé quelques décennies plus tôt devient l'un des groupes industriels les plus puissants du monde. Un certain Nicolas Tesla, inventeur de génie, fait également sale comble.
Le progrès n'est alors plus qu'une simple notion. Il devient une religion. La confiance règne dans les économies vainqueures de la Grande Guerre.
Le moral des ménages est au beau fixe et certains se tournent même vers l'investissement en bourse. Principal indice boursier de l'époque, le Dow Jones est particulièrement plébiscité. Fin 1921, il affiche 80,8 [Musique] points.
Pendant ce temps, sur le vieux continent, la situation est bien plus contrastée. Si Paris vibre elle aussi au rythme des années folles, l'ambiance chez les voisins vaincus est pour le moins morose. Les premiers signes de totalitarisme se font déjà sentir.
Dès 1922, Mussolini et ses chemises noires profitent du climat de crise en Italie pour organiser la marche sur Rome. Leur objectif, faire pression sur la classe politique actuelle. et pourquoi pas la renverser.
À la fin de l'année, le Dow Jones est à 98,2 points. En 1923, la République de Vima s'enfonce dans une hyperinflation historique. Étranglé par la dette et incapable de réformer son économie, l'Allemagne fait tourner la planche à Bill.
L'inflation explose. Elle se mesure en millions de %. À l'époque, une baguette de pain coûte plusieurs milliards de marques.
Les citoyens sont obligés de transporter leur salaire en brouette de billets. Certains vont même jusqu'à brûler leur argent pour chauffer leur maison. La monnaie n'a plus aucune valeur.
Le climat social se dégrade et l'on cherche des coupables. En novembre, Adolf Etla tente un PCH qui finalement échouera. Condamné à 5 ans de prison, il ne passera que 13 mois derrière les barreaux.
C'est là qu'il rédigera Minecf. L'Ojones lui est à 95,5 points. En 1924, le plan Dose, piloté par les Américains vient sauver l'Allemagne de l'effondrement total.
Grâce à un réchalonnement des dettes et des prêts massifs, la République de Vemmar peut enfin respirer. Côté américain, la prospérité s'incarne dans la hausse constante du niveau de vie des ménages. Bientôt, les radios font leur apparition dans chaque foyer, dans chaque salon.
Et avec elle, c'est la publicité qui s'invite chez Monsieur et Madame Tout le monde. Rien de mieux pour encourager la consommation et pour inciter les ménages à plus acheté. Les vendeurs démocratisent l'achat à crédit.
Le fabricant de voiture Général Motors va même jusqu'à systématiser la vente à crédit de ces véhicules. Les équipements jusqu'à la inabordable sont désormais accessible. Une nouvelle are de consommation est née.
Le Dow Jones est à 120,50 points. Grâce à la hausse de leur vente, les entreprises côté voient leur cours en bourse exploser et cela attire logiquement l'intérêt des investisseurs particuliers. Il décident d'y investir de plus en plus leurs économies nouvellement acquises.
Certaines valeurs sont d'ailleurs particulièrement plébiscitées comme la Radio Corporation of America, pionnière de l'industrie radiophonique et leader d'un secteur en pleine expansion. C'est également le cas de General Electrique, la fameuse entreprise fondée par Thomas Edison. Lampe, moteur, appareils électroménagers, ces produits s'imposent peu à peu dans de nombreux foyers et même dans les usines.
À mesure que les villes s'illuminent et que les ménages s'équipent, le cours de l'action grimpe. Général électrique devient alors l'une des valeurs les plus suivies de la bourse de New York. Fin 1925, le Dow Jones est à 151,1 points.
Avec ce nouvel engouement pour la bourse, de nouvelles pratiques vont émerger afin de démocratiser l'investissement. Les crédits à la consommation ayant déjà séduit de nombreux Américains, les banques vont s'en inspirer pour proposer des emprunts afin d'acheter des actions. C'est ce qu'on appelle l'effet de levier ou le margin trading.
Avec un apport de 10 dollars, il devient désormais possible d'emprunter 90 dollars afin d'acheter un total de 100 dollars d'action. Et si l'empreinte n'est pas remboursée, la banque saisira l'apport et les actions qui auront été mis en collatéral. Le succès est total.
Les liquidités affluent et font gonfler les cours en bourse. Les investisseurs dont viennent moins attentifs aux fondamentaux des entreprises. Ils achètent seulement parce qu'ils savent que les cours vont continuer à grimper.
Fin de 1926, le dos de jaune c'est à 157,2 points. En 1927, les États-Unis ont accumulé près de 40 % des réserves d'or mondial conséquence de leur position de créancier dominant. Cette concentration d'or à New York crée un système monétaire international dysfonctionnel car les autres nations manquent cruellement de réserves afin de soutenir leur propre monnaie.
La situation inquiète. Les banquiers centraux du monde se réunissent alors à Lang Island afin d'injecter des liquidités et soutenir l'économie mondiale. Benjamin Strong alors à la tête de la banque centrale américaine, la Fed accepte de baisser les taux mais en facilitant l'accès au crédit, il va sans le vouloir encourager encore davantage la spéculation.
Le Dow Jones est à 200,7 points. L'opposition avec l'URSS est frappante. En 1928, Staline impose une modernisation à marche forcée avec son premier plan, Quinquenal.
Cette industrialisation brutale s'accompagnera de la collectivisation forcée des terres et des millions de morts dans les campagnes. De son côté, la réserve fédérale américaine tente désormais de prudemment relever ses taux, mais la spéculation continue. Stéroïdée par toujours plus de crédit.
Fin 1928, le cours du Dow Jones atteint pour la première fois de son histoire les 300 points, soit + 50 % sur l'année. Cette hausse des taux décidée par la Fed va tout de même avoir un impact sur l'économie qui va commencer à ralentir. Mais malgré cela, le cours du Dow Jones lui continue de monter.
En septembre 1929, Roger Bobson, analyste économique de l'époque, prévient dans un discours qui restera célèbre. Tôt ou tard, un craque arrivera. Il pourrait être terrible.
Et pour cause, suite à ce discours, le marché commence à vaciiller et chute une première fois de 3 %. Tout au long du mois, les volumes d'échange ne cesseront de baisser et la volatilité, elle augmentera. Mais malgré cela, tout le monde ne croit pas à un début de crise.
L'économiste américain Irving Fisher ira jusqu'à proclamer que le marché a atteint un plateau permanent, autrement dit qu'il ne peut plus baisser. À la veille du craque, le dos Jones atteint 381 points. Il aura presque quadruplé en 5 ans.
La bulle est prête à exploser. Le 24 octobre 1929, la bourse dévisse. C'est le jeudi noir.
Dès l'ouverture, les ordres commencent à affluer. Une vague de panique déferle sur le parquet de Wall Street. Des millions d'actions sont offertes à la vente et personne n'achète.
À midi, le Dow Jones a perdu 22,6 %. C'est près d'un/4 de sa valeur de la veille. Les actions mises en collatéral des prêts de trading voient leur valeur fondre.
Leur prix devient alors inférieur au montant empruntés. S'ils ne veulent pas que la banque se saisisse des actions, les investisseurs sont sommés de mettre immédiatement plus d'argent en collatéral. C'est ce qu'on appelle un appel de marge.
Mais sans liquidité, ils n'ont qu'une solution. Accepter que la banque saisisse les actions et les vende afin de se rembourser. La pression vendeuse devient alors de plus en plus forte.
La foule se presse devant le New York Stock Exchange. Une émeute éclate alors que des actionnaires paniqués tentent d'entrer dans le bâtiment. Cinq des principaux banquiers de New York se réunissent alors en urgence au siège de JP Morgan.
Thomas Lamont, un des dirigeants de JP Morgan, tente de rassurer les foules. Il déclare au grand public que la situation n'est que passagère et qu'elle est susceptible de s'améliorer. Des liquidités fraîches arrivent sur le marché qui ne clôturent qu'avec une baisse de - 2 %.
Mais cette acalmie n'est que passagère. Le 29 octobre, la tempête reprend. Le mardi noir achève de massacrer les cours.
Le Dow Jones perd 12 % et la chute continue. En 3 semaines, l'indice boursier accuse presque 40 % de perte. Le crack se propage comme une onde sismique à travers l'Atlantique.
Du fait de ces liens plus étroits avec Wall Street, la City de Londres voit la panique contaminer ses salles de marché dès la fin octobre. Les valeurs financières et minières chutent lourdement. Du côté de Paris, si la bourse montrait déjà des signes de faiblesse depuis février 1929, le craque américain amplifie brutalement ce phénomène.
La baisse est de 14 % sur l'année avec une accélération marquée dès novembre. À Berlin, l'effondrement initial semble d'abord moins spectaculaire, mais dès novembre, le rapatriement massif des capitaux américains provoque une crise de confiance dévastatrice. Déjà fragilisé par la dette de guerre, c'est tout le système financier européen qui va désormais dangereusement.
Le premier domino est tombé. Le Dow Jones est à 248,48 points. Après l'ivresse des années folles, le monde a la gueule de bois.
En 1930, le réveil est brutal. Aux États-Unis, tout d'abord, la méfiance à l'égard des banques se généralisent. Celles qui étaient les plus exposées au marchés boursiers sont particulièrement touchés.
Prenant conscience des risques qui planent sur l'économie, les petits porteurs se pressent afin de retirer leur argent. C'est le fameux bank run. Et le problème est mathématique.
Fonctionnant avec des réserves fractionnaires limitées, les banques ne peuvent tout simplement pas répondre à des retraits massifs et simultané. En effet, elles ont bien souvent en réserve entre 10 et 25 % des montants. Alors, quand tout le monde réclame son argent en même temps, l'effondrement est inévitable.
En 1930, pas moins de 1300 banques ferment définitivement à travers les États-Unis, particulièrement dans les zones rurales. Au sein de l'administration du président Hoover, on prône le non interventionnisme. Le marché doit se purifier lui-même importe les coûtshumains.
Le chômage atteint 9 %, un chiffre qui semble presque modeste comparé à ce qui suivra. Dans les villes, la fin s'installe. À Central Park, on voit surgir des bidonvillees nommés ironiquement les Hooverville d'après le président.
À Chicago, le gangster Alcapon finance une soupe populaire qui sert jusqu'à 2200 repas par jour. Malgré cette situation déjà très compliqué, le Congrès américain adopte la loi Hot en 1930. Ce texte protectionniste vise à augmenter considérablement les droits de douane tient donc sur plus de 20000 produits importés.
L'objectif ? Protéger les industries américaines de la concurrence étrangère. Le résultat ?
Un désastre diplomatique et commercial. En représaille, de nombreux pays imposent à leur tour des taxes sur les produits américains. L'économie mondiale, déjà chancelante, est étranglée par un reflux brutal du commerce.
La crise se propage au monde entier. Les banques européennes, déjà fragilisées par les dettes de guerre, chancellent. Le deuxième domino est tombé.
Pourtant, dès 1931, le président over répète que la prospérité est au coin de la rue, mais cela n'y fait rien. La contagion financière se propage comme une traînée de poudre. 2300 banques supplémentaires font faillite cette année-là.
La crise, désormais mondiale, connaît alors un tournant décisif en septembre. Confronté à une fuite massive des capitaux, le Royaume-Uni se voit incapable de défendre la Livesterling et d'en maintenir le cours. La Banque d'Angleterre fait alors un choix étonnant.
Elle met fin à la convertibilité de la livre en or. Pourtant, cette convertibilité était le pilier du système monétaire international. La panique est sans précédent.
Craignant que les États-Unis ne suivent le même chemin, les investisseurs internationaux retirent massivement leurs capitaux du pays. Le commerce mondial recule brutalement. L'Allemagne est particulièrement touchée avec plus de 6 millions de [Musique] chômeurs.
En 1932, le taux de chômage aux États-Unis atteint un niveau difficilement imaginable. 23,6 %. Un adulte sur 4 et sans emplois.
13 millions de personnes cherchent désespérément du travail. La production industrielle s'est effondrée de moitié par rapport à 1929. Les usines sont silencieuses, les machines sont à l'arrêt.
Le poison économique qui paralyse le pays a un nom inattendu, la déflation. Entre 1929 et 1933, les prix chutent de 27 %. Cette baisse qui pourrait sembler être une bonne nouvelle pour les consommateurs est en réalité dévastatrice.
Les prix baissent mais les dettes elles restent constantes. Leur poids réel augmente donc mécaniquement. Un fermier qui a emprunté 1000 dollars quand le blé se vendait 1 dollar le boiseau doit maintenant produire deux fois plus de blé pour rembourser la même dette puisque le prix est tombé à 50 cents.
Les failles personnelles se multiplient, des familles entières se retrouvent à la rue et Hooverville se multiplient aux abords des grandes villes. L'Amérique est méconnaissable. En novembre, l'élection présidentielle constitue un référendum sur la gestion de la crise par Herbert Hoover.
Le verdict sera sans appel. Franklin Delano Roosevelt, gouverneur démocrate de l'État de New York, emporte une victoire écrasante. Son message d'espoir et d'action contraste avec l'immobilisme perçu de H.
"Nous n'avons rien à craindre que la peur elle-même", déclare Roosevelt. Des mots qui raisonnent puissamment dans une Amérique désespérée. À travers le monde, la crise favorise l'émergence de régime autoritaire.
En Allemagne, le parti nazi devient la première force politique du pays lors des élections de juillet. En Italie, Mussolini renforce son emprise sur le pouvoir et sur l'économie. Aux États-Unis, alors que les familles s'entassent dans les binonville, la délinquence augmente de façon spectaculaire et la figure de criminel devient presque romantique.
Bonnie Parker et Clyde Barrow entrent dans la légende. Par leur braquage et évasion spectaculaires. Ce couple défie les autorités et fascine une Amérique traumatisée.
Ils sont le symbole d'une génération brisée par la misère. Afin tenter de stopper l'hémorragie, Franklin Roosevelt impose une fermeture temporaire de toutes les banques dès le lendemain de son investit. D'autres mesures suivront et ce à un rythme effrainé.
C'est ce qu'on appellera plus tard les 100 jours. À cette occasion, une assurance fédérale des dépôts est créé pour garantir les dépôts bancaires jusqu'à 2500 dollars, soit 61000 dollars aujourd'hui. Le Glass Eagle Act qui rend effective la séparation stricte entre les banques de dépôts et les banques d'investissement est voté.
Désormais, l'argent des épargnants ne pourra plus être employé pour la spéculation et ce n'est que le début. Roosevelt veut marquer la rupture avec le laisser faire. Il met en place le New Deal.
En 1933, si les investisseurs américains avaient su que placer tous leurs œufs dans le même panier les auraient mené à cette situation, ils y auraient réfléchi à deux fois. L'histoire aurait été différente s'ils avaient eu accès à Finari. Finar, c'est mon application qui vous permet de scanner l'intégralité de votre patrimoine et d'identifier immédiatement ses vulnérabilités.
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Des programmes d'assistance sociale voient le jour et un soutien d'urgence est apporté aux agriculteurs. Pendant ce temps, en Allemagne, Hitler établit une dictature totalitaire. La grande dépression accouche ainsi d'un monstre politique qui plongera bientôt le monde dans la guerre.
[Musique] Mais même aux États-Unis, le bout du tunnel est encore loin. En 1934, une sécheresse catastrophique frappe les grandes plaines américaines. Au fil des décennies, les pratiques agricoles intensives ont fragilisé les sols.
Sans humidité pour les maintenir en place, ces sols se transformment en poussière que le vent emporte. D'immense nuages noirs haut de plusieurs kilomètres déferlent sur les États du Mid-Ouest. En plein jour, il n'y a quasiment plus de lumière.
Les récoltes sont détruites et le bétail suffoque. Des fermentières sont ensevelies sous la poussière. Ce phénomène désastreux sera baptisé le DOS ball, littéralement le bol de poussière.
Environ 2,5 million de personnes fuient les régions touché. Direction principale la Californie où l'on espère trouver du travail dans les exploitations agricoles. Cette migration massive, l'une des plus importantes de l'histoire américaine, sera d'ailleurs immortalisée par l'auteur John Steinbeck dans son chef-dœuvre et raisin de la colère.
[Musique] Dans ce contexte de crise persistante, Roosevelt lance en 1935 un second new deal. Plus ambitieux et structurel que le premier, ce programme d'envergure s'articule autour de réformes majeures. Électrification des zones les plus reculées, création de plusieurs millions de postes dans les grands projets d'infrastructure publique et surtout mise en place du Social Security Act incluant pour la première fois un système national de retraite et d'assurance chômage.
Autant de mesures radicales qui marquent une rupture historique avec la tradition du LCFR qui prévalait jusqu'alor. Cette implication de l'État dans l'économie est un succès. Et en 1936, Roosevelt est réélu triomphalement pour un second mandat.
Avec 46 état sur 48 et plus de 60 % du vote populaire, les résultats du Nion d'î récompensés. De l'autre côté de l'Atlantique, la France suit un chemin parallèle. Le Front populaire remporte les élections législatives et Léon Blom devient premier ministre.
Dans un climat social tendu mais porteur d'espoir, des avancées sociales historiques sont instaurées. 2 semaines de congé payés annuels, la semaine de 40 he, des conventions collectives et des augmentations de salaires. Ces victoires sociales s'inscriront durablement dans l'histoire française malgré la persistance de la crise économique.
Pour autant, ce n'est qu'en 1937 que l'économie américaine montre enfin des signes de reprise. est trop confiant, Roosevelt réduit les dépenses publiques et déclenche une récession dans la dépression. La production industrielle chute de 30 % et 4 millions d'Américains perdent à nouveau leur emploi.
Cette leçon douloureuse force le président à relancer rapidement l'investissement public. Le 1er septembre 1939, l'Allemagne envahit la Pologne. Deux jours plus tard, la France et le Royaume-Uni décident d'entrer en guerre.
Au 10e anniversaire du Crraq, toutes les conditions d'un conflit majeur sont réunies. Le monde entre en guerre. Contre toute attente, les alliés remportont la victoire et ce n'est que celle-ci qui cellerera la fin de la grande dépression.
Nous sommes en 1999 et les leçons de l'histoire se sont estompées avec le temps. Les banques renouent avec la spéculation. De nouveaux produits financiers, complexes et opaques commencent à émerger.
Parmi eux, les subcripes. Près de 80 ans après le jeudi noir, l'histoire se répète. Le 15 septembre 2008, les Man Brothers 4e banque d'investissement américaine, s'effondre.
La même panique qu'en 1929 se propage à Wall Street. Les marchés s'écroulent effaçant des milliers de milliards de dollars de valeur. Comme en 1929, on découvre que les paris risqués ont été faits avec l'argent des épargnants.
Comme en 1929, des millions perdent leur emploi et leur maison. Et comme en 1929, les gouvernements doivent intervenir massivement pour éviter un effondrement total du système. La leçon est claire, nous n'avons pas retenu les enseignements de l'histoire.
Du coup, je vous donne rendez-vous dans 2 semaines pour découvrir l'histoire complète de la crise qui a façonné le monde moderne. L'histoire ne se répète pas exactement mais elle rime. L'objectif n'est pas de créer de la valeur mais c'était de s'introduire en bourse coûte que coûte.
Netscape vaut 2,9 milliards de dollars, ce qui place l'entreprise au même rang qu'un groupe comme Nike. Tout ce qui monte haut, très vite finit par redescendre. Avoir raison trop tôt, c'est aussi avoir tort.