bonjour christian harbulot bonjour vous êtes spécialisé en intelligence économique directeur de l'école de guerre économique directeur associé du cabinet spin partners donc à l'occasion des manifestations du gilet jaune l'expression d'une certaine forme de violence sociale et politique a provoqué la stupéfaction pourtant ce n'est pas la première fois dans notre histoire comment analyser cette résurgence je crois d'abord vous avez une expérience personnelle du sujet oui dans ma jeunesse j'ai eu un engagement politique assez marquées comme on dit dans l'extrême gauche maoïstes et c'est vrai qu'à comparer ce que je peux faire avec la période actuelle c'est
une chose très simple dont je parle de l'expression de la violence c'est que il y a eu à cette époque une forme de violence de rue assez prononcées et qui ne peut pas être comparée à celle qu'on vit aujourd'hui pourquoi parce qu'il y avait des groupes qui aller au contact je me souviens de la manifestation du 21 juin 73 sur le thème de l'immigration d'ailleurs avec un meeting d'ordre nouveau et là il y avait plusieurs milliers de gauchistes plusieurs centaines armés de barres de fer de cocktails molotov de ce qu'on appelait ras-le-bol ce qui était
une sorte de d'explosifs dangereux et on voit sur un document ina comment un rideau de policiers se fait littéralement enfoncé explosé et par an n'importe où c'est ils n'ont pas tenu face à l'attack donc des charges de manifestants comme sa structure et il y en a plus et les black blocks sont totalement incapables de ce genre de choses ne sont pas du tout organisé pour le faire alors qu'est ce qui justement est différent si on compare les deux époques pour moi la chose essentielle c'est qu'à l'époque il y avait un aréna un militantisme il y
avait un ancrage social c'est à dire que les militants politiques cherchait à voir un ancrage social et le niveau de violence correspondait à cet ancrage social aujourd'hui les black blocs non pas d'un crash sociale dans les années soixante dix il y avait les importations lycées universités usines voire d'autres types d'activités dans la société et de la boxe et des gens qui apparaissent dans les manifestations et qui disparaissent après les manifestations et qui se parlent ensuite sur les réseaux sociaux donc ça n'a rien à voir strictement rien à voir et c'est un point très important parce
que la violence que j'appelle la violence hors sol hier sans ancrage ne peut pas avoir le même niveau de détermination et surtout ne peut pas avoir le même retour en termes de réflexion et il n'y a pas de débat en termes de prolongement politique du coup bien sûr c'est pas du tout la même chose alors vous dites que justement ça vous paraît de cette époque là et que l'échec de la violence politique à l'époque a laissé des traces au produit auprès de ceux qui la pratiquent aujourd'hui alors tracé comme en quoi je crois que ça
c'est le cas de le plus important c'est à dire le gauchiste ça a été un échec faut dire ce qui est ceux qui sont légions perdues et il n'y a peut-être pas eu de grand bilan mais il ya eu surtout une mémorisation c'est à dire on pouvait déjà vivre ça très malin prendre une grenade lacrymogène en tirs tendus vous défigurer la figure ne vous faisait pas simplement perdre un oeil sans oublier il ya eu pas mal de blessés quand même à cette époque là est gravement handicapé est derrière cette défaite global il ya des gens
qui ont tiré les conséquences et on va pas refaire la même chose donc aujourd'hui je pense qu'effectivement pour éviter un affrontement avec l'appareil d'état comme ce fut le cas à l'époque on n'est plus dans des logiques diffuse on n'est plus dans des logiques éphémère et même si à travers les gilet jaune on voit périodiquement réapparaître des phénomènes de violence on voit bien que c'est pas tous les samedis et on voit bien que c'est à certains moments et c'est plus une conjugaison de quelques dizaines d'activistes plus ou moins manipulés faut bien le dire et derrière des
pierres ou enfin des gens qu'on a toujours connu qui étaient dans les manifestations il faut bien le dire faire manipuler par qui vous savez quand on est hors sol le constate je fais c'est une situation qui permet toute forme de manipulation aussi bien intérieurs qu'extérieurs et ça on l'a vu dans les eaux sont distants mouvement s'est écroulé c'est là qu'on a vu apparaître par exemple des puissances étrangères qui cherchent et quand c'était possible et surtout su à partir d'une radicalisation très très fort de la violence va à en tirer profit d'une manière ou d'une autre
aujourd'hui c'est différent mais je pense qu'il est toujours intéressant peut-être de faire en sorte qu'une violence serve à quelque chose et bien entendu pas dans un sens positif vous pouvez l'imaginer merci beaucoup christian harbulot pour cette analyse personnelle également