sera question d'histoire je suis contre la peine de mort le 10 mai 1968 vers 21h30 plus de vingt mille étudiants se rassemblent dans le quartier latin à paris un vent de révolte souffle sur la capitale où l'on dressent des barricades les forces de l'ordre se pressent autour des manifestants et à 2h15 l'assaut est donné les lacrymo fusent les cocktails molotov explose les pavés vol c'est la nuit des barricades elle marque un tournant décisif dans les événements qui agitent la capitale depuis une semaine en 1968 cela fait dix ans que la france est présidée par le
général de gaulle la croissance économique ralentie le chômage augmente et la rigidité de la société est contesté par une jeunesse en quête d'émancipation qui écoutent du rock n roll et a les cheveux longs [Musique] aurier il y à une aspiration extraordinaire au changement ma mère m'a dit la femme qui veut être vraiment libre à 40 ans marié à la faculté de nanterre nouvelle annexe de la sorbonne la révolte gronde des groupuscules d'extrême gauche se structure il dénonce la société de consommation réclame la rénovation du modèle universitaire et milite contre la guerre au vietnam symbole de
l'impérialisme américain leur objectif renverser l'ordre établi le 22 mars l'arrestation d'un étudiant du comité vietnam nationale met le feu aux poudres ses camarades de nanterre décident de former un mouvement de contestation parmi eux un jeune militant anarchiste propose d'occuper l'un des bâtiments il s'appelle daniel cohn bendit c'est le mouvement du 22 mars vendredi 3 les étudiants de la sorbonne invitent leurs camarades de nanterre à tenir un meeting dans la cour de la sorbonne mais très vite les forces de l'ordre pénètre dans l'université pour évacuer les étudiants les premiers pavés sont lancés de violents affrontements éclatent
la tension monte d'un cran la poussée de fièvre a surpris par son ampleur et le degré de savièse une violence qu'on n'avait pas connu ici depuis longtemps près de 400 étudiants sont arrêtées la semaine suivante l'agitation se propage dans les villes de province le mouvement prend de l'ampleur les étudiants sont dans la rue le 10 mai des dizaines de milliers d'étudiants rejoignent les manifestations dans la nuit vient la violence atteint son paroxysme paris prend des allures de bastions révolutionnaire au petit matin le quartier latin semble avoir été balayée par une tornade et tandis qu on
fait le bilan de la nuit on se demande ce que réserve la nouvelle journée qui commence le 13 mai les syndicats appellent à la grève et les travailleurs descendre dans la rue à la fronde étudiante se greffent alors un vaste mouvement social des manifestations massives éclate dans tout le pays les ouvriers qui réclament de meilleures conditions de travail et de salaire occupent les usines en quelques jours la france est paralysée par le plus important mouvement de grève de son histoire près de 10 millions de personnes y participent avec une recette qui vous donne c'est rien
c'est pas beau la gravité des événements semble d'abord échappé au général de gaulle et à son premier ministre je vais vous résumer l'opinion du président de la république c'est la réforme oui la chienlit non mais le 24 mai alors que la france est encore dans la rue le général de gaulle s'adresse aux français tout le monde comprend évidemment quelle est la portée des événements de nouvelles violences éclatent une nouvelle nuit des barricades commencent le lendemain le premier ministre georges pompidou fromet des avancées sociales et commencent des négociations avec les syndicats elles aboutissent aux accords de
grenelle qui propose notamment une augmentation des salaires une réduction du temps de travail la mise en place d'allocations familiales mais jugé insuffisant ils sont immédiatement rejeté par la rue et les grèves se poursuivent le 30 mai le général de gaulle préside un conseil des ministres puis fait connaître sa décision à la radio dans les circonstances présentes je ne me retirerai pas jeudi chou aujourd'hui l'assemblée nationale dans la soirée une foule de 500 mille personnes se rassemblent sur les champs elysées pour lui témoigner son soutien inquiet de la violence et de l'agitation dans le pays ces
français s'en remettent à lui l'ordre revient un an plus tard pourtant le général de gaulle démissionne n'étant plus soutenues par les français mai 68 aura-t-il eu raison de lui la vie publique dans ce pays ne sera probablement plus après ce qu'elles étaient avant [Musique] [Applaudissements]