Hugo décrypte : est-il sexiste ? Ce n'est pas une blague, on va vraiment répondre à cette question dans cette vidéo. Il a fait une actu récemment qui est en fond, d'ailleurs, sur la montée du sexisme aujourd'hui chez les jeunes hommes français.
Donc, on va parler de ça. On va répondre à cette question. Selon moi, je vais vous donner deux hypothèses pour lesquelles, selon moi, le sexisme chez les jeunes hommes français aurait tendance à augmenter.
Je vous donne aussi mes solutions, et je vous donnerai aussi la réponse à cette question, savoir qu'est-ce qui me laisse penser qu'effectivement, Hugo Descripte aurait pu avoir des propos sexistes. Alors, pour ceux qui n'ont pas suivi, pour recontextualiser : Hugo Décrypte a publié en début de semaine une vidéo sur sa chaîne pour dénoncer l'augmentation du sexisme chez les jeunes hommes français en se basant sur les résultats d'un rapport annuel du Haut Conseil à l'égalité. Donc, on va parler de ça aujourd'hui.
Le Haut Conseil décrit un constat alarmant. Je cite : « Le sexisme ne recule pas en France malgré une sensibilité toujours plus grande. » Le rapport observe une forme de montée en puissance de discours sexistes chez une partie des jeunes hommes.
Les jeunes hommes seraient-ils plus sexistes que les plus âgés ? Alors, ma première hypothèse, déjà, pour expliquer la montée du sexisme en France chez les jeunes hommes : sur quoi les adolescents et les jeunes hommes aujourd'hui, et les jeunes, de manière générale, passent-ils 4 heures de leur temps ? Sur leur smartphone.
Par jour, ils passent 4 heures sur leur smartphone. La deuxième question, c'est qu'est-ce qu'ils regardent généralement sur leur smartphone ? Ils regardent TikTok, Instagram, Snapchat.
Et la troisième question : que décident de montrer, d'elles, les filles, les femmes sur ces plateformes-là ? Généralement, la réponse est : il ne faut pas s'étonner que les jeunes hommes aient aujourd'hui une image biaisée des femmes et qu'ils considèrent les femmes comme des femelles. Lorsque, encore adolescents, avant même d'avoir embrassé des femmes, la seule vision qu'ils ont des femmes, c'est celle qu'ils ont sur les réseaux sociaux.
Que décident de montrer, d'elles, les femmes sur les réseaux sociaux ? Leur corps, leur physique. Parce qu'on parle du porno, effectivement, je pense que le porno, c'est une saloperie, mais on ne parle pas du porno doux.
Instagram, TikTok, Snapchat, c'est de la pornographie douce. Les gens nous perçoivent pour ce que nous avons décidé de leur présenter, pour ce que nous avons décidé de leur montrer. Sur TikTok, je trouve ça affligeant.
Je voulais en faire une vidéo : il y a de plus en plus de shorts ou de mimes, ou je ne sais pas comment on appelle ça, où les femmes ne disent rien, où elles sont muettes. Ce sont des poupées muettes qui sont incapables de parler. Elles se contentent de danser et de mettre des sous-titres.
Quand ils passent quatre heures de leur temps par jour à voir des nanas qui se comportent comme des femelles sur les réseaux sociaux, qui ne font que trémousser leur corps et montrer leur cul, et à chaque fois associer n'importe laquelle de leurs activités à leurs fesses, il y a toujours un dénominateur commun sur les réseaux sociaux : ce sont les fesses. Donc, une nana a une passion sur les réseaux sociaux, il faut qu'elle montre ses fesses. Une nana part en voyage à Paris, il faut qu'elle montre ses fesses.
Une nana a un combat politique à mener, elle montre ses fesses pour attirer l'attention. Tout est prétexte à montrer ses fesses. Comment voulez-vous que ces jeunes hommes prennent ces femmes-là au sérieux quand, de surcroît, on leur apprend à l'école, en cours d'éducation civique et en cours de SES, que le patriarcat est responsable de l'objectivation sexuelle des femmes, l'objectivation de leur corps ?
Comment voulez-vous que ce discours soit pris au sérieux ? Donc, il y a une incohérence, il y a des contradictions qui sont constamment mises dans la tête des hommes, entre, d'un côté, le discours théorique qu'ils entendent à l'école, en cours de SES, en cours d'éducation civique, où on leur répète que le patriarcat est responsable de l'objectivation du corps des femmes, et que, eux, en tant qu'hommes, sont responsables de l'objectivation des femmes, leur regard masculin, les inégalités . .
. Et, d'un autre côté, la réalité, le soir, quand j'allume mon téléphone : je vois cette même camarade de classe qui était avec moi en cours de SES, qui semble n'avoir pas eu besoin du patriarcat pour s'auto-objectifier sexuellement sur les réseaux sociaux. Il y a trop de contradictions aujourd'hui.
Ces discours de femmes, les discours de boomers qui viennent leur expliquer la vie. . .
Bientôt, ce seront des actrices porno qui viendront en cours de SES expliquer à des jeunes hommes comment ne pas objectifier le corps des femmes. Pour vous dire jusqu'où ça va : c'est contradictions quand on met dans la tête des étudiants, d'un pauvre étudiant qui bosse pour McDo, quand on lui répète inégalité salariale, alors que sa camarade de classe, elle, fait des dizaines de milliers de vues sur Instagram et des dizaines de milliers d'euros sur OnlyFans, en mettant des photos de ses pieds. Elle n'a même pas besoin de montrer son visage, elle met juste des photos de pieds, elle gagne dix fois plus que lui lorsqu'il bosse à McDo.
Comment voulez-vous que ce discours soit pris au sérieux ? Donc, ma page, je mets plusieurs photos avec voilà le petit descriptif, et du coup, par mois, je me fais environ 1000 euros. Il y a une perte de crédibilité aujourd'hui, il y a trop de contradictions entre, d'un côté, des discours à l'école, des discours dans les médias, comme quoi les hommes sont trop virils, comme quoi la virilité coûte trop cher.
. . Hommes doivent arrêter.
Les garçons, les garçons doivent arrêter d'être virils. Et de l'autre côté, ils ne sont jamais assez virils pour les femmes, ils ne sont jamais assez grands, ils ne sont jamais assez musclés, ils ne sont jamais assez forts. Toutes ces contradictions, ça fait qu'aujourd'hui justement, ce mot "sexisme", il est plus pris au sérieux.
Je pense. . .
c'est mon hypothèse, on verra. Je pense que les jeunes hommes aujourd'hui, ça les fait rire, ce mot-là, "sexisme". Plus vous accablez ces jeunes hommes-là avec ces discours sensibilisants.
. . Je voyais Hugo Descript, qui disait, qu'il listait les recommandations du Haut Conseil de l'Égalité.
L'une des recommandations était, je cite, de faire plus de discours sensibilisants. D'ailleurs, ça me fait marrer parce que la phrase, c'était : "Nous ne comprenons pas pourquoi il y a de plus en plus de sexisme alors que nous augmentons toujours plus les discours sensibilisants. " Mais c'est bien, les gars continuent à augmenter.
Je pense que vous êtes sur la bonne voie. Objectif 2023 : augmenter les discours sensibilisants et pousser les mecs encore plus dans les bras de leaders charismatiques. Commande, c'est exactement ce que vous êtes en train de faire.
Plus vous les accablez avec vos discours culpabilisants qui n'ont aucune crédibilité aujourd'hui, plus vous les poussez dans les bras de mecs. Commande, parce que les mecs, eux, ils répondent à la colère de ces hommes-là. Il y a une colère légitime chez ces jeunes hommes-là qui ont l'impression non seulement d'être pris pour des cons, mais en plus on n'écoute pas leurs vrais problèmes à eux.
On en reparlera après. Et le problème, et c'est ça que je reproche aux hommes, c'est que ces hommes-là, ces jeunes hommes potentiellement, qui n'ont pas forcément encore découvert les femmes dans la vraie vie, qui ont peut-être jamais embrassé de fille, jamais couché avec deux filles, vont découvrir les femmes par le biais de ces réseaux sociaux-là. Je ne dirais pas que les réseaux sociaux, ce n'est pas la réalité.
Ça, c'est faux de dire ça. Les réseaux sociaux, c'est une facette de la réalité. Mais il y a d'autres facettes à cette réalité-là.
Il n'y a pas que des bimbos muettes qui dansent sur Instagram et TikTok et qui sont pas foutues de prendre une photo d'un paysage sans montrer leurs fesses devant. Il n'y a pas que ça. Ça, c'est peut-être une partie de la réalité.
Il y a aussi une autre facette de la réalité. Il y a la petite nana timide assise à côté de toi en cours, qui, elle, n'a pas Instagram et n'a jamais montré son visage sur Instagram. La seule chose qu'elle a montrée sur Instagram, c'était une capture d'écran d'un poème de Rimbaud.
Cette nana, tu ne lui parles pas et personne ne lui parle parce qu'elle n'a pas la robe rouge, parce que ce n'est pas une femme spectaculaire comme les autres qui dansent sur TikTok. Elle n'est pas moins belle, c'est faux, elle est moins spectaculaire. Et tu ne la regardes pas parce que, comme dans Matrix, ce n'est pas la femme à la robe rouge.
Vous êtes obnubilé par la femme à la robe rouge et vous êtes obnubilé par les discours des clones mal alpha qui, qui vous indignent en vous disant : "Regardez toutes des [ __ ]. " Du coup, vous ne voyez même pas la petite nana toute timide à côté de vous et vous n'êtes pas capables de lui adresser la parole. Mais ça, le problème, c'est que les jeunes hommes ne le font pas.
Ils deviennent de plus en plus effectivement en colère et de plus en plus timides. Donc, ça fait qu'on a des générations de jeunes hommes timides en colère. Et donc, je le répète et je continuerai de le répéter dans toutes mes vidéos, les femmes ne se résument pas à ce qu'on voit sur les réseaux sociaux.
Ça paraît une évidence pour peut-être les gens de mon âge, mais il faut le rappeler pour les jeunes hommes : toutes les femmes ne sont pas les hyper-femelles que vous voyez danser et montrer leurs fesses sur les réseaux sociaux. La deuxième hypothèse, je l'ai mentionnée brièvement dans le point précédent. Selon moi, c'est le gynocentrisme.
Alors, Hugo Descript nous parle du Haut Conseil à l'Égalité. Je pense qu'il faudrait plutôt l'appeler le Haut Conseil au gynocentrisme, parce qu'on ne parle que des femmes. On peut citer Hugo Descript, à un moment dans la vidéo, il dit : "80 % des femmes estiment avoir été victimes de sexisme et moins bien traitées parce que femmes.
" Et les hommes, on peut savoir combien ? Non, non, j'ai regardé trois fois la vidéo parce que je me suis dit que j'avais dû faire une erreur. J'avais écrit la vidéo.
Je suis allé vérifier à nouveau. J'ai dit : "Non, ça se trouve, je vais faire mes vidéos. Je vais passer pour un con.
" Il l'a dit ? Il ne l'a pas dit ? J'ai écouté trois fois.
À aucun moment, il dit combien. Quel est le pourcentage d'hommes qui considèrent avoir été victimes de sexisme ou qui considèrent avoir été traités différemment parce qu'ils sont hommes ? Moi, j'en connais des hommes, qui sont des hommes qui ne rentrent pas dans une boîte de nuit parce qu'ils sont hommes, parce qu'il faut avoir des femmes assez bras ou, pour qui c'est payant, parce qu'ils sont hommes.
Des hommes qui sont traités de [ __ ] parce qu'ils ne savent pas défendre leur copine, y compris par des femmes, parce qu'ils sont des hommes. Des hommes qui ne peuvent pas récupérer la garde de leur enfant après un divorce parce qu'ils ont eu la malchance d'être papa, d'être des hommes. Il y en a plein d'exemples comme ça.
Mais le problème, c'est qu'on n'entend parler que des femmes, les femmes, les femmes, les femmes. . .
Vous mettez n'importe quelle discipline, vous rajoutez le mot "femme" : la sexualité des femmes, le foot et les femmes. Les salaires des femmes, les femmes actrices moins bien payées, les femmes cadres moins bien payées, les femmes en politique, les femmes partout. On parle que des femmes : la sexualité des femmes.
Il y avait même un article : les femmes dans le métavers. Voilà, il y a des femmes qui vont dans le métavers pour dire qu'il y a du sexisme vis-à-vis des femmes. Il y avait littéralement un article comme ça.
Il faut toujours tout ramener aux femmes, et moi, je pense très sincèrement, et peut-être que ces jeunes hommes-là n'ont pas forcément les mots là-dessus, mais je pense qu'il y a un agacement parce que, partout, allez partout, il y a des affiches de femmes. Moi, dans ma salle de muscu, je vois que des affiches de femmes alors que, dans la réalité, je vois quand même un peu plus d'hommes que de femmes dans des salles de muscu. À la boxe, anecdote perso : quand j'allais à la boxe, il y avait des cours pour femmes.
J'adorais les profs de boxe, mais je leur ai dit : « Les gars, vous faites des cours pour hommes aussi ? Pourquoi y a-t-il des cours pour femmes et pas des cours pour hommes ? Comment vous justifiez ça ?
En fait, la boxe, elle est différente selon qu'on soit un homme ou une femme. Il y a une boxe différente. Pourquoi y aurait-il des cours pour femmes ?
» Quand j'étais en fac de psycho, 90 % de femmes. Ils avaient eu l'audace de nous envoyer des éducatrices femmes pour nous expliquer que les femmes doivent faire plus d'études, que les femmes ne doivent pas être oubliées dans le monde de l'entreprise. Les femmes, les femmes, les femmes.
. . On était dans une filière où il y avait 90 % de femmes.
Donc oui, il y a des problèmes liés au fait d'être une femme et il y a des femmes victimes. Il y a des femmes, il y a plein de problèmes de harcèlement de rue. Les femmes sont victimes dans les villes, donc dans à peu près toutes les villes de France.
Pas seulement dans la rue, par la racaille qui les emmerde dans la rue. Moi, j'ai vu des trucs sous mes yeux. J'ai vu des scènes sous mes yeux.
J'ai vu, quand ma copine me rejoignait à Porte de Clichy, là où j'habitais, je ne pouvais pas la laisser plus de 2 minutes, sinon vous emmerdiez. Elle se faisait suivre. Toutes mes copines, littéralement 100 % d'entre elles, m'ont raconté des scènes dans Paris, des scènes de harcèlement, des livrets de trucs que moi, j'aurais pas pu imaginer en vrai si on ne l'avait pas dit.
Et je pense qu'effectivement, il faut que les femmes en parlent. Je suis d'accord. Bien sûr, il faut.
Et je pense qu'effectivement, il y a des hommes qui sont peut-être pas assez au courant de ce genre de choses. C'est important. Après, ce qu'il faut, c'est les accabler, non, ils ne sont pas responsables de tout ça.
Le mec moyen, je suis désolé, le mec, moi, il ne passe pas ses journées à siffler les femmes dans la rue. Donc oui, les femmes sont victimes de harcèlement de rue, oui, les femmes sont victimes de viol, oui, les femmes sont victimes de tout plein de saloperies. Mais les hommes aussi, je suis désolé, mais un mec avec un physique un peu frêle, qui n'est pas très sûr de lui, qui rase les murs quand il se balade à Châtelet, il peut se faire tabasser.
Il peut se faire tabasser, il peut se faire voler son téléphone, il a une probabilité, lui aussi, de se faire agresser. Mais on n'en parle pas des mecs qui se font voler leur téléphone, qui se font tabasser à Châtelet. On n'en parle pas de ça.
On ne parle pas de ce genre de victime. Donc moi, je veux bien qu'on parle des problèmes des femmes, et il y en a, mais il y a aussi les problèmes des hommes. Les hommes qui sont victimes de suicide, il y a des hommes qui sont victimes de mort au travail, il y a des hommes dans la rue, victimes de la rue, qui sont SDF.
Je vois plus des hommes que des femmes. Il y a des hommes qui sont victimes de divorce parce qu'ils ne retrouvent pas leur gamin. Il y a des hommes qui sont victimes de misère sexuelle, de misère affective.
Et qui ne construiront jamais de famille. La nana vient se plaindre du fait que les hommes sont des connards. Ils couchent avec elle, ils ne la rappellent jamais.
Lui, il ne sait même pas ce que c'est coucher avec une femme. Et on a beau sourire, faut pas minimiser. Ce n'est pas anodin, la sexualité, c'est hyper important dans l'équilibre d'un être humain.
Être privé de sexualité, ça a des conséquences probablement aussi importantes qu'être privé de sport. Donc je suis désolé, oui, il y a des problèmes chez les femmes et il y a des problèmes différents chez les hommes. On n'a pas hiérarchisé.
. . On a des problèmes de harcèlement de rue et de viol qui sont plus importants chez les femmes que chez les hommes.
Et on a des problèmes de misère sexuelle, de misère affective, et tout ce qu'on a vu juste avant qui sont plus importants chez les hommes. Et on n'a pas à comparer les deux. On n'a pas à hiérarchiser !
Il y a de la souffrance dans les deux cas, il y a des victimes partout, et les femmes n'ont pas l'apanage du rôle de victimes. Et ça, c'est important. Il faut le mettre dans le crâne des femmes et dans le crâne des hommes.
Il y a des hommes victimes, il y a des femmes victimes. La seule différence, c'est que tout le monde s'en fout des hommes victimes. Tout le monde s'en fout qu'il y ait des papas qui ne puissent pas.
. . Récupérer leurs enfants, tout le monde s'en fout.
Qui est des violences physiques faites aux hommes ? Je suis tombé, hier par exemple, sur la chaîne YouTube d'un rugbyman qui expliquait qu'il s'était fait prendre deux coups de couteau par sa femme, mais que personne ne l'écoutait et qu'elle gardait l'enfant. Lui, il avait peur pour son gamin, mais personne ne veut l'écouter.
Ce sont ses propos, bien sûr, mais quand c'est les propos d'une femme, tout le monde écoute. Quand c'est les propos d'un homme, on en a rien à [__]. Le mec, il ne fait pas de bruit, tout le monde s'en branle.
Il y a des violences faites aux femmes, mais il y a aussi des violences faites aux hommes. Et sauf que la différence, c'est que les violences faites aux hommes, légèrement, les hommes ils ferment leur gueule, ils ne disent rien, ils souffrent en silence parce que personne ne les écoute. Regardez Hugo Décrypte : il dit, à un moment dans la vidéo, "si vous avez un problème de violence, vous pouvez appeler le 39-18", le numéro pour les violences faites aux femmes.
Et quand on est un homme, on appelle quel numéro ? Enfin, je voulais vous partager aussi ça, ça peut toujours être important : un numéro d'écoute téléphonique qui existe en France pour les femmes victimes de violence, c'est le 39 19. On fait quoi, si on est un homme ?
On se déguise en femme ? On devient transexuel ? Pourquoi c'est si compliqué que ça de dire le numéro pour les violences faites aux femmes et aux hommes ?
C'était si compliqué que ça ? Ou alors de dire : "faites le numéro pour les violences" ? Pourquoi devoir préciser "faites aux femmes" ?
Elle est où ? On nous parle d'égalité, on nous parle de Haut Conseil à l'égalité. C'est le Haut Conseil au gynocentrisme.
On s'en fout des problèmes des hommes, c'est ça qu'il faut comprendre. Une femme peut être libre, indépendante, ou peut-être victime ; dans les deux cas, elle sera glorifiée. Un homme n'a pas le droit d'être victime, on s'en fout de ses problèmes.
Voilà, c'est ça qui donne de la colère, selon moi, chez les hommes, que certains pourraient appeler sexisme. Moi, je pense que c'est surtout de la colère, c'est un sentiment de ne pas être écouté. C'est un sentiment, c'est des contradictions éternelles.
Donc maintenant, mes solutions pour lutter contre le sexisme, moi, je vais vous en donner une. Solution, déjà : les 10 propositions du Haut Conseil à l'égalité, elles sont nulles, à chier. La pire, c'est celle d'augmenter les discours de sensibilisation aux hommes.
Je pense que je l'ai dit tout à l'heure, c'est complètement débile et il serait peut-être temps de voir une causalité. Il y a une proposition qui n'est pas idiote, c'est la troisième : réguler le contenu pornographique. Voilà, ça je trouve que c'est une très bonne solution, effectivement pour les mineurs.
Réguler le contenu pornographique, ça inclut TikTok, Instagram, Snapchat, qui est du contenu pornographique. Je suis désolé de le dire, aujourd'hui, c'est le cas. Et il en va, pour moi, de la responsabilité des parents.
Et là, je m'adresse aux parents : les parents ont une responsabilité vis-à-vis de leurs enfants. Lorsque leur gamine décide de montrer ses fesses alors qu'elle n'a pas 18 ans, de montrer ses fesses sur TikTok, c'est la responsabilité des parents. C'est le rôle des parents d'interdire ce genre de choses.
Ce n'est pas à l'État, c'est aux parents, pour moi, de faire ça. Lorsque la gamine de 12 ans se précipite sur le maquillage et sur les minijupes, et puis elle va s'acheter plein de trucs à Sephora et puis à Zara, je suis désolé, ça ce n'est pas anodin. On trouve ça trop marrant, la petite fille fait comme maman, elle met des talons, mais ce n'est pas anodin.
Ce sont des symboles de sexualisation. Ce sont des symboles qui sexualisent des femmes. Le maquillage, les talons, les minijupes, tout ça, c'est fait pour mettre en avant son corps, pour mettre en avant les formes.
Tous ces artifices-là sont faits pour augmenter la perception de la fertilité. Donc je suis désolé, quand une gamine de 12 ans se jette sur le maquillage et les talons de maman, ce n'est pas anodin. Et pour moi, il faut réguler ça, parce que derrière, ça entraîne d'autres comportements d'autosexualisation.
Donc si vous ne voulez pas que les filles se sexualisent elles-mêmes, il serait peut-être temps de réguler leur comportement. Je parle au moins avant 18 ans. Après, au-delà de 18 ans, pour moi, c'est la liberté qui prime, les gens font ce qu'ils veulent, ils sont responsables de leur comportement.
Je parle vraiment des enfants. Et pour moi, c'est principalement le rôle du papa. Le rôle du papa, à la base, c'est celui de garde-fou.
C'est le regard du papa qui protège du monde extérieur. C'est au papa qu'on devra rendre des comptes si on ramène un petit copain à la maison. Parce que même si c'est sur le ton de l'humour, moi, quand j'étais petit, mon père faisait sur le ton de l'humour des blagues à ma petite sœur en disant : "Quand tu ramèneras le copain, etc.
, on le cuisinera. " C'est sur ton de l'humour, mais derrière, la fille, elle y pense. Elle se dit effectivement, il y a papa qui guette, il y a papa qui veille, et ça c'est très important.
Le papa, on doit l'écouter, le papa a un rôle très important à jouer. Et les filles ont besoin d'un papa qui recadre. De toute manière, les adolescents, et là je m'adresse vraiment aux adolescents, ont besoin d'un cadre, et le meilleur pour apporter ce cadre, c'est le papa.
Le papa, naturellement, est plus doué pour apporter le cadre que la maman. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, le papa est humilié, le papa est généralement foutu dehors, divorce, etc. Donc il est plus là.
Réguler et pour cadrer ses adolescents, je termine en m'adressant aux hommes. S'il vous plaît, les jeunes hommes, ne vous forgez pas une opinion des femmes basée sur celle qu'on veut vous faire croire à l'école, dans les médias, les politiciens, les professeurs, complètement déconnectés de la réalité. Mais ne vous forgez pas non plus une opinion basée sur ce que vous voyez sur une facette de la réalité que sont les réseaux sociaux ou les mal alpha red pillers clonés qui commandent ces vidéos-là et qui attisent en vous de la colère parce que ça fait des vues, ça indigne.
Et ne vous basez même pas sur moi, en fait : basez-vous sur vos propres expériences. Vous devez vous forger votre opinion des femmes basée sur votre expérience et donc tout mettre en place dans votre comportement pour augmenter votre expérience avec les femmes le plus rapidement possible. Voilà, et cette chaîne YouTube vous y aidera.
À bientôt.