euh quand l'hiver était fini et les prentemps revenaient et la lumière revenait et la mer commençait à fondre euh il y a un chasseur qui qui est passé dans les fiordes et au moment où euh je l'ai vu de loin je l'ai pas reconnu et j'ai je voulais pas que ça soit un homme parce que bah l'ours me faisait moins peur qu'un homme bonjour à tous et bienvenue dans focus aujourd'hui nous accueillons Tamara cllink qui a 27 ans est parti naviguer en solitaire jusqu'au Groenland et est resté 8 mois sur la banquise [Musique] [Musique] bonjour
Tamara merci beaucoup d'être ici tu es venu non tu es pas venu à la voile j'imagine non en métro en métro en rorb comme tout le monde un peu moins aventurieux alors on va revenir sur tes débuts déjà tu peux te présenter expliquer un peu qui tu es et qu'est-ce qui t'a surtout donné envie de devenir navigatrice ce qui m'a donné envie de devenir navigatrice céit d'abord les RCI que j'entendais quand j'étais enfant d'abord de la part de mon père lui il naviguait et il passait longtemps loin de nous pendant plusieurs mois parfois des années
on les voyait pas et quand il revenait ilessemblait être la même personne et tout ce qui avait changé c'était le récit qui racontait nos amenant au lit quand on allait dormir euh après quand j'ai grandi un petit peu euh j'ai eu accès à la littérature parce que j'avais appris à lire et euh j'adorais lire les réit de navigation et plus tard j'ai appris des Français pour pouvoir lire des réits de navigation français parce que la bibliothèque elle avait l'air beaucoup plus large quand on a parce que toi tu es brésilienne je suis né au Brésil
et j'ai grandi là-bas et je suis venu en France pour faire mes études et depuis j'ai jamais quitté la France et pourquoi tu as eu cette envie d'ailleurs de partir étudier en France parce que je voulais étudier les bateaux et la navigation et aussi les R navigation que j'aimais lire ils étaient écrits ici et j'ai voulais comprendre qu'est-ce qui amenait les gens d'ici à partir si loin en Antarctique en Arctique en solitaire et en arrivant ici je pense que j'ai compris on va revenir là-dessus un peu plus tard est-ce que du coup ton père donc
c'est un navigateur brésilien tu viens de le dire et te raconter des récits avant d'aller dormir est-ce que tu as ressenti une pression en tant que fil navigateur euh où c'était vraiment que de l'envie de l'inspiration je pense que je suis venue en France pour pouvoir être plus proche d'utre référence que mon père quand j'étais ado j'ai lu demander de l'aide pour construire mon projet pour a préparé mon voyage il m'a dit qu'il m'aiderait jamais qu'il m'aiderait avec z0ro centimes zéro conseil zéro contact ah oua et ça m'a poussé aller chercher d'autres références d'autres maîtres
euh pourquoi cette volonté de pas t'aider tu penses je pense que parce que quand on décide de de se lancer dans la navigation ins solitaire notamment dans les régions que m'intéressaient qui étaient anarctique euh on peut pas compter sur d'autres personn il faut qu'on ait une expérience cette expérience elle pas transmise ni par les ADN ni par la parole je pense qu'il faut qu'on construise en nous notre propre chéma et aussi il faut qu'on fasse nos preuve en se permettant de faire des erreurs au débout au début beaucoup d'erreurs et en France j'ai senti que
j'avais les droits ces erreurs parce que d'une part personne n'attendait rien de moi j'étais juste une jeune Brésilienne qui parlait pas trop bien la langue à l'époque et aussi parce que double défi pour toi du coup euh oui mais en même temps ici ces projets paraissaient beaucoup plus possible h parce que quand j'étais à Nant je prenais une rue qui s'appelait Bernard matessier je traversais un pont que s'appelait Eric tabarli je passais devant une banque qui avait un gros panneau avec un bateau à voile desessous ben quelque part ça paraissait plus possible qu'au Brésil euh
que chez moi oui ouais tu pratiquais la voile au Brésil j'ai pas j'ai pratiqué très peu les bateau j'en ai fait un petit peu d'optimiste je n'ai jamais été très forte en vrai j'étais toujours la dernière mais je dirais Queen arrivant à Nantes bah j'ai pour faire les études d'architecture navale j'ai chaque weekend je sortais j'allais dans un port je demandais si je pouvais rentrer sur des bateaux faire des convoyages essayer de naviguer plus possible avec d'autres bateaux je faisais beaucoup d'avviron aussi ok je pense Queau départ j'ai m'intéressa encore plus par l'aviron que que
par la voile et et voilà petit à petit j'ai commencé à à valider de mon premier projet de navigation en solo ça a pris énormément de temps à préparer combien de temps 2 ans ok euh avec des collègues je voulais construire un bateau et finalement au bout de 2 ans de recherche de sponsoring sans sans des énormes résultats euh on je me suis dit que il faudrait bien que je commence quelque part que si j'avais pas les conditions idéales de me lancer de commencer il faudait que au moins je me donne des moyens de savoir
qu'est-ce que c'était de naviguer en solo je pars en Norvège euh en convoyage avec deux personnes que je connaissais pas en arrivant là-bas j'achète un bateau au prix d'un vélo et sans savoir que 1 an et demi plus tard j'arriverai avec ce même bateau sol à Rio dejiro et ça c'était mon ma première navigation en solo c'était en quelle année ça euh 2021 ok euh il y a 3 ans oui il y a 3 ans et j'ai adoré les voyages j'ai eu plein de galère et les bateaux il étaient pas du tout fait pour ensuite
tu t'es lancé le défi de vivre seul sur la banquise du Groenland pendant 8 mois c'est ça alors est-ce que tu déjà tu peux nous dire juste pourquoi ce défi euh j'ai fallu aller au Grenland pour plusieurs raisons parce que je voulais passer l'hiver dans la banquise ça m'intéressait de voir qu'est-ce que s'est passait en artique quand tous les animaux partent pour faire leur migration annuelle quand le soleil part et et il y a plus que la nuit qui reste quand la chaleur part aussi et il fait froid euh et je pense que j'ai au
partir du moment où j'ai commencé à m'intéresser par ça je me suis mise dans une démarche où tout ce qui me faisait peur avait besoin de retrouver une réponse donc tous les commentaires d'autres personnes qui servaient soit à me décourager j'ai soit à mes me questionner sur ma capacité rentrit dans une boucle de recherche de solutions et alors est-ce que tu peux nous raconter ton arrivée au Grenland et un événement vraiment marquant bah navigation jusqu'au Grenland a pris euh 13 jours après su du Grand je commencéis à avir les premières icebergs j'ai volu aller dans
la côte ouest donc j'ai commencé à tourner la côte en déviant de ces gros glaçons qui qui dérivaient dans l'eau et qui faisait la taille de des petites aéroports parfois des grands aéroports et au départ voilà je devais dévierier des ces glaçons parfois je passais par des des lieux où il y avait beaucoup de brouillard j'ai devrait parfois mettre l'encre dans des lieux où il y en avait pas des cartes précises euh et la navigation jusqu'à la B disco était un petit peu dure euh parce que voilà parfois je pouvais pas trop dormir et c'était
ma première fois donc euh je savais pas encore tous les enjeux de naviguer dans la glace j'avais étudié ça mais c'était des études théorique ouais euh j'avais c'est quoi une différence qu'on ne soupçonne pas entre naviguer sur l'Atlantique entre la sur les côtes françaises et dans la glace mais je pense que chaque lieu où il y a de la glace ça sera un petit peu différent il y aura des particularités mais au grenlande on avait beaucoup d'iceberg et des icebergs c'est comme des îles qui flottent euh un peu parfois voir sur les radars s'ils sont
très grands s'ils sont petits il y a un peu de mer et des appuis bah c'est un peu plus dur de voir et les nuits là-bas elles peuvent durer parce qu'il il y a un moment dans l'année où la nuit dure 24 heur oui ben plus on va au nord plus de nuits sont longues en hiver et et plus le soleil prend du temps à revenir là où j'ai passé l'hiver ben il y avait des journées en décembre où tout ce que j'avais comme lumière c'était une pénombre ouais dansison légère pénombre pendant une heure de
bah c'était assez pour sortir bah faire un tour à pied autour du bateau sur la banquise et quand le soleil est présent c'est là où les animaux sont plus visibles également oui ouais tu peux nous raconter un peu ce que tu as vu là-bas euh oui bah pendant je vais faire la comparaison entre l'hiver et l'été en hiver les animaux étaient assez rare et très caché euh j'ai pêchais du poisson et si je faisais pas attention à l'endroit où je mettais le poisson euh les nuits j'ai me réveillais avec des petits pas de renard qui
faisaient et qui euh marchait sur la banquise jusqu'à mon bateau sautait sur mon bateau et voit mes poissons ah ouais et toi tu dormais du coup par toujours là-bas par minute pour être sûr de surveiller ton bateau ou tu non là tu peux dormir quand la banquille s'est formé autour du bateau je suis devenue terrestre ok euh et voilà j'avais des horaires terrestres aussi je faisais toujours attention euh par exemple au vent euh quand j'écoutais un vent qui que ça céderait plus euh quand je voyais que les baramètres étaient en train de descendre je faisais
des petites veilles pour fermer ou ouvrir l'éolienne les générateur d'énergie par les vent ouais je voulais pas l'exposer à des températures trop à des je voulais pas qu'il tourne trop vite avec les vent catabatiqu parce que je voulais pas avir les risqu de les casser et d'ailleurs tu mangeais quoi à côté du poisson que tu péchais du coup j'avais amené la nourriture pour tout toute la durée des des boî de conserve du voyage oui un boî de conserve en graines aussi beaucoup de riz de quinois de euh bah des haricots des lentilles j'ai germinis lentill
ouais pour avir des la salade ouais h bonne astuce oui c'était bien et quand il y avait pas de lumière elle était transparente quand il y avait du soleil elle était blanche VO c'était chette c'était quoi pour toi le plus dur justement c'était parmi tout ça ça me plaisait d'être seule quelque part je pense que mes navigations d'avant m'avait appris que la solitude pourrait aussi être très intéressante notamment pour une femme quand on a le droit d'être dans un espace environnement où on n pas comparé on est se sent plus faible ni forte on se
sent plus manquante ou euh plus vulnérable que quelqu'un d'autre parce que on est tout ce qu'on a gen on a on n'a pas l'impression que nos bras sont trop fragiles parce que c'est ce sont les soluls qu'on peut utiliser euh et je pense qu'il y a un sens de H confiance en soi qui s'est crée euh des confiance dans son corps qui s'est créer et aussi de besoin d'avoir les corps comme moyen et pas comme faim h et ça c'est quelque chose que un vit à terre en n'est pas euh on on peut pas y
échapper là tu tu arrives à t'extirper de la construction sociale du genre parce que tu es seu dans un milieu hostile quand on sait que la bise est ind différente à notre force physique à notre moyen de survie à notre nom à notre âge d'un côté ça paraît assez euh intimidant et d'un are côté c'est très libérateur je pense que plus dur ça a toujours été de gérir la peur des autres ok parce qu'il y avait une projection des peurs qui qui était évidemment de plus en plus intense plus l'hiver s'approchait donc j'avais à la
fin peur de que les les choses que les gens m'avaient dit étai vraie deviennent vrai euh et j'avais aussi peur de retrouver d'autres gens dans une situation d'isolement il y a eu un moment quand l'hiver était fini et les prentemp revenaient et la lumière revenait et la mer commençait à fondre il y a un chasseur qui qui est passé dans les fiordes et au moment où je l'ai vu de loin je l'ai pas reconnu j'ai pensais que ça pourrait être un renard après je pensais que ça pourrait être un gros aigle qui qui avançait très
vite et après je me suis dit ben ça doit être un animal qui marche à deux pâes c'est peut-être un ours et j'ai je voudrais pas que ça soit un homme parce que bah l'ours me faisait moins peur qu'un homme pour un ours ben moi je m'étais entraîné à réagir je me disais bon je dois d'abord observer son comportement euh mais je sais que potentiellement je peux faire un peu de bruit pour le déranger euh je peux peut-être tirer vers les haut pour que il a pe pour qu'il s'enfuite s'enfil alors que l'homme est plus
imprévisible benah ben un homme je pourrais pas faire peur en tapant de casserole j'ai ferais pas peur un tir en vers lesut avec un mon fusil euh un ours pourrait peut-être galérer à ouvrir une porte à casser un bâon acier mais un humain bah un humain ça ouvrir de portes un humain lui aussi a des fusils et un autre humain bah pourit serrait probablement un homme h et et moi j'ai plus peur des hommes que des ourses et du coup qu'est-ce que c'est vous vous êtes croisé ou il est venu te parler ben j'ai je
suis rentrée dans mon bateau j'ai regardé avec des des jumelles et pendant longtemps j'étais juste là en train deobserver attendre euh je me disais est-ce que je faisant que je suis pas là est-ce que je fais la morte est-ce que j'ai fait semant que je suis un mec h euh et et j'ai j'ai attendu quelques heures jusqu'à me dire euh je pense qu'il faut mieux que moi j'y aille plutôt que d'attendre que lui il vienne euh et j'ai je suisé et je pense que voilà c'était des moments j'ava eu besoin de plus de courage ouais
pour parler ou euh lui il était surpris euh bah moi aussi il m'a parlé au grenandais ça faait pas encore parler grenlandais euh donc j'ai dit tout anglais c'était bizarre de rrouver parce que il m'a aussi démandé comment c'était passé l'hiver et jusqu'à ce momentl je m'étais pas rendu compte que l'hiver était fini h ouais il avait pas allé au passé et et je disis mais comment ça c'est c'est pas ce jeu en cours il dit non non ça prend temps regarde le ciel il y a le soleil il fait pas froid tout est relatif
il y a la mer et je disais ok mais l' il a fini en fait je croyais que il serait là pour toujours comment tu vois pour toi l'avenir de la navigation solitaire déjà est-ce que tu penses que peut-être grâce à toi ou des exemples comme toi plus de jeunes femmes vont se lancer dans dans cette expérience je pense que la présence des modèles elle est très puissante pour générer l'envie et la croyance qu'on est capable c'est sûr que moi j'y serais pas parti s'il n avait pas eu une génération des femmes qui ont commencé
à naviguer avant moi et qui ont fait des navigations incroy qu'est-ce que ça a réveillé aussi en toi toute cette expérience une des choses c'est j'aime beaucoup la vie j'adore vivre je veux que je peux vivre je veux vivre très longtemps mais j'ai une conscience plus clair que la vie c'est quelque chose que qu'on peut perdre et je pense quand est quand on est jeune et qu'on s lance dans un projet voilà on sait que ça peut arriver mais mais on pense pas que ça va vraiment arriver tu as passé énormément de temps au contact
comme tu dis seul avec la nature est-ce que ça t'a permis d'avoir peut-être cette sensibilisation sur toute cette thématique environnementale est-ce que tu t'en sers aussi pour sensibiliser les les jeunes oui c'est clair que que la banquise est en train de disparaître la banquise annuelle qui se forme tous les hiers bah elle continue à exister euh encore un petit peu par contre la banquise plus ri annuelle la banquise éternelle euh bah celle qui dure plusieurs années elle est en train de disparaître de plus en plus de plus en plus et très très vite euh et
on sait que bah bientôt dans peut-être 10 15 20 ans euh euh l'article peut euh être liquide en été euh même près du pôle Nord euh on est déjà très proche de cette situation et et ça c'est quelque chose qui a dommage d'un côté parce que on a encore les moyens de l'éviter h euh on a bah toutes les possibilité de euh décarboniser euh et c'est dommage aussi parce que c'est un processus qui euh probablement ne va pas revenir en arrière et que si la banquise plurannuelle disparaît bah dans toutes les étés la chaleur et
les rayon de soleil qui était avant réfléchi par la banquise blanche vers l'atmosphère et qui empêchait la terre de l'absorber bah ils seront absorbé par une mer Noire en permanence avec un soleil qui s pose jamais donc l'article sera aussi un absorbeur des chaleurs et età ça veut dire que la terre sera de plus en plus chaude encore plus qu'aujourd'hui et c'est la disparition aussi de certaines certains animaux qui auront plus de oui ben il y a plusieurs espèces qui vont disparaître mais je pense qu'on oublie que une des espèces qui a un risque des
disparition avec les réchauffements climatiques est aussi la nôre ouais donc je pense que B la terre elle a déjà été feu elle a déjà été bah glace elle a déjà été plein de choses mais on va avoir des moins en moins des conditions pour que notre espèce continue à exister ici bah la terre sera autre chose mais nous on ser nous serons plus là je pense et ça c'est quelque chose qui n'est pas ben ce n'est pas un problème des générations futures c'est de la nôtre est-ce que tu aurais un mot de la fin quelque
chose que tu voudrais aborder qu'on aurait pas abordé ensemble d'un côté j'ai beaucoup de découragement j'en ai aussi euh reçu des gens des des l'ID et d'encouragement d'autres personnes j'ai aussi pu compter sur d'autres navigateurs qui avaient déjà navigué un article qui avait déjà passé l'hiver là-bas euh notamment en France et qui m'ont qui ont été indispensables euh pour que je puisse prendre des décisions importantes du point de vue technique pour que je puisse mieux me préparer et aussi pour que je puisse éviter des erreurs qui eux ils n'ont pas pu éviter si j'ai pu
partir avec un bateau relativement petit la base c'est parce que avant moi d'autres gens sont partis avec des bateaux différents souvent des bateaux plus grands et je pense que faire plus faire mieux avec moins ou avec peu ça c'est l'évolution des choses on ne peut faire ça que parce qu'on peut compter sur l'expérience des autres et les limites qui ont été découverts par les gens qui sont venu avant nousou totalement ben merci beaucoup merci c'était trop [Musique] bien I