On en discutait justement tout à l'heure, en introduction, avec quelqu'un qui me disait à quel point en changeant son alimentation pour perdre un peu de poids, elle avait trouvé que ça avait complètement modifié son énergie et son mental. Et c'est vrai que ce lien entre la malbouffe et le psychisme, quelque part on le connaît, on le connaît nous-mêmes. Alors à quoi il est dû ? Il y a un certain nombre de facteurs, Mais en tout cas il y a deux facteurs. Il y a un élément qui semble terriblement important, c'est le microbiote. Alors on connaît
par exemple facilement la candidose, c'est ce qu'on appelle la candidose, ce qui veut dire, pour être plus scientifique, l'hyperprolifération fongique intestinale, avec la libération par ces bestioles de substances comme par exemple de l'acétaldéhyde qui a un effet sur le système dopaminergique, ce qui explique pourquoi on peut se sentir plus fatigué, la tête dans le Brouillard, etc. Eh bien, ici on va parler justement d 'un impact qui était moins connu, qu'on commence à mieux comprendre, on commence aussi à mieux comprendre les mécanismes entre le fait que vous ayez un microbiote déséquilibré avec un excès de bactéries
qui vont créer des problèmes au niveau psychique et ou une insuffisance de bactéries qui elles sont plutôt bénéfiques. Bon on va voir ça dans le détail. Alors pour parler de la dépression, bon au sens là c'est quand même quelque chose Qui touche 5% de la population mondiale, plus courant chez les femmes, surtout évidemment comme vous le savez la dépression du postpartum qui est un élément fréquent, et puis alors la dépression chez les jeunes et le risque de suicide chez les jeunes c'est quelque chose de connu entre 15 et 19 ans, c 'est un moment, même
entre 15 et 29 c'est un moment plus dangereux. Et ça c'est juste un tableau pour montrer que si 5% de la population mondiale est considérée ou en tout cas diagnostiquée En dépression, 15% de la population à un moment dans sa vie peut avoir un diagnostic de dépression. Alors comment, avant de parler du microbiote, avant de parler de l'impact du microbiote sur le psychisme, d'abord un petit rappel, bon vous connaissez tout ça très bien mais enfin on va faire ça, un rapide rappel organique sur comment fonctionne le cerveau. Donc en fait dans le cerveau, comme vous
le savez il y a, dans ce qu 'on considérait anciennement et c'est ce qu 'on dit toujours, il y a un peu trois grands cerveaux si je puis dire, il y a le néocortex, qui est tout ce qui est cartésien, calcul, mathématique, logique, etc., il y a le cerveau limbique, émotionnel, et puis alors il y a le cerveau reptilien, instinctif, celui qui est responsable justement de tous nos comportements de survie, ça ce sont les trois grandes zones cérébrales. Et alors là où on va rentrer un petit peu plus dans le cerveau, et particulièrement bien sûr
dans le cerveau pour la partie Qui nous intéresse, donc plutôt la partie du cerveau limbique, l'hippocampe et toutes ces zones -là au niveau fonctionnel, et bien un cerveau humain ça contient un paquet de neurones, en réalité on considère plus ou moins qu'il y a 100 milliards de neurones, et alors il y a 100 milliards de neurones mais je vous montrerai par après qu'il y a même 150 000 milliards de synapses. Je vous donne une idée, c'est hallucinant l'activité électrique qu'il y a là -dedans, et pour que tout fonctionne bien, c 'est un miracle. Alors ça
c'est tout le côté neurones et synapses, et puis alors il y a le côté, un élément très très important dont on parle beaucoup, dont on parlait peu à l'époque, c'est ce qu'on appelle la neuroglie ou la névroglie, on appelle ça comme on veut, qui est en fait tout ce tissu autour du neurone. Donc vous voyez ici, vous avez le neurone, et puis vous avez tout un tissu autour du neurone avec plusieurs éléments fondamentaux, l'astrocyte. En fait l'astrocyte c'est ce qu 'on appelle, entre guillemets vulgairement, la barrière hémato -encéphalique. Donc la barrière hémato-encéphalique c'est vraiment l'endroit
d'échange entre ce qui passe dans le sang et qui va arriver au cerveau, il y a un espèce de connecteur entre les deux, qui sont les astrocytes, alors qu'est-ce qui va arriver là-dedans ? Bien évidemment tous les éléments nutritifs, qu'est -ce qui va partir tous les éléments qui Sont à éliminer, et qu'est-ce qui risque d'arriver là-dedans ? Eh bien un certain nombre de métabolites produits par le microbiote. Donc il y a les fameux acides gras -chencourt, je vais y revenir, il y a la LBP, enfin bon il y a différents, vous avez aussi cette barrière
hémato-encéphalique peut être altérée par ce qu'on appelle les acides biliaires secondaires, qui peuvent être justement, dont l'excès est lié à un mauvais microbiote, et qui vont abîmer ceci. Donc ça c'est un élément très important. Et puis alors il y a d'autres cellules, il y a la microglie, et ça cette microglie elle est très très impliquée dans tout ce qui est maladie neurodégénérative, donc dans la maladie d'Alzheimer, eh bien on sait qu'il y a une inflammation, donc on considère que, vous savez la maladie d'Alzheimer est une maladie multifactorielle, c'est bien pour ça qu'on n'a jamais trouvé
et qu'on ne trouvera jamais un traitement, un médicament unique, et dans ce côté multifactoriel, il Y a un élément très très important, c 'est le microbiote justement, et le fait qu 'un microbiote inflammatoire va créer une neuroinflammation, on va créer une inflammation au niveau cérébral, avec les fameuses plaques qui veulent se déposer, avec l'altération des microtubules, les protéines de Tho, enfin toutes ces histoires qu'on retrouve dans l'Alzheimer, eh bien ce qui va se passer, c'est que vous allez avoir un tas d'éléments pro-inflammatoires, des messagers de l'inflammation qui vont arriver par le système immunitaire, et c'est
au niveau de la Microglie que ça va se passer. Et puis alors vous avez les oligodendrocytes, ceux qui produisent la myéline, c'est la myéline qui entoure les nerfs par où se fait la conduction nerveuse, et puis alors il y a encore, pour être complet, les cellules épandimères, qui elles font le lien entre le cerveau et le liquide céphalerachidien. Au niveau médulaire. Et donc, on a les neurones, on a tout ce tissu autour des neurones, la neuroglie, et puis alors il y a les synapses, Évidemment, ces fameuses synapses où il y a 0,15 quadrillion, 0,15 quadrillion,
ou 150 trillions, ou 150 000 milliards de synapses, c 'est-à-dire un paquet. Enfin peu importe les chiffres, ce qui est intéressant par après, c'est comment ça fonctionne, que se passe-t-il ? Et donc en fait, ce qui se passe au niveau de la synapse, c'est que vous avez l'influx nerveux qui arrive, le courant électrique qui arrive, et ce courant électrique, c'est ce qu'on appelle la dépolarisation, On ne veut pas rentrer dans ces histoires, vous avez dû étudier, ça a mordé dans votre vie, et ça n'a pas dû être un moment agréable, on ne va pas revenir
là-dessus. Et bon, il va se passer un élément au niveau synaptique, c'est que le neurotransmetteur va être libéré de sa vésicule, dans laquelle il est stocké, donc ce sera la sérotonine, la dopamine, la noradrénaline, etc. Et ce neurotransmetteur va migrer dans la fente synaptique et va venir se coller sur un Récepteur post-synaptique, et puis ensuite, il va repartir de son récepteur, être métabolisé, et ça va, une partie va se retrouver dans les urines, justement, on peut doser ces métabolites, et enfin soit. Et alors, ce qui est intéressant, évidemment, à savoir, c'est que quand on donne
des antidépresseurs, donc vous savez comment ils agissent, la plupart des antidépresseurs actuels n'osent pas parler. Donc oui, ce sont ce qu'on appelle des reuptake inhibitors, donc ça veut dire qu 'ils empêchent le fait que le neurotransmetteur reparte De son récepteur. En fait, ils laissent le neurotransmetteur coller sur son récepteur plus longtemps pour que le message soit plus important. Et donc ça, c'est vraiment le mode d'action, et c'est pour ça qu 'évidemment, bon, ils fonctionnent bien, mais ils fonctionnent bien. Pour qu'ils fonctionnent bien, il y a quand même deux éléments fondamentaux, et là, la nutrition joue
un rôle important. Le premier, c'est qu'il faut que Les récepteurs postsynaptiques aient une certaine plasticité, et on sait que pour cette plasticité membranaire, comme on appelle ça, il y a un élément très, très important, qui sont les oméga-3, absolument. Et puis alors, il y a un deuxième élément qui est très important, c'est que pour que les neurotransmetteurs restent collés au récepteur, il faut déjà qu'il y ait des neurotransmetteurs. Et c'est là, et c'est dans la synthèse suffisante, parce qu'à l'époque, Au tout début de l'histoire des antidépresseurs modernes, si je puis dire, il y a eu
ceux qui augmentaient la production de neurotransmetteurs et ceux qui diminuaient le réoptèque. Et en fait, ce qui est très important, c'est d'avoir une production en tout cas suffisante, et on verra l'impact du microbiote sur une production suffisante, c'est absolument incroyable. Et donc, quels sont précisément ces neurotransmetteurs dont je vous parlais ? Eh bien, il y en a un certain Nombre. Il y a ceux qu'on connaît très bien, qui sont les amines, donc la dopamine, l'adrénaline, l'adrénaline, la sérotonine, l'amine aussi. Et puis alors, il y en a tout un tas de neuropeptides, on ne va pas
y revenir là-dessus, et alors il y a des acides aminés, dont un qui est terriblement important, c'est le GABA. Le GABA qui est vraiment le neurotransmetteur du inhibiteur. Donc c'est vraiment celui qui va calmer l'influx nerveux. Il va calmer la situation, et donc il est impliqué dans un grand nombre de fonctions physiologiques. Essentiellement, donc là pour ceux qui s'intéressent, en fait ce qu'il fait, c'est qu'il augmente, mais à mon avis, il n'y a personne qui s'intéresse, mais je vais quand même le dire. Donc il augmente la rentrée de chlore à l'intérieur au niveau de la
transmission nerveuse, Et il augmente la sortie d'éléments à charge positive, sodium, potassium à l'extérieur, et c'est ça qui crée la dépolarisation. Puis après, hop, l'inverse se passe et c'est l'hyperpolarisation. Enfin bref, ça c'est toute une question de mouvement de charge. Mais bref, ce qui est intéressant, c'est qu'il est impliqué, ce gaba est impliqué dans énormément de choses, et particulièrement évidemment dans ce qui nous concerne, dans les troubles affectifs et dans l'anxiété. C'est un élément fondamental de l'anxiété. Alors, ce qui est important de savoir, et c'est là que vous allez comprendre l 'intérêt, c'est que ce
gaba, il est produit à partir du glutamate. Et il y a un élément, il y a une enzyme qui a un rôle absolument fondamental, c'est ce qu'on appelle la glutamique acide décarboxylase, ou la glutamate décarboxylase on l'appelle. Et cette glutamate décarboxylase a besoin d'un certain nombre de choses pour fonctionner. Donc la glutamate décarboxylase, c'est-à-dire que vous avez ici, à partir de la glutamine, il y a du glutamate qui est produit au niveau de la mitochondrie synaptique, pré -synaptique, et puis ensuite c'est transformé, cette glutamate va être transformée en gaba si on a assez de cet
enzyme, et avec une enzyme suffisamment efficace. Et puis ce gaba va se mettre dans les vésicules, puis va être libéré et aller sur les récepteurs gaba, tout comme je vous ai montré tout à l'heure, c'est Comme ça pour tous les neurotransmetteurs. Et alors ce qui est très très important, c'est ce schéma-ci, c'est-à -dire qu'on a constaté que pour pouvoir produire suffisamment de gaba à partir de glutamate, parce que le glutamate si on en a assez, le glutamate il y en a, bon, autre histoire des restaurants chinois, le glutamate il y en a dans plein d'aliments,
donc ça vous allez en consommer régulièrement sans problème, et il sera éventuellement produit à partir de la glutamine, c'est pour ça que certains Ont dit d'ailleurs que chez qui on donne de la glutamine pour la perméabilité intestinale, eh bien il ne faut parfois pas exagérer dans les doses, on a parlé de doses énormes à l'époque, maintenant on est un peu restreint parce qu'un excès peut, si cette glutamine n'est pas transformée en glutamate, elle va être transformée en acide glutamique qui lui est un neuroexcitateur. Donc ce n'est pas une bonne chose. Et donc, comme je le
disais, ce qui est très important, c'est que ce glutamate Soit transformé en gaba, et là-dedans il y a des éléments fondamentaux qui interviennent, le magnésium, une fois de plus, le revoilà, ce fameux magnésium, et donc le magnésium, pour rappel, plus on est stressé, plus on a une perte urinaire de magnésium, plus on manque de magnésium, plus on a une augmentation de la sensibilité au stress, et plus on a une perte urinaire de magnésium, etc. Et donc moins on a de magnésium, et moins on a de magnésium, moins on transforme le glutamate en gaba, et donc
forcément plus On est stressé aussi. Donc il y a vraiment un cercle vicieux terrible. Autre élément très important, c'est la b6. Alors, heureusement, beaucoup de complexes donnent justement du magnésium et de la b6, ce qui est intéressant, vous pouvez même parfois donner des doses de b6 un peu plus fortes, surtout si la femme est sous pilule, parce qu'on sait que la pilule va diminuer les niveaux de b6. Et puis alors, qu'est-ce qui est Important aussi ? C'est le microbiote, parce que, et j 'en parlais avec quelqu'un justement tout à l'heure, on a maintenant mis en
évidence, de nouveau ce sont des Asiatiques qui ont fait ça, parce que c'est un peu les rois du microbiote, eh bien ils ont mis en évidence que certaines bactéries allaient synthétiser, allaient produire des acides aminés qui allaient intervenir dans la constitution de la glutamate décarboxylase, qui allaient augmenter la quantité de glutamate décarboxylase. Donc en fait, certaines bactéries augmentent la production De glutamate décarboxylase, et donc vont augmenter par ce fait-là la production de GABA. Et ça, c'est une chose absolument extraordinaire. À l'inverse, on sait que des situations inflammatoires du microbiote vont diminuer ça par ce même
mécanisme. Et alors, chose très intéressante, on va y revenir après, ce sera le deuxième volet après le microbiote, c'est-à-dire que quelqu 'un qui est fort stressé, dans les fameuses trois phases du stress de célise, je ne sais pas si ça vous dit quelque chose, Mais je vais y revenir après, où il y a une augmentation du cortisol, et bien cette augmentation du cortisol va diminuer la production de GABA. Donc cet hypercorticisme a un impact néfaste. Et donc, ce GABA, comment il agit ? Eh bien, ce GABA, c'est une molécule qui va venir se fixer sur
un récepteur au GABA. Alors c'est un récepteur un peu spécial parce qu'il a trois sites de fixation, deux sites pour le GABA et un site Pour les benzodiazépines. Et donc en fait, quand vous prenez des benzodiazépines, du Xanax, du Loram-Met, tout ce qu'on peut imaginer, qu'est-ce que ça fait ? Eh bien, ça se fixe sur ce site ici, et ça augmente la sensibilité des récepteurs au GABA ici. Donc en fait, ça ne fait jamais qu 'augmenter la sensibilité des récepteurs au GABA quand vous prenez des anxiolytiques. Et ça marche bien, évidemment. On voit que c'est
vraiment sur ce système-là. Et donc, ce qui se passe, c'est que vous prenez un des benzodiazépines, ça se met sur le récepteur, ça augmente la sensibilité au GABA. À partir du moment où vous en produisez suffisamment, évidemment, ça va venir se mettre sur le récepteur GABA et ça va faire entrer une hyperpolarisation. Donc ça va faire entrer le chlore et donc ça va créer une hyperpolarisation qui va Faire l'inverse de la dépolarisation, c'est -à-dire, ça va complètement ralentir l'influx nerveux, ça va calmer le jeu. Je ne sais pas si c'est clair pour tout le monde.
Sinon, on discute, hein ? OK, alors, voilà, c'est ce que j 'expliquais avant. C'est le mode d'action, justement. Vous avez ici, vous voyez, la benzodiazépine. C'est la petite boule qui se met là et qui va augmenter la sensibilité pour La boule rose qui va venir se mettre ici, les deux boules roses. Et vous avez, hop, le chlore qui va rentrer à travers le récepteur à l'intérieur et donc qui va créer une hyperpolarisation et une diminution de l'activité électrique. C'est l'inverse pour le glutamate et l'acide glutamique qui lui va venir, qui est excitateur quand il est
transformé en acide glutamique. Ça, c'est pour le côté GABA qui est très, très important et qui est vraiment Celui qui intervient dans tout ce qui est anxiété. Et puis, alors, vous avez les monoamines. Et comme je le disais tout à l 'heure, c'était vraiment la révolution au niveau des antidépresseurs. On a constaté que, évidemment, l'idée, c 'était d'avoir soit une augmentation de la production de ces molécules, soit une augmentation de la durée optique et une diminution de la durée optique. Par exemple, d'avoir les neurotransmetteurs qui restaient Plus longtemps fixés sur leurs récepteurs et donc qui
permettaient d'avoir une action meilleure. On va revenir assez vite là-dessus, mais il y a plusieurs grands, pour simplifier, grandes actions liées aux neurotransmetteurs. Il y a l'acétylcholine, qui est plutôt ce qu'on appelle le mémorisateur, qui a un rôle très important dans la mémoire. Et cette acétylcholine, elle va augmenter la capacité à retenir une information, la stocker, la retrouver. Et alors, ce qui est assez intéressant, c 'est que ces régions du cerveau qui offrent La plus forte densité de neurones à l 'acétylcholine sont celles qui dégénèrent le plus dans la maladie d'Alzheimer. Donc ça, c'est quand
même un élément étonnant. Enfin, c'est pas étonnant, mais justement intéressant à noter. Et on sait qu'avec l'âge, on a tendance à fabriquer moins d'acétylcholine. Et donc, par rapport à ça, au niveau nutritif, c'est intéressant d'avoir des aliments qui contiennent de la choline. Alors, dans quoi il y a de la choline ? Dans les œufs, dans les crevettes, etc. Donc l'idée des attentions aux œufs et aux crevettes pour le cholestérol, ça, il faut oublier. Ça change rien. Donc, savoir que le cholestérol, c'est essentiellement génétique. L'activité physique, très important. Le stress a un petit rôle. Et l'alimentation,
très petit rôle. Donc, important de pouvoir prendre des vitamines B et de la choline. Alors, il y a la dopamine. Ça, c'est un peu ce qu'on appelle le démarreur. C'est vraiment... C'est pour ça que... C'est un peu lié, d'ailleurs, à ce qu'on appelle les dépressions type dopaminergique. Ce sont des gens qui sont... Des dépressions type atomique, comme on l'a dit. Des gens qui sont... Pas de prise de décision. Pas de mise en place. Enfin, pas de désir. C'est un exemple. Beaucoup de dépressions. Mais je veux dire, pas de... Voilà. Ils ont vraiment... Difficile à démarrer
quelque chose. Et alors, cette dopamine, elle, elle n'est pas synthétisée à partir de la choline et De la B5. Elle est synthétisée à partir de la phénylalanine et de la thyrosine. Donc, ce sont des acides aminés. Et on a pas mal d'aliments riches dans ces acides aminés, type, justement, dans un certain nombre de protéines, plus aussi le riz complet, le pain. Mais on dit en général, d'ailleurs, quand on veut augmenter la dopamine, d'avoir un petit-déjeuner plutôt protéiné. Donc, ça, c'est très important. D'éviter... C'est ça qu'on dit en général chez les enfants. Et de surcroît, c'est
surtout chez les enfants, qui ont une tendance à l'hyperactivité, au TDA, etc., d'avoir des petits-déjeuners essentiellement protéinés. Donc, c'est sûr qu'éviter les céréales, la baguette confiture à la française, ça, c 'est quelque chose qui est théoriquement pas du tout idéal. Et donc, à partir de là, cette thyrosine Est transformée en L-Dopa, puis en dopamine. Et puis, elle est libérée. Elle va agir sur les neurotransmetteurs, enfin, sur les récepteurs, pardon, comme les autres. Alors, il y a la noradrénaline. Donc, ça, c'est un petit peu la suite, si je puis dire. D'ailleurs, la noradrénaline est produite à
partir de la dopamine. Et donc, elle va... C'est pour un peu continuer. Le mouvement a été initié par la dopamine, Pour simplifier, et il est continué par la noradrénaline. Et c'est important, justement, dans un tas d'activités. Et puis alors, voilà, c'est ici que je voulais arriver. La sérotonine. Très, très importante. La sérotonine, que l'on appelle... Enfin, c'est pas vraiment l'hormone, mais c'est un neurotransmetteur du calme et de la patience, qui permet de supporter les frustrations. Donc, elle est aussi associée au sommeil, bien entendu. Et elle est associée au comportement alimentaire. Donc, ça diminue les envies
de manger, les envies de sucre. On est, justement, plus résistants à la frustration, plus calmes. Meilleur sommeil. Un meilleur sommeil. Et vous savez pourquoi, chimiquement ? C'est une question plus dure, déjà. On monte de niveau. Parce qu'en fait, la sérotonine est ensuite transformée en N-acétyl-sérotonine, et puis en mélatonine. Et donc, en fait, la sérotonine est le précurseur de la mélatonine. Et d'ailleurs, ce qui est intéressant au niveau du microbiote, c'est qu'on sait que, par exemple, un certain nombre de lactobacilles et de bifidobactéries vont augmenter le passage sérotonine -N-acétyl-sérotonine et ensuite mélatonine. Donc, ça augmente le
passage sérotonine-mélatonine, et ça a un effet bénéfique sur le sommeil Et qui sait, comme vous le savez, quand on dort mieux, on va mieux. Donc, voilà. Et donc, enfin, c'est une parenthèse. Alors, le précurseur de la sérotonine, ce n 'est pas la thyrosine, ce n'est pas la choline, c'est le tryptophan. Et ça, on va en parler beaucoup avec le microbiote tout à l'heure. Donc, ce tryptophan, vous avez beaucoup d'aliments qui en contiennent. Vous allez en trouver, en particulier, dans le Poulet rôti, avec la peau, c'est la bonne nouvelle. Dans les graines de sésame, les pois
cassés, les noix, les bananes, le boisson, le fromage, etc. Il y en a pas mal. Et il faut savoir, évidemment, que ceux-ci contiennent d'autres acides aminés qui entrent un peu en compétition. C'est la raison pour laquelle quand on dit aux gens de prendre du tryptophan en complément, on le dit de le prendre en Dehors des repas, soit avec rien, soit avec quelque chose de sucré, parce que ça va augmenter son absorption. Quand on le prend en même temps que des protéines, donc de la viande, du boisson, du fromage, etc., il y a un moins bon
passage par rapport au niveau de la barrière hémato-encéphalique, dans le passage dans le cerveau. Et donc, ce tryptophan, effectivement, va être transformé, il va arriver dans le cerveau sous forme de tryptophan. Il y a un tas d'écueils à passer, je vais vous montrer après, c'est très important, tous ces écueils. Et quand il arrive dans le cerveau, il est transformé en 5-hydroxy-tryptophan, puis en sérotonine, puis en mélatonine. Alors justement, parlons-en des écueils. Donc, vous avez mangé des aliments riches en tryptophan, en vous disant c'est génial, ça va être bon pour ma sérotonine, pour ma mélatonine, bref,
pour mon moral et mon sommeil. Mais, si jamais vous avez un microbiote qui Est mal équilibré, et que vous avez un tas de méchantes bactéries, qui sont des bactéries dites de putréfaction, qui sont plutôt des protéobactéries inflammatoires, ce qu'on retrouve d'ailleurs chez les gens qui sont un peu dans ce qu'on appelle le western diet. Donc, ils mangent trop de viande, trop de fromage, trop de protéines et de graisses saturées, eh bien, que se passe-t-il ? Il y a beaucoup de ce type de bactéries présentes dans le côlon et qu'est -ce qu'elles vont faire ces bactéries
? Eh bien, elles vont produire des enzymes qui vont transformer ce tryptophan en une autre molécule l'indiquant, peu importe. Et donc, du coup, il n'est pas absorbé. Donc là, ça commence déjà mal. Et puis ensuite, ce tryptophan, disons qu'il est absorbé et hop, une partie se transforme en vitamine B3 de cette façon. Il passe la barrière hémato-encéphalique et puis, deuxième élément important, une fois qu'il a passé la barrière hémato-encéphalique, il est censé Se transformer, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, en 5-hydroxy-tryptophan et puis en sérotonine et puis ensuite, en mélatonine. Mais, si jamais
vous avez un microbiote inflammatoire, je vous montrerai par après, ce microbiote inflammatoire va pouvoir atteindre le système immunitaire intestinal et ce système immunitaire intestinal va produire des messagers de l'inflammation et ces messagers de l 'inflammation vont grimper par le système immunitaire jusqu 'au cerveau avec les fameuses cellules que je vous ai montré tout à l'heure et Va finalement pouvoir parvenir jusqu'au cerveau et va avoir un impact qui va stimuler une enzyme qui fait que le tryptophan, au lieu d'être transformé en sérotonine, ne va pas du tout être transformé en kinurénine, enfin bref, dans une autre
substance qui n'a pas du tout les effets voulus. Donc vous voyez déjà à ce niveau-là que le microbiote va pouvoir soit empêcher l 'absorption du tryptophan, soit empêcher sa transformation en sérotonine dans le cerveau. Et voilà, on y arrive finalement, ça c 'était une petite intro. On arrive sur l'impact du microbiote. Alors, il y a eu énormément d'études qui sont faites depuis très longtemps sur des souris ou alors on leur a un peu tout fait aux souris, on les a, on leur a donné des probiotiques, ça c'était encore sympa, ou des antibiotiques, ou alors on
a fait une transplantation du microbiote fécal, ça c'est très très important, les études chez les souris sur la transplantation c'est génial, ceci dit, on fait aussi des études maintenant Chez l'homme sur la transplantation fécale et on a constaté par exemple, et ça c 'est une étude incroyable, que quand on transplante le microbiote d'un patient avec Alzheimer à une souris, eh bien, la souris va développer dans les mois qui suivent des comportements type Alzheimer au niveau des épreuves, alors, on s 'entend, forcément, comment est-ce qu'une souris développe des comportements Alzheimer, ce type fou, ce type est
fou, non, non, en fait, c 'est parce que on fait des épreuves cognitives chez la souris et on voit que ça Ne va pas, et puis ensuite on va plus loin, on tue la souris et on analyse son cerveau et on voit qu'elle développe des plaques type Alzheimer. Et donc, maintenant, ce qu'ils ont fait, c'est qu'ils transplantent le microbiote d 'un patient, d'un humain à la souris, et alors, il y a un suivi, c 'est qu'ils transplantent plusieurs fois le microbiote sur une période X, parce que sinon, pour que ça, on reste bien dans ce
type de microbiote et donc, on a constaté que Non seulement la souris allait développer des pertes de compétences de mémoire type Alzheimer, mais en plus, on a constaté que si on prenait des patients qui avaient un Alzheimer important ou des patients qui avaient un Alzheimer modéré, eh bien, chez la souris, ça allait être des problèmes importants ou modérés. Donc, on voit à quel point ça a un impact de dingue. Et donc, ils ont fait ici toutes sortes d'études, on a fait des études qu 'on appelle germ-free, donc sans germes, on Voit que ça pose des
problèmes ou alors, on les infecte avec des vilaines bactéries ou on transplante le microbiote, etc. Bref, on a fait un tas de trucs qui ont montré qu'effectivement, la chose que l'on connaît bien, c'est que si on transplante le microbiote d'une souris stressée à une souris pas stressée, eh bien, la souris pas stressée devient stressée. Et inversement, si on retransplante le microbiote d 'une souris pas stressée à une souris stressée, elle ne devient pas stressée. Et donc, ça, c'est quand même extraordinaire, évidemment. Au niveau démonstration, on peut difficilement faire mieux. Alors, parlons-en, donc, le microbiote, c'est
quoi ? Donc, le microbiote, c'est vraiment... Donc, ici, c'est un R, parce que c'est pas le microbiote. Donc, le microbiote, c'est un peu comme une forêt avec énormément d'arbres différents. C'est ce qu'on appelle la fameuse diversité du microbiote. Et on sait que, plus un microbiote perd de la diversité, plus ça va être associé à un tas de pathologies dégénératives, métaboliques, etc., que la diversité du microbiote est un élément fondamental, vraisemblablement, parce que... Et ça, ce sont des choses qu'on ne maîtrise pas encore du tout, parce qu 'il y a un grand nombre de synergies entre
bactéries et que, si certaines bactéries sont pas là, ça influence d'autres bactéries. Enfin, bon, tout ça est important. Mais, en tout cas, c'est un élément Important. Et c'est vrai qu'il y a eu, d'ailleurs, une émission... Il y a un podcast qu'on a fait pour Simp il y a peu de temps sur le sujet. Et effectivement, on constate qu'un microbiote qui est actuel devient de moins en moins diversifié. Donc, on suit, quelque part, notre microbiote intestinal suit l'évolution de la planète. Et ça, c'est quelque chose d'assez effrayant. Et certains chercheurs allemands leur disent même qu 'on
risque de mourir plutôt d'une manque de diversité des maladies liées à un manque de diversité du microbiote avant de mourir du réchauffement climatique. Donc, voilà. Ça, c'est quand même important à savoir. Et donc, comment est-ce qu'on analyse ce microbiote ? Parce que nous, on connaissait la culture des sels. C'est ce qu'on faisait toujours. La culture des sels, c'est-à-dire qu'on prend des sels et puis on les met dans une petite boîte. On leur donne quelque chose à manger aux bactéries et puis on voit lesquels se développent et puis on calcule combien... Et là, c'est quelque chose
qui est fait pour évaluer les maladies infectieuses du côlon gauche dans des maladies, des salmonellos, des trucs comme ça. C'est fait pour ça. C'est pas fait pour évaluer ce qu 'on a comme bactéries dans le côlon. Pourquoi ça ? Parce que plus de 80% de nos bactéries sont anaérobies. Ça veut dire que dès qu'elles sortent de votre... de vous, eh bien, elles meurent, quoi. C'est-à-dire instantanément. Et donc, effectivement, on a trouvé ensuite la technique de faire ce qu'on appelle l 'analyse actuellement de la RN-CZN ou CZS ou... Enfin, bon bref, je vous passe les détails.
Donc, ce qu'on fait, c'est par... On retrouve une séquence dans l'ADN de la bactérie. On sait que c'est une séquence spécifique qui, justement, est différente dans chaque bactérie. C'est ça qui est intéressant. Il y a un tas d'autres séquences qui sont les mêmes, mais il y a une séquence d'ADN qui est particulière, qui permet d'identifier, comme si on prenait, je sais pas, on analysait nos chaussures, savoir par Rapport aux types de chaussures, différents types de chaussures, qui est qui, qui porte toujours le même type de chaussure. Enfin, bref, c'est un élément qui permet d'identifier les
bactéries et de faire un catalogue avec toutes les bactéries que l'on a, les bonnes et les mauvaises. Alors, ce qui est important, c'est vrai que c'est un peu les critères qui sont remplis au laboratoire LIMS et puis chez Simp qui utilisent les analyses LIMS, c'est, il y a une espèce de guide de Bonne pratique du microbiote qui a été élaboré maintenant et il y a plusieurs éléments là -dedans. Un, c'est d'avoir un stabilisateur de l'ADN dans le tube, donc vous collectez la selle et il y a un liquide là-dedans et qui permet que ça ne
bouge plus, parce que ce qu'on a, c'est l'image au moment où ça sort. Deuxièmement, c'est la qualité analytique évidemment et troisièmement, ce sont les commentaires et l'important, C'est d'avoir des commentaires qui sont justes, le plus juste possible, c'est-à -dire ne pas commencer à faire des raccourcis comme certains le proposent dans des commentaires de microbiote où ils font des raccourcis incroyables qui sont complètement fous. Donc l'idée, c'est de rester quand même le plus scientifique possible ce qui est fait avec LIMS et avec Simp. Alors, on a parlé de la diversité, c 'est une chose mais alors
ce qui est très important, c'est l'équilibre. L'équilibre fondamental entre des bactéries qui vont protéger l'intestin, c'est-à-dire des bactéries qui vont stimuler le fait de produire une couche de mucus qui protège la paroi de tous les agresseurs chimiques, physiques ou bactériens et aussi, ce sont des bactéries qui vont dire à l'immunité intestinale, au système immunitaire de l'intestin que tout va bien, pas de panique, on ne s'énerve pas, on ne s'enflamme pas, l'ambiance est assez bonne. Et puis à l'inverse, vous avez des Bactéries inflammatoires qui elles, normalement, ne sont pas censées être présentes en grande quantité, elles
sont présentes en petite quantité pour quand même mettre toujours le système immunitaire un peu sur le qui-vive, c'est un peu ce qu 'on appelle le bruit de fond immunitaire mais s'il commence à y en avoir trop et s'il commence à avoir trop de contacts avec la paroi et le système immunitaire intestinal, et bien à ce moment-là, ça va créer une inflammation et la production de messagers de l'inflammation qui peuvent avoir des Impacts neuropsychiques, métaboliques, immunitaires, etc., un tas de nouveaux. Donc ça, c'est un élément très important. Deuxième élément, voilà, là on voit quand c 'est
bien, quand c'est pas bien, puis un deuxième élément, c'est ce qu'on peut appeler un microbiote avec un excès de fermentation. Alors, pourquoi je parlais de ça ? Parce que ça, c'est un peu, ce sont un peu des dias qui sont liés à une conférence sur le colon irritable. Et d'ailleurs, pour ceux qui s'intéressent, on en fera une sur le colon irritable parce que c'est vrai que comme il y en a beaucoup parmi vous qui sont psychologues, je pense que le colon irritable, c 'est pas, c'est intéressant aussi. Et donc, parce que le microbiote et le
colon irritable, c'est aussi quelque chose de terriblement important. Et donc, on distingue un peu deux types, entre guillemets, de colon irritable. Il y a le type hyperfermentatif et le Type inflammatoire. Et dans le type hyperfermentatif, donc, vous avez, ce sont en général les gens qui ont ce qu'on appelle en anglais le SIBO, donc c'est le Small Intestine Bacterial Overgrowth, qui veut dire une prolifération excessive de bactéries dans l'intestin grêle. Et donc, les gens sont tout de suite dès qu'ils mangent, ils sont ballonnés, dégâts, des troubles du transit, ils sont pas bien. Mais alors, ça, c'est
la symptomatologie de base parce qu'ils ont un excès de Bactéries de fermentation dans l'intestin grêle, mais en général, ils ont aussi un excès de bactéries inflammatoires qui, elles, vont donner des symptômes plus vicieux parce que, comme l'intestin grêle est moins bien protégé, ces bactéries inflammatoires peuvent atteindre plus facilement le système immunitaire intestinal. Dans le colon, il y a une beaucoup plus grosse couche de protection. C'est fait exprès parce que, normalement, il y a beaucoup de bactéries dans le colon, beaucoup plus que dans le grêle. Et puis, dans le grêle, on ne peut Pas se permettre
une protection pareille parce qu 'on doit absorber tout ce qu'on mange, il y a beaucoup d'échanges, évidemment. Et donc, il y a ces bactéries-là qui peuvent traverser et qui peuvent donner un tas de symptômes neuropsychiques, immunitaires, métaboliques, etc. Et donc, vous ne verrez rien au niveau des noms des bactéries, de toute façon, ça ne vous dira pas grand-chose. Mais donc, ici, par exemple, on voit un peu les différents types de bactéries. Donc là, ça, c'est les grandes familles, Les firmicutes, les bactéroïdétès. Ces deux familles-là, c'est 90% du microbiote. Alors, il y a d'autres bactéries que
celle-ci, mais ça, ce sont les principales. Là, ce sont les bifidobactéries. Ça, ce sont des protéobactéries inflammatoires, d'autres types de protéobactéries inflammatoires. Et donc, en fait, ce qu'on analyse dans le microbiote, c'est ça que je vais vous montrer, c'est différents types de problèmes possibles. Par exemple, le problème 1, c'est un excès de bactéries pro-fermentatives. Le problème 4, c'est un manque de bactéries de protection. Le problème numéro 2, c'est un excès de bactéries inflammatoires. Et ça aussi, mais ce sont d'autres bactéries inflammatoires. Ce sont des bactéries inflammatoires qui produisent du soufre. ça crée à la fois
une fermentation et une inflammation. Et puis, le problème numéro 3, c'est un excès de bactéries associées à une insuffisance de bactéries. Donc ça, c'est plutôt le numéro 3. Le problème numéro 3, c'est un autre type de problèmes fermentatifs. Là, c'est du méthane. C'est une fermentation type méthane. Là, c'est une fermentation type soufre. Là, c'est une fermentation type hydrogène. Là, c'est un manque. Et puis là, vous avez aussi des problèmes Avec un excès ou un déficit ou un excès de bactéries qui favorisent la prolifération des candidats. Je parlais tout à l'heure de la prolifération fongique, quelque
chose de très fréquent. Un des éléments qui fait que ça récidive, c'est que l'on a soit pas assez de bactéries qui se battent contre elles, soit d'autres bactéries qui favorisent leur croissance. Et donc, en fait, dans l'analyse, c 'est tout ça qui est étudié. Et vous allez avoir évidemment un compte rendu Clair et simplifié avec que faire par rapport à ça. Alors, parlons de l'axe intestin-cerveau. Je vais commencer par vous parler d'une étude extraordinaire qui est parue en quelques années, en 2020, où ils ont fait un transfert d'un microbiote fécal et ce transfert d 'une
souris qui est bien stressée, on l 'a transféré à une souris pas stressée qui, du coup, est devenue stressée et déprimée au passage. Et donc, c'est ce qu'on constate. On constate, quand on va ensuite faire une analyse du cerveau de la souris, donc on va la tuer, on va analyser son cerveau, et bien, on va constater que la durogénèse dans l'hippocampe, je ne sais pas si c'est quelque chose qui vous parle, alors, puisque ça ne vous parle pas trop, je vais revenir, je vais passer là-dessus. Donc, en fait, on sait que quand on traite des
souris ou des rats, enfin, bref, avec du Prozac, eh bien, on constate qu 'il y a 70 % de nouveaux neurones De plus que dans le cerveau de ceux qui ne sont pas traités avec du Prozac. Donc, en fait, il y a ce qu 'on appelle une neurogénèse hippocampique avec les antidépresseurs. On a l'impression que cette sérotonine plus présente, plus active, va promouvoir une création de nouveaux tissus nerveux. Et donc, c'est effectivement ce fameux lien entre la dépression et la neurogénèse qui serait diminuée et les antidépresseurs qui augmentent cette neurogénèse. Et à l'inverse, et ça,
on va y revenir après avec le profil du cortisol, Ceux qui ont un stress chronique et qui sont dans la phase d'hypercorticisme, on voit que ces cortisoles vont, non seulement, on a parlé tout à l'heure de l'impact sur le GABA, je ne sais pas si vous vous souvenez, corticoïdes, diminution de production de GABA, mais en plus, ces corticoïdes ont un effet négatif sur la fameuse neurogénèse. Et donc, pour en revenir à notre histoire de souris ici, c'est que, donc on a vu que quand on transfère ce microbiote, elle devient stressée, déprimée, on voit qu'il Y
a moins de neurogénèse et on constate aussi que si on leur donne un antidépresseur, eh bien, cet antidépresseur fonctionne moins bien. Et alors, ce qui est intéressant, c'est qu'ils ont constaté que vraisemblablement, ça fonctionnait moins bien parce que quand on a modifié le microbiote, il y avait une moins bonne incorporation du tryptophan. Et que quand on leur redonne du tryptophan à ces souris sous forme de 5-hydroxytryptophan, donc un tryptophan qui, de toute façon, va traverser l'intestin, la barrière intestinale, eh bien, On va voir que les souris vont mieux et qu'on réaugmente la neurogénèse hippocampique. Et
donc, ça, c'est une étude extraordinaire parce qu'elle a montré, en fait, que quand on altère ce microbiote, qu'est-ce qu'il fait ? Parce qu'on sait que quand on altère un microbiote, c'est une souris et qu 'on met un microbiote de souris dépressive et une souris pas dépressive, elle devient dépressive, mais on ne savait pas pourquoi. Et maintenant, on a pu constater, en tout Cas, on pense, avec cette étude, que le pourquoi, c'est parce que ce nouveau microbiote, eh bien, va empêcher l'absorption du tryptophan et le fait d'avoir un tryptophan qui va pouvoir produire de la sérotonine
au niveau cérébral. Et sans doute qu'il y a l 'autre effet, comme je vous l'ai expliqué, sur le fait que cet état inflammatoire va augmenter, va diminuer la transformation du tryptophan en sérotonine dans le cerveau. Alors maintenant, comme je vous le disais, on A bien vu clairement qu'il y a un lien entre le microbiote et le cerveau, mais comment ça se passe ? C'est ça, la question. Eh bien, on a, on a, on a, on a, on a répertorié, alors dans un sens, il y a surtout une voie, qui est la voie qui va du
cerveau vers l'intestin, il y en a plutôt deux, du cerveau vers l'intestin, c'est soit par le nerve vague, soit via la surrénale et l'adrénaline. Mais alors, qu'est-ce qui va de l'intestin vers le cerveau ? C'est surtout ça la question ici. Eh bien, il y a quatre voies, il y a une voie par le sang, une voie par le système immunitaire, une voie par certaines cellules spécialisées de l'intestin qui vont produire des substances qui vont aller au cerveau, et une voie par le nerf vague. Et alors je vais vous montrer, donc ça vous devez bien vous
mettre ça dans la tête, c'est pas tout de suite, mais Progressivement, qu'est-ce qui se passe par ces différentes voies. Donc en fait on sait que, par exemple, certaines bonnes bactéries vont produire ces fameuses acides graxiennes courtes, le butyrate, qui va aller par le sang, arriver dans le cerveau, et diminuer l'inflammation cérébrale. À l'inverse, certaines bactéries vont produire des toxines, des endotoxines, qui vont traverser, à un moment donné rencontrer une cellule comme ça quelque part, et produire des problèmes. À l'inverse, on sait qu'un mauvais Microbiote va faire qu'il y a plus d'acide biliaire, donc la bile
qui est transformée en acide biliaire secondaire, qui va venir abîmer la barrière hémato-encéphalique. Et puis alors vous avez un microbiote qui est pro-inflammatoire, donc soit vous n'avez pas assez de bonnes bactéries qui protègent la paroi, soit un excès de mauvaises qui touchent cette paroi, toujours la même histoire, eh bien ça va venir stimuler le système immunitaire intestinal, c'est ce que j'explique depuis tout à l'heure, et qui vont produire des Messagers de l'inflammation, qui vont venir par exemple, comme vous avez vu, qu'est-ce qu'on a dit avec le tryptophan ? Qu'est-ce qu'ils font ces messagers de l'inflammation
dans le cerveau ? Donc j'expliquais que le tryptophan, quand on mange du tryptophan, le premier écueil c'est où ? Il faut qu'il soit absorbé. Et donc un microbiote, un mauvais microbiote, fait que le tryptophan est transformé dans autre chose, dans l'intestin, et il n'est pas Absorbé. Maintenant imaginons qu'il passe quand même, il arrive au cerveau, et alors qu'est-ce qu'il se passe au cerveau ? Il peut être transformé soit en sérotonine, soit dans autre chose. Et quand il y a de l'inflammation ici, ces messagers sont envoyés, et c'est eux qui font qu'il ne va pas être
transformé en sérotonine, mais dans autre chose. C'est un reminder. Et puis alors il y a aussi, ça C'est ce que j'expliquais tout à l'heure, c'est qu'effectivement quand il y a des mauvaises bactéries, ce tryptophan va être transformé directement en autre chose dans l 'intestin, donc il n'est même pas absorbé. Et puis alors, on a constaté que certaines bactéries, comme par exemple le lactobacillus plantarum, va augmenter la production de GABA, c'est ce que j'expliquais tout à l'heure avec le GABA, certaines bactéries qui augmentent le GABA, que d'autres, comme certaines bifidobactéries, vont augmenter l'absorption, vont augmenter plutôt
la synthèse de Tryptophan par l'hydroxytryptophan, à partir du tryptophan par ces cellules-ci. Donc, on commence, voyez-vous, à connaître les différents éléments. Alors, je vais vous prendre ici deux exemples de patients qui se plaignent, qui viennent en fait parce qu'ils ont un ralentissement, lui il a un ralentissement de la pensée, des prises de décision, difficile à se concentrer, plus des maux de dos, il n'a pas de maux de ventre, mais il a quand même des ballonnements des gaz et des cellules Bactériques. Ça, c'est Luc. Si vous avez Gérald, lui, il a aussi, il a plutôt des
pensées négatives, culpabilité, perte de plaisir, motivation, anxiété, des douleurs articulaires, des maux de dos, il n'a pas de maux de ventre non plus, des ballonnements des gaz. Donc, la question, vous vous dites, ok, forcément, vous allez aborder ça selon votre art, donc que ce soit au niveau de la psychothérapie, que ce soit au niveau de l'ostéopathie, Etc. Puis un moment donné, vous vous dites, ça rame un peu, est-ce qu'il n 'y aurait pas éventuellement autre chose ? Et l'autre chose, c'est ce que moi j'ai dans mon cabinet par exemple, je ne sais pas dire qu'il
y a un patient, il a un microbiote comme ça ou comme ça, aucune idée. Et donc, je me dis qu'il y a peut-être bien un truc qui ne va pas, mais il faut faire le test Pour voir ce qui ne va pas. Et donc, est-ce qu'on est par exemple dans un excès d'inflammation, est-ce qu'on est dans un excès de fermentation et bactéries associées ? Et donc, prenons le cas de Luc, le premier. Eh bien, qu'est-ce qu'on voit ? On voit qu'il a un manque de protection phénoménal et qu'il a un excès de bactéries inflammatoires, mais
phénoménal aussi. Donc, on est vraiment dans la situation, pas de protection, inflammation. Et donc, qu'est-ce que ça pose comme problème ? Eh bien, le manque de ces bactéries, en l'occurrence, c'est lui, c'était le fécalibacterium rosiburriabdivibrio, fait qu'il ne va pas produire de mucus pour protéger sa paroi, il ne va pas produire d'acide grachin courte. Il aurait pu aussi avoir le manque de celles-ci, qui vont aussi jouer à différents niveaux, mais je ne vais pas vous embrouiller La tête avec ça. Et justement, ce fameux mucus, c'est ce que j'expliquais tout à l'heure, on constate que dans
l'intestin grêle, on a un mucus assez lâche, parce qu'on a besoin d'avoir justement beaucoup d'échanges. Et ce qui nous permet que ça ne pose pas de problème, c'est qu'on n'a pas beaucoup de bactéries dans le grêle et que ça va vite. Le transit normalement doit aller vite, ce qui fait qu'il n'y a pas de Contacts et de problèmes. Puis, quand ça arrive dans le côlon, boum, là, ça stagne, et là, il y a énormément de bactéries, une prolifération bactérienne importante. On passe de 10 exposants 3 par gramme de sel ici, à 10 exposants 14. Donc,
on donne une idée, une gramme de matière, donc c'est complètement différent. Et si maintenant, ça commence à stagner là, pour différentes raisons dont je ne vais pas parler aujourd'hui, eh bien, ça va poser des problèmes. Et ici, si on a trop peu de bactéries qui ont permis de produire cette couche de mucus, et qu'on a des vilaines bactéries qui détruisent le mucus, eh bien, on va avoir aussi des mauvaises bactéries qui vont entrer en contact avec l'immunité intestinale. Et donc, le cas de Luc, si je reprends le fameux schéma de tout à l 'heure, qu'est-ce
qu'il a, Luc, dans tout ça ? Eh bien, Luc, il a un manque de fécalies bactériennes, donc il a un manque de Production vraisemblable d'acides gras et zincopores. Il a un excès de protéobactéries, donc sans doute qu'il a des endotoxines qui vont venir poser un problème. Ça, ça va, il n'a pas de déficit à ce niveau-là, ni en lacto -ni-orbifido, ça ne sert à rien de donner des probiotiques comme ça, pouf, en disant, ah ben tiens, oui, il a des problèmes, lui, il est ballonné, il a des problèmes psychiques et tout. J'ai été à une
conférence, là, apparemment, Il y a un lien avec le microbiote et le cerveau, donc, pouf, probiotiques. Ben non, lui, il n'a pas du tout de déficit en lacto-orbifido, donc ça, c'est pas le problème, il n'est pas là. Le problème, il est là, et il est aussi ici, comme il a un manque de fécalies, un excès de protéo, eh ben, il va favoriser les cytokines qui vont, comme j 'expliquais tout à l'heure, faire que le tryptophan ne va pas être transformé en sérotonine Correctement dans le cerveau, et alors, comme il y a aussi ces bactéries, il
fait que le tryptophan, il ne va pas être bien absorbé, il va être transformé dans autre chose. Donc, vous avez votre tryptophan qui arrive pour vraiment faire ce neurotransmetteur fondamental, hop, ici, il est dégagé, et là, hop, il est dévié. Donc, c'est là où c'est très, très important. Quant à Gérald, bon, avec tous les symptômes qu'on a vus tout à l'heure, c'est un mélange de symptômes psychiques dorsaux Et digestifs, ben, lui, c'est autre chose. Lui, en fait, il a un excès de bactéries de fermentation, pom, pom, pom, et aussi de bactéries de fermentation qui produisent
du soufre. Et donc, si on reprend notre petit schéma, comment est-ce que ça pourrait jouer au niveau psychique ? Lui, il produit sans doute des acides gragène courte correctement. Par contre, avec certaines bactéries, il produit des endotoxines. En plus, il a ces acides biliaires secondaires Qui abîment peut-être sa barrière hémato-encéphalique. Comme il n'a pas assez de bifidobactéries, il n'a pas de production correcte de 5-hydroxytryptophan au niveau de ces cellules-là. Et comme il y a aussi ce déficit -là, il y a un impact là-dessus, plus un impact sur le fait que le tryptophan n'est pas bien
absorbé. Donc, vous avez vraiment... Celui-ci aussi, ce ne sont pas exactement les mêmes raisons, mais on retrouve les mêmes problèmes. Alors, pour en terminer avec le microbiote, avant de passer au... Après, on fera une pause de deux minutes, parce que sinon, vous avez une tête qui va exploser, puis on passera au profil du cortisol. Et que dit la littérature sur tout ça ? La littérature, vous savez, il y a une méta-analyse extraordinaire qui a été faite en 2021, qui a considéré 50 études randomisées. C'est quand même beaucoup. En général, quand on fait une méta-analyse sur
50 études randomisées et que ça devient positif, il faut déjà y aller. Parce qu'en général, on mélange toutes sortes d'études qui font que quand tu mélanges tout, en fait, il n'y a rien qui est... Rien n'est concluant. C'est le danger des méta-analyses. Et donc, si on fait une méta-analyse avec 50 études randomisées, qui évaluent l'impact des prébiotiques, des probiotiques, des symbiotiques, des postbiotiques, La transplantation du microbiote, etc., on voit qu 'il y a une amélioration des symptômes dépressifs, clair. Donc ça, c'est chez l'humain. Avec, si on prend des échelles d'évaluation que vous connaissez mieux que
moi, des échelles ADS, BD, l'échelle de Beck, enfin, ça, c'est une chose. Ça, ce sont des études qui montrent effectivement l'intérêt des symbiotiques. Je ne veux pas vous casser la tête avec ça. Entre autres, par exemple, on sait que l 'absence... Là, c'est quand même une étude très importante, Belgo d'Irlandais, sur 1 000 patients, qui montre que moins de fecalibacterium et de coprocus, et donc moins d'acides graxiennes courtes, étaient associés à la dépression, et inversement, quand il y en a plus. Pareil, une autre dans l'anorexie et l 'anxiété. Et alors, des études sur les bifidos.
Donc, on sait que, comme je le disais Tout à l'heure, les bifidos vont augmenter l'absorption du tryptophan, vont augmenter la production de 5-HTP par les cellules intestinales, et vont aussi avoir d'autres effets sur le microbiote, intéressant. Les lactobacilles, comme je vous l'ai montré tout à l'heure, favorisent les GABA. Là, un tas d'études pour ceux qui s'intéressent. Et alors, très intéressant, c'est une bactérie qui a un impact à rechercher, ce sont les allistipes. On constate que ce sont des bactéries qui vont produire des endotoxines, mais qui, en plus, produisent aussi, de façon importante, une enzyme qui
transforme le tryptophan en indole. C'est ce que j'expliquais tout à l'heure. Comment est-ce que ce tryptophan n'est pas absorbé par l'intestin ? Parce qu'il est transformé. Donc, Luc, il a un manque de protection et un excès de bactéries inflammatoires, plutôt de type protéobactéries. Alors, ce qu'on va faire, c'est deux choses. Au niveau de son alimentation, il est clair que ce type de microbiote veut dire quelqu 'un qui a une alimentation excessivement carnée, et insuffisamment riche en prébiotiques. Et c'est ce qui est, d'ailleurs, dans la réponse de Simp, qui veut dire, écoutez, voilà, il faut augmenter
les prébiotiques type fricons d'avoine, salades de pommes de terre froides, toutes sortes de polyphénols dans des fruits, des légumes type oignons, choux, brocolis, etc. Bon, de façon modérée, parce que s'il commence à manger ça en excès, il va être comme ça. Donc, ça, et diminuer un petit peu la viande, etc. Ça, c'est pour le côté alimentaire. Donc, il y a un volet alimentaire qui est écrit, et qui est important, parce que c'est fondamental si on veut modifier ce microbiote. Deuxième élément, c'est qu'il existe maintenant des prébiotiques en poudre qu'on peut prendre Pour augmenter ceci, et
pour diminuer ceci, on peut utiliser plutôt du pépin de temple mousse, qui est un bactéricide. Là, ce qu'on utilise contre les champignons, mais les gens qui veulent tuer les gordidas, on utilise ça aussi. Donc, on va utiliser... Et alors, on peut aussi utiliser en médecine, certains types d'antibiotiques qu'on va utiliser pour ça. Ça, c'est aussi une option. Donc, ça, c'était pour. Qu'est-ce qu'on fait dans ce cas-là ? Dans le cas suivant, ici, on est dans un problème d'excès de bactéries de fermentation. Donc là, ce qui fonctionne très bien, c 'est la berbérine, qui est en
fait une B, et la berbérine est une action antibiotique naturelle contre ce type de bactéries. Pas contre celle-ci. Au contraire, vous voyez, c'est vrai que c'est important de savoir lesquelles. La berbérine ne va pas agir contre celle -là, elle ne va pas agir contre celle -là, mais par contre, elle va agir ici, et contre celle-ci, c'est plutôt l 'origan. Et donc, on va utiliser l'origan et la berbérine, et on va donner ici des probiotiques, qu'on ne donnera pas dans l 'autre cas, des bifidobactéries. Voilà, ça, c'est pour votre réponse. Et donc, ici, on va plutôt
donner un régime où on va... Ça, c'est pour la complémentation. Voilà. Et donc, ça, c'est pour la complémentation. Pour ce qui est de l'alimentation, on va plutôt alors aller vers un régime qu 'on appelle plutôt FODMAP, je ne sais pas si vous voyez ce que c'est. Donc, on évite, on réduit en tout cas les aliments hyperfermentants, et en particulier, on va réduire les aliments riches en soufre, comme, par exemple, les œufs, la viande rouge, les choux, l'ail, et alors les sulfites dans le vin. Donc, on va réduire ça, parce que c 'est important là-dedans. Réduire
un peu les FODMAP avec les traitements origaine, berbérine, probiotiques. Et on peut donner aussi, par rapport à ça, il existe un oligo-élément, ça s 'appelle oligomax molybdenum. Le molybdenum est un oligo-élément qui va augmenter ce qu'on appelle la transsulfuration, pour diminuer le soufre. Et on peut aussi utiliser la pygénine, qu 'on trouve dans le persil. Donc là, vous pouvez aller chez le Libanais, vous prenez des fameuses salades là. Persil, grenade, citron, ça c'est extraordinaire pour le microbiote. Donc, autre chose, donc on a vu le microbiote, c'est une chose, maintenant je vais vous parler d'un autre
élément, donc, à propos du stress, et du stress chronique. Donc, comme vous le savez tous, le stress c'est une réaction physiologique à la menace, qui va donner des symptômes physiques et psychiques, et dans la réaction du stress, donc quand On a un stress aigu, par exemple, vous sortez d'ici, et boum, vous tombez sur Poutine, ou d'autres, et donc, à ce moment là, vous allez avoir une production d 'adrénaline, ça c'est dans un premier temps, et puis une production de cortisol, et donc ça se fait par le fameux axe hypothalamus -hypophyse surrénale, et au niveau de
la surrénale, vous allez d'abord produire de l'adrénaline, et puis du cortisol, on va voir ça plus en détail, donc vous avez, dans la surrénale, vous avez la médulaire de la surrénale, Donc c'est le centre, c'est lui qui produit l'adrénaline, et le cortex produit le cortisol, mais pas que, il produit aussi la DHEA, l'aldostérone, et donc, quand on a constaté que lorsqu'il y a un stress, et ça c'est très important ce schéma-ci, c'est que, dans la phase aiguë du stress, donc c'est la phase d'alarme, donc il y a un pic d'adrénaline, puis ça retombe, et puis
on va commencer à produire le cortisol, alors le cortisol, c'est ce qu'on va appeler L'hormone de régulation du stress, c'est -à-dire quoi ? Elle va avoir une action anti-inflammatoire, parce que le stress est inflammatoire, en plus si vous devez combattre, la raison initiale du stress, c'est que vous tombez sur une tribu adverse, ou sur une bête sauvage, et que, voilà, soit on fouille, soit on se bat, et si on se bat, on se baisse, et si on est blessé, on est enflammé, et donc c'est une action anti-douleur, anti-inflammatoire, c'est une action régulation sur La glycémie,
parce que le stress est hypoglycémien, etc. Et puis, deuxième phase, donc c'est la phase de résistance, qui est une phase d 'adaptation à un stress chronique, où la surréalité, tout va bien, et puis alors arrive le moment où ça ne va plus, où ça décompense, c'est-à-dire que là, il n'y a plus le feedback qu'il y a pour toutes les hormones, que ce soit les hormones ovariennes, surréaliennes, thyroïdiennes, on produit des hormones, et puis le taux d'hormones Augmente dans le sang, on s'envoie un message au cerveau qui arrête de stimuler la production de l'hormone par la
glande, etc. Là, il n'y a plus le feedback, et boum, le cortisol monte, ça monte, ça monte, ça c'est tout ce stade 1, de l'épuisement, jusqu'à un moment où on a pompé toutes les réserves, en particulier la préhormone, qui est la préhormone avec laquelle on va faire le cortisol, et boum, tout s'effondre. On considère, entre guillemets, c'est un peu Simple comme définition, mais ça, c'est la situation saine et réactive. Ici, on appellera ça le pré-burnout ou le... Ça correspond souvent au pré-burnout ou au burning, qu'on appelle sur le terme technique, et alors là, on est
plutôt dans le burn-out. Et en fait, ce qui est intéressant de savoir, c'est que... Que se passe-t-il en réalité dans cette phase de stress persistant et dans cette Phase 1 de décompensation ? Eh bien, avec ce stress, on a produit différents types de... On appelle ça des protéines kinase, donc ce sont des messagers inflammatoires aussi, et ces messagers inflammatoires vont venir bloquer, au niveau de l 'hypothalamus, la réaction au cortisol qui monte, et vont bloquer ce feedback, mais elles ne vont pas faire que ça, ces messagers inflammatoires. Ces messagers inflammatoires vont agir aussi... Il n'y
a plus la slide, mais ce n'est pas grave. Ils vont agir aussi sur la mitochondrie, donc ils vont enflammer la mitochondrie. Vous savez ce que c'est les mitochondries ? Ce sont nos centrales, là où on produit l'énergie, et cette inflammation va générer une oxydation, et cette oxydation va générer un dysfonctionnement mitochondrial qui va être associé avec beaucoup de fatigue, et en plus, comme je vous l 'ai montré tout à l'heure, si vous vous souvenez bien, le fait d'avoir plus de cortisol, ici, ça a un impact au Niveau du système GABA, ça diminue la production, ça
diminue l'activité de la glutamate des carboxylases, et ça a un impact au niveau de la neurogenèse, et donc c'est aussi très mauvais à ce niveau-là. Et en fait, c'est l'analyse qui est extraordinaire, c'est celle qui a fait l'objet de multiples publications, c'est d 'analyser le cycle du cortisol idéalement au niveau salivaire. Pourquoi au niveau salivaire ? Il y a deux raisons. La première, c'est que c'est plus facile que de se faire piquer plusieurs fois sur la journée, et la deuxième, c'est que de plus en plus, on va aller vers les hormones salivaires, parce que les
hormones salivaires, c'est la fraction libre de l 'hormone. Le problème, c'est que quand on dose l'hormone sanguine, c'est l'hormone associée à son transporteur, et donc on ne connaît pas la fonction, la fraction active. Alors on la calcule, parce qu'on mesure Son transporteur, puis on fait un calcul de la fraction active, mais ce n'est pas facile, parce que les transporteurs hormonaux, techniquement, au niveau dosage, ce n'est pas simple. Et donc, le fait de pouvoir doser l 'hormone libre est évidemment extrêmement intéressant. Et donc, comme je le disais, il y a de multiples publications. Maintenant, si vous
commencez à regarder toutes les publications, vous allez aussi voir des publications qui vont dire le contraire. Enfin, ça, c'est valable pour tout, mais C'est d'autant plus valable ici, parce qu'il faut vraiment tenir compte du profil. Si on veut comparer tous les cortisoles salivaires à tel moment, on va trouver des discordances, ou à un moment donné. Ce qui est intéressant, c'est quand on a, et ça, je vous parle d'expérience, parce que c'est une analyse que j 'adore, j'en fais des paquets, parce qu 'elle m'apporte beaucoup. En fait, c'est très simple. Une analyse ne m'apporte rien, j'arrête
De la prescrire. Quand elle m'apporte beaucoup, je continue à la prescrire. Ce n'est pas plus compliqué que ça. C'est comme les compléments, c'est comme les médicaments, c'est comme tout. Et donc, l'ensemble est intéressant. C'est pour ça que ça m'énerve toujours quand je vois des médecins qui font de la médecine fonctionnelle et qui dosent le cortisol dans la prise de sang. C'est n'importe quoi. Donc, un cortisol matinal dans la prise de sang, c'est pour la maladie, ce n 'est pas pour le fonctionnel. C'est pour voir si quelqu'un a une maladie de Cushing, une maladie d'Addison, enfin
des maladies comme ça. Dans le fonctionnel, ça n'a aucune valeur parce qu'en réalité, il suffit déjà que la personne aille faire sa prise de sang une heure et demie après s'être levée. Le pic, il est déjà passé. Donc, on va avoir un taux bas. Ah, il a un épuisement sur Edalia, n 'importe quoi. Et puis, vous avez des gens où le taux sanguin le matin est assez élevé et puis après, tout s'effondre dans la journée, mais ça, on ne le voit pas dans la prise de sang. Donc, ça n'a juste rien à voir. C'est vraiment
la seule façon de l 'évaluer, c'est comme ça. Et là, je vais vous reprendre. Tout à l'heure, c'était Luc et Gérald. Ce qui, ça va être Myriam et François. Donc, qui sont ? Alors, François, donc tout ça, ce sont des vrais gens. Ce ne sont pas des inventions. Et donc, pas les photos. Pas les photos. Mais le reste, ce sont des vrais gens. Et donc, François, donc, ceci dit, pilote d 'avion. C'est quand même, ce n'est pas Lui, mais pilote d'avion. Et c'est un gars qui faisait beaucoup, beaucoup de shifts. Enfin, il a travaillé énormément
et il a fait un burn-out. Pas un burn-out parce que l'ambiance au travail était mauvaise, comme souvent, mais lui, un burn-out d'avoir trop bossé. Et donc, et il vient à ma consultation, fatigué, stressé, en pieu, en interruption de travail depuis un an, parenthèse, preuve de concentration, hyper -réactivité à la lumière. Elle, autre patient qui travaille, elle, plutôt dans un bureau, fatigue, stress, anxiété, irritabilité. Elle sent toutes les vibrations dans le corps. Et donc, je leur fais à tous les deux un profil du courtiseur. Et alors, chez François, que vois-je ? Eh bien, que son taux
de départ, il est déjà, alors normalement, pour que vous compreniez, ça doit démarrer plus ou moins ici. Ça monte comme ça, ça redescend au milieu du verre et ça termine comme ça. OK, ça, c'est une courbe normale. Il va être bien sale, son écran, après, mais c'est pas très grave. Donc, en fait, ici, ça démarre déjà très, très bas. Il y a encore quand même un Cortisol Awakening Response, qui est un... Donc, on sait que le... Oui, je ne vous ai même pas parlé de la courbe, excusez-moi. Je vous ai oublié de vous parler de
la courbe de base. Il a disparu, ce slide. Pourtant, c'est pas moi qui l'ai enlevé. En fait, dans la courbe de base, vous avez ici le moment au réveil et puis alors, ce qu'on appelle le Cortisol Awakening Response, c'est-à-dire 30 minutes après le réveil. Il y a beaucoup de publications qui ont été faites là-dessus. En fait, on sait qu'il y a une élévation qui doit être plus ou moins x 1.5, x 2 par rapport au Taux de départ. Et ça, c'est une capacité d'appréhender le stress de la journée. Et donc, on voit que chez les
gens et des gens où ils n'ont plus du tout cette capacité, ils n'ont pas de Cortisol Awakening Response et on en voit d'autres qui sont à un stade où ils ont un... C'est pas x 1.5, c'est x 10. Ça, c'est pas normal non plus. Ça, ce sont des gens qui sont déjà dans un starting block et qui ont vraiment une anxiété qui va venir sur la journée. Et puis, ça redescend à midi et puis ça redescend à 18h, 22h. Et donc, ce qu'on voit ici, c 'est que donc, quand on est en question, donc lui,
au lieu de démarrer là, d 'avoir son Cortisol Awakening Response comme ça et puis de redescendre de cette manière-là, il est déjà nulle part. Alors, le premier temps, parfois, ça peut être Faussé parce que ça dépend un peu du biorythme des gens. C'est pour ça que c'est important de faire ce profil quand les gens sont dans leur rythme normal de vie, pas dans un rythme complètement décalé à ce qu'ils font d'habitude. Mais alors, ce qui est important, c'est de voir la suite. Et donc, chez lui, on voit qu'à midi, qui est un marqueur très important,
il y a plusieurs publications qui ont dit que Les temps à midi et à 22h sont les plus intéressants à évaluer. Et donc, lui, on voit qu'à midi, à 22h, il est complètement effondré. Donc ça, c'est quelqu'un qui a une surréalisation complètement épuisée. Il est dans la phase, si je vous remontre exact. Lui, il est là. Et Myriam, par contre, elle démarre, elle est déjà un peu au taquet, là, réveillée. Elle n'a plus de Curtizol Awakening Response. À midi, elle est super haute et à 22h, elle est très haute. Alors ça, c'est intéressant parce que
ça montre qu'elle est dans la phase et qu'elle n'est pas loin de passer dans l'autre phase. Elle est vraiment... Elle est presque en haut du col. Donc elle, elle doit être quelque part ici. On est vraiment dans cet élément-là. Et alors, ce qui est aussi intéressant, ça, c'est une constatation, c'est que les Gens qui ont des taux de Curtizol élevés à 22h, ce sont des gens qui ont des énormes problèmes d'endormissement. Surexcitation, gros problème d'endormissement. Et alors, on va arriver au niveau du traitement parce que j'en connais qui vont me demander et après, qu'est-ce qu
'on fait ? Donc, ici, ça, c'est les résultats tels qu'ils vous sont justement rendus par signe. Donc, vous avez le profil. Bon, ici, il se fait qu'il y Avait des neurotransmetteurs qui avaient été dosés aussi. Et alors, qu'est-ce qu'on va leur donner ? Donc, chez lui, on va utiliser ce qu 'on appelle des plantes adaptogènes. Alors, il y a des traitements médicaux aussi. Donc, quand on est en traitement médical, on va utiliser, éventuellement même, dans certains cas, de l'hydrocortisone, de la prignanolone, etc. Mais en traitement naturel, qui marche assez bien, c'est qu'on va utiliser des
plantes adaptogènes qui sont en soutien de la surrénale Ou qui ont un effet antioxidant. Antioxidant sur la mitochondrie. Parce qu'en fait, ces gens-là ont une oxydation mitochondriale majeure, ce qui fait qu 'ils sont épuisés. Et c'est parce que l'épuisement, il vient d'où ? Quelqu'un... Techniquement, on dit, oui, il est un burn -out, il est épuisé. Mais pourquoi il est épuisé ? Parce qu'il en a mal ? Non, il est épuisé parce que ses mitochondries produisent plus d'énergie. C'est pour ça qu'il est épuisé. Si on regarde les choses au niveau chimique et métabolique. Et donc, pourquoi
? Parce que sa situation fait qu'il a une oxydation mitochondriale phénoménale. Et donc, le maca, qu'on appelle aussi le ginseng péruvien, a une action antioxidante des mitochondries. Alors, il y a le pain sylvestre qui, Lui, va un peu soutenir la surrénale. L'amire des Indes, qui est aussi un antioxidant de la mitochondrie. Il y a le schizandra, qui a aussi un effet intéressant. Il y a aussi la réglisse qu'on peut utiliser, qui en plus est intéressante parce que la réglisse augmente un peu la tension artérielle. Et chez les patients qui sont en burn out, comme ça,
ils ont souvent de l 'hypotension et ils font des hypoglycémies. Donc, en fait, ce sont des gens qui sont épuisés. Et alors, ils vont vous dire qu'ils ont éventuellement facilement des malaises, comme ça, dans la journée, des malaises hypoglycémiques ou qu'ils sont un peu comme un poisson hors de l'eau tellement ils sont en hypotension. Pourquoi ? Parce que la surrénale, elle produit le cortisol, mais elle produit aussi l'aldostérone, qui est énormément importante pour l'équilibre tensionnel. Et donc, ces gens, il va être important De leur donner, justement, de la réglisse. Dans ce cas-là, il y a
des complexes comme ça avec la réglisse. C'est ce qui est utilisé, c'est ce qui va être renseigné justement par SIMP, quel type de complexe prendre. Et... Qu'allais-je dire ? Donc, oui, donc ça, ce sont ce genre de plantes adaptogènes. Et oui, je parlais de l'hypoglycémie parce que le cortisol va aussi servir, si vous Voulez, quand vous avez utilisé votre sucre, eh bien, vous allez aller, comme disent les sportifs, taper dans le gras, c'est-à-dire que vous allez prendre de l'énergie au niveau des graisses. Et ça, c'est ce qu'on appelle la néoglucogénèse. Et pour cette néoglucogénèse, on
a besoin de cortisol. Il y a le cortisol et le glucagon, qui sont les deux hormones qu'on appelle dites de contre-régulation à l'inverse de L'insuline. Eh bien, qu'est-ce qu'on fait ? Et les gens qui n'ont plus de cortisol, ils ne font pas ça. Et donc, dès qu'ils ont pompé leur sucre, ils sont en hypo. Et donc, c'est... Voilà. Et dans l'autre cas, et c'est pour ça que c'est intéressant de faire l'analyse, parce qu'il y a pas Mal de gens qui pensent que les plantes adaptogènes, elles sont adaptogènes dans tous les sens. Mais ce n'est pas
vrai. Il y a d'autres plantes adaptogènes, comme la shwagandha, par exemple, qu'on appelle le ginseng indien, qui, lui, va diminuer l'hyperréactivité sur une aliénostresse. Donc, ce qui est très important pour elle. Et le rhodiola, c'est pareil. Donc, le rhodiola va aussi diminuer l'hyperréactivité sur une aliénostresse. Et il a aussi un effet sur la Production énergétique dans la mitochondrie. Et donc, on voit... Alors, chez ces patients, on voit ici, chez Myriam, une amélioration, voyez-vous, de cette situation. Elle retrouve un pic... Donc, forcément, elle est un peu toujours agitée, mais elle retrouve un cortisol awakening response, et
elle retrouve des taux qui se normalisent beaucoup plus à midi et à 22 heures avec le traitement. Il y a deux facteurs. Donc, en fait, il y a le facteur De soutien, éventuellement, avec des cures de plantes adaptogènes, si nécessaire, selon la situation. Et puis, bon, il y a tout ce que vous faites, au niveau psychologique. Il y a le changement de mode de vie. Il y a essayer de comprendre les raisons. Comme on dit, le burn-out, c'est un excès de contraintes. C'est un peu ça qui est considéré, que ce soit des contraintes professionnelles, familiales,
ou les gens qui... Ce sont des contraintes physiques, éventuellement, aussi, des gens qui font trop de choses, qui n 'en ont pas assez. Enfin, bon, bref, c'est tout ça. Et donc, c'est tout ça qui est à changer dans sa vie. C'est le travail psychologique qui est fait pour, justement, changer des choses. Parce que, ici, ce qui est important dans ceci, et c'est pour ça que ça peut vous aider, c'est quand vous tombez sur un patient qui est dans une telle Situation surénalienne, si vous ne l'aidez pas chimiquement, ça va être vachement dur. Par contre, et
c'est pour ça que votre question est très intéressante, pour qu'il ne retombe pas là-dedans, et pour qu 'il s'en sorte complètement. Alors ça, c'est votre travail de psychologue qui est fondamental. Voilà. Et c'est ça l'intérêt, c'est ça l'outil, quoi. Et alors, justement, j'ai oublié de dire Un truc, c'est que, donc, là, j 'ai parlé des plantes adaptogènes, mais il n 'y a pas que les plantes adaptogènes dans une situation où la mitochondrie est épuisée comme ça, c'est important de donner du magnésium, des vitamines B. On peut aussi donner du Déribose, de la carnitine, enfin, bon,
tout ça, quand vous faites de la médecine, ben, vous avez tout le résultat et tout ce qui est proposé comme traitement, évidemment. Voilà. Merci.