Notre secours est dans le nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre. Nous arrivons à la 10e Plée, la Plée d'Égypte. Et à ce propos, parce qu'il y a quelque chose, quand même, de dramatique de voir tous ces morts, j'aime bien rappeler cette célébration juive dans laquelle, le jour du céder du repas pascal, ils chantent ce qu'on appelle le "Dayenu" : "Cela nous aurait suffi s'il nous avait sortis d'Égypte et n'avait pas exécuté de jugements contre nous.
Cela nous aurait suffi s'il avait exécuté des jugements contre eux et pas contre leurs idoles. Cela nous aurait suffi s'il avait détruit leurs idoles et n'avaient pas tué leurs premiers-nés. Cela nous aurait, [Musique] suffi.
" Dans le pays d'Égypte, le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron : "Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois ; il marquera pour vous le commencement de l'année. Parlez ainsi à toute la communauté d'Israël : 'Le 10 de ce mois, que l'on prenne un agneau par famille, un agneau par maison. Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau, elle le prendra avec son voisin le plus proche selon le nombre des personnes.
Vous choisirez l'agneau d'après ce que chacun peut manger. Ce sera une bête sans défaut, un mâle de l'année. Vous prendrez un agneau ou un chevreau ; vous le garderez jusqu'au 14e jour du mois.
Dans toute l'assemblée de la communauté d'Israël, on l'imolera au coucher du soleil. On prendra du sang que l'on mettra sur les deux montants et sur le linteau des maisons où on le mangera. On mangera sa chair cette nuit-là.
On la mangera rôtie au feu avec des pains sans levain et des herbes amères. Vous n'en mangerez aucun morceau qui soit à moitié cuit ou qui soit bouilli ; tout sera rôti au feu, y compris la tête, les jarrets et les entrailles. Vous n'en garderez rien pour le lendemain.
Ce qui resterait pour le lendemain, vous le détruirez en le brûlant. Vous mangerez ainsi : la ceinture au rein, les sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous mangerez en toute hâte ; c'est la Pâque du Seigneur.
Je traverserai le pays d'Égypte cette nuit-là. Je frapperai tout premier-né au pays d'Égypte, depuis les hommes jusqu'au bétail, et contre tous les dieux de l'Égypte, j'exercerai mes jugements. Je suis le Seigneur.
Le sang sera pour vous un signe sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang et je passerai ; vous ne serez pas atteints par le fléau dont moi, je frapperai le pays d'Égypte. Ce jour-là sera pour vous un mémorial.
Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage ; c'est un décret perpétuel d'âge en âge. Vous la fêterez pendant 7 jours ; vous mangerez des pains sans levain dès le premier jour. Vous ferez disparaître le levain de vos maisons, et celui qui mangera du pain levé, entre le premier et le 7e jour, celui-là sera retranché du peuple d'Israël.
Le premier jour, vous tiendrez une assemblée sainte ; vous ferez de même le 7e jour. Ces jours-là, on ne fera aucun travail, sauf pour préparer le repas de chacun ; on ne fera rien d'autre. Vous observerez la fête des pains sans levain, car en ce jour même, j'ai fait sortir vos armées du pays d'Égypte.
D'âge en âge, vous observerez ce jour ; c'est un décret perpétuel. Le premier mois, du 14e jour au soir jusqu'au 21e jour au soir, vous mangerez du pain sans levain. Pendant 7 jours, on ne trouvera pas de levain dans vos maisons, et celui qui mangera du pain levé, qu'il soit immigré ou Israélite originaire du pays, celui-là sera retranché de la communauté d'Israël.
Vous ne mangerez aucun pain levé où que vous habitiez. Vous mangerez des pains sans levain. " Moïse convoqua tous les anciens d'Israël et leur dit : "Prenez un agneau par clan et immolez-le pour la Pâque.
Puis vous prendrez un bouquet d'hysope ; vous le tremperez dans le sang que vous aurez recueilli dans un récipient et vous étendrez le sang sur le linteau et les deux montants de la porte. Que nul d'entre vous ne sorte de sa maison avant le matin. Ainsi, lorsque le Seigneur traversera l'Égypte pour la frapper, et qu'il verra le sang sur le linteau ou les deux montants, il passera cette maison sans permettre à l'exterminateur d'y entrer pour la frapper.
Et vous observerez cette parole comme un décret perpétuel pour vous et vos fils. Quand vous serez entrés dans le pays que le Seigneur vous donnera, comme il l'a dit, vous conserverez ce rite. Et quand vos enfants vous demanderont : 'Que signifie pour vous ce rite ?
' vous répondrez : 'C'est le sacrifice de la Pâque en l'honneur du Seigneur. Il a passé les maisons des fils d'Israël en Égypte lorsqu'il a frappé l'Égypte ; il a épargné nos maisons. ' Alors le peuple s'inclina et se prosterna.
Puis les fils d'Israël s'en allèrent et firent comme le Seigneur l'avait ordonné à Moïse et Aaron. Au milieu de la nuit, le Seigneur frappa tous les premiers-nés de l'Égypte, depuis le premier-né de Pharaon, qui siège sur le trône, jusqu'au premier-né du captif dans sa prison et tous les premiers-nés du bétail. Cette nuit-là, Pharaon se leva, ainsi que tous ses serviteurs et tous les Égyptiens, et une immense clameur s'éleva en Égypte, car il n'y avait pas une seule maison sans un mort.
Pharaon convoqua Moïse et Aaron en pleine nuit et leur dit : "Levez-vous, sortez du milieu de mon peuple, vous et les fils d'Israël. Allez, servez le Seigneur comme vous l'avez demandé, même votre bétail, le petit et le gros, prenez-le comme vous l'avez demandé et partez. Appelez sur moi la bénédiction.
" Les Égyptiens pressèrent le peuple d'Israël de quitter le pays au plus vite, car ils se disaient : "Nous allons tous mourir. " Le peuple emporta la pâte avant qu'elle n'ait levé. Ils enveloppèrent les pétrins dans leur manteau et les mirent sur leurs épaules.
Les fils d'Israël avaient agi selon la parole de Moïse. Ils avaient demandé aux Égyptiens des objets d'argent, des objets d'or et des manteaux. Le Seigneur fit que son peuple trouve grâce aux yeux des Égyptiens.
Ils cédèrent à leur demande ; ainsi, les fils d'Israël dépouillèrent-ils les Égyptiens. Les fils d'Israël partirent de la ville de Ramsès en direction de Sous-Côte, au nombre d'environ 600 000, sans compter les enfants, une multitude disparate les accompagnant, ainsi qu'un immense troupeau de moutons et de brebis. Ils firent cuire des galettes sans levain avec la pâte qu'ils avaient emportée d'Égypte et qui n'avait pas levé.
En effet, ils avaient été chassés d'Égypte sans avoir eu le temps de faire des provisions. Le séjour des fils d'Israël en Égypte avait duré 430 ans, et c'est au bout de 430 ans — c'est en ce jour même que toutes les armées du Seigneur sortirent du pays d'Égypte. Ce fut une nuit de veille pour le Seigneur quand il fit sortir d'Égypte les fils d'Israël.
Cela doit être pour eux, de génération en génération, une nuit de veille en l'honneur du Seigneur. Le Seigneur dit à Moïse et à Aaron : « Voici le rituel pour la Pâque : aucun étranger n'en mangera. Tout esclave acquis à prix d'argent, tu le circonciras, et alors il pourra en manger.
Ni l'hôte ni le salarié n'en mangeront. On la mangera dans une seule maison ; tu ne sortiras de cette maison aucun morceau de viande, et vous ne briserez aucun de ces os. Toute la communauté d'Israël observera ce rituel.
Si un immigré qui réside chez toi veut célébrer la Pâque pour le Seigneur, tous les hommes de sa maison devront être circoncis, et alors il pourra s'approcher pour célébrer ; il sera considéré comme un Israélite originaire du pays. Mais celui qui n'aura pas été circoncis n'en mangera pas. La loi sera la même pour l'Israélite de souche et pour l'immigré qui réside chez vous.
» Tous les fils d'Israël firent comme le Seigneur l'avait ordonné à Moïse et à Aaron ; ils firent ainsi, et c'est en ce jour même que le Seigneur fit sortir du pays d'Égypte les fils d'Israël, rangés comme une armée. Bon, c'est un texte compliqué, hein ? Il est difficile de suivre le fil narratif.
Vous retrouvez, par exemple, l'action de grâce pour l'œuvre que Dieu a accompli cette nuit-là, le sacrifice de la Pâque, la fête des Azymes et le rachat des premiers-nés. Donc, vous avez ici plusieurs fêtes qui sont agrégées en une seule fête, ce qui vous montre comment ce texte a été travaillé et retravaillé et comment, dans l'imaginaire juif, cette nuit de Pâque est devenue la nuit non seulement de la délivrance, mais de la naissance du peuple juif. C'est la fête nationale, quoi.
Ce qui se passe cette nuit coïncide avec le culte. Donc, en même temps qu'on vous raconte ce qui s'est passé, on vous raconte comment le célébrer. Premier élément de ce culte : première manière de célébrer la Pâque, l'action de grâce, rendre grâce au Seigneur, dire merci pour son action éclatante, son œuvre de salut.
Ça, c'est le premier élément de cette fête : l'aspect mémorial. Quand on t'interrogera, tu lui répondras. Le deuxième élément, c'était le sacrifice de cet agneau, qui est peut-être un sacrifice pré-israélite ; ça vient peut-être d'une culture ancestrale.
Vous sentez ce qu'il peut y avoir de primitif dans le fait de tuer un animal, de mettre du sang sur un linau de porte pour se protéger de l'ange exterminateur. Alors, ces anges exterminateurs, auxquels nous ne sommes plus vraiment habitués, on les avait pourtant déjà croisés pour Sodome et Gomorrhe, et vous les retrouverez bien plus tard dans le livre de l'Apocalypse quand il sera question du triomphe final du bien contre le mal, des anges qui amènent sur terre le châtiment de Dieu, qui applique ses décrets. Là, il faut s'en protéger parce que l'ange exterminateur n'est pas d'abord votre ami ; c'est l'ennemi de votre ennemi.
Mais dans la Bible, l'ennemi des ennemis ce n'est pas forcément votre ami. Autre élément : la fête des Azymes, manger du pain sans levain, une fête agricole qui célèbre le passage d'une moisson à une autre moisson, les Azymes représentant l'ancienne moisson. Elle reçoit ici une nouvelle interprétation, et ça lui permet d'être attachée à la Pâque.
L'azime devient ici le symbole de la hâte, les pains qui n'ont pas pu lever. Et dernier élément de cette fête : le rachat des premiers-nés, ce qui est comme le pendant de la 10e plaie. Donc vous voyez comment tous ces éléments, ici, qui étaient probablement à l'origine épars, sont rassemblés au moyen de la symbolique pour culminer dans la fête de Pâque.
Je vous dis tout ça parce que pour nous chrétiens, cet effort de relecture va se poursuivre jusqu'à Jésus, qui va donner à tous ces éléments une nouvelle signification. La nouvelle Pâque deviendra Jésus et son innocence ; le fait qu'on ne lui brisera pas les os sera l'accomplissement des prophéties. Le fait de mettre du sang sur le linau représentera le don de la vie de Jésus, parce que dans la pensée sémite, le sang représente la vie.
Donc être aspergé de sang, c'est recevoir la vie de celui qui s'est donné en sacrifice pour vous. Le fait que l'on prendra de l'hysope pour asperger de sang le linau de la porte vous donnera l'évangile selon saint Jean qui nous dit qu'un soldat romain voulut donner à boire de l'eau vinaigrée à Jésus avec une branche d'hysope. La fête des Pains sans levain sera relue par Paul pour dire qu'il faut se séparer du péché, l'azime étant ce qui vient corrompre la pâte.
L'ange exterminateur devient le symbole de la mort qui frappe partout, et le rachat des premiers-nés vous évoque Jésus qui a donné sa vie pour nous. Et c'est comme ça que dans cette nuit, vous entendez à la fois le cri de douleur des Égyptiens qui ont. .
. Perdu leur enfant et le cri de joie des Israélites qui quittent ce pays, vous sentez le cri de douleur qui est en train de mourir sur la croix, et les anges dans le ciel qui crient de joie en voyant les péchés enfin pardonnés et les liens de la mort détruits. Il y a tout ça dans cette nuit.
Psaume 5 : Écoute mes paroles, Seigneur, comprends ma plainte, entends ma voix qui t'appelle, oh mon Roi et mon Dieu. Je me tourne vers Toi, Seigneur. Au matin, tu écoutes ma voix ; au matin, je me prépare pour Toi et je reste en éveil.
Tu n'es pas un Dieu ami du mal ; chez Toi, le méchant n'est pas reçu. Non, l'insensé ne tient pas devant ton regard. Tu détestes tous les malfaisants, tu extermines les menteurs, l'homme de ruse et de sang.
Le Seigneur les haït. Pour moi, grâce à ton amour, j'accède à ta maison. Vers ton temple saint, je me prosterne, saisi de crainte.
Seigneur, que ta justice me conduise. Les ennemis me guettent, aplanis devant moi ton chemin. Rien n'est vrai dans leur bouche ; ils sont remplis de malveillance.
Leur gosier est un sépulcre béant et leur langue un piège. Dieu, traite-les en coupables ; qu'ils aient au fond de leurs projets, pourtant, de mes faits, disperse-les, puisqu'ils te résistent. Et allégresse pour qui s'abrite en Toi, joie éternelle !
Tu les protèges ; pour Toi, ils exultent. Ceux qui aiment ton nom, toi, Seigneur, tu bénis le juste. Du bouclier de ta faveur, tu le couvres.