Donc aujourd'hui nous allons parler de Hegle Hegle c'est un immense philosophe c'est probablement l'œuvre avec celle de Kant la plus difficile la plus abstraite de toute l'histoire de la philosophie et je voudrais quand même aujourd'hui essayer de vous faire comprendre de quoi il s'agit même si vous n'avez jamais lu gle de votre vie euh je pense qu'à la fin de cette leçon pardon d'employer ce ce vieux terme qui était celui de mon Maître Alquier mon vieux maître et bien vous aurez une idée une idée assez claire de ce que c'est véritablement que l'égalianisme Hegel est
né en 1770 il est mort en 1831 du choléral malheureux 1770 c'est la date de naissance de bethovne aussi il est donc contemporain de Kant même s'il est évidemment beaucoup plus jeune que Kant il est contrairement à ce que raconte la plupart des histoires de la philosophie qui reposent quand même sur des images D'épinales vous savez on présente toujours une espèce de progression philosophique bien faite qui irait de Kant à Hegle en passant par des philosophes comme fich comme che Lig alors on a une espèce de beau jeu de loi qui se termine par Hegel
non Hegel commence par s'intéresser d'abord et avant tout à la théologie lorsqu'il est tout jeune il est d'abord un théologien protestant sa grande question c'est la question de Savoir quelle religion pourrait convenir à un peuple libre c'est la première question qui le préoccupe il veut comme il le dit débarrasser la religion de sa positivité dans son langage ça veut dire la débarrasser de son dogmatisme et si on veut comprendre véritablement la pensée de Hegle on peut la reconstruire à partir des deux questions deux questions fondamentales qui vont animer toute sa philosophie y compris sa philosophie
tardive y compris sa Philosophie de la maturité et c'est par ces deux questions que je voudrais commencer ça n'est pas moi qui les invente c'est lui-même qui le dit à plusieurs reprises il part dit-il d'abord et avant tout d'une question qui est celle de l'ibnitz la question de la thodyssée je vais vous en dire un mot puis la deuxième question je la l'expose tout à l'heure mais on va rester un petit moment sur labnitz parce que Hegel a raison tout son système par de Lanitz La deuxième question c'est la question du scepticisme comment expliquer alors
que la vérité est une la multiplicité des philosophies est-ce que la multiplicité des philosophie n'est pas une objection contre la philosophie est-ce qu'elle ne doit pas conduire au scepticisme voilà les deux questions qui vont animer la pensée de Hegel à l'origine première question question de la thodyssée je vais expliquer tout de suite de quoi il s'agit pour ceux qui ne Savent pas ce que veut dire même le mot et odyssée et puis question du scepticisme lié à la pluralité des philosophies et vous allez voir comment le système égéien le système de la maturité le le
système du vieux gle va être une réponse à ces deux interrogations qu'il va lier qu'il va considéré comme inséparable et comment il va apporter en même temps par son système par sa philosophie de l'histoire une réponse à ces deux grandes questions Commençons par la première qu'est-ce que c'est que la théodysée d'abord le mot est forgé par labnit à partir de deux mots grecs le mot Théos qui signifie Dieu et puis diqu diqu c'est la déesse de la justice c'est le juste c'est la justice théodyée il s'agit de justifier Dieu au sens théologique du terme de
montrer que Dieu est juste que Dieu est innocent du mal qui existe dans le monde en tout cas qui en apparence existe dans le monde alors C'est une objection à laquelle labnitz va essayer de répondre dans sa th odyssée et que Hegel va reprendre à son compte non pas l'objection mais la réponse de labnit l'objection est très classique on la trouvera un peu plus tard parceque que la théodysée de la memnit elle est publiée en 1710 mais par exemple un peu plus tard en 1749 dans la lettre sur les aveugles qui vaudra d'ailleurs à didro
3 mois de prison et bien dans cette lettre sur les aveugles Didro met en scène la question qui est à l'origine de la théodysée laemnitienne c'est-àdire pourquoi le mal si Dieu est bon comment expliquer le mal si Dieu est juste non pas le mal moral ça on peut l'expliquer dans la tradition chrétienne on l'explique par la libert humaine si les êtres humains sont libres cela signifie entre autres qu'ils ont la possibilité de choisir entre le bien et le mal c'est ça le libre arbite c'est ça la liberté et donc le christianisme n'a Pas de grande
difficulté à expliquer le mal moral le fait que les humains soient des pêcheurs le fait qu'ils commettent des fautes mais c'est pas de ça qui s'agit dans la théodysée il s'agit du mal qui frappe injustement des êtres innocents justement l'aveugl ne voilà l'exemple que prend didro dans le sillage de lait l'aveugl nez comment expliquer que il y ait des aveuglenés c'est des enfants qui tout petits nourrissons à la naissance sont déjà Frappés de cette injustice qui est l'état d'aveugle comment expliquer cela si Dieu est bon puisque manifestement ces enfants nourrissant n'ont pas eu le temps
de pécher ils n'ont pas commis de faute donc on peut pas interpréter le fait qu'il soit frappé par le malheur d'être aveugle comme une punition de quelques faute qu'ils auraient commise puisqu'ils sont innocents et comment expliquer le fait que les malheurs frappent les humains qu'ils soient bon Ou méchant il les frappent comme la plus tombe aussi bien sur les bons que sur les méchants comment expliquer on dira plus tard comment expliquer achwitz c'est d'ailleurs une des objections qu'on fera contre la théodyssée de Hegel contre la théic latienne comment expliquer achwiitz comment expliquer ce tombau de
malheur épouvantable qui s'abatt aussi bien sur les méchants que sur les bons comment justifier le mal justifier au sens théologique et bien Voyez la difficulté si je veux la monter à son maximum la mettre dans sa forme la plus aigue on dit dans la tradition chrétienne que Dieu est à la fois omnipotent c'est tout-puissant est parfaitement bon mais de deux choses l'une et en plus qu'il se conduit à un autre égard comme un père Dieu le Père bon et bien d'ailleurs est-ce qu'un père de famille laisserait ses enfants jouer comme à auschwiitz bon voilà la
question du mal ou bien Dieu est omnipotent ou Bien Dieu est tout-puissant mais s'il laisse faire des horreurs c'est qu'il n'est pas bon c'est que c'est un dieu méchant donc renonçons même à l'idée de Dieu ça n'a pas de sens c'est évidemment un argument en faveur de l'athéisme ou bien Dieu est bon mais dans ce cas-là il n'est pas tout-puissant il y a une contradiction entre le fait que on le dise à la fois tout-puissant bon et paternel et qu'il laisse le malheur frapper les humains c'est une vraie Question du reste c'est une question très
difficile à résoudre et c'est cette question que lanit entreprend de résoudre dans la théodysée il va montrer justement dans cette th odyssée que le mal n'existe pas que le mal n'est qu'une apparence ou si vous préférez ça revient au même que le mal ou ce que nous considérons comme du mal est la condition d'un bien plus grand que le mal qui apparaît dans le détail est en vérité un bien quand on considère L'ensemble du monde et son argumentation elle va se développer à partir de trois principes que je vais évoquer mais d'abord peut-être une petite
citation de Hegel pour vous montrer queon n'est pas hors sujet que Hegel lui-même dit bien qu'il va au fond dans sa philosophie ne faire rien d'autre que de reprendre et de perfectionner la théodyier laemnittienne faudra garder ce fil conducteur à l'esprit voilà ce qu'il écrit par exemple dans un petit texte Qui s'appelle qui en fait un recueil de course sur l'histoire qu'on a appelé en français la raison dans l'histoire notre méditation notre méditation c'est la sienne hein sera donc une thodyssée la justification de Dieu que labnitz avait tenté métaphysiquement à sa manière et avec des
catégories encore indéterminées autrement dit Hegel va reprendre la théodysée de labnitz pour la perfectionner et on va voir que tout ce que je vais vous dire de labnitz Maintenant et bien vous allez le retrouver sous une forme plus sophistiqué plus abstraite plus perfectionné en effet chez Hegel voilà ce que Hegel ajoute d'ailleurs dans le même Mme style dans la préface de la phénoménologie la phénoménologie elle date de 1807 c'est le premier texte vraiment hgélien c'est le premier texte o Hegel exprime pour la première fois sa véritable pensée sa pensée de la maturité et bien voilà
ce qu'il écrit le Mal et le faux existent aussi peu l'un que l'autre il y a aussi peu un faux qu'il y a un mal pourquoi et bien parce que dit-il le vrai c'est le tout dasvar dasg le vrai c'est le tout le vrai c'est la totalité et par conséquent ce que nous prenons comme du mal ou comme de l'erreur et bien ça fait partie de la totalité de la vérité la vérité c'est au fond je le dis tout de suite le déploiement de toutes les erreurs dans l'histoire c'est La recollection de tous les points
de vues particuliers mais la vérité ce sera la totalité de ces points de vues qui se sont déployés dans l'histoire et on va voir dans un instant comment cette philosophie de l'histoire va être une reprise si je puis dire historicisée de la théodysée la hemnitienne et cette théodycé je vous le disais elle va s'appuyer sur trois principes que je vais développer dans un instant mais juste encore petit préalable je disais Qu'il y a deux questions la question de la théodysée comment justifier Dieu de l'existence du mal et puis je disais qu'il y a une deuxième
question qui est la question du scepticisme je la reformule elle est très très bien explicitée par Hegel comme un point de départ de sa philosophie dans ses leçons sur l'histoire de la philosophie notamment dans l'introduction aux leçons sur l'histoire de la philosophie qui est un texte absolument magnifique c'est là Aussi un recueil de cours dans ses cours gle était extrêmement clair alors que dans ses œuvres écrites par lui-même il est toujours extrêmement abstrait et difficile et bien il développe ce thème en effet selon lequel la pluralité des philosophies apparaît comme une objection contre la philosophie
après tout comment savoir qu' a raison vous voyez depuis l'au des temps depuis l'Antiquité grecque les épicuriens détestent les stoïciens les stoïciens Détestent les épicuriens les indicent que le monde est harmonieux et que c'est un cosmos les autres disent au contraire que c'est un tissu d'atome qui n'a aucun sens bon lequel raison et comment choisir si la vérité est une la pluralité des philosophies la pluralité des points de vuees contradictoire et bien elle contredit cette idée même que la philosophie pourrait atteindre la vérité généralement donc de la pluralité contradictoire des philosophies on Conclut au scepticisme
on conclu à l'idée que bah personne ne peut atteindre vraiment la vérité bien sûr chaque philosophe prétend lui avoir trouvé la vérité mais on a aucune raison de le croire puisque d'autres tout aussi grands que lui tout aussi connus que lui prétendent eux aussi avoir trouvé la vérité mais c'est pas la même et donc scepticisme lié à la pluralité des philosophies alors je dis tout de suite les deux questions la question de la Théodysée et la question de la pluralité des philosophies et du scepticisme Hegel va les relier tout son système sera au fond une
manière d'apporter d'un même mouvement une solution à ces deux questions d'un côté il montrera qu'il n'y a pas de mal qu'il n'y a pas d'erreur que la vérité c'est la totalité des points de vuees qui se sont développés dans l'histoire et du coup la vérité ce sera le système me de la recollection de toutes les philosophies Qui existent au préalable et donc dans l'histoire on va montrer comment en effet il y a une succession de point de vue en apparence contradictoire mais que si on adopte un point de vue d'ensemble si on prend un peu
de champ par rapport à cette histoire et bien on s'apercevra que la vérité n'est pas un moment particulier mais qu'elle est la recollection de toutes les erreurs si je puis dire c'est de tous les points de vue particuliers qui en un sens ne sont Pas des erreurs mais sont des points de vues partiels et que en ce sens cela ce qui apparaît comme le mal ou ce qui apparaît comme l'erreur fait partie du déploiement de la vérité voilà la solution égalienne et bien on va voir comment elle va concrètement si on peut dire concrètement en
tout cas comment elle va s'appuyer rationnellement sur les trois principes de la thodyssée la mnitienne trois grands principes qui vont permettre encore une fois de Justifier Dieu de montrer que Dieu n'est pas méchant qu'il est innocent du mal qui en vérité n'est qu'une illusion qui n'existe pas vraiment qui est une apparence liée au fait queon ne que le détail et qu'on ne voit pas le point de vue de la totalité le point de vue de l'ensemble quels sont les trois principes qui vont présider à la création de ce monde par Dieu ce monde dans lequel
il y a l'apparence du mal mais pas de vérité du mal si je puis Dire le premier principe c'est le principe de non contradiction qu'est-ce que ça signifie ça signifie que Dieu dans son entendement a l'idée de tous les possibles de tous les êtres possibles de toutes les idées mais aussi de tous les êtres possibles il a dans son entendement dans son esprit dans l'entendement divin il y a la totalité des êtres possibles et la totalité des idées possibles c'estàdire que Dieu son entendement est en quelque sorte comme Un vaste réservoir deibl qu'est-ce que c'est
que les possibles les possibles ce sont toutes les idées qui ne sont pas contradictoire avec elle-même pour donner tout de suite un exemple très simple Dieu ne peut pas faire exister un cercle carré parce que un cercle carré ça n'est pas un possible c'est une idée qui est contradictoire avec elle-même mais par exemple Dieu pourrait faire exister des éléphants roses pourvu elle ça ça n'est pas contradictoire on verra Pourquoi les éléphants roses n'existent pas mais il pourrait exister et au fond l'entendement divin est un réservoir c'est le réservoir de tous les possibles dit laemnitz Dieu
a dans son entendement toutes les idées possibles c'est non seulement les idées abstraites comme les idées mathématiques l'idée de triangle l'idée de cercle et cetera les vérités mathématiques ou les vérités scientifiques mais il a aussi l'idée de tous les êtres possibles et les chimères Ne sont pas des êtres impossibles logiquement on verra pourquoi elle n'existe pas de chimère mais mais elle pourrait exister et donc l'idée de labnite c'est que la création du monde va se faire à partir de ce réservoir de possible hein l'entendement divin est caractérisé par des idées qui relèvent de la possibilité
logique c'est la non contradiction le deuxième principe le principe qui va présider à la création c'est que Dieu ne va pas créer le monde Sans raison et là on va voir apparaître une grande différence avec des cartes il faut la noter tout de suite et elle sera évidemment reprise au cœur de la pensée égalienne c'est que Dieu est soumis à ce que labnit va appeler le principe de raison Dieu est soumis à la raison on se souvient que chez descart Dieu a créé les vérités éternelles les vérités de raison les vérités mathématiques comprises et donc
Dieu pour Descartes Aurait pu faire que deux plus de fils c pas pour laemnitz là on voit un cran dans le développement de la métaphysique moderne et dans la soumission du divin à la rationalité humaine si je puis dire Dieu lui-même est soumis au principe de raison alors que qu'estce que c'est que le principe de raison le principe de raison c'est labnitz qui le formule pour la première fois ce qu'on va appeler le principe de raison suffisante c'est l'idée que rien n'arrive sans raison Rien ne se fait dans le monde sans raison ni dans l'histoire
ni dans la nature c'est au fond une variation une présentation plus abstraite du principe de causalité mais c'est surtout une présentation abstraite de ce que Descartes déjà avait formulé dans sa physique à savoir le principe d'inertie euh souvenez-vous de ce que c'est que le principe d'inertie si vous vous souvenez de vos cours de physique De secondes enfin de montant c'était en secondes c'est c'est peut-être un peu différent aujourd'hui mais le principe d'inertie c'est l'idée que un corps en mouvement par exemple une boule de billard ne change ni de vitesse ni de direction euh s'il n'y
a pas quelque chose qui vient le choquer c'est les fameuses lois du choc pour le faire bifurquer ou qui vient freiner qui vient le ralentir hein la résistance de l'air par exemple bon et donc une boule de Billard ne changera ni de vitesse ni de direction si une autre boule ne vient pas la choquer et si l'air ne vient pas freiner sa course voilà le principe d'inertie si vous réfléchissez à ce que veut dire le principe d'inertie aujourd'hui ça nous paraît d'une banalité confondante à l'époque de descart et de lanit c'est une véritable révolution par
rapport au monde ancien qu'est-ce que ça veut dire le principe d'inertie ça veut dire que rien dans le Monde n'arrive sans raison et qu'est-ce que ça signifie que rien n'arrive sans raison d'abord ça signifie une rupture habysale une véritable révolution par rapport à la représentation du monde qui domine le moyen-âge à savoir l'animisme l'idée que il y a une âme du monde l'idée qu'il y a des forces mystérieuses les forces occultes que les alchimistes essayent de maîtriser pour transformer par exemple le plomb en or l'idée que le monde est un gros animal comme on dit
Parfois l'idée donc que le monde est traversé par toutes sortes de mystères les forces occultes et bien là le rationalisme moderne va évacuer le mystère du monde c'est ce que Max Weber appellera le désenchantement du monde et il le fait quoi à partir du principe de raison c'est à partir de l'idée que en soi ou en droit il y a pas de mystère dans le monde rien n'arrive sans raison tout est explicable alors sinon en fait nous nous sommes ignorants mais du point De vue de Dieu ou du point de vue du savant ou du
point de vue d'un savant qui aurait la science achevée et bien tout serait rationnel tout serait explicable rien ne se fait sans raison et c'est exactement ce que égel va appeler l'idéalisme l'idéalisme c'est la proposition égalienne le réel est rationnel le rationnel est réel ça a choqué beaucoup ça n'a rien de choquant au fond c'est une idée que tout scientifique a plus ou moins dans la Tête c'est l'idée que il y a pas de mystère en soi dans la nature que tout est explicable et voyez comment c'est à la fois une rupture avec le monde
ancien avec le monde du moyen-âge et même avec le monde grec avec l'idée de forces occultes et d'animisme mais comment cela annonce ce que Hegel lui-même va appeler l'idéalisme l'idéalisme c'est pas Hegel est pas délirant c'est pas l'idée qu'on va déduire la matière de de la pensée c'est pas ça l'idéalisme c'est l'idée Que le réel est ration c'est l'idée que rien n'arrive ni dans l'histoire ni dans la nature sans raison vous commencez peut-être à voir le lien avec la théodyssée si le mal a une raison d'être c'est plus vraiment le mal voyez comment ça va
se goupiller si je puis dire et donc Dieu va créer le monde en appliquant si je puis dire le principe de raison suffisante ça veut dire que le monde contrairement à la célèbrissime phrase de Shakespeare c'est Pas le bruit et la fureur c'est pas une histoire racontée par un idiot mais le monde c'est une histoire qui est tout à fait rationnel aussi bien la nature que l'histoire elle-même chaque événement qui s'y produit a sa raison d'être il suffit de la trouver et regardez comme ça va avoir une postérité gigantesque regardez par exemple quand Freud entreprend
d'expliquer l'irrationnel les lapsus les actes manqués les rêves qui paraissent Délirants les symptômes névrotiques ou psychotiques la folie même la folie c'est l'irrationnel par excellence et bien quand freux d'entreprendre d'expliquer les phénomène apparemment irrationnel dans les comportements humains il est tout à fait dans la perspective laemnitienne et gélienne il va trouver la raison du sans raison il va trouver la raison de ce qui apparaît irrationnel et par conséquent il va poser comme gel comme lit que le réel Etraationnel rendre raison de la folie c'est rendre raison de l'irrationnel c'est donc montrer qu'il n'y a pas
d'irrationnel dans le monde et que du point de vue du savant du point de vue de celui qui sait et qui trouve les raisons et bien la folie n'est qu'une apparence de folie en vérité elle a ses raisons d'être elle est explicable et c'est précisément ce que Freud va monter on pourrait dire la même chose de Marx on dit Marx c'est matérialiste non pas Au sens égalien au sens égalien Marx est parfaitement idéaliste dans la mesure où lui aussi va montrer que les contradictions qui traversent l'histoire à savoir la lutte des classes premièrement elles sont
explicables et deuxièmement elles servent comme dans la théolicé labnitienne un plus grand bien l'avènement d'une société sans classe et sans exploitation donc voyez que ce qu'on va reprocher à la n so HEG à savoir d'être à la fois rationaliste et Idéaliste et bien on pourrait aussi bien le reprocher par exemple à Freud ou à Marx c'est plus compliqué qu'il y paraît le rationalisme c'est simplement l'application du principe de raison l'idée que rien n'advient sans raison dans le monde et ça explique la manière dont selon la hebbnitz Dieu va créer le monde il va créer le
monde donc avec de bonnes raisons de le faire des raisons rationnelles de le faire il va donc choisir parmi les possibles ceux qui Peuvent exister ceux qui doivent exister ceux qui ont une raison d'exister et évidemment il va choisir parmi ces possibles premièrement ceux qui sont non contradictoires pas de cercle carré et ceux qui sont comme dit lanit compossibles qui sont compatibles entre eux et quel est le troisième principe qui va présider justement à cette création qui va répondre à l'exigence de ne pas créer le monde sans raison et bien c'est ce que Lanitz va
appeler le Principe du meilleur en reprenant d'ailleurs la formule d'un grand mathématicien du 17e siècle ferma qui va énoncer ce principe du meilleur et ce principe du meilleur il faut s'y arrêter parce que c'est le principe qui va totalement dominer le système égélien la thodyssée égélienne comme la théodysée la emnitienne ferma grand mathématicien français publie au 17e siècle donc un livre qui va avoir une très grande importance dans l'histoire de la Philosophie bien que ce livre soit très peu connu il s'appelle des maximis et minimis des maximum et des minimums et ça c'est la définition
du principe de meilleur qu'est-ce que ça veut dire et pourquoi c'est un mathématicien qui va formuler ce principe du meilleur et vous allez voir qu'il a des des ramifications absolument gigantesques d'ailleurs aussi bien en esthétique qu'en politique qu'en histoire ou en mathématique et bien ce principe du meilleur c'est l'idée que Une démonstration est belle ou comme on dit en mathématique une démonstration est élégante quand elle résout le maximum de problèmes avec le minimum de détour c'est ça une démonstration élégante d'où la formulation des maximis et minimis une démonstration Élég c'est celle qui produit le maximum
d'effet avec le minimum de causes maximum d'effet elle résout le maximum de problème et elle utilise le minimum de détour de sinuosité si je puis dire Elle ne fait pas de détour inutile vous voyez qu'en ce sens le principe de meilleur n'est qu'une variation sur le principe de raison voyez pourquoi les détours dans la démonstration même si on arrive au bon résultat et bien ce sera moins élégant qu'une démonstration qui ne fait pas de détour et qui arrive évidemment elle aussi bon résultat parce que les détours sont sans raison ils sont inutiles ils sont pas
économiques et donc les détours contredisent le Principe de raison hein c'est le fameux principe de ce qu'on appelle le rasoir d'cam du nom d'un philosophe du scolastique d'un philosophe du Moyen-Âge au fond c'est une première version du principe de raison suffisante il disait il faut pas multiplier les entités sans nécessité sinon il faut passer le rasoir et donc les supprimer ça veut dire bah de la même manière quand on fait une belle démonstration mathématique l'idéal c'est de pas faire de détours et de Supprimer les détours qui sont inutiles qui sont sans raison je disais que
ça a des conséquences sur le plan esthétique j'en dis un tout petit mot c'est juste pour montrer les ramifications les connotation de ce principe du meilleur donc on peut l'énoncer ainsi le principe du meilleur c'est le principe selon lequel il faut produire le maximum d'effets avec le minimum de cause voilà ça c'est c'est le meilleur c'est le plus élégant c'est le plus économique c'est Ce qui dépense le moins inutilement c'est ce qui n'est pas sans raison c'est toujours une variation du principe de raison et bien on va trouver au 17e siècle déjà une opposition cardinale
entre deux esthétiques l'esthétique baroque et l'esthétique classique la hebnit c'est évidemment dans la tradition classique c'est rationaliste cartésienne lait c'est un cartésien malgré les différences avec des cartes qu'est-ce que c'est que le baroc le mot Vient du portugais baroueko Baro baroueco désigne les perles qui ne sont pas rondes les perles qui ont des excroissances il y a des bulles sur la rondeur de la perle et l'art baroc sera un art de l'excroissance un art du luxe de l'excès quand vous rentrez dans une église au Portugal par exemple la sublime église de Porto ou ou la
bibliothèque de Coimbra par exemple qui est magnifique aussi on voit l'art baroc c'est un art dégoulinant d'excès si je Puis dire à la fois le matériau est riche il y a de l'or partout des couleurs chaudes partout des bleus des roses des rouges de l'or et puis partout il y a de l'ornement l'ornement c'est constamment l'excès l'excroissance au lieu que quand vous regardez l'art classique français le jardin la français c'est un jardin géométrique un jardin qui est dominé par la raison l'idée c'est qu'on doit atteindre la forme la plus élégante la forme la plus Rationnelle
quelle est la forme la plus élégante quelle est la forme la plus rationnelle quelle est la forme qui correspond au principe du meilleur c'est le cercle le cercle enferme où il cert le maximum d'être dans le minimum de périmètrre il correspond au principe du meilleur au contraire de la perle baroque qui contredit qui est irrationnel en quelque sorte donc on voit qu'il y aura des conséquences de ce rationalisme moderne dans l'histoire de L'esthétique notamment qui seront très importantes et très très fondamentales pour comprendre l'opposition entre l'art classique et l'art baroque en particulier alors du coup
à partir de ce principe du meilleur il y aura encore deux petits principes annexes qui vont permettre de comprendre la justification du mal l'explication du mal et du coup puisqu'on va l'expliquer la disparition du mal en un sens le fameux principe des indiscernables s'il ne faut pas Multiplier les entités sans nécessité c'est une variation encore sur le principe du meilleur qui est lui-même une variation sur le principe de raison il y a pas de raison pour qu'il y ait de l'excès pour qu'il y ait des signuosités et bien Dieu euh ne créera jamais deux êtres
identiques c'est ça le principe des indiscernables c'est le principe des empreintes digital si vous voulez il y a pas d'empreinte digitale qui soit parfaitement identique à une autre parce Qu'il y a pas de raison de créer deux êtres parfaitement identique alors on dit qu'au 18e siècle les dames jouaient dans les jardins à des jeux lanitien on ramassait les feuilles d'arbres les feuilles d'un même arbre et on s'amusait à constater qu'aucune n'était parfaitement identique aux autres c'était une illustration du principe des indiscernables il n'y a pas de raison de créer deux êtres identiques et ça va
évidemment expliquer le mal mais je dis Tout de suite qu'il y a un deuxième et dernier principe qui complète le principe du meilleur c'est le principe de continuité la nature ne fait pas de saut ni l'histoire il y a pas de vide dans la nature pas plus qu'il y a de saut dans l'histoire pourquoi bah parce qu'il y a pas de raison qu'il a des trous dans ce mondelà mettre des trous dans le monde ce serait contredire le principe du meilleur qui veut qu'il y ait le maximum d'être avec le minimum de Principes et donc
il y a pas de vide il y a pas de saut dans l'histoire tout s'enchaîne de manière continue c'est le principe de continuité et bien quand on regarde évidemment ces deux principes on voit bien pourquoi il va y avoir des aveugles nez et je reviens là à la problématique du mal et à la problématique de la dé odyssée on voit bien pourquoi il va y avoir des fous et des imbéciles pourquoi par exemple dieu n'a pas créé comme le dit la emnitz 1000 Virgiles c'est 1000 génies pourquoi y a-t-il toute la hiérarchie des êtres entre
le chrétin parfait et les individus génux entre le chrétin absolu et Virgile pour reprendre l'exemple de labnit de la même manière pourquoi y y a-t-il toute la hiérarchie des yeux entre l'œil aveugle et puis l'œil du lynx pourquoi y a-t-il c'est la même question toute cette diversité biologique à laquelle aujourd'hui on est tellement attaché paraît-il et bien Parce que un monde dans lequel tous les êtres seraient parfaits mais identique serait beaucoup beaucoup moins bon beaucoup moins riche qu'un monde dans lequel il y a toute la hiérarchie des êtres et voilà pourquoi il faut qu'il y
ait du mal d'une certaine manière il faut qu'il y ait des fous il faut qu'il y ait des aveugles il faut qu'il y ait des imbéciles il faut qu'il y ait des handicapé il faut qu'il y ait toutes sortes d'êtres différents parce que le Monde est plus riche il y a le maximum d'être avec le minimum de principe le monde est meilleur lorsque il a toute cette diversité des êtres voilà la réponse de laemnit au problème de la théodyssée à quoi bon 1 Virgiles hein il y a un texte de Boris Vian qui sera une
variation sur cette thodyssée et on tuera tous les affreux ou c'est une espèce de catastrophe qui se passe dans le monde on a découvert le principe du clonage et et il y a une espèce de Savant fou doublé d'un politique fou qui s'amuse à fabriquer des êtres absolument parfaits ils sont tous très très beaux très très intelligents ils ont tous les yeux bleus ils ont tous enfin voilà on a une espèce de fantasme de naz et le savant fou adjoint au politiques fou crée des êtres qui sont tous identiques puisque ils sont parfaits il y
a pas de raison de faire la moindre différence il y a une dame qui a échappé à la moulinette du clonage et qui suscite la Séduction totale des hommes parce que comme l'un dit à un de ses amis elle a de la barbe elle est elle est pleine de ride et et ajoute-il il paraît même qu'elle a un bec de lièvre et on voit comment la séduction va s'installer par la différence et comment au fond les deux hommes qui parlent entre eux de cette dame qui serait considéré comme une horreur et bien sont séduit par
elle juste parce qu'elle est différente des autres et qu'ils en ont par-dessus la Tête de cette beauté parfaite qui est multipliée à l'infini et donc en effet on voit qu'un un monde dans lequel la diversité des êtres qui implique la hiérarchie des êtres est préférable à un monde où nous serions tous parfaits mais parfaitement identique et interchangeable il faut qu'il y ait de l'irremplaçable et de la singularité dans le monde c'est toute la problématique de la diversité biologique alors il faut voir maintenant comment Hegel va reprendre tous ces principes ces principes de la justification du
mal Lanitz prend encore un exemple peut-être que je peux donner l'exemple du tableau alors ça vaulait tout à fait et à forceorie pour un tableau impressionniste pour une cathédrale de monnaie par exemple et bien dit Lanitz quand vous avez le nez contre le tableau et que vous ne voyez qu'un détail bah c'est affreux ça ne ressemble à rien il y a pas de dessin c'est des tâes de et Encore vous pouvez à peine voir les couleurs mais il faut prendre du champ il faut prendre de la distance pour se placer du point de vue de
l'ensemble le point de vue de l'ensemble c'est quoi c'est le point de vue de Dieu évidemment il faut se détacher du point de vue de l'homme qui ne voit que le détail pour accéder au point de vue de Dieu qui voit l'ensemble et du point de vue de l'ensemble du point de vue de Dieu et bien on s'aperçoit que ce qui paraît Chaotique incohérent et pas beau dans le détail fait partie d'un ensemble où ça concourt à la beauté sans ce détail qui paraît affreux vu de près il n'y aurait pas la beauté de l'ensemble
souvenez-vous que les stoïciens disaient la même chose ils disaient la crinière du lion la bave du sanglier tout ça paraît affreux quand on on voit les choses de près mais mais si on se place du point de vue du savant du biologiste et bien il s'aperçoit que l'ensemble est Harmonieux et beau hein c'est aussi déjà d'une certaine manière la problématique d'épimété quand les dieux de demande à épiméthé de créer le monde et bien épiméthé fait en sorte que le monde ressemble à un système et que les espèces animales soient les plus diverses possible et qu'ell
coexiste c'est ça que la mnit s'appelle les compossibles c'est les possibles qui sont possibles entre eux qui sont à la fois non contradictoires à l'intérieur Mais qui sont possibles entre eux une petite remarque encore sur la théologie laemnitienne sur la théodyysée laemnitienne avant de passer à gle et de voir comment il va reprendre cette t odyssée en l'appliquant à l'histoire et au fond tout le système égalien n'est rien d'autre autre qu'une théodyssée lanitienne historicisée appliqué à l'histoire encore une petite remarque parce que la plupart des historiens de la philosophie se trompe sur ce point il
Se trompe à mon avis très lourdement le premier à l'avoir bien compris c'est un un philosophe très peu connu mais très important un contemporain de Kant qui s'appelle Jacobi et qui a écrit un un texte magnifique sur Spinoza et labnitz et on dit souvent notamment les philosophes spinoistes qui se sont beaucoup moqués de labnitz mais terre tout autant en disant voilà laemnitz c'est l'optimisme laemnit c'est celui qui prétend que Dieu a créé le meilleur Des mondes possibles et ça suscite deux objections l'objection de Voltaire l'objection de didro ah oui vraiment vous trouvez que le monde
est le meilleur et bien regardez les avelogeslené regardez le tremblement de terre de Lisbonne en 1755 et donc Voltaire ou didro tourn en dérision la pensée laemnitienne en mettant en évidence l'existence du mal hein ce qui veut dire qu'ils n'ont pas compris la logique de la thé odyssée parce que Lanitz ne ni pas ni les aveugles nez ni le tremblement de terre de Lisbonne voyez bien qu'au contraire il explique il rend raison hein rationème d'arrêt ça s'appelait déjà chez les Grecs sauver les phénomènes sauver les phénomènes c'est rendre raison et donc tout rationaliste rend raison
y compris du tremblement de terre de Lisbonne bon et donc cette objection évidemment t mais les spinoistes disent voilà c'est du délire alors c'est ce que spinoa appelle Le délire l'idée que Dieu aurait créé le monde en choisissant parmi plusieurs monde possible comme si Dieu avait la liberté de choisir pour Spinoza c'est le délire par excellence pourquoi parce que chez Spinoza d'abord le libre arbitre n'existe pas ni chez Dieu ni chez les hommes et en plus le possible et le réel coïncid le problème c'est que c'est exactement le cas chez Lanitz les gens oublient une
chose chez laemnide c'est que Dieu est soumis au principes de Raison suffisante Dieu est soumis au principe du meilleur on n'est pas chez Descartes c'est pour ça que je vous le disais tout à l'heure Dieu ne peut pas créer le monde n'importe comment lanit fait une différence entre entre deux types de nécessité ce qu'il appelle la nécessité géométrique c'est la nécessité logique le cercle carré n'est pas possible de toute nécessité Dieu ne peut pas créer un cercle carré mais il y a ce que lanite s'appelle la nécessité morale Qui est tout aussi nécessaire que la
nécessité logique Dieu ne peut pas contredire le principe de raison suffisante Dieu ne peut pas contredire le principe du meilleur et par conséquent en vérité il n'y a pas plusieurs mondes possibles ça n'est pas vrai il y a plusieurs mondes possibles du point de vue de la nécessité logique oui Dieu aurait pu créer par par exemple moins de possible avoir un monde moins divers mais du point de vue de la Nécessité morale il n'y a qu'un seul monde possible c'est celui qui fait exister le maximum d'être avec le minimum de principe et donc dit yacobi
il a totalement raison il y a pas de différence entre l'IT et Spinoza hein je ferme la parenthèse mais c'est une parenthèse pour ceux qui s'intéressent à à l'histoire de la philosophie déjà on reviendra d'ailleurs dans une autre leçon dans un autre CD à laemnit et Spinoza mais voyez que en apparence Dieu Choisit le meilleur des monde possible mais il choisit pas vraiment parce qu'il est soumis au principes de raison suffisante et au principes du meilleur de sorte qu'il n'y a qu'un seul monde possible c'est le meilleur c'est celui qui correspond à la nécessité morale
avec laquelle Dieu a créé le monde et en ce sens-là donc le possible et le réel coïncide c'est ce que can te reprochera lanit dans la Critique de la raison pratique c'est qu'il n'y a pas de Liberté chez lanit pas plus que chez Spinoza il y a pas de libre arbitre il y a pas de choix possible en vérité Dieu est soumis à la nécessité morale du principe de raison du principe de meilleur il ne peut pas s'en évader alors je reviens à egle et euh je voudrais vous montrer maintenant si vous n'avez pas oublié
le le début comment egle va résoudre la question du scepticisme c'est-à-dire la question du doute qui pèse sur la philosophie du Fait de la pluralité des philosophies alors que la vérité est une comment il va résoudre cette question en appliquant la théodyssée laimnitienne à l'histoire voilà pourquoi il dit ma méditation est une méditation sur la théodyssée et il va résoudre cette question de la pluralité des philosophies il va la résoudre en deux étapes et il faut voir les deux étapes pour bien comprendre l'évolution de la pensée de Hegel elle est très intéressante cette évolution il
Y a une première solution à la question du scepticisme qui est élaboré par Hegel dans un petit texte de 1801 à une époque où Hegel est encore un disciple de son ami shelling après ils vont se fâchés ils vont se séparer mais en 1801 ils sont encore comme les deux doigts de la main ils écrivent d'ailleurs des textes l'un avec l'autre il les écrivent ensemble et il y a un petit texte de 1801 très intéressant qui est publié dans le journal critique de philosophie En allemand il s'appelle F ven philosoph critique en français c'est de
l'essence de la critique philosophique qu'est-ce que c'est que la critique philosophique critique entendue au sens de de l'interprétation de l'herméneutique comme on dit de la la compréhension de l'histoire de la philosophie et c'est dans ce petit texte de 1801 donc le le système égalien n'est pas encore formé la pensée de la maturité n'est pas encore là on est dans ce qu'on appelle Le jeune egle qui est encore une fois chéignen d'ailleurs il faut rappeler que chellig a commencé à à écrire des textes de philosophie à 19 ans bien avant bien avant gle et et donc
il impressionne beaucoup son ami egle ils sont tous les deux étudiants à tubignon dans un endroit absolument sublime qui est le Stift de tubignon là ce lycée qu'on peut encore voir ce lycée qui est un peu l'école normale de la Rud d'ulme c'est l'endroit où les meilleurs élèves les Les plus brillants les petits géni sont déjà invités à à étudier ou on étudie surtout d'ailleurs la théologie protestante c'est tout au bord d' ncart on peut encore le voir aujourd'hui ça n'a pas changé du tout c'est dire tubignon est probablement la plus jolie petite ville d'Allemagne
et cet endroit de tubignon est à pleurer de beauté et on se souvient qu'il y avait chelling Herlin et Hegel qui étaient étudiant ensemble dans cet endroit encore une Fois à pleurer de beauté et moi j'ai traduit les premiers textes de shelling le F du moi comme principe de la philosophie sur la forme de la philosophie et shelling est bien plus précoce que Hegel et donc à l'époque Hegel est fasciné par son ami shelling il est pas encore vraiment philosophe et il écrit avec lui ce petit article et ce petit article va résoudre la question
du scepticisme qui naît de la pluralité des philosophies en s'appuyant sur trois Idées très fortes d'ailleurs mais que Hegel va abandonner et vous allez voir pourquoi il va les abandonner justement au profit de la théodysée laemnitienne comment résoudre le problème et bien Hegel il va carrément il dit voilà première idée qui va dominer ce petit papier c'est un petit article de 10 pages première idée la vérité c'est que tous les philosophes disent la même chose la pluralité n'est qu'apparente ils disent tous la même chose ils ont Tous la même idée de la philosophie ils ont
tous la même idée de la vérité la pluralité contradictoire n'est qu'une illusion n'est qu'une apparence tous les philosophes disent la même chose alors d'où vient ce sentiment de de pluralité des philosophies ce sentiment donc fallacieux selon Hegel ce sentiment erroné alors que selon Hegel il dis tous la même chose alors d'abord que disent-il et puis pourquoi ce sentiment de pluralité qu'est-ce que c'est que L'idée de la philosophie puis pourquoi on a l'impression que non franchement épicuriens histoiciens ils ont pas l'air vraiment d'accord et bien le sentiment de pluralité il vient de ce que Hegel appelle
la bildou c'est la culture du temps c'estàdire que les philosophes disent tous la même chose l'idée de la philosophie est la même mais ils vont exprimer cette idée dans une espèce de coque dans une gangue qui est liée à l'esprit du temps un peu comme je ne Sais pas quand on écoute les actualités des années 40 par exemple on voit ces films en noir et blanc on s'aperçoit que la tonalité n'est pas la même l'accent lui-même a changé le langage a changé les préoccupations ont changé et donc il y a l'esprit du temps ce que
Hegel appelle la culture du temps la bildou et bien cette culture est comme une coque comme une gang qui ensert le noyau rationnel le noyau rationnelle elle-même et la critique philosophique elle doit Consister à faire éclater la coque pour aller chercher le noyau mais le noyau quand on l'a trouvé on s'aperçoit qu'il dit toujours la même chose il a en quelque sorte le signifiant qui est la forme et puis le signifié qui est l'idée philosophique que dit-elle cette idée et ça Hegel va le garder le contenu de l'idée philosophique Hegel va le garder et là-dessus
il y aura pas de divergence avec shelling qu'est-ce que c'est que l'idée de la philosophie bah justement L'idée de la philosophie c'est l'idée que la vérité est une alors il faut bien voir ça parce que ça paraît banal mais il y a quelque chose derrière qui est extraordinairement profond et vous allez voir à quel point c'est incroyablement profond l'idée de Hegel et d'ailleurs de shelling mais surtout de Hegel c'est que la philosophie n'est rien d'autre qu'une formulation rationnelle de la religion et en particulier puisqu'on est en Europe de la religion chrétienne du Protestantisme qu'est-ce que
c'est que la religion chrétienne aux yeux de Hegel qu'est-ce que c'est que le protestantisme et bien d'abord et avant tout c'est une tentative la religion de réconcilier le fini et l'infini l'homme et Dieu la religion c'est d'abord et avant tout une tentative de surmonter la cission comme dit Hegel entre l'homme et Dieu entre le fini et l'infini entre le mortel et l'immortel entre le relatif et l'absolu vous voyez toutes les Oppositions qu'on peut mettre en place la philosophie c'est l'identité qui surmonte l'cission comment la religion surmonte-elle la scission entre l'homme et Dieu entre le fini
et l'infini le fini c'est l'homme l'infini c'est Dieu entre l'identité et la différence l'identité c'est Dieu il est éternel il est stable il est identique à lui-même la différence et bien c'est l'humain qui meurt et tous les humains sont différents et bien comment surmonter Cission dans la religion on surmonte la scission par la foi dans l'élément de la foi dit Hegel qu'est-ce que c'est que la foi c'est une tentative de réconcilier en quelque sorte de relier si vous préférez l'homme et Dieu avec cette idée que l'homme sans Dieu est voué à la mort éternelle l'homme
avec Dieu est vooué au salut c'est cette problématique du salut qu'on retrouve ici et donc la religion elle essaie de réconcilier l'humain et le divin dans l'élément de la piété dans L'élément de la foi dans l'élément de la croyance si on veut la religion essaie de réconcilier les deux avec évidemment un projet de salut derrière c'est pas pour rien qu'on essaie de le faire c'est que on a la conviction évidemment que l'homme sans Dieu est perdu et que l'homme avec Dieu est sauvé je n'entre pas dans le détail mais on voit bien que la religion
elle est déjà pensée comme réconciliation comme une manière de surmonter l'écission fondamental mais Regardez la science elle fait la même chose la science elle essaie de sauver les phénomènes de rendre raison des contradictions regardez je ne sais pas prenons un exemple tout bête et tout simple mais on pourrait prendre des exemples plus compliqués ça reviendrait au- même on observe que je ne sais pas l'eau elle est tantôt dure et glacée ça s'appelle de la glace du reste et puis tantôt elle est liquide et brûlante quand elle boue par exemple mais c'est La même eau qui
est derrière que fait le savant il va dire bah derrière des manifestations contradictoire derrière l'apparence contradictoire de l'eau glacée dure et froide et puis de l'eau bouillante liquide et brûlante et bien il y a la mémeau c'est l'idée de l'eau c'est H2 e on dirait aujourd'hui hein et donc on voit bien que là aussi la tâche du savant c'est de surmonter des contradictions de surmonter des cissions la vérité la vérité qu'elle soit Religieuse ou qu'elle soit scientifique c'est toujours une manière de surmonter des contradictions c'est ça la vérité c'est surmonter des sissions et la sission
fondamentale quand on regarde l'histoire des religion c'est la scission entre le mortel et l'immortel entre le fini et l'infini entre l'homme et Dieu et donc philosophie c'est ça c'est une version rationnelle de la religion la philosophie n'est rien d'autre que une manière de surmonter la Scission entre le relatif et l'absolu mais dans l'élément du concept dans l'élément de la raison pas dans l'élément de la foi c'est ça le contenu est le même que celui de la science c'est le même que celui de l'art parce que j'aurais pu faire la même démonstration avec l'art l'art c'est
une mise en harmonie du chaos voilà et donc dans tous les cas de figure l'activité de l'esprit voilà la vie de l'esprit comme dit Hegel c'est toujours une vie De l'esprit qui vise à surmonter les scissions voilà l'idée de la philosophie est la même mais elle s'exprime malheureusement dans des formes différentes et la tâche de la critique encore une fois comme pour la critique d'art c'est de voir le signifier sous le signifiant de voir le noyau rationnel sous la gangue matérielle Hegel par exemple va va écrire une histoire de l'esthétique absolument magnifique d'ailleurs à mon
avis c'est ce qu'il a Fait de plus juste et c'est vraiment quelque chose d'impressionnant que ces leçons sur l'esthétique et par exemple il y a une dizaine de pages dans les leçons sur l'esthétique absolument sublime sur l'arollandais et c'est le premier à comprendre ce que c'est que cet arollandais du 17e siècle de manière incroyablement profonde et gueule et en plus c'est vrai ce qui est pas toujours le cas avec lui quelque fois c'est très profond mais c'est pas vrai mais là C'est à la fois très profond et vrai et il montre que l'art hollandais c'est
l'art qui pour la première fois dans l'histoire de l'humanité va mettre en scène l'idée de l'humain comme t autrement dit un art sécularisé un art qui n'est plus religieux alors que l'art du Moyen-Âge met en scène les spendeur du divin alors que l'art grec met en scène la splendeur du cosmos et bien l'art hollandais va mettre en scène si je puis dire la splendeur de l'humain Comme tel voilà pourquoi l'art hollandais chez Vermer chez Peter de horore chez janstetin et bien cet art hollandais il va dépindre les petits humains dans leur nudité d'humain une petite
fille qui joue avec son chien dans sa cuisine une mère qui retire les pou des cheveux de sa fille donc des scènes tout à fait ordinaires pas du tout religieuses pas du tout cosmologiques des hommes qui boivent de la bière dans un cabaret ce qu'on Appelle les scènes de genre en essayant de draguer la sererveuse qui a un décolleté plongeant on a là des scènes tout à fait ordinaires des scènes presque vulgaires des scènes TER àtres pas du tout religieuse ou le sexe d'ailleurs occupe une place importante ou le vin occupe une place importante on
a vraiment des scènes humaines humaines trop humaine on pourrait presque dire en parodie en niet et bien Hegel va interpréter très justement cette AR Hollandais et voyez ce que signifie la critique d'art pour lui c'est pas dire c'est bien c'est mal ça c'est la critique d'art d'aujourd'hui non la critique d'art elle consiste à montrer que il y a une idée qui est présentée dans l'art qui est illustrée dans l'art ça veut dire quoi ça veut dire que l'art c'est l'incarnation d'une idée forte là l'idée de l'humain en l'occurrence dans la rollandais dans un matériau sensible
qui est en l'occurrence le dessin la Couleur la croûte qui est matérielle si je dire qui est sur la toile et donc l'art c'est la mise en scène d'une idée puissante d'une idée spirituelle d'une idée de l'esprit évidemment dans un matériau matériel c'est le cas de le dire sensible les vibrations sonores du musicien la couleur du peintre la pierre de l'architecte ou du sculpteur voilà l'art c'est la mise en scène l'incarnation d'une idée spirituelle dans un matériau sensible et la critique Consiste à faire éclater la coque pour voir l'idée et là l'interprète dit en l'occurrence
bah l'idée que met en scène la rollandaise c'est l'idée de l'humain comme tel c'est la sécularisation c'est la naissance de l'humanisme c'est la fin de la religion et cetera et voilà ce que doit faire le critique d'ba de la même manière il y a une critique philosophique qui consiste à faire éclater la gangue et à montré que le noyau rationnel si je puis dire est Toujours le même et donc on a répondu à l'objection sceptique alors évidemment avec une définition de la vraie philosophie qui sera et là shelling et Hegel sont d'accord ce que shelling
et Hegel vont appeler le système entre parenthèses l'idée de système vient de l'ibnitz Lanitz c'est le premier philosophe à appeler son système philosophique un système ça ne s'était jamais fait avant le système de la nature et de la grâce par exemple et Bien ce que Heidegger montre très bien dans son livre sur shelling en particulier que l'idée de système l'idée de de l'idéalisme systématique vient de lanit c'est bien la vraie philosophie là Hegel et shelling sont d'accord et le resteront la vraie philosophie c'est celle qui parviendra à exprimer l'idée de la philosophie dans une forme
qui lui convient c'est la forme de la rationalité non pas la forme religieuse non pas la forme artistique non pas même La forme des philosophie traditionnelle qui est la culture du temps le langage d'une époque mais dans une forme parfaitement rationnelle le système c'est la réconciliation de la forme de l'expression de l'idée et de l'idée qui est exprimée voilà le système philosophique et c'est comme ça qu'on verra que c'est la philosophie achevée ce que shelling appelle la philosophie de l'identité sa propre philosophie dont il est convaincu que c'est la dernière Philosophie qu'il a trouvé enfin
la philosophie ultime d'ailleurs heel sera tout aussi convaincu d'avoir trouvé la dernière philosophie pourquoi ça ne va pas cette solution et pourquoi Hegel va être obligé de reprendre la théologie de Lanitz pour l'appliquer à cette question de la pluralité des philosophies avec la conséquence sceptique qu'elle entraîne voyez tout de suite pourquoi aux yeux d'une thodysée laemnitienne bien comprise c'estàd d'un rationalisme Parfait je vous rappelle le rationalisme c'est l'idée conforme au principe de raison que rien n'advient sans raison qu'il a des raisons à tout et bien voyez pourquoi de ce point de vue du point de
vue de la théodysée laemnitienne que Hegel va réadopter cette solution chellinienne cette solution qui explique la pluralité des philosophies par la forme par l'esprit du temps en quelque sorte par la culture du temps ne va pas et bien elle ne va Pas pour deux raisons première raison et bien la culture du temps la forme de la philosophie le signifiant apparaît complètement irrationnel pourquoi la culture du temps il y a pas de réponse au fond voyez bien ce que ça veut dire c'est que toute l'histoire paradoxalement est renvoyé à l'irrationnel à la contingence au hasard ça
n'a pas de sens c'est l'inessentiel dans l'affaire et donc le paradoxe c'est que on a à ce niveau-là en 1801 un Hegle Qui rejette complètement l'histoire dans l'irrationnel dans le contingent dans l'anecdotique en quelque sorte l'esprit du temps c'est ce qu'on va laisser de côté c'est la gangue qu'on va faire éclater par la critique pour trouver le noyau donc on balance si je puis dire l'esprit du temps la culture la bildou du côté de l'irrationnel pur de ce qui n'a pas d'intérêt de ce qui est anecdotique de ce qui est inessentiel mais en faisant cela
mais c'est toute L'histoire qu'on renvoie à l'irrationalité et donc c'est complètement contraire au principe de la théodyissée lanitienne et surtout on va le voir bien sûr au principe égélien par excellence que l'histoire c'est le déploiement de la raison dans le temps et que l'histoire est parfaitement rationnelle que chaque époque s'enchaîne aux autres lié qu'elle est avec ce qui précède comme avec ce qui succède par le principe de raison suffisante et on Retrouvera ça évidemment chez Marx et donc dans cette périodelà Hegel est obligé de constater que sa solution la solution chellinienne ne va pas parce
qu'elle renvoie la totalité de l'histoire à l'anecdotique à la contingence à l'irrationalité et donc ça pose évidemment un sacré problème pour une philosophie qui se veut rationaliste c'est toute l'histoire qui est en dehors du déploiement de la raison c'est pas rien bon et puis le deuxième problème Que Hegel va évoquer dans l'introduction l'introduction pas la préface l'introduction de la Phénoménologie de l'Esprit en 1807 c'est le problème de ce que Hegel va appeler le dogmatisme c'est-à-dire le fait que la dernière philosophie la philosophie de l'identité de shelling en l'occurrence la dernière philosophie va se justifier par
rapport aux autres simplement en disant attendez moi j'ai raison vous avez tort moi j'ai raison parce que dans ma philosophie la Forme et le contenu sont en harmonie la forme c'est la raison le contenu c'est l'idéraationnel et donc les deux coïncident moi j'ai construit un système et vous pas mais les autres philosophes ne sont pas obligés d'être d'accord avec ça et en particulier il y a l'époque des disciples de Kant ou de Fish qui ne sont pas du tout d'accord avec ça et donc on est obligé de crier qu'on a raison mais sans pouvoir expliquer
pourquoi les autres ne reconnaissent pas que vous Avez raison et ça s'appelle le dogmatisme même alors shelling avait essayé de résoudre ce problème par la théorie du besoin de philosophie en disant que voilà la cission entre la forme qui était la culture du temps et puis l'idée qui était l'idée rationnelle l'idée d'identité de réconciliation de surmontement si je puis dire descission et bien il y avait contradiction entre la forme et le contenu et que cette contradiction faisait naître un besoin De philosophie c'est le besoin d'une philosophie qui elle soit un système harmonieux mais si les
canciens par exemple ne reconnaissent pas ce besoin comment leur expliquer qu'il devrait l'avoir et là Hegel dans l'introduction à la phénoménologie dit que bah oui il y a la philosophie quiavait lui-même en 1801 et la philosophie de shelling la philosophie de l'identité est dogmatique c'estd qu'elle prétend qu'elle a raison mais elle ne peut pas convaincre les Autres et donc Eagle va développer une solution à partir de 1807 c'est la solution qu'on va trouver dans la Phénoménologie de l'esprit qui en ce sens et le premier grand texte véritablement égalien à proprement parler un texte de la
maturité après les autres œuvres de Hegel la logique l'encyclopédie ses leçons sur l'histoire l'histoire de la philosophie l'histoire de l'esthétique ne font que développer cette structure dialectique qui est Présente dans la Phénoménologie de l'Esprit dialectique signifiant qu'un terme va engendrer son contraire et se réconcilié avec lui on verra plus avant ce que ça signifie dans un instant mais voyons comment justement Hegel va appliquer à l'histoire la théolyée la hbnitienne et bien c'est magnifiquement développé dans l'introduction ceêtre le texte le plus clair ou les textes les plus clairs dans l'introduction aux leçons sur l'histoire de la
philosophie Pas la philosophie de l'histoire mais l'histoire de la philosophie donc c cours de Hegel qui sont très beaux qui sont très clairs et Hegel trouve la solution la solution c'est l'idée que la vérité n'est rien d'autre que le déploiement de tous les points de vue dans l'histoire et ce déploiement de tous les points de vue philosophiques de tous les points de vue de toutes les époques parce que c'est pas simplement le Déploiement philosophique ce sera aussi le déploiement des visions politiques le déploiement des visions esthétiques et morales tout ça est lié chaque époque déploiera
la vie de l'Esprit dans toutes ses dimensions art politique philosophie et cetera et donc l'idée c'est que comme le dit la préface de la phénoménologie le vrai c'est le tout d'v das g c'est-à-dire la recollection de tous les points de vuees qui se sont exprimés dans l'histoire et qui s'enchaîne selon Le principe de raison donc selon le principe de continuité et l'enchaînement des époques dans l'histoire va répondre aux cinq principes de Lanitz identité raison meilleure indiscernable et continuité on va les retrouver dans toutes les dialectiques égaliennes alors Hegel propose un schéma alors il est très
connu il paraît banal mais il est extraordinairement profond quand on l'analyse en détail c'est le fameux schéma dialectique c'est-à-dire l'idée Que il y a 3 ans dans la dialectique c'est pas thèse antithèse synthèse c'est ça c'est du ladius pour les classes de terminal c'est pas de ça qu'il s'agit il s'agit de trois concepts fondamentaux que Hegel euh développe notamment dans ses leçons premier concept c'est le concept de l'enoi que Hegel essae de rendre sensible si je puis dire avec une métaphore qui est celle du germe de la graine si on prend la métaphore végétale l'en
soi c'est la graine c'est le germe Il y a ensuite le moment de l'existence on traduit en français par être là en allemand c'est dasain c'est simplement l'existence l'existence réelle c'est le moment du déploiement du germe qui devient plante le germe ou la graine de platane qui devient un platane avec un tronc avec des branches avec des feuilles et puis il y a le troisième moment c'est ce que Hegel appelle le pour soi qui est la récupération la recollection des deux Moments précédents le pour soi qui est le fruit en quelque sorte le fruit qui
est ce que l'arbre va produire et qui contient les graines avec une nouvelle dialectique qui va repartir et qui où il y aura à nouveau un enoit un déploiement de l'existence l'être là et le poursoi essayons de rentrer un tout petit peu dans le détail parce que ça reprend la théodyysée de Lanitz l'en soi c'est les possibles l'être là c'est la création et puis le pour sooi bah c'est le monde Achevé c'est le monde de l'esprit qui comprend c'est la théodyicée elle-même si je puis dire reprenons un peu ces trois moments de toutes les dialectique
égalienne dialectique parce que l'EN soi va produire son contraire c'est-à-dire l'être là le daaen l'existant et qui va lui-même revenir au point de départ mais après le déploiement qu'est-ce que ça signifie si on regarde dans le détail l'enoi c'est quoi c'est ce qu'Aristote appelle la dyamis dig la dynamis c'est L'être en puissance regardez dans le germe dans la graine quand vous achetez des graines chez un un pépiniériste bah une graine de platane de sapin ou de radis c'est la même vous voyez pas enfin sauf un grand spécialiste mais voyez une petite graine ronde mais vous
pouvez pas à l'œil nu si je puis dire voir tout le déploiement des différences tout le déploiement des existant de toutes les ce que hele appelle les déterminités c'est toutes les particularités toutes Les singularités qui vont se déployer qui vont faire que bah une graine de radis va produire un radis une graine de platane un platane et que ce sera pas la même chose ce sera très différent et bien dans le germe lui-même tout est indistinct alors pour égal c'est l'indistinct des philosophes grecs c'est l'eau de Talis c'est l'air c'est ce que les Grecs appelaient
la perone c'est l'indéterminé initial c'est l'indéterminé au sens où dans la graine On ne voit pas encore les différences qui vont se déployer qui vont justement faire que quand elle sera déployée on verra qu'un rad et un Plata c'est pas la même chose mais au niveau de la graine on ne le voit pas c'est le possible de Lanitz hein c'est les possibles de lanit qui ne sont pas encore existant on n'est pas encore passé par la création par Dieu le moment de la création sera le deuxième moment sera le moment de l'existence justement le passage
du Possible au réel le passage de l'EN soi à l'être là l'être là ça veut simplement dire l'existence en français être là ça fait jargon philosophique en allemand dasaen l'homme de la rue peut dire daaen c'est pas un mot grossier c'est pas un mot de jargon c'est un mot du langage quotidien si je peux dire en français bon la traduction para être là c'est l'existence réelle simplement c'est le moment de la création c'est le moment du déploiement d'gle des différences des Différences pourquoi et bien parce que en effet on va voir que ce qui était
tout confus dans l'EN soi dans la graine va se différencier au niveau de l'existence et que la graine va déployer le tronc elle va déployer les branches elle va déployer les feuilles et que quand elle aura déployé tout ça bah on verra qu'un Platan et un sapin c'est pas pareil même si au niveau de la graine ça se ressemble au niveau de l'être là ça ne se ressemble plus c'est le moment Donc de la différenciation et voyez donc que l'identité initiale produit son contraire c'est ça la dialectique l'identité de l'EN soi où tout est indistinct
produit son contraire c'estàire non pas l'identité mais le déploiement des différences et non plus l'en soi indéterminé mais les déterminations c'est les caractéristiques particulières hein c'est le moment donc de la création c'est le moment du déploiement des Différences c'est le moment du passage à l'existence et puis le troisième moment le moment du pourçoit et bien ce sera la recollection dans le fruit la recollection dans le fruit bah de toutes les différences qui ont été déployé le fruit va concrétiser toutes ces différences tous les végétaux ont un fruit et bien mangeable ou pas mangeable et bien
et dans ce fruit il y aura à nouveau la graine c'estàdire le point de départ d'une nouvelle dialectique et Donc le fruit c'est le moment de la vérité c'est le moment du système c'est le moment de l'esprit en quelque sorte conscience de soi conscience de l'objet puis esprit qui réconcilie les deux et bien c'est le moment de cette structure de l'esprit qui est la structure du pour soi et qui va donc déployer les différences alors peut-être je cite un petit texte de Hegel parce que c'est pas mal de voir comment il dit les choses de
manière incroyablement abstraite dans la Préface de la phénoménologie de l'esprit mais vous trouverez des quantité de textes très beau dans les leçons sur l'histoire de la philosophie dans l'introduction dans la première partie de l'introduction sur la différence entre l'en soi l'être là et le pourçoi entre le germe la plante déployée et le fruit et et sur la signification dialectique et voyez que évidemment si on applique la théologie de lanitienne tout ce déploiement historique répond Aux cinq principes il est enchaîné rationnellement ce déploiement il y a pas de saut il y a pas d'indiscernable ça répond
au principe du meilleur et on a là une histoire si je puis dire du déploiement de la plante qui est parfaitement rationnelle et de la même manière dans l'histoire les époques s'enchaîneront et d'ailleurs on retrouvera ça chez Marx les modes de production dit Marx s'enchaîne les uns les autres après avoir déployé leurs Contradiction au maximum là aussi on retrouve le le principe du meilleur et bien il passe à un autre mode de production quand la contradiction explose voilà comment le dit gel dans la Phénoménologie de l'Esprit dans son langage toujours très abstrait voilà il parle
de la conception traditionnelle de la philosophie justement la tradition sceptique qui voit la pluralité du système et elle ne conçoit pas la diversité des systèmes cette vision Traditionnelle ordinaire de la philosophie elle ne conçoit pas la diversité des systèmes philosophique comme le développement progressif de la vérité hein au contraire de Hegel qui va concevoir toute l'histoire histoire de la philosophie comme le développement provisoire de la vérité sur le modèle de l'êre là au fond la philosophie grecque c'est l'en soi qui contient toutes les philosophies et puis après ça va se déployer progressivement au fil de
L'histoire sur le modèle de l'êtreelin sur le modèle du déploiement des différences au fond la philosophie grecque c'est la graine de la philosophie et puis l'histoire de la philosophie c'est le déploiement du Tron des branches et cetera elle voit plutôt seulement la contradiction dans cette diversité la vision ordinaire hein qui est sceptique elle voit juste e une contradiction entre les points de vue philosophiques le bouton disparaît dans L'éclatement de la floraison et on pourrait dire que le bouton est réfuté par la fleur à l'apparition du fruit également la fleur est dénoncé comme un faux être
là de la plante c'estàd comme un mode d'existence faux de la plante ces formes ne sont pas seulement distinctes mais encore chacune refoule l'autre parce qu'elles sont mutuellement incompatibles donc on a l'impression que l'histoire de la philosophie est un champ de bataille où chaque progrès Réfute le précédent et le renvoie au néant mais en même temps leur nature fluide de toutes ces formes diverses de la plante hein en fait des moments de l'unité organique dans laquelle elle ne se repousse pas seulement mais dans laquelle l'une est aussi nécessaire que l'autre et cette égale nécessité constitue
la seule vie du tout voilà et on voit que du point de vue du tout en vérité la plante ne réfute pas la graine le fruit ne réfute pas la plante mais Que l'ensemble graine déploiement de l'arbre et puis fruit qui naît de l'arbre font partie d'un processus rationnel continue conforme au principe des indiffernables au principe de continuité au principe du meilleur conforme à la théodysée laemnitienne et que la réfutation d'un système philosophique par l'autre n'est simplement qu'un moment supérieur dans l'histoire mais un moment qui est ce que hegal appelle habung c'est-à-dire un Dépassement un
surmontement mais qui conserve c'est que les moments antérieurs sont conservés dans la totalité du système la vérité nétant encore une fois que le déploiement de la totalité des points de vue donc on pourrait presque définir la vérité comme le déploiement de toutes les erreurs d'une certaine manière c'est de tous les points de vuees partiel la vérité n'est rien d'autre que la recollection de toutes les erreurs pourquoi les erreurs Parce que les erreurs ne sont erreurs que si on s'y accroche comme étant la vérité totale mais si on voit que les erreurs sont des moments du
tout alors elles deviennent des moments de la vérité et du coup il y a aussi peu de mal qu'il y a de faux voilà le sens de la formule lorsqu'on a appliqué la théodissée égalienne alors on voit par exemple si on veut donner quelques exemples de dialectique ienne dans la Phénoménologie la première dialectique C'est la certitude sensible on peut donner quelques exemples de dialectique égalienne à partir de ce schéma en soi être là pour soi dont on voit comment il correspond aux tro temps de la création chez Lanitz prenons d'abord un exemple qui est celui
de la certitude sensible ce que he appelle la certitude sensible c'est la première dialectique dans la Phénoménologie de l'Esprit et on va voir comment ça fonctionne très rapidement Parce que dans le texte de Hegel c'est formulé d'une manière incroyablement abstraite il faut dire que c'est l'époque où en philosophie on est un peu comme dans les concertos romantiques les grands concertos pour violon où il y a ce moment de virtuosité absolue qui est la cadence du violonis la cadence Chrysler la cadence de Joakim et cetera il y a ce morceau de bravour qui dure 3 4
minutes où le violonisme montre toute sa virtuosité et c'est vrai qu'à L'époque il y avait une espèce de rivalité entre fist shelling e chacun voulant être comme le violoniste dans un une cadence des concertos romantiques le plus virtuose le plus brillant et donc on ne cherchait pas véritablement à transmettre au grand public une pensée philosophique mais plutôt à être un grand virtuose alors c'est très très abstrait mais prenons justement le noyau essentiel l'idée fondamentale d'une dialectique hgalienne Pour donner un exemple la certitude sensible la certitude sensible c'est quoi c'est ce moment où la conscience la
conscience naïve comme dit HEG est pure sensation imaginez comme la statue de Condillac qui est odeur de rose quand une odeur de rose passe à côté qui est un un morceau de cire sans aucune espèce de capacité d'activité intellectuelle là on est dans la sensation pure nous sommes sensation imaginez que nous soyons sensation à ce niveau-là il y a Encore ni sujet ni objet on est la sensation on est dans l'ici et le maintenant absolu voilà on parle de l'immédiateté de l'immédiaté il y a pas de cission souvenez-vous que la philosophie c'est toujours la volonté
de surmonter la sission benah là il y a pas de sission on est dans l'EN soi on est dans l'identité du sujet et de l'objet et le sujet l'objet étant en quelque sorte réduit à cette pure sensation mais on s'aperçoit que ça ne tient pas la Route parce que je ne peux pas m'empêcher d'être sensation de quelque chose comme dira housur toute conscience est forcément conscience de quelque chose malgré tout la statue elle est odeur de rose chez kiaac elle est bien odeur de quelque chose et donc pour essayer justement de surmonter la scission on
va rentrer dans une dialectique puisqu'on s'aperçoit que la sission s'installe sission entre le sujet et l'objet sission entre moi qui Sens et l'objet qui est senti alors pour essayer de surmonter la sission on va poser d'abord que l'objet est l'essentiel et moi je ne suis rien c'est la position réaliste on va dire mais voilà l'ici et le maintenant c'est l'essentiel et puis moi je ne suis rien puis on va s'apercevoir que malheureusement l'ici et le maintenant et bien il change si j'écris sur une feuille de papier l'ici et le maintenant c'est le jour et puis
que j'attends la Nuit ben je m'aperçois que l'ici et le maintenant ils se contredisent eux même c'est la nuit d'un seul coup et donc cet objet que j'ai posé comme l'essentiel il est contradictoire alors on va c'est ça dialectique la première tentative se renverse en son contraire j'ai dit c'est l'objet l'essentiel position réaliste je ne suis rien l'objet et tout et bien on s'aperçoit que l'objet se contredit alors on va passer on va basculer du côté de la position de Protagoras des Sophistes l'homme est la mesure de toute chose l'essentiel ça n'est pas l'objet puisqu'il
se contredit l'essentiel c'est la subjectivité on passe de la conscience d'objet à la conscience de soi l'essentiel c'est moi et moi je me saisis moi moi moi ici maintenant je suis le moi mais là aussi on s'aperçoit que ce mois ne tient pas la route ce mois pur qui est ici et maintenant je suis moi ici et maintenant il se contéduit c'est ce que appelle un Universel abstrait si vous dites quand vous téléphonez à quelqu'un allô c'est moi c'est moi-même mais tout le monde peut dire ça ça n'a rien de particulier je crois saisir la
particularité pure le moi dans son essence pure c'est moi c'est ici maintenant c'est absolument moi et en fait ce que je saisis c'est l'universel le plus plat tout le monde est un moi ici maintenant je ne sais pas du tout le particulier dans sa richesse singulière je saisis un universel Parfaitement abstrait encore une fois blague au téléphone c'est moi-même à l'appareil mais tout le monde peut dire c'est moi-même à l'appareil c'est pas du tout une particularité c'est au contraire le point commun entre tous les interlocuteurs au téléphone alors on s'aperçoit que le mois oui il
est ce mois-là saisi par la certitude sensible ce mois saisi uniquement par la sensation ici et maintenant il n'est pas une particularité riche il est un Universel abstrait interchangeable standard et donc on va revenir à l'idée que en vérité l'objet n'existe que par la médiation d'un sujet le sujet que par la médiation d'un objet toute conscience est indissolublement conscience d'objet et conscience de soi et donc on va revenir en quelque sorte à l'identité initiale mais après avoir déployé les différences les différentes positions autour de cette question de la relation du sujet et de l'objet voilà
l'exemple D'une dialectique égélienne où on voit à la fois comment le schéma en soi être là pour soi fonctionne identité de départ déploiement de la pluralité des points de vue récupération recollection de la pluralité des points de vue ça c'est le schéma en soit être là pour soi on voit comment tout est rationnel là-dedans tout s'enchaîne rationnellement selon le principe du raison et puis on voit comment c'est dialectique puisque le premier point de vue produit toujours Son contraire se renverse en quelque sorte en son contraire et bien on trrouvera ça chez Marx la dialectique marxienne
comment le capitalisme société ou la contradiction entre les classes et la plus grande va engendrer mécaniquement nécessairement avec une nécessité de faire dit même Marx son contraire à savoir une société sans classe sans exploitation et sans contradiction la dialectique c'est fondamentalement ça c'est pas l'action Réciproque la dialectique c'est le fait qu'un terme engendre son contraire et que du coup la totalité fait partie du rationnel que le réel estrationnel prenons un deuxième exemple qui est magnifique je vais prendre très brièvement l'exemple de la classification des arts j'ai dit tout à l'heure que l'art pour gle d'ailleurs
c'est une définition qui traverse toute l'histoire de la philosophie que Hegel reprend à son compte c'est l'expression D'une idée spirit d'une idée de la vie de l'esprit on a vu comment pour l'AR rollandais c'était l'expression de l'humanisme moderne sécularisé dans un matériau sensible matériaux sensible qui peut être encore une fois la pierre de l'architecte la pierre du sculpteur ou la peinture du peintre ou les vibrations sonores du musicien ou les mots et les sonorités du poète et bien voyez là aussi comment on va assister à un développement dialectique de l'histoire Et la classification des arts
en est un bon exemple j'en indique simplement le principe je vais pas rentrer là dans les détails mais c'est c'est pour vous montrer comment fonctionne cette logique dialectique il y a une contradiction initiale dans l'Art l'Art est contradictoire aux yeux degal c'est pourquoi Hegle dit que l'art appartient à une forme de vie spirituelle dépassée et on verra dépassé par quoi dépassé par la religion et par la philosophie et Bien pourquoi parce que l'art essaye cette folie en quelque sorte d'exprimer l'intelligible dans le sensible le spirituel dans le matériel on exprime des idées dans un mat
qui est antipirituel anti-intelligible puisqu'il est sensible il est matériel justement on exprime des idées sublimes mais on les exprime on exprime même l'idée du divin c'est le cas des temples mais dans un matériau qui est de la pierre par exemple pour le cas du temple et donc Qui est le contraire de l'esprit ça c'est la contradiction initiale de l'art donc la classification des arts va se faire de la manière suivante puis la matière le matériau dans lequel on va exprimer l'idée sera lui-même un matériau intelligible et spirituel plus l'art sera élevé voilà pourquoi l'architecture et
l'art aux yeux de Hegel le plus bas parce qu'on exprime l'idée de Dieu l'idée la plus spirituelle qui soit dans le matériau le Plus matériel qui soit la pierre la sculpture grecque c'est déjà un peu mieux parce que cette pierre va prendre la forme de l'esprit c'est forme humaine justement et donc d'une certaine manière la pierre est spiritualisée le marbre ou le fer est spiritualisé s'il s'agit d'une statue je ne sais pas en bronze par exemple il est spiritualisé parce que on va au moins exprimer l'idée de l'esprit dans un matériau certes matériel et sensible
mais qui malgré Tout prend une forme plus spirituelle en devenant non plus pierre brute mais Pierre cultivée si je puis humaniser et l'homme c'est l'incarnation même de l'esprit mais la peinture ira beaucoup plus loin parce que on va passer des trois dimensions de l'espace à la bidimensionnalité et donc on passe du volume à la surface et en passant du volume à la surface on exprime l'esprit dans du moins matériel c'est déjà il faut déjà voyez de l'esprit pour voir Que la perspective est déjà comme une intelligence du volume si je puis dire c'est déjà une
idée du volume c'est pas le volume lui-même et puis la musique c'est encore beaucoup plus fort c'est beaucoup plus spirituel la forme dans laquelle l'idée est exprimée c'est la matière dans laquelle l'idée est exprimée elle est déjà plus spirituelle puisque on est dans le sens interne dans le temps vous voyez on est passé du volume trois dimensions à la Bidimensionnalité de l'impinture et on pourrait dire que les notes sont comme des points passage du volume à la ligne et au point on déspatialise l'art en quelque sorte et en l'intérieur la musique est entièrement intérieure elle
est dans le sens interne c'estàdire dans le temps et puis la poésie ce sera encore un cran au-dessus pour égal puisque et bien le signifiant aura du sens le signifiant c'est les sonorités des mots c'est plus simplement comme la Sonorité des notes une sonorité des nué de sens mais la sonorité des mots a un sens et donc on sera dans un art qui est prêt à se dépasser à se dépasser vers quoi et c'est le troisième exemple que je donnerai et bien l'art se dépasse vers la religion la religion qui va exprimer l'idée l'idée de
Dieu l'idée de réconciliation l'identité je n'y reviens pas et bien la religion elle va exprimer en quelque sorte la spiritualité la vie de l'esprit comme l'art mais au lieu de L'exprimer dans un matériau sensible qui est de moins en moins sensible la religion va l'exprimer dans ce que hele appelle la représentation fourche et longong c'est-à-dire notamment prenons un exemple très simple les paraboles du Christ c'estàire qu'on va exprimer déjà l'idée dans des idées et non plus dans de la matière alors là aussi on verra que la religion sera dépassée par la philosophie parce que la
religion elle va exprimer les mêmes idées qu'exprimera La philosophie c'est toujours la volonté de surmonter la scission entre l'homme et Dieu entre le fini et l'infini surmonter la scission dans la religion dans l'élément de la foi dans la philosophie dans l'élément de la raison et du concept mais surtout la religion va donc exprimer les idées et c'est tout le travail du Christ dans des paraboles qui ne sont pas rationnelles qui sont comme des de fait qui sont comme des petites histoires qu'on raconte à des Enfants alors c'est un avantage formidable c'est que ça parle à
tout le monde même les enfants en effet peuvent comprendre même le peuple peut comprendre ce que dit le Christ mais en même temps il faut faire un grand de plus il faut exprimer les idées du Christ c'est l'idée de la réconciliation entre l'homme et Dieu il faut exprimer ces idées dans la forme qui leur convient c'est-à-dire la forme qui convient à la vie de l'esprit c'est la Spiritualité c'estd la raison pour égle et non pas la foi et non pas la représentation symbolique les paraboles et donc la philosophie dépasse passera non seulement l'art mais la
religion en exprimant la même chose que l'art la même chose que la religion mais dans l'élément du concept dans l'élément de la rationalité alors pour conclure d'abord pourquoi Hegel fait-il tout cela et bien parce que il est animé par comme toutes les grandes philosophies par la Volonté du salut il veut traduire la religion dire ce que la religion dit dans l'élément de la raison donc aller encore plus loin de la religion mais pour les mêmes raisons le salut c'est la réconciliation entre l'homme et Dieu le salut c'est la réconciliation entre l'humain est ce que Hegel
appelle le savoir absolu le savoir absolu c'est le point de vue de Dieu le point de vue de la conscience finie et le point de vue de Dieu sont réconciliés et ça donne Quoi en terme de sagesse en terme de salut et bien ça donne comme dans le stoïcisme comme dans le spinosisme ça donne une philosophie de la réconciliation avec le monde une philosophie dans laquelle on ne vit plus dans le passé ou dans le futur mais dans l'amour de ce qui est là et Hegel développe très joliment cette idée notamment dans certains additifs de
l'encyclopédie mais voyez aussi que ce que Hegel va ajouter par rapport aux Philosophies antérieure c'est l'obligation de montrer en appliquant la théodysée à l'histoire que tout est rationnel il faudra donc montrer que toutes les parties de l'histoire histoire de la philosophie histoire de l'art histoire politique que tous ces aspects de l'historicité relève de la théodysée la hemnitienne c'est-à-dire relève d'une explication rationnelle d'où cette prolifération des philosophies de l'histoire histoire des Religion aussi chez Hegel donc c'est le premier philosophe à à intégré à ce point toutes les dimension de la vie de l'esprit notamment de la
vie historique de l'esprit dans un système philosophique alors deux critiques qui vont apparaître j'ai à peine le temps de les évoquer la critique chellinienne qui reprochera à Hegel de déduire l'existence du concept d'être un gigantesque argument ontologique c'est une critique que shelling développera Dans un texte tardif s'appelle les conférences de Munich et c'est un texte prodigieux Heidegger le reprendra je ne développe pas ce point mais c'est vrai qu'on pourrait présenter le système égalien tout entier comme un gigantesque argument ontologique comme une déduction de l'être là à partir de l'EN soi de l'existence à partir du
concept c'est la structure de l'argument ontologique c'est la structure de la métaphysique par excellence et au fond shelling sera Le premier à commencer une déconstruction de la métaphysique et c'est pourquoi Heidegger en particulier lui consacrera un livre très important et puis la deuxième critique c'est que évidemment si la philosophie est une tentative de surmonter toutes les scissions toutes les séparations toutes les différences alors évidemment on va rejeter en dehors de la philosophie comme contrefigure de la philosophie toutes les philosophies qui auront fait L'éloge de la transcendance l'éloge de la différence l'éloge de l'irrationnel ou du
non rationalisable c'est-à-dire d'abord et avant tout can les Juifs qui vont être associés par egel dans la figure de la conscience malheureuse c'est la conscience malheureuse parce qu'elle ne parvient jamais à la réconciliation philosophie de la transcendance philosophie de l'altérité et c'est une des raisons pour lesquelles dans le judaïsme philosophique en Allemagne que ce soit dans l'école de marbourk avec cassir Cohen que ce soit dans l'école de Francfort que ce soit par exemple chez Anna harent ou chez Houser la référence philosophique majeure chez Adorno et orkheimer ce sera Kant comme philosophe de la transcendance certes
historiquement préégalien mais philosophiquement post-égalien on va revenir à Kant aussi bien chez les néocanciens que dans l'école de Francfort ou par exemple chez Annaaren qui va écrire ses trois grands livres en copiant les trois critiques de Cann si je puis dire en adoptant cette structure parce que on va faire l'éloge de la différence l'éloge de la transcendance aussi bien dans le judaïsme que dans la philosophie qui y est liée et qui se réfère à Kant on va faire l'élange de la différence contre la philosophie de l'identité qui réduit la transcendance à la figure haïissable pour
Hegel de la conscience malheureuse Hegel n'est pas antisémite mais il est profondément anti-judaïque si je puis dire hostile d'un même mouvement à la philosophie cancienne et à la philosophie juif parce que ce sont des philosophies de l'altérité de la transcendance du Bilt furbo de l'interdiction de se faire des images de Dieu et donc il y aura là à partir de l'égélianisme de postérité la déconstruction de l'égélianisme comme comble de la métaphysique à partir de Shelling jusqu'à Heidegger et puis la déconstruction de l'égélianisme dans une philosophie qui sera marquée par un retour à Kant jusqu'à hous
seur et par le judaïsme parce que au fond l'égélianisme ne fait pas droit à l'altérité et à la différence ce seront les deux postérités critiques si je puis dire de l'égalianisme qui sont évidemment