Notre secours est dans le nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre. Quand il y en a plus, il y en a encore. Vous croyez que c'était terminé avec l'attente de la rencontre ?
Oh que neni ! Quand on aime bien les choses, on aime bien toujours s'apesantir dans le détail. Nous allons cette fois-ci parler des prêtres.
Puis on va faire les choses bien : on va d'abord parler des vêtements des prêtres et ensuite de la consécration des prêtres. Donc ça, c'est l'instant sacristi. Moi, le prêtre que je suis, adore ce passage.
Je me demande si pour les laïques, ça a la même saveur, mais écoutez, on va essayer de creuser ça, et vous me direz si jamais ça vous a plu ou pas. Voici ce que je vous propose : exceptionnellement, je ne vais pas mettre le commentaire après la lecture, je vais le mettre au début de la lecture pour que vous ne soyez pas totalement perdus quand ça arrivera. En ayant décrit, entre guillemets, au préalable l'habit sacerdotal, vous puissiez mieux suivre le cours de la lecture.
Le vêtement est ici expression de la personnalité et symbole de la fonction. Ça veut dire que, par le manteau qu'il porte, les prêtres se distinguent des autres membres de la communauté, et ils sont le signe et la gloire de la majesté divine. Alors la question, c'est : en quoi ces vêtements permettent-ils de s'approcher en toute sécurité de cette tente de la rencontre, qui est comme une source de sainteté ?
Dangereuse, probablement. C'est à travers le jeu des symboles. En portant sur soi le symbole de la gloire, de la majesté et de la pureté de Dieu, il y a comme une certaine forme de continuité qui s'instaure entre Dieu, qui est saint d'un côté, et le prêtre, qui est peut-être pécheur et impur, mais qui a conscience de ce vers quoi il s'approche.
Porter sur soi le symbole de la sainteté montre que vous avez conscience de qui vous rencontrez, et que c'est peut-être ça qui permet de protéger le prêtre et le grand prêtre. Les vêtements qui vont vous être décrits vont partir du plus sain vers le moins sain. Le caleçon, je vous propose néanmoins, pour rendre les choses plus visuelles, de commencer dans l'autre sens et de voir comment est-ce que le prêtre s'habille, les vêtements les uns après les autres.
Comme ça, quand vous irez dans le texte, vous serez moins perdus. Donc vous avez d'abord le caleçon de lin, symbole de la modestie et de la pureté rituelle. Puis par-dessus, vous avez la tunique de lin, qui est comme un vêtement long qui couvre tout le corps et qui, lui encore, représente la pureté.
C'est la première couche visible. Si vous voulez, c'est l'équivalent de l'aube pour le prêtre. Ce qu'il y avait en dessous, on aurait pu dire que c'était l'amict.
Et puis même, vous voyez que le prêtre, enfin dans la liturgie catholique, normalement, on essaie de garder le fait que ce soit en lin, sauf que ça coûte plus cher, donc parfois, c'est du synthétique plutôt que du lin. N'empêche que le lin est le symbole de la pureté rituelle dans l'Ancien Testament. Par-dessus ça, vous avez la ceinture de lin que vous retrouvez encore dans la tenue de prêtre.
Alors, pas une ceinture en lin, mais le fait qu'il y ait un cordon sur les reins qui symbolise la chasteté pour nous, et qui ici représente l'engagement, la dévotion et l'obéissance du grand prêtre. Par-dessus tout ça, vous avez un manteau, un manteau bleu, symbole du ciel. Je me demande si ce n'est pas l'équivalent de la chasuble pour le prêtre.
En tout cas, c'est un manteau qui ici est décoré de clochettes d'or et de grenades en tissu pourpre, bleu et cramoisi le long de l'ourlet. Les clochettes annoncent la présence du grand prêtre dans le lieu saint et ça rappelle aussi la solennité de la tâche. Par-dessus tout ça encore, vous avez deux pièces, alors là maintenant, qui sont plus importantes : l'éphod et le pectoral.
Parlons un peu plus de l'éphod. L'éphod, c'est un tablier, un tablier sans manche qui recouvre la partie supérieure du grand prêtre. Il est fabriqué à partir de fil d'or, de bleu, de pourpre, de cramoisie et de lin, ce qui vous rappelle la richesse de la création et la majesté divine.
Le mélange des couleurs rappelle ici le tabernacle. C'est comme s'il faisait une sorte de connexion visuelle entre d'un côté le ciel, de l'autre côté la création, et au milieu, le grand prêtre et même le lieu saint du tabernacle. Bon, toujours les éphods, ce tablier richement brodé.
Les éphods portent deux bretelles et sur chacune des bretelles, vous avez une pierre en onyx. C'est une pierre précieuse noire. Sur cette pierre en onyx, donc sur chacune des épaules, vous avez gravé le nom des douze tribus d'Israël.
Donc vous avez six tribus sur l'épaule gauche, six tribus sur l'épaule droite, gravé sur une pierre en onyx qui fait la bretelle de l'éphod. Ça, ça vous montre que le grand prêtre porte les prières et il porte spirituellement le peuple d'Israël sur les épaules, lieu de force, de soutien et de responsabilité. Puis après, vous avez encore une ceinture qui là encore représente la dévotion et l'engagement.
Ça, c'est pour les éphods qui incarnent la présence spirituelle des douze tribus dans le lieu saint. De la même manière, vous avez ensuite le pectoral, appelé pectoral du jugement, parce qu'il exerce un rôle pour discerner la volonté divine. Vous allez me dire : en quoi est-ce qu'un pectoral permet de discerner la volonté divine ?
C'est parce que dedans, vous aviez comme des petites poches. Je ne sais pas exactement comment c'était, enfin en tout cas, vous aviez deux objets mystérieux qui étaient dans ce pectoral, que l'on appelle l'ourim et le toumim. Ce sont des pierres de vision, des pierres de discernement.
Alors, je ne sais pas quoi exactement en dire. Bah, peut-être que le plus simple, c'est que je vous cite une de mes notes de bas de page : euh, l'orim et le touim ce sont des petits objets que l'on pouvait lancer comme DD et qui étaient un moyen divinatoire agréé par Dieu. Donc là, vous avez peut-être des relans d'un ancien culte divinatoire que vous retrouvez ici sur les pectorales dites du jugement.
Alors, pectoral, c'est parce que vous le mettez sur les pectoraux, quoi, sur la poitrine. Et dessus, vous aviez aussi, ça c'est plus important presque, vous avez 12 pierres précieuses : le rubis, le topaze, l'émeraude, le saphir, le diamant, le jaspe, etc. , qui représentent chacune des 12 tribus d'Israël, l'unité du peuple que porte le grand prêtre dans la tente de la rencontre.
Et toi, fais approcher du milieu des fils d'Israël ton frère Aaron avec ses fils afin qu'il exerce pour moi le sacerdoce. Il y avait donc Aaron et ses fils : Nadab, Abiou, Éléazar, et Itamar. Tu feras pour Aaron ton frère des vêtements sacrés en signe de gloire et de majesté.
Toi, tu t'adresseras à tous les artisans habiles, ceux que j'ai remplis d'un esprit de sagesse. Ils feront les vêtements d'Aaron afin que celui-ci soit consacré et qu'il exerce pour moi le sacerdoce. Voici les vêtements qu'ils feront : un pectoral, un éphod, un manteau, une tunique brodée, un turban et une ceinture.
Ils feront donc des vêtements sacrés pour Aaron ton frère et pour ses fils afin qu'ils exercent pour moi le sacerdoce. Ils utiliseront l'or, la pourpre violette, la pourpre rouge, le cramoisi éclatant et le lin. Ils feront les éphods en or, pourpre violette et pourpre rouge, cramoisi éclatant et lin retors.
Ce sera une œuvre d'artiste. L'éphod sera fixé aux deux extrémités par deux brides. L'écharpe portée au-dessus de l'éphod et faisant corps avec lui sera travaillée de la même manière, en or, pourpre violette, pourpre rouge, cramoisi éclatant et lin retors.
Tu prendras ensuite deux pierres de cornaline et tu y graveras les noms des fils d'Israël : six sur la première pierre, six sur la seconde, selon l'ordre de naissance. On taillera les deux pierres et tu les graveras au nom des fils d'Israël comme on grave un sceau. Tu les enchasseras dans des chatons en or.
Tu placeras les deux pierres sur les brides de l'éphod. Ces pierres seront un mémorial pour les fils d'Israël. Ainsi, devant le Seigneur, Aaron portera leur nom sur ses deux épaules, un mémorial.
Tu feras des chatons en or et deux chaînettes torsadées en or pur que tu placeras sur les chatons. Ensuite, tu feras le pectoral du jugement. Ce sera une œuvre d'artiste.
Tu le feras de la même manière que les éphods, en or, pourpre violette, pourpre rouge, cramoisi éclatant et lin retors. Il sera carré et on le dédoublera. Il aura un empan de côté.
Tu le garniras de quatre rangées de pierres : la première de sardoine, topaze et émeraude, la deuxième d'escarbou, saphir et jaspe, la troisième de béryl, agate et améthyste, et la quatrième de chysocolle, cornaline et onyx. Elles seront serties dans l'or. Les pierres seront au nom des fils d'Israël comme leur nom ; elles seront 12 gravées à la manière d'un sceau.
Chacune portera le nom de l'une des 12 tribus. Tu feras au pectoral des chaînettes tressées et torsadées en or pur. Tu feras au pectoral deux anneaux d'or et tu fixeras les deux anneaux à deux extrémités du pectoral.
Tu fixeras les deux torsades d'or aux deux anneaux, aux extrémités du pectoral, tandis que tu fixeras les deux extrémités des deux torsades aux deux chatons. Tu les fixeras aux brides de l'éphod par devant. Tu feras deux anneaux d'or et tu les mettras à deux des extrémités du pectoral, du côté tourné vers les éphods, en dedans.
Tu feras deux anneaux d'or et tu les fixeras aux deux brides des éphods, à leur base, par devant, près de leur point d'attache. Au-dessus de l'écharpe de l'éphod, on reliera le pectoral par ses anneaux aux anneaux de l'éphod avec un cordon de pourpre violette. Le pectoral sera sur l'écharpe de l'éphod et ne pourra pas s'en détacher.
Ainsi, quand Aaron entrera dans le sanctuaire, il portera sur son cœur, avec le pectoral du jugement, les noms des fils d'Israël en mémorial devant le Seigneur, perpétuellement. Tu placeras dans le pectoral du jugement les ourim et les touim. Ces objets seront sur le cœur d'Aaron quand il se présentera devant le Seigneur.
Aaron portera sur son cœur le jugement des fils d'Israël, devant le Seigneur, perpétuellement. Puis, tu feras le manteau de l'éphod tout entier de pourpre violette. Il aura en son milieu une ouverture pour la tête, bordée comme celle d'une cuirasse et donc indéchirable.
Ce sera l'œuvre d'un ouvrier tisserand. Sur les pans du manteau, tout autour, tu feras des grenades de pourpre violette, de pourpre rouge et de cramoisi éclatant, alternant avec des clochettes d'or. Tout autour, clochettes d'or et grenades sur les pans du manteau.
Tout autour, Aaron portera ce manteau quand il officiera. On entendra le son des clochettes quand il entrera dans le sanctuaire devant le Seigneur ou qu'il en sortira, et ainsi il ne mourra pas. Puis, tu feras un fleuron d'or pur, comme sur un sceau.
Tu y graveras l'inscription "consacré au Seigneur". Tu attacheras le fleuron à un cordeau de pourpre violette et tu le placeras sur le devant du turban. Il se trouvera sur le front d'Aaron et Aaron portera ainsi les fautes commises envers les choses saintes que consacreront les fils d'Israël, quelles que soient les choses saintes qu'il donne.
Le fleuron restera toujours sur son front pour que ses dons trouvent grâce devant le Seigneur. Enfin, tu broderas une tunique de lin. Tu feras une tunique de lin et une ceinture.
Ce sera l'œuvre. D'un artisan broché pour les fils d'Aaron, tu feras des tuniques, des ceintures et des tiards en signe de gloire et de majesté. Tu en revêtiras ton frère Aaron ainsi que ses fils ; tu leur donneras l'onction, tu leur conféreras l'investiture, tu les consacreras et ils exerceront pour toi le sacerdoce.
Fais-leur aussi des caleçons de lin pour couvrir leur nudité, des reins jusqu'aux cuisses. Aaron et ses fils les porteront quand ils entreront dans la tente de la rencontre ou s'approcheront de l'hôtel pour officier dans le sanctuaire. Ainsi, ils ne se chargeront pas d'une faute qui entraînerait leur mort.
C'est là un décret perpétuel pour Aaron et pour sa descendance. Je ne commande pas ; je vous ai mis les commentaires au début pour que vous soyez moins perdu. Je vous propose maintenant simplement de nous tourner vers les psaumes, psaume 10 : « Auprès du Seigneur, j'ai mon refuge.
Comment pouvez-vous me dire : "Oiseaux, fuyez à la montagne" ? Voici que des méchants tendent l'arc, ils ajustent leurs flèches à la corde pour viser dans l'ombre l'homme au cœur droit. Quand sont ruinées les fondations, que peut faire le juste ?
Mais le Seigneur, dans son temple saint, le Seigneur dans les cieux où il trône, garde les yeux ouverts sur le monde. Il voit, il scrute les hommes. Le Seigneur a scruté le juste et le méchant, l'ami de la violence ; il le haït.
Il fait pleuvoir ses fléaux sur les méchants, feu, souffre et vent de tempête. C'est la coupe qu'ils auront en partage. Vraiment, le Seigneur est juste, il aime toute justice et les hommes droits le verront face à face.