Avant de commencer cette vidéo, si vous souhaitez avoir des séances avec moi sur Paris, Lille ou Lyon, je vous invite à aller sur le site internet, remplir le formulaire et après, je vous recontacte. Aujourd'hui, je vais vous expliquer comment vous en battre sincèrement les couilles du regard des autres. Je vous donnerai le meilleur état d'esprit pour que plus rien ne vous atteigne.
Genèse est nul autre que Ben Askren. Pour aujourd'hui, nous donner des leçons, en bas les couilles. Askren, c'est un combattant MMA de l'UFC qui a combattu samedi dernier Jake Paul dans un combat de boxe.
C'est un très mauvais boxeur, mais dire qu'est-ce qu'il faut pour l'UFC, alors il est bon en lutte, mais il est très mauvais avec les poings. En anglais et sur internet, les gens se moquent beaucoup de sa gueule parce qu'il a les hanches fixes et quand il envoie des coups, on dirait qu'il fait de la danse. Askren, c'est également le mec qui s'est pris le record du KO le plus rapide de l'histoire de l'UFC : le genou de Masvidal.
Après avoir parlé pendant des semaines très mal sur Masvidal, il a fait du trash talking comme on en est là où le monde l'attendait. C'était donc pour ce fameux combat contre Jake Paul qu'il a pris un bon gros KO dès le premier round, par un youtubeur, heures après que le présentateur a écorché son nom durant son entrée et que Snoop Dogg se soit foutu de sa gueule dans les commentaires. C'est une humiliation totale.
Sauf que Ben, il s'en bat sincèrement les couilles avant le combat, il s'en bat les couilles après le combat. Hélas, en avril 2021, ses baies naissent. Qu'il faut écouter sur le bal égoïsme, et c'est ce qu'on va faire parce qu'ils en parlent très bien.
On va écouter la première leçon qu'il nous donne avant son combat dans l'interview avec Logan Paul. Ce dernier lui demande : « Est-ce que tu n'as pas nerveux de perdre face à Jake Paul qui n'est pas un combattant pro ? » Et en plus, après la défaite contre Masvidal.
Il lui dit, en gros, avant d'écoper un fureteur, dogmatisme et autres qu'ils insistent, ils disent : « Mais ça sera la honte, t'imagines perdre contre Jake Paul ? » Et c'est là, en guise de réponse, il explique ce qu'il dit à chacun de ses élèves lorsqu'ils se retrouvent en cours, avant un combat, et qui sont un peu stressés. « Je me suis pris le KO le plus humiliant de l'histoire du MMA, mais tu sais quoi ?
Le 7 juillet, lendemain du combat, j'étais exactement le même que le 5 juillet, la veille du combat. Mais avoir des choses dans ta vie, tu regretteras des choses humiliantes, des choses embarrassantes, tu passes au-dessus, tu fais avec et basta quoi. » Vous à venir, Wayne et hausser un peu.
Simple, quand même. Dit comme ça, c'est facile à dire. Ouais, mais attendez les gars, ces menaces craignent.
Ce qu'il dit là, ce n'est pas tartempion ! Je sais bien ce créneau. Le mec vient de se prendre un genou de Masvidal.
J'ai tendance à écouter les gens que je vois sur le terrain parce que lui, il l'a fait. La prise de risque, et c'est précisément parce qu'il s'applique à lui-même ses propres conseils, qu'il est toujours debout en interview, qu'il arrive à s'exprimer tranquillement et que le mec est littéralement détendu et heureux, en fait. Et vous savez son secret ?
Il dit : « Pour moi, c'est la plus belle phrase qu'il ait prononcée dans toutes ses interviews : le risque d'être humilié n'est jamais une bonne raison de ne pas faire quelque chose. » Ça, c'est la phrase de cette vidéo. En fait, le véritable secret du « balaisme » d'Askren, c'est qu'il a anticipé le pire scénario avant le combat, il l'a anticipé et il a accepté.
Il est en paix avec ça, et on voit avant l'interview qu'il s'en fout. Il le dit : « Je retournerai avec ma femme, mes enfants, ce n'est pas la fin du monde. » Comment vous pouvez atteindre un mec pareil quand il a accepté un tel scénario ?
Pour pousser un tout petit peu dans cet état d'esprit d'anticipation du pire scénario possible, je vais vous livrer une anecdote personnelle. Quand j'étais en troisième, jusqu'au tout début de l'année scolaire, j'étais un garçon très sûr de moi. Je n'avais pas vraiment peur, je tentais plein de trucs et je m'amusais.
Au début de l'année, donc, je suis allé voir une fille à qui je n'avais jamais parlé à la récré comme ça, pour dire : « Hey, je n'ai pas trop réfléchi, je suis allé voir, te saluer, est-ce que tu veux sortir avec moi ? ». Elle m'a répondu non, j'ai un copain, et elle a rigolé.
Ses copines ont rigolé, mes potes ont rigolé, et ça s'est su dans tout le bahut, comme on dit, à tout le collège. Tout le monde était au courant et durant toute l'année scolaire, je me suis fait régulièrement interpellé là-dessus. Chaque fois dans les couloirs, ça devait arriver.
Chaque fois que je marchais d'un cours à un autre, j'entendais au moins une fois : « Tu veux sortir avec moi ? » Pas un jour ne passe sans que j'entende cette phrase, sans qu'on me répète cette phrase : « Tu veux sortir avec moi ? » Et vous connaissez les collégiens, vous connaissez l'adolescence, vous savez que c'est un moment de la vie où on n'est pas forcément le plus en paix avec soi-même.
Ce qui s'est passé, c'est que moi, je me suis moi-même isolé tellement j'ai eu honte de ce que j'avais fait. Je me suis isolé à chaque fait créé. J'étais seul, à chaque déjeuner, je mangeais seul.
Je me répétais cette phrase dans la tête, je me répétais : « Ferme ta gueule, reste à ta place. » Et cet état. .
. Là, il a duré au moins une année, alors je suis devenu un excellent élève. Parce que, du coup, Ben Ali était assidu.
Et puis, arrêtez de [ __ ] le bordel en cours ! Quand, pour la première fois, je suis parti dans la rue pour aborder des filles à Paris pour affronter mes peurs, en 2010, donc j'avais 17 ans à l'époque. Mais, en fait, je me suis dit un truc : je me suis dit : "Mais qu'est-ce qui peut arriver de pire que ce que tu as vécu en troisième ?
Qu'est-ce que j'en ai à [ __ ] qu'un groupe de personnes se foute de ma gueule quand j'aborde une fille et qu'elle me foute un râteau ? ". Je n'en ai rien à [ __ ] ces gens-là, je ne les reverrai pas.
Contrairement aux collégiens que je revoyais toute la journée, que je revoyais à chaque fois que je changeais de cours. Non seulement j'avais accepté le pire scénario possible, mais comme Ben, inscrit, je l'avais même déjà vécu. Que tu veux m'en voir plus que ce que j'ai vécu en troisième ?
En fait, revenons à Benasque. Rennes, le combat a eu lieu, le pire est arrivé : KO au premier round. Au lieu d'aller se cacher dans sa tanière, comme on pourrait l'imaginer, quelqu'un qui vient de perdre, le lendemain, il fait une interview.
Il est là, devant la caméra, il s'exprime tranquillement là-dessus, et l'intervieweur, Ariel, lui demande : "Mais Benasque, Rennes, comment tu fais pour gérer si bien la défaite ? Tu es le meilleur perdant de l'histoire de l'UFC". Et lui, ce qu'il lui répond, c'est : "Écoute, en fait, je suis bien plus concentré sur ce qui va m'arriver la semaine prochaine plutôt que sur ce qui m'est arrivé la semaine dernière".
En fait, il a un choix : soit il inflige une torture à son cerveau, il ressasse et ressasse le chaos qu'il s'est pris, il fait double peine. En plus du KO, il s’inflige la torture mentale, soit, de l'autre côté, il ignore, il se concentre sur autre chose, et lui, il a choisi de se pardonner. Ce n'est pas la fin du monde.
Oui, il a perdu, oui c'est chiant, oui il aurait adoré [ __ ] une raclée à Hajek Paul, mais qu'est-ce que vous voulez qu'il y fasse ? C'est arrivé. Maintenant, la meilleure chose à faire, c'est de passer à autre chose, c'est de se concentrer sur ce qui le fait vraiment kiffer dans la vie, puisque la vie, ça ne dure pas éternellement.
Soit tu décides de te teint fli, soit tu endures les souffrances comme ça. Tchatch, toi, tu dis : "Vas-y, il coûte, bats les couilles, maintenant, je vais faire ce qui me fait plaisir". Sa femme, ses enfants, ses cours de lutte.
. . Juste après le combat, en fait, sa femme lui dit : "What’s your life ?
". C’est une stratégie apparemment qu'utilise sa femme pour le réancrer dans son propre univers. Est-ce que son univers à lui c’est parce qu'il nous dogue à la Wii, les femmes à poil ?
Son univers, c'est sa femme, ses enfants et ses cours de lutte. S'il est concentré sur ces choses-là, comment est-ce qu'il peut être concentré sur la douleur de l'échec ? Vous savez, mon père me dit souvent un truc, il me dit, et ça me permettra de savoir s'il regarde la vidéo jusqu'au bout : il me dit souvent : "Tu sais, moi, j'ai besoin de grand-chose dans la vie.
J'ai mon potager, je fais mon jardinage, ça me suffit". Et ça, je pense que c'est vital, en fait. C'est de se poser la question : imagine que demain tu perds tout, il est où ton potager ?
Ce sont ces choses simples qui resteront là quoi qu'il arrive, vers lesquelles tu pourras revenir : ta maman, ton papa, ta barre de traction, tes livres, ta console. Et quand vous avez trouvé ce potager, bah, à purin, vous pouvez vous atteindre ! En fait, en conclusion, je vous dirais que Ben, un secret nous a démontré que le ridicule ne tuait pas, le ridicule ne tue pas.
Seule la manière dont vous l'interprétez peut vous tuer. Maintenant, il y a trois choses que vous pouvez faire. Déjà, vous pouvez me raconter votre pire humiliation dans les commentaires.
On peut en parler ensemble, je lis les commentaires et j'y réponds. Vous pouvez aussi aller jeter un coup d’œil au Club Défi. L’origine, passez à l'action avec nous.
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